
Le « lobby pro-israélien », pieuvre ou fumée ?
Polémique, assurément. Dès avant sa parution le 4 septembre, le livre, précédé d'une version plus courte l'an dernier dans la London Review of Books, suscite une controverse qui s'étend bien au delà des Etats-Unis.
Paradoxal, c'est sûr : ces deux universitaires américains, jusque là seulement connus de quelques spécialistes pour leurs travaux en matière de relations internationales, donnent ici un ouvrage qui a plus allure de brûlot que d'essai académique. » Nous nous attaquons à un sujet tabou, c'est pourquoi on nous critique avec tant de virulence » , affirmaient les auteurs après la publication de leur première salve en mars 2006, tout en laissant entendre qu'ils avaient dû s'adresser à une revue londonienne parce qu'aucun organe de presse américain n'aurait osé les publier.
Entretemps, on a appris que le Los Angeles Times avait offert ses colonnes, avant de se dédire en raison de l'argumentation souvent claudiquante des auteurs. Et tout cela n'a pas empêché leur livre de passer aussitôt dans la liste des bestsellers, alors que les ouvrages critiquant durement l'Etat d'Israël foisonnent outre-Atlantique.
Mais de quoi est-il question, exactement ? Mearsheimer, un ancien officier de l'US Air Force devenu théoricien en stratégie internationale à l'université de Chicago, et Walt, professeur à Harvard, disent bousculer les idées reçues en affirmant que
1) il existe un puissant lobby pro-israëlien aux Etats-Unis - qu'ils appelaient » The Lobby » avec capitales dans leur article, mais auquel ils réservent un simple » the lobby » dans leur livre ;
2) celui-ci conditionne depuis des décennies la politique internationale américaine, avec des conséquences désastreuses pour la sécurité de ce pays.
Sur le premier point, personne ne penserait objecter : dans le paysage politique américain, les lobbys sont importants et actifs, et celui prônant l'engagement des USA aux côtés d'Israël - sans pour autant soutenir tous les choix de ses dirigeants, comme le reconnaissent eux-mêmes les auteurs - l'est aussi. Il le serait » particulièrement » , soutiennent-ils cependant, au point qu'il parviendrait à convaincre les décideurs américains d'oublier les intérêts de la nation à l'heure des choix.
Mais pourquoi cette remarquable force d'influence ? Ici, nos deux professeurs savent qu'ils avancent sur un terrain miné. Ils connaissent le spectre du » lobby sioniste » brandi par les opposants à toute solution négociée du conflit israelo-palestinien.
Jurant leurs grands dieux qu'ils ne veulent pas incriminer la communauté juive américaine en bloc, que ce phénomène est interconfessionnel - embrassant par exemple les » sionistes chrétiens » , ces millénaristes qui voient en Israël le signe d'une prochaine et apocalyptique rédemption -, ils avancent cette définition pour le moins étrange du fameux lobby :
» Une coalition informelle d'individus et d'organisations qui travaillent activement à modeler la politique étrangère américaine dans un sens pro-israelien. Ce n'est cependant -- c'est moi qui souligne -- pas un mouvement unique, unifié, doté d'un commandement central (…), ni un complot, ni une conspiration. Au contraire, ces organisations et individualités agissent ouvertement, et de la même manière que d'autres groupes (…) On pourrait l'appeler plus justement la « communauté pro-Israël » ou le « mouvement Aidons Israel » » (p 112).
En d'autres termes, il s'agirait de tous les secteurs, les simples citoyens ou les associations qui militent pour l'existence et la sécurité d'Israël sont des éléments à la fois stratégiques et principiels sur lesquels la politique étrangère américaine ne peut transiger. On est loin de la » pieuvre sioniste » oeuvrant dans les coulisses du Capitole et de la Maison Blance telle que la présentent les pamphlétaires anti-israëliens d'aujourd'hui. Mais après cette définition dont la prudence confine à l'immatériel, nos auteurs poursuivent en présentant ces tenants du lobby comme - et il s'agit de titres de sous-chapitres énumérant la litanie de leurs redoutables méfaits - des » faiseurs de présidents » qui » maintiennent le gouvernement sur leur ligne » , » dominent le discours public américain » et » font la police à l'université » …Un peu beaucoup, pour une » coalition informelle » .
