Le fer de lance du rock alternatif américain achève sa tournée Rather Ripped. En seize albums, le groupe n'a cessé de renouveler son style. Prochain défi : revisiter » Daydream Nation » , album culte qui évoque la liberté et la radicalité de Jack Kerouac.
Le groupe a créé son propre label indépendant, Sonic Youth Recordings. Thurston Moore (guitare, chant), Kim Gordon (basse, chant), Lee Ranaldo (guitare, chant), Steve Shelley (batterie) viennent en outre de participer au festival Jazz à la Villette, au côté du guitariste français Jean-Marc Montera, cofondateur du Groupe de recherche et d'improvisation musicales, à Marseille.
Par ailleurs, ils ont décidé de rejouer en concert le disque » Daydream Nation » , à l'occasion du vingtième anniversaire de sa sortie. Richissime musicalement, il demeure une pièce maîtresse du rock indépendant. Mais c'est aussi une critique acerbe de la société américaine. Pour ces représentants quasi officiels de la contre-culture américaine, le feu sacré n'est pas prêt de s'éteindre.
Le groupe le plus innovant dans l'ensemble de la musique moderne
» A chaque nouvel album, il s'agit de faire comme si c'était de la première fois, pour être sûr d'avoir le plus de fraîcheur possible » , affirmait en 2005 Kim Gordon lors d'une conférence de presse pour la sortie de » Rather Ripped » , le dernier opus. Faire table rase du passé pour le réinventer. Expérimenter toujours, voilà un des secrets de l'éternelle jeunesse de Sonic Youth.
Vingt-cinq ans que ça dure ! Autre bain de jouvence : la participation à des projets personnels. Ces expériences sont salutaires pour ce groupe qui assume sa schizophrénie, l'enrichissent musicalement, préservant la liberté artistique de chacun de ses membres.
La création de leur propre label indépendant Sonic Youth Recordings a permis à Sonic Youth de s'affranchir de la production officielle et du formatage voulu par l'industrie du disque. Tout en évocation et en sensation, ces enregistrements expérimentaux en font le groupe le plus innovant dans l'ensemble de la musique moderne.
Séduit, Assayas les recrute pour la BO de » Demonlover »
Mais c'est d'abord sur le rock » alternatif » que l'influence de Sonic Youth a été décisive. Inspiré à l'origine par le mouvement punk, le performance art, Glenn Branca et l'avant-garde musicale, leur musique transcende les genres : no wave, hard-core, grunge, post-rock… Sonic Youth vit au rythme de ses métamorphoses, de ses mutations, de ses envies.
Et crée, dit le cinéaste Olivier Assayas, avec qui le groupe a collaboré sur le film » Demonlover » , » un ensemble flou et vaste où se rencontrent les formes spontanées, populaires, d'une musique à la fois savante et primitive, émanation de l'air du temps » , comme il l'expliquait dans le magazine Noise en 2005.
Depuis la création du groupe, les guitares préparées, les modifications du timbre des instruments, les distorsions et multi-effets artisanaux, les résonances, percussions, extensions et détournements en tous genres colorent un univers sonore urbain désarticulé. Leur musique crée une impression d'instabilité et de tension autour d'un mouvement mélodique libre.
La meilleure représentation de leur musique est certainement cette photographie de Jeff Wall choisie par le groupe pour illustrer leur album » The Destroyed Room. B-sides and rarities » : une chambre de jeune fille précautionneusement dévastée par l'artiste lui-même s'inspirant, de » La Mort de Sardanapale » de Delacroix.
Chaque détail est contrôlé, donnant une sensation d'harmonie dans le désordre. Un chaos organisé et imminent. Beau et énigmatique, banal et extraordinaire. L'assemblage faussement fragile est troublant.
Autre exemple : leur dernier album - » Rather Ripped » , qualifié hâtivement de » pop-rock » . Ce qu'il est, en un sens : direct, proche de ce qui nous est commun. Mais là encore, Sonic Youth réinvente l'ordinaire.
