40 milliards de pages vues en mai 2007. C’est l’une des statistiques revendiquées par la nouvelle coqueluche du Net, le nouveau gadget en ligne que tout le monde s’arrache. Sorte de condensé de web 2.0, à mi-chemin entre MSN, le blog, Myspace, le wiki et le site de rencontres, FaceBook a conquis en quelques mois pas moins de 50 millions d’internautes dans le monde entier.
En France, le site compte chaque jour plusieurs milliers de nouveaux utilisateurs. L’engouement est tel que la blogosphère française spécialisée ne parle plus que de ça, jusqu’à en faire l’événement de la rentrée.
De là à y voir le futur d’Internet et un concurrent direct pour Google, il n’y a qu’un pas que Time n’hésitait pas à franchir fin août, dans un article sobrement intitulé Why Facebook is the future .
Un espace convivial, qui a conquis des internautes du monde entier
La recette du succès ? Une plate-forme simple, facile à manipuler : l’internaute ouvre un compte grâce à son adresse e-mail, puis part à la recherche de ses amis » , en entrant leur noms ou adresses e-mail.
Il se constitue ainsi une petite communauté, et navigue ensuite sur les profils de ses proches, de leurs amis, et ainsi de suite. En résulte un espace convivial, qui a conquis des internautes du monde entier. D'autres services utilisant la même recette se sont lancés, notamment Bahu en France.
Avant de devenir un réseau social à l’échelle mondiale, Facebook était pourtant né timidement, en 2004, entre les vieux murs du célèbre campus de Harvard. A l’origine, un simple outil étudiant, communautaire. Une pure création de l’élite américaine, à l’accès rigoureusement contrôlé, pour se retrouver entre soi.
Bien conçu et doté d’une ergonomie attractive, le site fait cependant vite parler de lui : il est ouvert dès l’année suivante à tous les étudiants des Etats-Unis, puis au grand public à l’automne 2006.
Une poule aux oeufs d'or... si la publicité suit
De fait, la plate-forme est aujourd’hui bien loin de son microcosme d’origine. Plus de la moitié des nouveaux connectés ont fini leur études. Véritable épouvantail au potentiel économique considérable -malgré les incertitudes toujours liées au marché de la publicité en ligne-, Facebook n’en finit plus de susciter les convoitises.
Une nouvelle bataille s’est d'ailleurs engagée pour déterminer la paternité du site. Régulièrement piraté, son code source a été en partie mis en ligne en août. Au début de l’été, une rumeur prêtait même à Microsoft l’intention de racheter le site contre 80 milliards de dollars…
Fort de cet engouement, les salariés de Facebook (recrutés à grand renforts de superlatifs et d’avantages variés) travaillent sur un plan de développement économique accéléré pour refaire son retard sur le concurrent Myspace, dont les recettes annuelles atteignent 270 millions de dollars.
Partager des vidéos ou jouer au Scrabble
L’autre stratégie de développement est axée sur la sous-traitance. Autorisées depuis mai à proposer leurs services sur la plate-forme, de nombreuses entreprises mettent en ligne leur applications en partenariat avec l’équipe de Facebook, des plus sérieuses aux plus excentriques.
On peut ainsi partager des vidéos, comparer ses goûts cinématographiques, consulter une boule de billard pour connaître son avenir ou jouer au scrabble. Certains patrons d’entreprises en viennent à s'inquiéter de la perte de productivité de leurs salariés.
Ultime astuce : l’ouverture du réseau vers l’extérieur, c’est à dire la possibilité pour les membres d’envoyer et de recevoir des mails via leur compte sur FaceBook. Et ça marche : son service communication est très fier de revendiquer quelque 150 000 nouvelles inscriptions par jour .
Agrégateur d’innovations, Facebook pourrait bien avoir trouvé la formule magique pour marcher sur les plates-bandes de Google et devenir la nouvelle plate-forme en ligne incontournable.














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Euh, oui, vous avez completement raison, il n’y en a aucun. c’est justement ce que je cherchais a dire (en disant qu’il y en avait aussi a droite - puisque les exemples de gauches comme Stallman ou bien Torvalds sont plus connus).
Par contre, ce n’est pas tout a fait vrai de dire qu’ils subventionnent de la recherche sans aucun interet militaire. Enfin, en tt cas ca semble tres rare, et ils ont le plus souvent des arriere pensees (c’est leur boulot apres tout)…
logique imparable: américain donc de droite/étudiants en économie donc de droite/ membre de facebook donc de droite: depuis quand la nationalité conditionne-t-elle les idées (politiques, philosophiques, autres..)? selon cette logique totalitaire lorsqu’on est noir on pense noir? lorsqu’on est juif on pense juif? lorsqu’on est américain et sur facebook on est donc de droite? bel exemple de tolérance de gauche… bravo.
