» 40 milliards de pages vues en mai 2007. » C'est l'une des statistiques revendiquées par la nouvelle coqueluche du Net, le nouveau gadget en ligne que tout le monde s'arrache. Sorte de condensé de web 2.0, à mi-chemin entre MSN, le blog, Myspace, le wiki et le site de rencontres, Facebook a conquis en quelques mois pas moins de 50 millions d'internautes dans le monde entier.
En France, le site compte chaque jour plusieurs milliers de nouveaux utilisateurs. L'engouement est tel que la blogosphère française spécialisée ne parle plus que de ça, jusqu'à en faire l »événement de la rentrée.
De là à y voir le futur d'Internet et un concurrent direct pour Google, il n'y a qu'un pas que Time n'hésitait pas à franchir fin août, dans un article sobrement intitulé » Why Facebook is the future » .
Un espace convivial, qui a conquis des internautes du monde entier
La recette du succès ? Une plate-forme simple, facile à manipuler : l'internaute ouvre un compte grâce à son adresse e-mail, puis part à la recherche de ses » amis » , en entrant leur noms ou adresses e-mail.
Il se constitue ainsi une petite communauté, et navigue ensuite sur les profils de ses proches, de leurs amis, et ainsi de suite. En résulte un espace convivial, qui a conquis des internautes du monde entier. D'autres services utilisant la même recette se sont lancés, notamment Bahu en France.
Avant de devenir un réseau social à l'échelle mondiale, Facebook était pourtant né timidement, en 2004, entre les vieux murs du célèbre campus de Harvard. A l'origine, un simple outil étudiant, communautaire. Une pure création de l'élite américaine, à l'accès rigoureusement contrôlé, pour se retrouver entre soi.
Bien conçu et doté d'une ergonomie attractive, le site fait cependant vite parler de lui : il est ouvert dès l'année suivante à tous les étudiants des Etats-Unis, puis au grand public à l'automne 2006.
Une poule aux oeufs d'or… si la publicité suit
De fait, la plate-forme est aujourd'hui bien loin de son microcosme d'origine. Plus de la moitié des nouveaux connectés ont fini leur études. Véritable épouvantail au potentiel économique considérable -malgré les incertitudes toujours liées au marché de la publicité en ligne-, Facebook n'en finit plus de susciter les convoitises.
Une nouvelle bataille s'est d'ailleurs engagée pour déterminer la paternité du site. Régulièrement piraté, son code source a été en partie mis en ligne en août. Au début de l'été, une rumeur prêtait même à Microsoft l'intention de racheter le site contre 80 milliards de dollars…
Fort de cet engouement, les salariés de Facebook (recrutés à grand renforts de superlatifs et d'avantages variés) travaillent sur un plan de développement économique accéléré pour refaire son retard sur le concurrent Myspace, dont les recettes annuelles atteignent 270 millions de dollars.
Partager des vidéos ou jouer au Scrabble
L'autre stratégie de développement est axée sur la sous-traitance. Autorisées depuis mai à proposer leurs services sur la plate-forme, de nombreuses entreprises mettent en ligne leur applications en partenariat avec l'équipe de Facebook, des plus sérieuses aux plus excentriques.
On peut ainsi partager des vidéos, comparer ses goûts cinématographiques, consulter une boule de billard pour connaître son avenir ou jouer au scrabble. Certains patrons d'entreprises en viennent à s'inquiéter de la perte de productivité de leurs salariés.
Ultime astuce : l'ouverture du réseau vers l'extérieur, c'est à dire la possibilité pour les membres d'envoyer et de recevoir des mails via leur compte sur FaceBook. Et ça marche : son service communication est très fier de revendiquer quelque » 150 000 nouvelles inscriptions par jour » .
» Agrégateur » d'innovations, Facebook pourrait bien avoir trouvé la formule magique pour marcher sur les plates-bandes de Google et devenir la nouvelle plate-forme en ligne incontournable.




















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De
18H28 | 06/09/2007 |
Bof c'est un reseau pour étudiants en économie, surtout anglo-saxons. Donc très à droite. Et ça cartonne pour l'instant, car c'est la rentrée.
De
19H56 | 06/09/2007 |
Au sujet d'être très à droite.
Je ne vois pas où est le problème d'être à droite. D'autant que la droite anglo-saxonne, ce n'est pas la droite française, n'est-ce pas ?