» Do You Believe in Rapture ? » , » Incinerate » , » Lights out » , » Sleepin » around » ou » Turquoise Boy » sont enivrants d'instantanéité. Des morceaux aussi tortueux que » Pink Steam » ou » Or » nous amènent ailleurs… L'imagination se fraye alors un chemin dans les renversements d'accords, les tours et les détours des notes, les sinuosités des gammes. La confusion musicale s'organise autour de lignes mélodiques souvent entêtantes. La voix, elle aussi, oscille entre dissonances et mélodies attachantes.
Un travail sur la texture des accords et les couches de guitares
Pendant leur concert, on est moins frappé par la virtuosité des musiciens (bien réelle pourtant) que par la grande créativité, la prise de risque, l'imprévisibilité. On semble être les témoins privilégiés de la création de l'œuvre. Le travail sur la texture des accords et les couches superposées de guitares rend cette impression palpable.
Incisif, virulent, entêtant, étiré… leur » free » rock d'apparence simple est porté par une structure complexe et torturée, mais jamais effectuée au détriment des mélodies. On est pris progressivement dans les tourments noisy, happé par les apaisements vocaux, emporté par les déviances sonores et les mélodies virevoltantes, sorti de transe par les déflagrations soniques. La vie se mesure alors dans des gouttes de solution sonique injectée dans les veines trop visibles du rock, dont le groupe prône la libération sociale et harmonique.
C'est vrai que leur dernier disque parle moins de politique que de sentiments humains… Est-ce une manière de se démarquer de ce courant anti-Bush qui inonde les bandes-son des groupes rock indépendants américains ? Ce serait sans compter la performance du groupe aux quatre coins du monde : rejouer en concert » Daydream Nation » , disque sorti en 1989.
» Daydream Nation » , c'est l'aboutissement d'une musique abrasive initiée dans leurs albums précédents. Amalgamant leurs influences musicales du début, entre autres le Velvet Underground et Television, ce disque donne au groupe une dimension exceptionnelle lui permettant, d'haranguer le temps qui passe, de créer une musique sans compromis.
Résultat : 100 000 exemplaires vendus en 1989, classé 329e par le magazine Rolling Stone parmi les 500 plus importants albums de tous les temps. Et pied de nez au conformisme américain, l'album vient d'être choisi par la Library of Congress pour rejoindre le National Recording Registry, dont le but est de » préserver les enregistrements qui sont culturellement, historiquement et esthétiquement significatifs » .
» Daydream Nation » est l'heureux dénouement d'expériences où se mêlent guitares aux sons clairs obscurs et mélodies sensibles et mélancoliques. Un doux lyrisme souffle sur une architecture musicale abstraite et psychédélique. Parfois fluides et translucides, parfois pris dans les méandres bruitistes, saturés et angoissés, les morceaux coulent entre états d'âme et jeux de dissonances.
Le rythme binaire de la batterie et la ligne de basse à coup de feedback enveloppant n'empêchent jamais les guitares de construire des mélodies pour mieux les détruire. Les paroles, tout en associant librement des private jokes et des calembours, passent la société au vitriol.
» Je suis la soeur du diable, dois-je rester ou partir ? »
L'album s'ouvre sur » Teenage Riot » , sorte d'hymne rock à une jeunesse qui ne veut pas dépérir, qui veut » pouvoir choisir » , de » retour sur la route/sur le chemin de la révolte » . Loin de la crise d'adolescence et de l'idéalisme désabusé, » Cross the Breeze » oppresse tant il est martelé mécaniquement pendant que Kim Gordon chante :
» Maintenant tu penses que je suis la sœur du diable/
Je veux savoir, dois-je rester ou partir ? »
Eric's Trip est la mise en chanson de l'acide monologue d'Eric Emerson du film d'Andy Warhol, » Chelsea Girls » . Le dissonant et entêtant » Total Trash » rend confus tandis que la clarté des voix Thurston Moore et Kim Gordon au milieu du chaotique Trilogy fait croire en l'amour. Brut et noisy, » Silver Rocket » contraste avec l'atmosphère irréelle de » The Sprawl » , directement sorti d'un roman SF de William Gibson. Avec Hey Joni l'ombre du guitariste vaudou de Seattle s'étend sur New York.