Quid du lobby des pétrodollars ?
Lorsqu'on veut prouver l'ascendance d'un agent social particulier, on a tendance à minimiser la place réelle des autres : c'est peu scientifique, mais c'est humain. Et c'est ainsi que les deux universitaires consacrent plusieurs pages à prétendre que les secteurs pro-israeliens seraient les seuls groupes de pression inspirés par la situation au Moyen-Orient. La pénétration grandissante du capital et de la vie universitaire américains par les investissements saoudiens ? Rien de sérieux, tranchent-ils, sans que le professeur Walt ne pense à rappeler, même dans une note de fin de page, que l'université qui l'emploie, Harvard, a récemment reçu deux millions de dollars de la famille royale saoudienne.
Et nos deux auteurs d'asséner cette » évidence » pour le moins naïve, de la part de spécialistes des relations internationales : » Si les pétrodollars arabes ou les compagnies pétrolières dirigeaient la politiques extérieure américaine, on s'attendrait à voir les Etats-Unis prendre ses distances d'Israël et n'épargner aucun effort pour que les Palestiniens aient leur Etat » (p 143). Quand on sait le grand cas que les puissances pétrolières du Golfe font du sort du peuple palestinien, cette preuve par l'absurde est assez confondante.
Afin de démontrer la puissance de ce « lobby-communauté » , Mearsheimer et Walt poussent très loin leur argumentation : selon eux, pour les USA, Israël est devenu un « allié douteux » sur le plan militaire et de la lutte antiterroriste, un « handicap plus qu'un atout » sur le plan stratégique, et une « cause morale en perdition » sur le plan des valeurs démocratiques universelles que les Etats-Unis prétendent défendre. En ce qui concerne ce dernier point, leur description d'un Etat hébreu à peine moins anti-démocratique que les dictatures qui l'entourent est d'autant plus étonnante qu'ils citent eux-mêmes, parmi leurs principales sources, la presse israëlienne et les travaux d'universitaires israëliens. Pourquoi aller puiser dans un vivier aussi sclérosé et « douteux » ? N'est-ce pas le signe que, malgré les effets destructifs de l'état de guerre permanent, Israël n'en demeure pas moins un « exemple remarquable de société multiculturelle », pour reprendre les termes du philosophe britannique Bernard Harrisson ?
Là où le manque de rigueur de leur argumentation atteint des sommets, c'est lorsqu'ils s'essaient à prouver que l'aventure irakienne de George Bush a été essentiellement voulue et imposée par « le lobby ». Israël serait ainsi non seulement responsable de l'impasse dans la solution du problème palestinien mais la cause directe de la guerre civile en Irak…
Les sources : politiciens ou de généraux à la retraite
Pour étayer une accusation aussi grave, les deux chercheurs ne font qu'aligner des déclarations de politiciens ou de généraux à la retraite. Parmi elles, et c'est un exemple de la démarche qui est à la base de leur essai sensationaliste, ils citent le sénateur de Caroline du Sud, Ernest Hollings, selon lequel « tout le monde sait que la raison de notre intervention en Irak était de protéger nos amis israeliens ».
Comme ça, en passant, la remarque paraît avoir un certain poids, même si le sénateur Hollings n'a jamais été connu comme un expert du Moyen Orient. Mais lorsqu'on se penche un peu sur le cas, que l'on se rappelle que ledit sénateur avait été mouché en plein Sénat en 1981 pour une attaque personnelle ouvertement antisémite, et qu'il a été l'un des premiers à chercher à faire porter le blâme de la guerre d'Irak sur l'alliance américano-israelienne (en 2004), on se dit que cette citation est un tiroir à double fond.