Et puis, au fond, en quoi cela dérange-t-il l'utilisateur ? Ce qui me permet, présentement, d'inscrire ces quelques lignes a été conçu par des gens très à droite aussi. On ne peut pas dire que les moyens de communication à grande échelle ultra modernes soient le fait des activistes les plus à gauche. Qu'en pensez-vous ?
De
20H34 | 06/09/2007 |
En effet, le fait d'être à droite ne devrait pas etre dérangeant à priori.
Ce qui me dérange beaucoup plus c'est la nature même du réseau social qui se trame sur facebook.
Avant de devenir un concurrent à google ou autre, il y a encore un pas à franchir, parce que pour l'instant le site ne reflète qu'une partie plutôt aisée de la population du web, et encore plus de notre societé.
De
20H37 | 06/09/2007 |
Bonsoir,
Moins une réponse à votre question « qu'en pensez-vous ? » (posée à propos d'une phrase insinuante), qu'une question préalable : « ce qui me permet, présentement, d'inscrire ces quelques lignes a été conçu par des gens très à droite aussi ». De quoi voulez-vous donc parler ? Du W3 ? Du protocole « http » ? De la pile « TCP/IP » ? De l'interface graphique de tel navigateur ?
Les protagonistes de l'informatique, dont Bill Gates a eu la bonne idée de piller - par estampilles successives - toutes les inventions, n'étaient pas vraiment des boutiquiers, des épiciers ou des boursicoteurs. Ni même des chevaliers d'industrie. Plutôt des doux dingues, et entre nous : vous connaissez beaucoup de doux dingues qui ont cerveau et qui votent à droite ? (Cette question est évidemment subsidiaire.)
Droite, gauche - la technique est ployable en tous sens, n'est-ce pas ?
De
05H10 | 07/09/2007 |
De gauche, je m'agace pas mal de l'arrogance de certains de mes amis sur l'echiquier politique.
Alors comme ca, tous les grands inventeurs etaient de doux naifs, des genies de gauche (je fais reference a votre o combien subtile ironie de la derniere question), manipules par les vils epiciers de droite.
Il y a parfois du vrai (plus precisement, le scientifique ne recoit les lauriers que de sa communaute, alors que l'industriel qui applique recoit des montagnes d'argent et de la notoriete, cf google).
Mais bon, et d'une, c'est aussi tres loin d'etre _toujours_ vrai, surtout en ce qui concerne internet (Vannevar Bush etant peut etre le meilleur contre-exemple, et l'origine d'internet comme un reseau militaire -DARPANET - fais penser que les concepteurs, qui n'etaient pas forcement des pro-militaires avec le flingue a la main, n'etaient probablement pas des ptits gars criant « police=armee=fachos » en guise de dialogue politique non plus..
Et de deux, cela ne rend pas tous les gens de gauche intelligents, ni de droite idiots (hum, il suffit de lire rue89…).
Enfin :
L'image « chercheurs==doux dingues » est essentiellement une image d'epinal. La plupart des scientifiques sont des gens normaux, merci..
De
07H32 | 07/09/2007 |
Bonjour,
Vous n'avez pas daigné répondre à la question : de quoi parlez-vous ?
Vous préférez parler de ce que vous croyez connaître, et enfiler là-dessus des généralités grosses comme une grenouille. Vous êtes assez fortiche pour taxer « d'images d'Epinal » on ne sait quoi au juste.
Mais lorsqu'on devine un semblant de queue ou de tête à votre représentation, on comprend mieux pourquoi vous en restez prudemment à des généralités. Car répéter gravement que « l'origine d'internet », c'est « un reseau militaire », en faisant allusion à ARPANET, c'est répéter une histoire sainte écrite par des militaires. Si effectivement vous en êtes à ce stade-là, je vous encourge à vous renseigner un peu mieux, - ou à ne pas vous aventurer sur des terrains que vous méconnaissez si évidemment.
Aussi, au lieu de loucher sur le texte que j'écris, essayer plutôt d'y voir clair. Où ai-je donc écrit cette sottise, que les chercheurs seraient des doux dingues ? J'ai parlé de doux dingues en faisant allusion aux étudiants mordus d'informatique dans les années 1970, - ils ne cherchaient pas, ils n'étaient pas militaires : ils inventaient. Ils n'avaient pas deux mains gauches, ni les deux pieds dans votre sabot.
Quant aux gens normaux, ils n'ont en effet rien d'exceptionnel. Surtout s'ils sont de droite, et qu'ils voudraient - vanité pousse - se faire passer pour mieux qu'ils ne sont.