» Providence » , collage expérimental d'un solo de piano agrémenté de messages laissés sur un répondeur, plane au cœur de l'album. Changement d'ambiance : les paroles de » Kissability » sont une suite de conseils à un jeune talent prodigués par un producteur hollywoodien peu scrupuleux ; elles laissent deviner l'opinion qu'a le groupe du show business :
» Tu es baisable/
Tu soupires fort, ça te dit ? /
Tu pourrais être une star/
Ça ne serait pas difficile »
Vingt ans après, le rêve américain a tourné au cauchemar
Si cet opus demeure une pièce maîtresse du rock indépendant, il est aussi une critique acerbe de la société américaine à la fin des années Reagan, une réponse de la côte Est à l'optimisme béat de la côte Ouest.
Dans » Sonic Youth de A à Z » , Bertrand Dermoncourt reprend les déclarations de Thurston Moore en 2002 :
» Toute signification de l'Amérique est morte. Reagan parle de paix unique mais l'image que l'on a de ses discours est celle d'un champignon atomique. Une image de l'éradication complète de l'humanité. Notre culture est comme… morte. »
Le constat est amer. Vingt ans plus tard, rejouer » Daydream Nation » n'est pas innocent alors que le règne Bush se termine sur un constat d'échec. Le rêve américain a tourné au cauchemar.
» Ne me rejette pas/
Désir de l'esprit/
Nous tomberons »
Au discours contestataire se greffe le portrait de révoltés contre le conformisme bourgeois et la société de consommation, de gentils marginaux, de paumés en tout genre. Les sons et les mots de » The Wonder » évoquent le cauchemar frénétique qu'à si bien transcrit James Ellroy dans ses romans.
Le titre original était » The Town and the City » , en référence à un ouvrage de Jack Kerouac. Les fantômes des deux autres grands noms de la » beat generation » -Allen Ginsberg et William Burroughs- ne sont pas non plus très loin.
L'univers fantasmagorique, provocateur et souvent autobiographique de l'auteur du » Festin nu » ou de » Junkie » a toujours inspiré les membres du groupe. Comme il l'avait fait dans la littérature, Sonic Youth manie avec brio le collage surréaliste par l'alternance de riffs calmes, d'explosions sonores, de refrains lancinants.
Ce » cut up » crée un langage à la fois violent et imaginatif, ironique et léger. Sans fausse naïveté. Car chacun a sa part d'ombre. Les textes de Sonic Youth parlent de la vie quotidienne pour en faire des objets de création artistique.
Sortir de la route, franchir les limites : Kerouac aurait aimé
En cela, ils ne sont pas loin de la démarche de Jack Kerouac, dont l'œuvre se situe à mi-chemin entre l'autobiographie et la poésie, le roman et l'univers hallucinatoire. Sortir de la route, franchir les limites, quitte à se torturer le corps et l'esprit. La musique permet au quatuor de faire les expériences les plus extrêmes, de renouveler leur art et leur esthétique.
A condition qu'elle soit spontanée, impromptue, audacieuse et inspiratrice. Rêver éveillé malgré la tourmente, partir à la dérive, » sans entrave » , (comme Kerouac l'écrit dans » Sur la route » ), ni secours. Etre l'ombre de soi, spectateur de sa vie pour s'en extirper, pour affirmer sa liberté, dénoncer les préjugés et les injustices, trouver une voie de sortie dans la société américaine de bon ton… » qui n'offre pas assez d'extase, ni assez de vie, ni assez de joie, de frénésie, de ténèbres, de musique, pas assez de nuit » .
S'extraire des siècles passées qui écrasent quiconque dans les ténèbres, et pour reprendre les mots du photographe Robert Franck (cité par J. Ghosn dans » Les Inrockuptibles » en 2007) à propos des modèles de la génération foutue, » montrer les défauts de la société, à travers leur rêves » … » Daydream Nation » est un souffle, un cri extatique en attendant que la » sombre gaieté » , chère à Kerouac, revienne.



