Théoriciens en chambre
Un commentaire du New Yorker à propos du livre de Mearsheimer et Walt offre cette semaine une explication intéressante de la démarche apparemment scientifique et fondamentalement polémiste des auteurs :
« Les arguments malhonnêtes avancés en justification de l'intervention en Irak, l'incapacité presque totale de la presse à exposer ces mensonges, les illusions triomphalistes, les lamentables erreurs et l'arrogance du Pentagone, la défaite morale d'Abu Ghraib et de Guantanamo, l'extension de la guerre civile et l'incapacité de faire face au vainqueur inattendu de cette guerre, l'Iran, tout cela a laissé les Américains pleins de colère et en demande d'explications. Mearsheimer et Walt en apportent une : le “lobby pro-israëlien”. De ce point de vue, leur livre est un symptôme, non un diagnostic de nos troubles actuels ».
Cherchant des coupables au lieu de se livrer à une analyse sans concession de l'implication américaine dans l'imbroglio moyen-oriental, les auteurs cherchent à se dédouaner dans la conclusion par une formule aussi condescendante que révélatrice :
« Nous considérerions avec de très sérieuses réserves toute tentative de creer un lobby explicitement - je souligne- “anti israëlien”, car ce genre de groupement pourrait facilement encourager la résurgence d'un authentique antisémitisme » (p 350).
Mais cette pirouette de théoriciens en chambre n'efface pas le fait qu'ils échouent là où le récent livre de Michael Oren offre des perspectives stimulantes : appréhender la diplomatie américaine au Moyen Orient dans toute sa complexité, avec toutes ses erreurs tragiques et ses quelques succès. Non, il n'y a pas eu de « soutien inconditionnel » d'Israël de la part des dirigeants américains, de Harry Truman à George Bush.
Et la bonne volonté, la naïveté, le cynisme et l'outrecuidance de ces derniers se sont confrontés aux réalités orientales bien avant que l'Etat moderne d'Israël n'apparaisse sur la carte mondiale. Comme le rappelle Oren, le tout premier conflit dans lequel les Etats-Unis se soient engagés hors de leurs frontières les avaient opposés aux beys d'Alger et de Tripoli. Et le tout premier traité « de paix et d'amitié » signé par la jeune nation, en 1786, le fut avec un dirigeant musulman, le sultan du Maroc. C'est dans ce legs historique qu'il faut chercher des clés pour l'avenir, non dans la vision policière de l'histoire chère à ceux qui voient des lobbys partout.
► John J. Mearsheimer & Stephen M. Walt, The Israel Lobby and US Foreign Policy, Farrar-Strauss-Giroux, 2007 (à paraître en France chez la Découverte, fin septembre, sous le titre : » Le lobby pro-Israelien et la politique étrangère américaine » )
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De
15H44 | 07/09/2007 |
Monsieur Cohen, votre article, qui est relativement virulent dans la description de ce livre comme une sorte de bouffonnerie, manque « obviously » d'objectivité. Vous réduisez presque à néant la qualité des auteurs de ce livre. J'ai lu votre contribution avec intérêt et suis maintenant impatient de me faire ma propre idée du livre. Cordialement,
De
18H29 | 07/09/2007 |
Comment peut-on dire comme M. Cohen que les USA ne soutiennent pas Israel quand on voit les millions de dollars d'aide militaire qu'ils leur fournissent chaque année ? Pour un pays qui serait neutre, c'est curieux. Et je ne parle pas du fait qu'il a fallu quelques jours pour créer un Etat israelien alors que 60 ans plus tard toujours pas d'état palestinien. Parler de manque d'objectivité est un euphémisme.
De
19H38 | 07/09/2007 |
Tout à fait d'accord avec vous ! Je vais m'empresser de lire ce livre : car si, comme l'auteur de l'article, je ne suis pas prof à Harvard, il y a dans la,pour le moins surprenante, démocratie israélienne bien des choses qui me chiffonnent et me glacent d'horreur. Les massacres au Liban de 2006 restent sur l'estomac de bien des gens sur la planète. Les propos de Jimmy Carter sur l'apartheid ont été accueillis quasiment comme de l'antisémitisme. Ce qui devient lassant.
Qu'il y ait un lobby pro-israélien, le monde entier en est convaincu : Les milliards de dollars versés par les USA en sont le signe flagrant et répugnant : les victimes du cyclone Katrina passant bien après l'aide guerrière ; on menace de bombarder l'Iran mais c'est l'agressivité du gouvernement israélien qui fait peur et qui tue sans relâche.