Bon courage dans vos études !
De
14H49 | 07/09/2007 |
Oh, oh, je ne suis pas la meme personne a qui vous aviez pose une question. Je ne repondais pas a la question posee. Je voulais juste pointer votre image d'epinal, qui est en une, desolee.
J'aime beaucoup votre facon de diminuer votre interlocuteur par des « meconnaissez » « generalites » et mon prefere, « grenouille » (quoique collegien soit plutot amusant aussi). Je suis chercheur et je ne m'estime pas me faire passer pour mieux que je suis. Je dirais meme qu'en France on a plutot tendance a faire passer les chercheurs pour des branleurs, et des doux tares. Je ne connais pas l'histoire d'internet sur le bout des doigts, mais je la connais assez pour savoir que je n'ecris pas n'importe quoi. Et vous, mon ami, que faites vous pour prouvez que vous connaissez parfaitement l'histoire de l'informatique, et pour prouvez que l'histoire des militaires est une horrible machination ? En fait, a part lancer des invectives a votre interlocuteur, vous ne prouvez absolument rien. Ma contribution etait vague, la votre est carrement absente de moindre support a vos arguments. Et ma gauchitude se branle pas mal du fait que vous pouvez penser que je suis de droite, je vous rassure.
Internet _est_ essentiellement l'enfant de ARPAnet. Ses concepteurs etaient des universitaires americains (il y a aussi le projet francais Cyclades, en parallele, c'est vrai et qui avait plein d'innovation. Mais son lancement s'est fait a la suite de celui de ARPAnet).
Pas par des militaires. L'histoire est ecrite par des militaires ? Desole, mais c'est une sottise. Internet a d'abord ete utilise par des universitaires - il serait difficile de tous les manipuler et de les contraindre a reconnaitre l'origine d'internet, je vous rassure, et ils seraient en plus les premiers a clamer leur paternite sur le travail.
« Les protagonistes de l'informatique (…) etaient plutot de doux dingues. Vous en connaissez beaucoup des doux dingues qui ont un cerveau et qui sont de droite ».
A moins d'etre d'une extraordinaire mauvaise foi, vous ecrivez plus haut que ceux qui ont fait avancer l'informatique etaient de doux dingues. Vous n'avez pas dit chercheur, mais bon, l'association est facile, et comme la phrase n'est vraie ni dans un cas, ni dans l'autre…
Dans tous les cas, oui, il y a eaucoup d'informaticiens et/ou chercheurs de gauche, dans les 70 comme maintenant. En particulier, dans la communaute du logiciel libre et tout ca. Et c'est vrai, et c'est agacant, les « epiciers » ont vole beaucoup de leurs idees. Mais bon, les pionners du logiciel libre n'ont pas tout invente non plus. La souris, les interfaces graphiques et le WYSIWYG etaient par exemple le fruit de Xerox, il me semble. Ils etaient peut etre de gauche, je pense que vous ni moi le savons (quoi que avec leur facon de ne jamais faire d'argent avec leurs inventions..)
De
19H40 | 07/09/2007 |
Attention : la recherche américaine est extrêmement financée par le DoD et la Darpa (en bref : leur ministère de la Défense et leur DGA) mais ça ne veut pas dire que les chercheurs, qui là-bas ne peuvent presque pas faire de recherche sans financement par contrat, sont militaristes ou antimilitaristes. C'est surtout que c'est la Défense qui reçoit un budget qu'elle a pour mission d'utiliser pour financer de la recherche, y compris de la recherche sans aucun intérêt militaire.
Inversement, ça va peut-être vous surprendre, mais les militaires sont assez intelligents pour lire les publications de chercheurs qui ont effectué leurs recherches sur fonds civils, et s'en servir à des fins que la morale n'approuverait pas forcément. Je sais, c'est incroyable…
Enfin, je serais moi aussi intéressé par me faire expliquer le lien de causalité entre le positionnement politique des chercheurs et le protocole IP : -)
De zorglug
(avocat du diable) | 00H03 | 08/09/2007 |
Euh, oui, vous avez completement raison, il n'y en a aucun. c'est justement ce que je cherchais a dire (en disant qu'il y en avait aussi a droite - puisque les exemples de gauches comme Stallman ou bien Torvalds sont plus connus).