J’ai un peu l’impression qu’on fait un fromage de bien peu. Je ne suis pourtant pas réfractaire au web, vu que je participe quotidiennement à des forums de discussion en relation avec mes passe-temps favoris.
Donc oui, au début il y a un boom, je m’y suis moi-même inscrit après l’avoir découvert dans un article ici-même, et puis… trois petits tours et puis s’en vont.
Je n’y vois pas d’application utile autre que d’occuper des adolescents ou jeunes adultes se cherchant une reconnaissance ou un moyen de tuer le temps. Ils vont sur Facebook maintenant, dans 6 mois ça sera un autre site, dans 5 ans ça sera une autre plateforme, un autre média qu’on n’imagine peut-être même pas.
On fait de même tout un tabac autour de « Second life », qui est pourtant un phénomène négligeable, si on considère le nombre de participants réguliers.
> »mais surtout surtout c’est pas du tout le même réseau social, point. »
Comme de l’Ariel n’est pas la même lessive que de l’Omo ? Je suis sérieux, à part l’ergonomie, ce sont les mêmes services ? J’ai un peu honte, suis informaticien et j’ai encore rien pigé à l’intérêt de ce truc par rapport à Myspace.
Oui à propos de perf, je me demande bien comment ils sont passés d’un démon sur un PC linux qui tourne pour 10 copains au fond d’une salle de TP à un truc qui supporte (mal ?) une charge pareille. Je me demande comment s’est opérée techniquement et surtout financièrement, la montée en charge. A l’arrivé il faut un truc assez monstrueux et ça coûte la peau des fesses. Quelqu’un connait l’histoire ?
Je ne comprends pas tout dans l’article : comment un site qui permet de se retrouver entre amis, personnes partageant les mêmes études (car il s’agit de ça à la base, un réseau universitaire comme il en existe beaucoup d’autres) pourrait remplacer google, un moteur de recherche (à la base) ? N’y aurait-il pas un amalgame entre deux noms connus d’outils du web mais n’ayant rien à voir ? Je me pose la question, et même étant dans l’informatique je vois pas bien le lien.
Facebook n’est pas le Web, pas plus que Google ne l’est.
De plus, étant inscrit à facebook, je trouve qu’il n’est pas ergonomique, on se perd dans sa présentation fouillie, on se perd en applications dont on ne comprend pas le sens ni l’utilité…
Bref je ne sais pas trop, mais bon sera-ce un feu de paille ou pas, je ne suis pas capable de le dire et ne m’y risquerai pas. Etc-ce que ça vaut d’en parler autant ? Pas à mon sens mais bon, pourquoi pas…
Il ne m’appartient pas de juger de l’intérêt d’une plateforme qui par ailleurs semble avoir séduit beaucoup d’internautes. Mais, de mon point de vue, tout l’intérêt de faire un article dessus vient de la nature et de la vitesse à laquelle s’est répendue le phénomène, alors même que Myspace, les blogs, les wiki et les forums de discussions existent déjà depuis belle lurette. Ca dit beaucoup de chose sur ce qu’est le web aujourd’hui, sur comment il se développe, et peut-être sur ce qu’il sera demain.
Je ne dis pas que l’article est sans intérêt, mais je m’interroge sur la perception qu’ont les gens de facebook et les idées qu’on en en a. Facebook est un réseau d’étudiants initialement, le fait de tout regroupe dans un concentré d’ajax et autres technologies du web 2.0 n’est pas neuf (cf netvibes qui a jailli avant et permet de gérer dynamiquement ses fils rss, moteurs de recherche, boîtes mails, etc etc…), mais ce n’est pas LE web, je ne pense pas que ce soit son avenir car Facebook n’apporte pas vraiment tout (et heureusement). Mais je peux me tromper, cependant on entend souvent : « c’est l’avenir du web » et deux mois après, l’avenir est un autre site, je suis donc devenu méfiant, mais pourquoi pas après tout…
C’est aussi ce qu’il y a de stimulant dans le web : ça bouge tout le temps, les tendances d’hier ne sont pas forcément celles de demain… c’est tout l’intérêt de réfléchir et d’analyser (avec mesure) les outils qui marchent aujourd’hui!
J’ai l’impression qu’on dit les mêmes choses mais différemment. Et mon premier commentaire portait plus sur l’amalgame qui se fait vite entre des services différents.
Le web bouge beaucoup et vite, c’est stimulant et parfois énervant, mais au bout du compte on retrouve toujours les mêmes choses.
Ca me rassure un peu de lire ça parce que j’ai moi aussi du mal à voir la caractère vraiment inédit du truc.