22
(Pour réagir, connectez-vous)
De hamer
10H58 | 08/09/2007 |
trops bons ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! ! !
De brogilo
in angulo | 11H20 | 08/09/2007 |
Vous évoquez l'intérêt d'Assayas pour Sonic Youth, cela me fait penser à un autre cinéaste, Hal Hartley qui, dès 1992, les intégra à la bande originale de son film « Simple men ».
Le morceau s'appellait « Kool Thing » et la très belle Elina Lôwensohn dansait…
à brogilo
De
18H24 | 08/09/2007 |
Je préciserais aussi :
« Titanium Exposé » pour Pump Up the Volume
« I love you maryjane“(Duo avec Cypress Hill)pour Judgement Night
Générique des simpsons pour l'épisode du homerpalooza tour : )
Ainsi qu'un mauvais roadmovie dixit sonic youth : ‘Made In USA’ (première collaboration cinématographique)disponible en album.
Et il y en a encore d'autres dont je ne me souviens plus du nom : )
Excellent article (et groupe : )) au passage.
De brogilo
in angulo | 20H51 | 08/09/2007 |
Plus documenté, tu meurs.
Bravo.
à brogilo
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 12H18 | 09/09/2007 |
Juste au passage, on peut voir Kool Thing/Simple Men sur Youtube. Remarquons, le bel hommage a Godard (Bande a part)
http://www.youtube.com/watch ? v=q2Yy221HYps
De
13H29 | 08/09/2007 |
Très content de lire un article sur Sonic Youth. Et quel article ! Super élogieux. Dithyrambique, disons-le tout net.
J'aime beaucoup ce groupe que je connais depuis maintenant une dizaine d'années. J'ai été les voir en concert à Paris. Le pied ! Je n'oublierai pas de sitôt.
Quant à leur dernier album : Rather ripped, eh bien, je le trouve plus classique et moins dijoncté que les précédents. Justement ce dernier album est moins expérimental.
J'attends le suivant avec impatience.
Putain, on a besoin de musique comme ça dans cette France endormie, conformiste et sarkosiste.
William
De
13H55 | 08/09/2007 |
Gros fan depuis des années, je les ai vu a la route du rock 2007 pour le daydream nation tour c'était grandiose… Daydream nation dans l'ordre + la moitié de rather ripped en rappel !
L'album solo de thurston moore qui doit sortir en septembre est excellent… (entre autre silver_blue, le morceau de la pub HSBC avec les éoliennes).
Kill Yr Idols ! : )
De
14H09 | 08/09/2007 |
J'y étais aussi, au concert de la Route du Rock. Ca peut paraître puérile, mais je crois avoir assisté au meilleur concert de ma (courte) vie de mélomane.
De xteuf
10H59 | 09/09/2007 |
Mais non n'est pas pueril
Pendant longtemps j'ai pensé que le meilleur concert de ma vie avait été celui des Clash à Lyon en 1980 !
Et puis il y en a eu d'autres….
et il y en aura d'autres j'espère
xteuf
De
15H37 | 09/09/2007 |
(Auteur du post précédent)
C'est pas puéril d'apprécier un concert : ) Bon je t'avoue que la trentaine passée je commence a avoir du mal a sauter partout (je m'en souviens pendant quelques jours, après : ))
Mais la route du rock cette année avec electrelane /sonic youth c'était très bien, ca m'a rappelé un concert au zenith avec stereolab /beck /sonic youth également excellent pour la tournée washing machine.
En fait des bons concerts il y en a pleins (dans des styles différents) ! Et en Bretagne l'été on a l'embarras du choix ; )
De
14H12 | 08/09/2007 |
D'ailleurs leur concert à la Villette était très bon, avec une grande partie très proche de leurs albums SYR et une partie où ils n'étaient que tous les 4 pour jouer des morceaux plus « classiques ». Ils ont d'ailleurs joué peut de titres de leurs derniers albums (post 2000) ce qui n'est pas plus mal.