Par contre, ce n'est pas tout a fait vrai de dire qu'ils subventionnent de la recherche sans aucun interet militaire. Enfin, en tt cas ca semble tres rare, et ils ont le plus souvent des arriere pensees (c'est leur boulot apres tout)…
De
20H14 | 07/09/2007 |
Oh ! oh ! je ne suis pas la même personne à qui vous aviez répondu sans répondre. Je ne vous parlais pas à vous, mais à un élève de classe 4e, qui a fait sa rentrée dans un collège d'Epinal.
Vous, vous êtes plus docte que lui, mais il n'y a pas grand chose à servir, dans ce que vous dites, pour l'instruction d'un élève de collège (à Epinal ou ailleurs). Car ce que vous croyez bon de souligner (je laisse de côté votre effort poussif pour répondre à un interlocuteur iconoclaste, que vous cherchez en vain à rembarrer dans l'iconophilie épinalesque du style « Internet pour les nuls »), c'est peu dire que ça ne casse pas des barres : des bouts de vérité et des moitiés d'approximations permettent d'écrire une saga d'allure historique - mais, encore une fois, si on prétend ainsi mettre le doigt sur l'origine d'internet, on se le met dans l'oeil. Pour le coup, préférer les sagas islandaise à cette histoire sainte d'internet, où les nains prennent la pose de géants. (Ce que l'utilisateur lambda doit aujourd'hui à Arpanet ? Au fond, pas grand chose - sinon par quelques petits faits vrais.)
Aussi ce n'est pas en gauchissant les propos des autres, en pratiquant sans vergogne - comme vous en avez conscience dans un sursaut de vigilance - « l'association » (prendre un mot pour son voisin, telle idée pour une approchante), qu'on affirme sa « gauchitude ». D'ailleurs quiconque affirme, ou plutôt affiche la moindre trace de « gauchitude » hurle faux.
Autant j'apprécie votre effort pour quitter la polémique stérile, dans votre dernier paragraphe, autant ce même paragraphe me laisse perplexe, car il retombe aussitôt dans les propos convenus d'un M. Homais.
Sincèrement, je ne vois pas l'intérêt d'asséner une phrase de cette texture : « oui, il y a beaucoup d'informaticiens et/ou chercheurs de gauche, dans les 70 comme maintenant. » La belle affaire !
Pourquoi prenez vous la peine d'écrire : « les pionners du logiciel libre n'ont pas tout invente non plus ». Qui vous a donc parlé de « tout » inventer ? C'est tellement idiot que même notre ami collégien n'y a pas songé.
Le problème de savoir si l'informatique - ou telle ou telle de ses branches - est de droite ou de gauche, est - posé tel quel - un problème boiteux. Par contre, de même que Umberto Eco a pu écrire il y a une dizaine d'années que le système Mac était catholique, tandis que le système DOS était protestant, il y a assurément un usage « de droite » de l'informatique (la propriété, la vente forcée, l'obsolescence des produits sur le marché), qui n'est pas tout à fait celui qu'on pourrait qualifier « de gauche ».
Mais il faudrait y regarder plus finement, - et savoir : de quoi parlez-vous ?
(Pardon d'avoir été si long.)
De
23H12 | 07/09/2007 |
Monsieur remonte sur sa chaire pour cracher son pretentieux venin, et une fois de plus, juge inutile le principe de prouver ses dires.
Je ne suis pas le meme gars, point final. Vous voulez quoi, qu'on demande a Rue89 montre les IPs pour comparer l'origine du message ? Et celui qui perd se coupe le bras ? Quel debat demeure…
Montrez moi pourquoi internet n'est pas l'enfant de ARPAnet (avec d'autres parents, mais celui la etant tres present). Au lieu de vous limiter a « internet pour les nuls, etc, etc.. », avancez des points prouvant que ARPAnet n'a presque pas d'influence sur internet (ce que je comprends par « l'utilisateur doit peu a ARPAnet »).
Votre mauvaise foi est assez incroyable : vous postez, l'un apres l'autre « vous en connaissez des doux dingues informaticiens avec un cerveau qui votent a droite »
« les pionners du logiciel libres n'ont pas tout invite, bien evidemment, c'est idiot »
La remarque, effectivement debile, s'adressait a un commentaire encore plus idiot. C'est parfois difficile de faire autrement. Qu'il soit le votre ou pas, on s'en fout.
Je ne comprends pas bien pourquoi me repondre si vous etes d'accord avec moi. Je ne cherche pas a montrer que les meilleurs informaticiens sont de droite, ou bien que internet a ete invente par un general a la retraite (lisez moi, vous verrez, je ne dis pas ca).