Bravo, en passant, aux courageux citoyens Israéliens qui dénoncent la folie de leurs gouvernants.Ils devraient créer un lobby de l'honnêteté. Moi perso, je les admire.
De
13H51 | 08/09/2007 |
en ce qui concerne votre impartialite elle et discutable et s'agissant de ce que vous juge comme « l'horreur israelienne » un palestinien qui se fais exploser a un arret de bus tuant des femmes et des enfants pour vous et a plaindre
De
10H38 | 08/09/2007 |
Cette attaque préventive contre un livre qui n'est pas encore sorti en France est proprement ridicule.
Vous ne vous en rendez pas compte mais vous desservez la cause que vous croyez servir.
De
21H22 | 08/09/2007 |
Bonsoir,
Je suis entièrement d'accord avec la plupart des commentaires.L'auteur de cet article n'est pas neutre et incrimine les auteurs de ce livre de manière partisane.
Je viens rarement sur ce site mais alors là j'avoue que je suis un peu décu…on a l'impression de lire un article du CRIF !
Sarah, pour une paix juste et durable entre palestiniens et israeliens et contre la propagande pro-israelienne ambiante.
De
22H09 | 08/09/2007 |
question d'une béotienne : est-ce que la paix juste et durable entre palestiens et israéliens veut dire la destruction de l'état israélien ? c'est ce que je crois comprendre puisque vous parlez de propagande pro-israélienne ambiante.
Myriam
De
22H39 | 08/09/2007 |
Non il ne s'agit pas de la destruction de l'état israelien (à noter qu'en ce moment c'est la destruction de ce qu'on ne peut même pas appeler « état palestinien » qui est en train d'avoir lieu ) mais du respect du droit international et des résolutions de l'ONU bafouée impunément par israel depuis 1967.
En espérant avoir été bien comprise,
Cordialement
Sarah
De Sophia
15H51 | 07/09/2007 |
On demande à Monsieur Cohen de commenter le livre de Mearsheimer et walt. C'est une blague ou quoi ? Sûr que M. Cohen dira du mal du livre, à moins qu'il ne fasse partie de ce que le lobby sioniste appelle « Self haters Jews'. Mais le travaild e mearsheimer et walt est académique, n'en déplaise. La tr ; s prestigieuse London review of Books a publié la version courte de cet essai, n,en déplaise. De très rpestigieuses instiutions qux ÉU ont organisé des débats autour de leur article, n'en déplaise…Plus le lobby sioniste criera au manque d'académisme et plus Mearsheimer et walt seront lus et leur livres achetés. A force de voulouir faire taire toute critique d'Israel, le lobby prosioniste est en train d'encourager cette critique et de la légitimiser. N'en déplaise…
En fin de compte, avec ses positions sur le Liban, sur la Syrie et sur Israel, rue 89 ne fait que suivre les sites d'info mainstream, exit la révoklution de l'information…
à Sophia
De Pierre Haski
Rue89 | 16H28 | 07/09/2007 |
Votre commentaire me semble assez déplacé. Donc un juif n'a pas le droit de parler des affaires qui concernent les juifs, les musulmans des affaires musulmanes, les noirs des affaires noires, les borgnes des affaires borgnes. A moins d'être des « self-hating borgnes » !
Et que dire de votre dernier point sur les « positions » de Rue89 ! Nous essayons d'être un site ouvert et pluraliste, pas fermé, pas sectaire. Un site dans lequel Bernard Cohen, qui tient depuis plusieurs semaines une chronique sur les livres qui font débat aux Etats-Unis, a toute sa place, à côté de gens qui ne pensent pas nécessairement comme lui. Ca s'appelle un lieu de débat. Désolé, si vous pensiez trouver un lieu partisan et fermé aux opinions contradictoires, vous vous êtes trompée. Je ne crois pas que la « révolution de l'info » sur laquelle vous ironisez à peu de frais soit le repli intellectuel, le refus du débat sur des sujets qui fâchent.