Kill Yr. Idols
De
21H51 | 08/09/2007 |
Très bel article Mr FABRE sur un groupe qui compte beaucoup pour moi.
Donc un grand merci à vous.
De
10H06 | 09/09/2007 |
Oui, bravo David, pour votre article intriguant, documenté donc éclairant, et agréable à lire : c'est de la bonne critique.
Si je prends ici 2 mn de clavier, ce n'est pas seulement pout le plaisir de faire chorus avec les remarques précédentes, mais c'est que Sonic Youth reste à mes oreilles un groupe sans intérêt : j'ai essayé d'accrocher à la sortie de Daydream nation, mais sincèrement je n'ai pas aimé (j'ai fini par me débarrasser du CD dix ans après en le donnant à la médiathèque de la ville).
N'empêche : lire un article de bonne texture - et favorable - sur un groupe qu'on n'aime pas, ne fait pas aimer celui-ci (les goûts sont souvent capricieux, ou têtus) ; mais c'est intéressant.
Cordialement.
De
10H20 | 09/09/2007 |
En effet, très heureux de lire un article sur Sonic Youth, assez complet, partant tout de mêmepeut-être un peu trop loin… La comparaison avec les écrits de Kerouac : comment mettre en parallèle les mouvements Beat et punk ? Car oui, Sonic Youth est à la base un groupe de punk. Bref. Il serait inntéressant de continuer sur la lancée et de parler d'autres groupes, moins exposés, mais tout aussi novateurs, voir plus : Neurosis, The Ex, Fugazi, les travaux de John Zorn…
De xteuf
10H46 | 09/09/2007 |
Je connais peu Sonic Youth mais l'article, et c'est tout à son honneur donne envie de se plonger dans ce joyeux bordel !
Autre bordel, celui du punk rock qui va -disons de- MC5, Stooges à la mort pathétique de Johnny Thunders à la Nelle Orléan au début des 90's.
Je viens de lire « please kill me » de McNeil et McCain.
A recommander pour l'histoire et ….no fun ! ! ! ! ! !
No more Juncky business !
kissyou deadlee
Xteuf
De blue in green
doctorante - enseignante | 12H02 | 09/09/2007 |
en vieille routarde du rock, je salue ce bel article sur un de mes groupes préférés…musique écorchée…c'est pas faux ! en tout cas merci de nous faire partager votre passion !
Blue in green
De
01H13 | 10/09/2007 |
AH, il aura fallu quinze ans pour lire un article (de qualité) de fond sur la musique de SONIC YOUTH et surtout quinze longue années pour les voir live pour la première fois. Cette musique traverse le temps comme le joueur de flute de hammelin traverse la montagne… c'est un mystère de défiance misicale, riche et hypnotisante…
ed
De
09H51 | 10/09/2007 |
Ca fait 15 ans que ce groupe tient le haut du pavé, pour moi, avec le vide culturel actuel, cela fait plaisir de voir que ce groupe parle de plus en plus de lui, de part sa musique et son attitude (une VRAIE attitude).
Longue vie à ce groupe déjà inoubliable
Le meilleur album ? Je sais pas moi…Confusion is sex
Un best of ? Nan mais ca va pas ! !
De
12H12 | 10/09/2007 |
« Un best of ? Nan mais ca va pas ! ! »
Il y a bien eu « Screaming Fields of Sonic Love » : )
De
18H42 | 10/09/2007 |
Kim Gordon fait aussi une courte apparition dans le film « Last Days » de Gus Van Sant.
De rezba
homard intempestif | 22H38 | 10/09/2007 |
Il est bien ce petit Fabre.
Bon papier.
De Scapin
20H50 | 08/10/2007 |
Mom, i Gaved the Cat some Aciiiid ! Sonic Youth est au Punk ce que l'eau est à la fleur…