Simplement mentionner que la suffisance du post de 21h37 (la votre, celle de qqun d'autre, peu importe) etait agacante. En verite, aussi agacante que celle de 20h56, mais legerement plus inexacte.
Pour vous repondre plus precisement, ce dont je parle, c'est de la « gauchitude » :
C'est un point interessant. Il y a en effet des tas des gens qui « hurlent » leur gauchitude. Pourquoi donc ?
J'imagine qu'il y a en effet une part de gens qui « hurlent faux » comme vous dite (pour soi-disant donner plus de poids a leur critique ? ). Mais pas seulement. La gauche etant un peu dispersee, pas mal de courants essayent de recuperer l'idee de la « vraie gauche ». Certaines idees ne sont pas populaires (disons, ne pas etre contre les OGMs, par exemple, ou bien la TVA sociale, ou bien la fameuse « ouverture »). Devier de la ligne de pensee de certains conduit immediatement a se faire traiter de liberal de droite. Ce code de pensee m'agace. Il est probablement present a droite (je lis des gens qui pretendent que chirac n'etait pas de la « vraie droite »), mais comme je ne m'attends pas a etre d'accord avec eux, le discours ne m'agace que parce qu'il me semble faux, mais pas parce qu'il prend ses airs ultra superieur de sainte nitouche.
Je vous assure, a l'etranger, beaucoup de gens pensent que les francais sont arrogants (dans le sens tres specifique de « sainte-nitouche »). C'est incroyable la force de ce cliche. Ce n'est pas aussi fort que les cliches sur les americains (meme chez des etrangers vivant aux Etats-unis), mais ca s'en approche.
Moi, par exemple, j'etais pour l'ouverture. J'aime bien Kouchner. Rien que de dire ca, fait (en fonction du degre d'imbecilite de l'interlocuteur) se faire traiter de droite, sale liberal, republicain, suceur de Bush, nazi.
Je vous rassure aussi, le probleme n'est pas pour moi de se faire traiter de liberal par vous ou qui que soit d'autre.
Vous vous pensez probablement plus important dans ma vie que vous ne l'etes reellement, mais c'est vrai : je me fiche de ce que vous pensez de ma gauchitude.
C'est plus l'idee de me faire associer avec ces gens la qui me saoule. Exactement comme ca saoule pas mal d'americains de se faire associer a bush quand bien meme ils n'ont pas vote pour lui, ou bien ca nous saoule de nous faire associer a sarkozy (ou pire, a le pen au deuxieme tour).
Bref. c'est long, et comme vous dites, sterile. je ne suis meme pas certain qu'on soit tant en desaccord que ca (malgre notre inimitie). donc, ca ne vaut peut etre pas le coup de discuter plus que ca. Je vous laisse la derniere fente (c'est bien ca le mot en escrime ? ). Comme ca vous pourrez gagner le petit debat. Moi je voulais juste gueuler un ptit coup, mais je ne pense pas changer grand chose, donc c'etait une perte de temps…
De
01H59 | 13/09/2007 |
A la personne qui répondait à la personne qui… Bref, à la personne qui s'est déclarée être scientifique et se conjugue ici et là au féminin.
Il ne faut pas aller chercher des preuves (en tant que scientifique je comprend bien que ça soit naturel, cependant) dans l'informatique pour se rendre compte d'une chose toute simple : pour donner un exemple, il s'agissait simplement de dire, presque sans cynisme, que les gens de gauche restent sur le bon vieil IRC, tandis que les gens plus à droite se ruent sur des Facebook, Second Life, etc…
Le problème n'est même pas de savoir de quelle tendance politique est le créateur d'un produit, mais plutôt quelle est celle de ceux qui l'utilisent. Sauf si on complique la donne en avançant que le créateur d'un produit addictif peut influer la tendance des usagers. Mais il m'apparait pourtant à moi aussi que sur ce genre d'outil, tel Facebook, il faut tout de même un certain profil pour y adhérer… Certes la caricature de l'anglo-saxon étudiant en économie est grossière, mais n'est-ce pas un point de départ judicieux à ce profil… Attention, sans caricaturer non plus, car il va de soi que ce n'est pas là le but, ce dernier étant d'avoir une approche du type de conviction/tendance politique des usagers de ce genre de produit.