à Pierre Haski
De compte supprimé 13
18H18 | 07/09/2007 |
« opinions contradictoires » que vous vous empressez personnellement de fustiger (voir « l'erreur des bombes atomiques » où je vous ai répondu) en lançant aux débatteurs des mots aussi ouverts et bienveillants que « complot » et « révisionnisme ».
C'est peut-être étonnant mais j'ai une autre perception de la discussion et de la contradiction.
à Pierre Haski
De
23H39 | 07/09/2007 |
Monsieur Haski
vous avez parfaitement raison.
C'est précisément aux musulmans de parler de l'islam, aux noirs de parler de leurs affaires…etc. et tout le monde sera heureux de l'image qu'il donne de lui même.
Vous n'ignorer pas peut être qu'aux yeux de la loi israélienne, M. Cohen est (en droit) un israélien du fait de sa religion.
lorsqu'un livre critique l'influence qu'a son Etat dans le monde, il a tout le droit de le défendre,
mais dans ce cas, on dit il défend son Etat, et non il jette un regard objectif sur la question.
Ce n'est certainement pas à Olmert que j'irais demander de critiquer ce bouquin, ceci dit il a parfaitement le droit de le faire !
le problème : ce ne sera plus un dialogue, ou un débat contradictoire, mais un dialogue de sourd, des monologues de partisans !
je caricaturise, car l'article n'est pas si mauvais que ça, surtout il manie bien l'ironie à bas frais, et fait drôle,
mais je trouve que votre « défense » ne fait que nier une évidence. M. Cohen n'est pas objectif,
comme ne le sera pas un sheikh parlant de son Coran, ou le pape parlant de son Christ
le problème n'est pas la religion ou la nationalité de M. Cohen,
le problème est qu'il n'en démontre aucune distance,
contrairement à Finklstein, ou Chomsky, ou les associations israéliens pour la paix, qui prennent une certaine distance et parle à partir de là,
même si je ne suis pas toujours avec leur positions !
De
20H28 | 08/09/2007 |
Aux yeux du droit israelien, Mr Cohen est en droit, un citoyen français, donc un citoyen etranger. Le fait qu'il soit probablement d'origine juive ne lui confère pas la nationalité israelienne. Cela lui confére le droit de demander cette nationalité et de s'établir en Israel.Donc, SON etat à Mr Cohen, c'est la France, pas Israel.
Le monde est complexe, voyez vous ; tous les juifs ne sont pas israeliens, certains juifs deviennent meme eveques (Lustiger)et enfin, il existe des Cohen non juifs…
De
21H05 | 13/09/2007 |
Bravo ! ! de dire qu il y des cohen non juifs, et tout le reste , moi je rajoute qu il y a des juifs
qui ne portent meme pas de nom Juif, et que grace à ceux qui ont dépassé le « moyen age “ il y a aussi des gens de tous horizons qui se mélangent….et sont plus évolués que ceux qui lisent les ‘mauvais livres’, le Français Eric Laurent a écrit ‘la guerre des bush’ en deux tomes…c'est pas la peine de lire les américains ?
messieurs les ‘chauvins’ à vos libraires ! ! !
à Pierre Haski
De nathalie.ohana
(tant de choses) | 06H49 | 08/09/2007 |
Monsieur Haski, merci pour ce message et pour justement permettre à la pluralité de s'exprimer, je continue de vous encourager.
De
15H57 | 07/09/2007 |
chaque pays se profile ailleurs par un lobbyisme et sous différentes formes. La France a ses écoles à l'étranger , l'Allemagne avec des Goethe Institut et ce ne sont que des exemples des plus moindres.
Sans un certain lobbyisme, Israel aurait eu du mal a survivre en tant que pays. Entre temps, le laps d'insécurité est dépassé, mais la propagande continue son chemin, a fini par nuire à Israel qui accepte, vu la propagande, très mal les critiques.
L'Irak ayant été un « ennemi juré » d'Israel, la propagande israélienne misait sur la guerre contre Sadam. Résultat ? ….perdant sur toute la ligne.
Le pire des lobbyisme fut effectué par le World Jewish Congress et par le Jewish Claims Conférence dont les dirigeants se sont encaissés une bonne partie des versements de l'Allemagne, tout en mettant « mundtot » dans les médias les rescapés qui des décennies durant s'en plaignaient. La honte totale.