Les réseau sociaux sont clairement appelée à se développer (voire à exploser) mais Facebook en particulier plus qu’un autre, ça, je vois pas…
Extrait de la conclusion de mon mémoire de recherche
« Myspace, Facebook, réseaux sociaux en ligne et nouvelles pratiques de communication »
« Facebook est le meilleur outil de Réseau Social en Ligne actuel (SNS). Ils nous permettent de nous affranchir de nos limites cognitives et physiques à la communication avec nos semblables. Plus généralement, les SNS sont un phénomène visible de l’émergence d’une nouvelle ère, apparue à la fin de la Galaxie Electrique de MacLuhan. Ainsi, Manuel Castells parle en référence à MacLuhan de l’émergence d’une Galaxie Internet dans son ouvrage éponyme.
L’application des schémas de pensée hérités du passé, en termes de localisation géographique, de la primauté de l’interaction humaine par le physique, de différenciation entre cyberespace fantasmé et réalité tangible, nous paraissent dépassés par les nouvelles pratiques nées l’appropriation de la technologie par les hommes. A la peur suscitée par ces nouveaux outils doit répondre la curiosité et l’expérimentation, comme les primates confrontés au monolithe de 2001 l’Odyssée de l’Espace. »
http://habeashabeas.googlepages.com/socialnewtorkservices
Personnellement et sans parti pris, je pense que Facebook est tout sauf l’avenir du net. Il retombera tout comme le phénomène Second Life (vous avez vu, on n’en parle plus ?), car il ne propose, finalement, rien de nouveau ou rien d’inédit et google peut dormir tranquille sur ses 2 oreilles.
Je pense (et j’espère) que vous vous trompez.
Second Life était un JEU dès le départ. Et surtout c’était un univers moche et vide, qui n’atteint même pas 1M d’utilisateurs réguliers. Facebook c’est 25 millions d’utilisateurs réguliers, au bas mot, avec des stats de connexion délirantes du type 9 minutes par jour en moyenne.
Second Life a la même base que Matrix, c’est à dire une relecture erronée des penseurs post-modernes comme Baudrillard, et capitalise sur le fantasme du monde virtuel déconnecté du monde réel, lieu de tous les possibles rêvés (rappel : on se déplace dans SL en volant !!).
Au contraire Facebook est ancré dans le réel : c’est un outil de gestion de son capital social, il permet de rester en contact avec bien plus de personnes que ce que les précédents outils (agenda papier, téléphone portable, email). De la même façon que la communication se fait plus efficiente (efficacité au moindre coût) lorsque l’on passe de la lettre à l’email, passer à facebook permet de cultiver ses relations sociales plus facilement que jamais.
Facebook n’est PAS basé sur une dichotomie passéiste virtuel/réel mais sur une agrégation en ligne/hors ligne.
Bonjour,
J’aimerais apporter 2 nuances importantes : premièrement, il est difficile de comparer 2 sites tels que FaceBook et Google. Le premier est un réseau social , qui apporte un service aux personnes qui veulent rester en contact, échanger des contenus numérique avec leur contacts et s’amuser. Le deuxième est un moteur de recherche qui a séduit les internautes par sa simplicité et sa pertinence.
Facebook n’est donc aucunement comparable à Google, et les courbes de croissance de l’audience de Facebook sont certainement bien en deçà de celles de Google à la même époque.
Pour discuter sur ce sujet, rendez-vous sur http://lesenfantsduweb.blogspirit.com/tag/r%C3%A9seaux+sociaux
Je ne sais pas si la personne parlait de ça, je l’ai plutôt pris comme je l’ai moi même écrit comme une réponse à ceux qui disent que facebook va prendre la place de Google pour les utilisateurs.
Ensuite évidemment qu’ils stockent plein de choses, de données sur les recherches etc mais ce qu’ils font chez google n’est pas par pure philanthropie. Cependant personne ne nous oblige à l’utiliser ou à n’utiliser que ça, par exemple pour les recherches, tente exalead qui marche d’une manière similaire et est pas mal je trouve.
De toute manière, et ce depuis le début, internet est l’endroit du monde où on est le plus surveillé…
J’abonde dans votre sens.
Pour reprendre votre exemple, la pertinence de facebook, c’est aussi rester en contact avec ce voisin qu’on aimait bien mais qui a déménagé à l’autre bout de la ville/planète , aussi facilement et aussi sûrement que s’il habitait encore à côté.
Quand à la comparaison avec Google, il est évident que l’aspect « stockage de toute la vie numérique dans le nuage » (the cloud = le serveur distant, pas la machine locale) est une tendance lourde qui s’accentue de plus en plus avec la rivalité google/facebook.
Ben oui ,vous nous gonflez en France , bande de fainéants avec vos rtt , arrêtez de reflechir + de 2 minutes par jour c’est mauvais pour le commerce , tiens , habillez-vous plutôt tous en bleu(entendu ce merveilleux conseil ce matin sur france inter et personne pour réagir) pour soutenir notre merveilleuse équipe de rugby ça fera un tas de réseau de buveurs de bieres et de bouffeurs de jambons(!) et
surtout vous fermerez vos gueules bandes de raleurs !
A vomir .