Je me suis demandé au vu de votre réaction, si cela vous offusquais car étant de droite vous n'appréciez pas que l'on vous « stocke » avec d'autres n'ayant pas exactement la même ligne politique voire simplement un refus de certains goûts qui peuvent s'avérer être de droite, ou si c'était au contraire parce qu'étant de gauche, vous vouliez faire valoir votre droit à user ce produit sans être étiquetée de droite… J'aimerais beaucoup connaître la raison, car j'imagine volontiers que quelle qu'elle soit, elle reflète probablement la raison de bien d'autres usagers.
Bien à vous.
De
23H13 | 07/09/2007 |
avant que je parte, tant que j'y suis : pourquoi mac est il catho et DOS protestant ? Je ne comprends pas la comparaison ? Parce que mac est un systeme proprietaire ?
De
11H03 | 08/09/2007 |
Cher ami de 00h12,
Sur tout ce que vous avez dit, rien à redire : votre humilité m'en impose ; -)
Mais, mais, mais… pour satisfaire votre accès de curiosité de 00h13, voici en quel sens Eco a pu dire que les systèmes Mac sont catholiques de naissance, tandis que les systèmes DOS protestants.
Si vous lisez ce texte en 2007, il faut garder à l'esprit que cette section d'histoire des religions a été écrite… en 1994, c'est-à-dire il y a une éternité (vous parliez peut-être déjà d'internet, Docteur, - pas moi : j'étais dans un collège d'Epinal).
* * *
« Ceci n'a pu vous échapper, le monde est aujourd'hui divisé en deux : d'un côté les partisans du Macintosh, de l'autre ceux du PC sous Ms-DOS. Eh bien, je suis intimement persuadé que le Mac est catholique et le DOS protestant. Je dirais même plus. Le Mac est catholique contre-réformateur, empreint de la “ ratio studiorum ” des jésuites. Il est convivial, amical, conciliant, il explique pas à pas au fidèle la marche à suivre pour atteindre, sinon le royaume des cieux, du moins l'instant final de l'impression du document. Il est catéchistique, l'essence de la révélation est résolue en formules compréhensibles et en icônes somptueuses. Tout le monde a droit au salut.
Le DOS est protestant, voire carrément calviniste. Il prévoit une libre interprétation des Écritures, requiert des décisions tourmentées, impose une herméneutique subtile, garantit que le salut n'est pas à la portée de tous. Faire marcher le système nécessite un ensemble d'actes personnels interprétatifs du logiciel : seul, loin de la communauté baroque des joyeux drilles, l'utilisateur est enfermé dans son obsession intérieure.
On m'objectera que l'arrivée de Windows a rapproché l'univers du Dos de la tolérance contre-réformatrice du Mac. Rien de plus exact. Windows constitue un schisme de type anglican, de somptueuses cérémonies au sein des cathédrales, mais toujours la possibilité de revenir au DOS afin de modifier un tas de choses en se fondant sur d'étranges décisions : tout compte fait, les femmes et les gays pourront accéder au sacerdoce. (Évidemment, Windows 95 – résolument anglo-catholique – vient compliquer aujourd'hui ce panorama théologique.)
Naturellement, catholicisme et protestantisme des deux systèmes n'ont rien à voir avec les positions culturelles et religieuses des usagers. J'ai découvert l'autre jour que Franco Fortini, poète sévère et tourmenté, ennemi déclaré de la société du spectacle, est un adepte du Mac. Cela dit, il est légitime de se demander si à la longue, au fil du temps, l'emploi d'un système plutôt que d'un autre ne cause pas de profondes modifications intérieures. Peut-on vraiment être à la fois adepte du Dos et catholique traditionaliste ? Par ailleurs, Céline aurait-il écrit avec Word, WordPerfect ou Wordstar ? Enfin, Descartes aurait-il programmé en Pascal ?
Et le langage machine, qui décide de notre destin en sous-main et pour n'importe quel environnement ? Eh bien, cela relève de l'Ancien Testament, du Talmud et de la Cabale. Ah, encore et toujours le lobby juif. »
[Source : Eco, Comment voyager avec un saumon, « Comment reconnaître la religion d'un logiciel ? » (1994) ; Grasset & Fasquelle, 1997, p. 137-138.