La presse porte une grande partie de responsabilité : elle a joué le jeu. Elle joue encore le jeu en se mettant du côté du plus fort. En particulier de la LICRA à qui je ne porte aucune confiance : trop lobbyiste…
De Deborah
16H01 | 07/09/2007 |
Si ce livre est à ce point biaisé quel intérêt d'en faire la critique d'autant que pour le moment il n'est pas accessible en français ?
Qu'il y ait un lobby israélien, parmi tant d'autres, c'est une évidence.
Qu'Israël soit avec le temps devenu le porte-avion essentiel des Etats-Unis en est une autre. Etats-Unis qui viennent d'augmenter de 25% (excusez du peu) leurs subventions militaires à Israël. Il est vrai qu'on a si peur de l'Iran…
Quant à la « démocratie israélienne », parlons-en : à quoi reconnait-on, principalement - un régime démocratique ? A ses lois et au contenu de ses enseignements scolaires. Quand un état promulgue des lois discriminantes envers tels ou tels de ses citoyens, ce n'est pas une démoccratie.
Quand des enseignants non contents de s'appuyer sur l'ancien testament comme livre d'hisoire premier s'appuient sur cet ouvrage pour enseigner à leurs petits élèves (8-10 ans) que « vous voyez bien, quand on tend la main aux Arabes, ils en profitent pour nous poignarder dans le dos », on n'est pas non plus dans la démocratie. Un exemple entre mille.
Deux exemples seulement, parce que réexaminer le reste serait tun travail de longue haleine.
Je n'ai certes rien contre Israël, il s'en faut ; ce que je fais c'est plus que désapprouver, c'est sa polititque et ses multiples violations des droits de l'homme et des lois internationales (au fait, combien de résolutions de l'ONU passées par pertes et profits par Israël ? )
De
16H24 | 07/09/2007 |
C'est gentil de M. Cohen de défendre la politique américaine de toute influence sioniste, comme si l'organisation sioniste n'avait pas oeuvré ouvertement, et en cachette, pour la création d'Isarél dans les capitales du monde occidentale, notamment Londres à l'époque de Belfort ! non ?
Pense-t-il qu'Israél aurait pu être créée et défendue, armée et subventionnée, par les occidentaux sans qu'un certain lobby existe ?
En fait, il n'objecte pas contre cette existence du lobby, mais veut la banalyser en la comparant aux autres lobbies,
pense-t-il au lobby pro-armes ou pro-cigarettes ? ? ?
Quant aux saoudiens, l'on sait bien que leurs pétrodollars sont incapables de créer un loby pour la double raison : manque d'enracienement dans la population américaine et ses élites ; le fait que ces investissements ne sont que la contrepartie de la protection américaine
peu importe le sort qu'il s'en font au peuple palestinien il n'existe pas de Lobby saoudien en amérique, il n'y avait que Bandar ! un homme isolé malgré sa proximité avec le Président, face à toute une élite acquises à la cause israélienne pour différentes raisons !
il faut pas se cacher derrière son droit, M. Cohen !
De
16H39 | 07/09/2007 |
derrière son doigt
De
16H37 | 07/09/2007 |
Etait ce hair les sud africains que d'être contre l'apartheid ?
est il être antisémite que de critiquer Israel et ses influentes relations dans le monde ?
Est ce se résigner à la théorie du complot que de voir que manifestement des organisations juives américaines prennent ouvertement position pour Israel,et que ces organisations sont très influentes ?
Est ce être naïf que de voir comment la politique américaine est orientée ? et d'indiquer en même temps que cette politique connaît des sérieux revers en moyen Orient ?
donc ou bien les décideurs américains sont sous influence ou bien ils sont aveugles !
Alors le monde dirigé par une première hyperpuissance aveugle ? !
De
21H31 | 08/09/2007 |
Les juifs aux US représentent environ 2 à 3% de la population. Et vous pensez vraiment que ces 3%, à eux tout seuls, ils arrivent à maintenir sous influence les decideurs americains, et à leur faire prendre des decisions qui ne sont pas dans l'interet des americains ?