De
23H01 | 06/09/2007 |
c'est completement faux. j'imagine que peut etre le createur etait etudiant en eco, mais a part ca, facebook n'est ni de droite ni de gauche. Mais qu'est ce que c'est que cet empressement abruti (je parle de l'empressement, pas d'autre chose..) a vouloir mettre partout une etiquette droite gauche.
je suis pret a parier que plus de gens ont mis « liberal » (=a gauche, en anglais) que « conservative » ou « liberatarian » (=a droite, liberal en anglais).
Bon, je peux pas le prouver, mais il n'empeche que votre remarque est gratuite sans plus de justifications..
De smalldoc
17H59 | 09/09/2007 |
logique imparable : américain donc de droite/étudiants en économie donc de droite/ membre de facebook donc de droite : depuis quand la nationalité conditionne-t-elle les idées (politiques, philosophiques, autres..) ? selon cette logique totalitaire lorsqu'on est noir on pense noir ? lorsqu'on est juif on pense juif ? lorsqu'on est américain et sur facebook on est donc de droite ? bel exemple de tolérance de gauche… bravo.
De NielsGi
19H06 | 06/09/2007 |
J'ai un peu l'impression qu'on fait un fromage de bien peu. Je ne suis pourtant pas réfractaire au web, vu que je participe quotidiennement à des forums de discussion en relation avec mes passe-temps favoris.
Donc oui, au début il y a un boom, je m'y suis moi-même inscrit après l'avoir découvert dans un article ici-même, et puis… trois petits tours et puis s'en vont.
Je n'y vois pas d'application utile autre que d'occuper des adolescents ou jeunes adultes se cherchant une reconnaissance ou un moyen de tuer le temps. Ils vont sur Facebook maintenant, dans 6 mois ça sera un autre site, dans 5 ans ça sera une autre plateforme, un autre média qu'on n'imagine peut-être même pas.
On fait de même tout un tabac autour de « Second life », qui est pourtant un phénomène négligeable, si on considère le nombre de participants réguliers.
De
20H00 | 06/09/2007 |
J'ai pas trop pigé ce qu'il y a de différent de MySpace ?
De
20H45 | 06/09/2007 |
justement pas beaucoup, l'ergonomie, mais surtout surtout c'est pas du tout le même réseau social, point.
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 21H01 | 06/09/2007 |
>« mais surtout surtout c'est pas du tout le même réseau social, point. »
Comme de l'Ariel n'est pas la même lessive que de l'Omo ? Je suis sérieux, à part l'ergonomie, ce sont les mêmes services ? J'ai un peu honte, suis informaticien et j'ai encore rien pigé à l'intérêt de ce truc par rapport à Myspace.
à PonG
De
21H45 | 06/09/2007 |
Non, pas de quoi avoir honte, il n'y a aucun « intérêt » par rapport à Myspace, ce sont les mêmes genres de « réseaux sociaux », à part qu'on peut plus difficilement rendre facebook archilaid, alors que sur myspace, c'est visiblement le concours perpétuel de la page la moins lisible et la plus moche…
Dans les deux cas, les mêmes types de service. Dans les deux cas, c'est moyennement ergonomique, et ça répond plus qu'aléatoirement (il faut dire, vas-y encaisser 40 milliards de pages vues ! muhahaha tu m'étonnes que t'es toujours à la ramasse niveau serveurs).
Alors oui, depuis un an, c'est la course à qui sortira le « truc » un peu différent, mais de fait, à part une course au gadget… Cela dit, dans les deux cas, ça marche vraiment, ya pas à dire, et donc c'est bien le signe de quelque chose. Mais ça n'est ni le fait de myspace ou de facebook ; ça serait comme dire que google a inventé la fonction « moteur de recherche » ; non, il a été le meilleur, ça oui.
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 09H09 | 07/09/2007 |
Oui à propos de perf, je me demande bien comment ils sont passés d'un démon sur un PC linux qui tourne pour 10 copains au fond d'une salle de TP à un truc qui supporte (mal ? ) une charge pareille. Je me demande comment s'est opérée techniquement et surtout financièrement, la montée en charge. A l'arrivé il faut un truc assez monstrueux et ça coûte la peau des fesses. Quelqu'un connait l'histoire ?
De George
Etudiant | 21H38 | 06/09/2007 |
Je ne comprends pas tout dans l'article : comment un site qui permet de se retrouver entre amis, personnes partageant les mêmes études (car il s'agit de ça à la base, un réseau universitaire comme il en existe beaucoup d'autres) pourrait remplacer google, un moteur de recherche (à la base) ? N'y aurait-il pas un amalgame entre deux noms connus d'outils du web mais n'ayant rien à voir ? Je me pose la question, et même étant dans l'informatique je vois pas bien le lien.