Ben, si vous le croyez vraiment, je vois qu'une solution : convertissez vous au judaisme, parce qu'ils ont trop forts, ces juifs !
De caro
délinquante avérée | 16H37 | 07/09/2007 |
Merci pour votre article, Monsieur Cohen. On y trouve en résumé les thèses des lobbys pro-israéliens et celles des antisionistes (plus que de simples anti-israël).
Il est assez symptomatique que ce livre sorte au moment où les discussions n'ont jamais été si nombreuses entre le gouvernement israélien, les pays arabes autour du plan de paix proposé à Ryad par la Ligue Arabe et surtout les discussions directes entre Palestiniens et Israéliens.
Y-a-t-il un lobby de la paix ?
De
16H43 | 07/09/2007 |
Que ces commentaires sont désolants ! Comme d'habitude, le lobby « sioniste » se voit accaparé de toutes sortes de fantasmes, dont on voit bien d'où ils proviennent….
le lobby pro-israélien est une réalité, ça, c'est une évidence, mais c'est un lobby qui rencontre un grand succès justement parce que les intérêts d'Israël et des Etats-Unis coincident à de nombreux niveaux ! La politique étrangère américaine n'est pas « manipulée » par qui que ce soit ; les « policymakers » savent bien ce qu'ils font, et ils font primer les intérêts de leur pays. Ils considèrent que les intérêts américains vont plutôt dans le sens d'un Israël souverain, et protégé, et cerise sur le gâteau, ils font tourner une bonne partie de leur industrie militaire grâce aux ventes d'armes à Israël.
Il n'y a pas de spectre, de complot, ou quoi que ce soit, juste une communauté d'intérêts, que l'on a le droit de critiquer, mais qu'il faut prendre pour ce qu'elle est, et rien de plus.
De gargamelle
17H24 | 07/09/2007 |
Voir aussi le bouquin de Norman Finkelstein « shoah businees » (grosso modo) et celui là on ne peut pas le taxer d'antisémitisme.
Ceci étant dit, il serait plus sain qu'il soit possible d'avoir un débat un minimum ouvert et possible, je ne vois pas pourquoi il nous est interdit de l'avoir.
à gargamelle
De
19H54 | 07/09/2007 |
Norman Finkelstein s'est fait traiter d'antisémite ; on a dit qu'il avait écrit ce livre par « rancoeur » parce que ses parents rescapés n'auraient pas reçu « assez » ( ! ) ; il a vu sa carrière universitaire détruite. Excusez du peu.
De caro
délinquante avérée | 17H40 | 07/09/2007 |
votre commentaire est parfaitement judéophobe
vous sous-entendez que les Juifs dirigent le monde ? Hitler ne disait pas autre chose et vous savez comment cela a fini
: -((
à caro
De caro
délinquante avérée | 17H32 | 07/09/2007 |
je m'adressais, bien sûr, au « courageux » ( ? ) anonyme !
à caro
De
18H46 | 07/09/2007 |
Ce n'est pas moi qui ait écrit le message dont vous parlez, mais il est écrit nulle part que les juifs dirigent le monde ! Il faut arrêter la paranoïa.
Et puis si on ressort la shoah à chaque critique d'Israël ou de sa politique, c'est de la malhonneteté intellectuelle.
De
18H40 | 07/09/2007 |
Bon OK apparemment le message en question avait été effacé. Il faudrait faire quelque chose au niveau des modérateur pour que la discussion ne perde pas tout son sens (autant effacer toutes les réponses avec).
à caro
De
22H43 | 07/09/2007 |
ne vous inquietez pas pour la direction du monde , les chinois vont s'en occuper un peu plus sérieusement que les USA , les juifs et israel et leur allié US sont malheureusement responsables du liberalisme économico-pollueur- profiteur-dealer de drogues licites et illicites et autres armes de destruction mentale … qui font que le profit est devenu la seule règle de l'économie … le lobby juif qui vendait des armes à l'Iran pendant le prise d'otages des américians à Téhéran n'a pas vraiment de lecon à donner ! ! !