Facebook n'est pas le Web, pas plus que Google ne l'est.
De plus, étant inscrit à facebook, je trouve qu'il n'est pas ergonomique, on se perd dans sa présentation fouillie, on se perd en applications dont on ne comprend pas le sens ni l'utilité…
Bref je ne sais pas trop, mais bon sera-ce un feu de paille ou pas, je ne suis pas capable de le dire et ne m'y risquerai pas. Etc-ce que ça vaut d'en parler autant ? Pas à mon sens mais bon, pourquoi pas…
à George
De Pierre Puchot
(auteur)
Journaliste | 12H57 | 07/09/2007 |
Il ne m'appartient pas de juger de l'intérêt d'une plateforme qui par ailleurs semble avoir séduit beaucoup d'internautes. Mais, de mon point de vue, tout l'intérêt de faire un article dessus vient de la nature et de la vitesse à laquelle s'est répendue le phénomène, alors même que Myspace, les blogs, les wiki et les forums de discussions existent déjà depuis belle lurette. Ca dit beaucoup de chose sur ce qu'est le web aujourd'hui, sur comment il se développe, et peut-être sur ce qu'il sera demain.
à Pierre Puchot
De George
Etudiant | 13H21 | 07/09/2007 |
Je ne dis pas que l'article est sans intérêt, mais je m'interroge sur la perception qu'ont les gens de facebook et les idées qu'on en en a. Facebook est un réseau d'étudiants initialement, le fait de tout regroupe dans un concentré d'ajax et autres technologies du web 2.0 n'est pas neuf (cf netvibes qui a jailli avant et permet de gérer dynamiquement ses fils rss, moteurs de recherche, boîtes mails, etc etc…), mais ce n'est pas LE web, je ne pense pas que ce soit son avenir car Facebook n'apporte pas vraiment tout (et heureusement). Mais je peux me tromper, cependant on entend souvent : « c'est l'avenir du web » et deux mois après, l'avenir est un autre site, je suis donc devenu méfiant, mais pourquoi pas après tout…
à George
De Pierre Puchot
(auteur)
Journaliste | 14H16 | 07/09/2007 |
C'est aussi ce qu'il y a de stimulant dans le web : ça bouge tout le temps, les tendances d'hier ne sont pas forcément celles de demain… c'est tout l'intérêt de réfléchir et d'analyser (avec mesure) les outils qui marchent aujourd'hui !
à Pierre Puchot
De George
Etudiant | 17H06 | 07/09/2007 |
J'ai l'impression qu'on dit les mêmes choses mais différemment. Et mon premier commentaire portait plus sur l'amalgame qui se fait vite entre des services différents.
Le web bouge beaucoup et vite, c'est stimulant et parfois énervant, mais au bout du compte on retrouve toujours les mêmes choses.
à George
De PonG
rationaliste fondamentaliste à Pari... | 12H28 | 07/09/2007 |
Ca me rassure un peu de lire ça parce que j'ai moi aussi du mal à voir la caractère vraiment inédit du truc.
Les réseau sociaux sont clairement appelée à se développer (voire à exploser) mais Facebook en particulier plus qu'un autre, ça, je vois pas…
à PonG
De
13H50 | 07/09/2007 |
Bonjour.
Ca fait plusieurs fois que je lis l'adjectif « social » pour un caractérisé un outil de scotchage d'écran au dépend de la vie de famille ou de quartier, entre autre. Ca me surprend un peu, quand on considère le parallèle avec l'expression récente de « NO LIFE » qui a été donné à certain nombre d'utilisateurs de ces plates-formes.
J'ai dernièrement (mais il a fallu du temps) décroché d'une des drogue les plus dur je crois, le PC et les jeux en réseau. J'ai eu ma période associable, dans le sens que je ne rencontrais plus personne. Depuis j'ai redécouvert le vrai sens de ce mot, j'ai rencontré mes voisins.
Stouve.
De
21H42 | 06/09/2007 |
J'envoi juste un lien :
http://img244.imageshack.us/img244/4356/antimyspaceuv4.jpg
Je commente un poil :
Donc si vous avez lu le document precedent, vous comprendrez que ce site se fait des tunes sur le dos de ses utilisateurs.
Pour ma part j'essai de boycotter ce genre de site. « Tu fournis mais t'as rien en retour ».
Bref, c'etait ma façon de voir ce genre de site.