reportage

Maroc : le lourd héritage de Basri, pilier des années de plomb

(De Casablanca) Décédé d'un cancer la semaine dernière à Paris, mais politiquement mort depuis 1999 et son limogeage par Mohammed VI, Driss Basri, 69 ans, a eu des funérailles discrètes et officieuses. A la veille des élections législatives du 7 septembre, que retiennent les Marocains de l'ancien homme fort d'Hassan II ?

Il s'en retourne peut-être encore dans sa tombe : lui, Driss Basri, ancien tout puissant ministre de l'Intérieur marocain, homme de confiance de Hassan II au point de se faire appeler » vice-roi » , craint de tout un peuple, a été inhumé comme n'importe quel bourgeois de Rabat.

Le 29 août, devant l'entrée de son immense propriété d'un coin huppé de la capitale, route des Zaers, la poignée de journalistes présents -aucune télé marocaine- jouaient au who's who pour identifier quelque personnalité parmi le cortège accompagnant le défunt » Si Driss » .

Ici et là, un artiste, un chef de parti, un homme d'affaires, un avocat, un ancien collaborateur. Mais pas l'ombre d'un officiel. » Juste des amis, pas besoin de s'encombrer d'hypocrites » , tranche l'avocat et chef du Parti libéral Mohamed Ziane, l'un des seuls à s'être posté la veille à l'aéroport Rabat-Salé pour accueillir le cercueil de son ancien camarade de droit, arrivé sur un vol régulier de la Royal Air Maroc.

Deux temps forts marquent tout de même ces funérailles trop banales pour l'être réellement. D'abord quand, à travers la vitre baissée d'une voiture noire, journalistes et photographes aperçoivent le visage de Hicham Basri, le fils exilé en France depuis la trouble affaire immobilière de Bouznika Bay - » Va-t-il se faire arrêter après les funérailles ? » , se demandent les témoins.

Puis, c'est devant la mosquée que se resserre le maigre essaim médiatique, lorsqu'arrive l'actuel ministre de l'Intérieur, Chakib Benmoussa, ponctuel pour la prière du défunt -dont Driss Basri n'aura pas l'exclusivité (deux autre cercueils, revêtus du même linceul vert sombre, sont là).

 » Le pouvoir ne voulait pas faire de lui un saint »

Un » minimum syndical » d'honneurs, rapporte l'hebdomadaire TelQuel, pour celui qui aurait souhaité être mis en terre dans sa » chaouia » natale de Settat :

 » C'est politique, Le pouvoir ne voulait certainement pas l'enterrer dans son fief, suivi par des milliers de sympathisants, et risquer de faire de lui un saint. »

Le 23 mai, Driss Benzekri, ancien opposant et président de l'Instance équité et réconciliation (IER), avait été inhumé dans son village de Sidi Ouahi dans une véritable ferveur populaire, en présence du prince Moulay Rachid, main dans la main avec la famille.

En échange, Driss Basri le banni s'offre tout de même les faveurs de la tradition makhzénienne, en reposant aux Chouhada (Martyrs), cimetière des personnalités officielles - » tout près du leader socialiste Abderrahim Bouabid » , ironise le politologue Mohamed Darif.

Des funérailles » schizophrènes » , note le rédacteur en chef de TelQuel Karim Boukhari, non sans rappeler le Wissam al Arch (décoration) que Basri avait reçu de Mohammed VI juste avant de se faire remercier par le jeune roi, trois mois après son intronisation en 1999 : la disgrâce dans les honneurs.

Après les enterrements politiques du renvoi et celui physique aux Chouhada, l'enterrement symbolique de l'anonymat, du » non évènement » , selon les mots de l'ancien opposant et membre de l'IER Salah el Ouadie.

 » C'étaient les années de plomb »

La presse marocaine n'aura, au final, pas été beaucoup plus diserte sur le parcours controversé de l'ex » grand vizir » . La très officielle agence MAP n'a pas rappelé les basses œuvres de son ancien patron (dès 1985, Basri contrôlait aussi l'Information), mais s'est attardée sur son CV de fils de gardien de prison passé commissaire, puis chef des polices, secrétaire d'Etat et ministre de l'Intérieur.

Un sévère désaveu pour l'ancien omniprésent, qui » se prenait pour un dieu » , concède volontiers son ami, Me Ziane. » Sa mort est passée quasi inaperçue, constate, déçu, Brahim Lamrani, 29 ans, administrateur dans la grande distribution. Il faut en parler, analyser » , poursuit-il, le quotidien » Al Massae » dans les mains.

Que sait-il de Driss Basri ? » C'était… le ministre de l'Intérieur, avance-t-il. Il était autoritaire, il savait être dur avec la société quand il le fallait » , poursuit-il, un peu confus. Etait-ce un bon ministre ? Hésitations. » C'étaient les années de plomb » , souffle Brahim avant de s'engouffrer dans le train Rabat-Casa.

Un serviteur zélé, obsédé par la sécurité

Face à l'enfouissement mémoriel manœuvré par l'Etat, que restera-t-il de Driss Basri, parti avec ses secrets dans l'impunité ?

Blédard anti-bourgeois mais recevant ses rendez-vous sur un terrain de golf, grand méchant flic et bouc émissaire, » vice-roi » ou serviteur préféré, ministre tout puissant et gesticulateur aigri et pathétique… Les contradictions étaient légion chez ce personnage caricatural, dont il est encore tôt pour juger du véritable rôle politique.

Mais les avis convergent pour y voir davantage un serviteur zélé et obsédé par la sécurité qu'un assoiffé de pouvoir. Mohamed Darif explique :

 » Basri représentait un modèle de responsable fidèle à la monarchie, pouvant concrétiser ce que voulait Hassan II, qui avait souffert de deux tentatives de coups d'Etat en 1971 et 1972. Sa mission : former une institution administrative au détriment de l'armée.

 » Mais il n'avait pas d'ambitions politiques. On a essayé de réduire tous les problèmes du Maroc à sa personne alors qu'il s'agissait d'un système » .

 » Dès 1961, Hassan II avait fait le choix définitif d'un Etat policier » , poursuit Abdellatif Jebbrou, journaliste spécialiste de l'histoire politique marocaine contemporaine et figure de l »USFP.

 » Il avait un patron, non ? »

Basri a bien été le pilier des années de plomb, féroce répression des mouvements politiques et sociaux de gauche dans les années 70 et 80 : disparitions, enlèvements, centres de détention secrets, torture… » Mais il n'en était pas le père » , souligne Karim Boukhari. » Il avait un patron, non ? » , lance ce chauffeur de taxi aux abords du cimetière des Chouhada.

Pour autant, impossible de croire celui qui, dans la presse étrangère, ressassait d'une voix presque mielleuse qu'il ne savait rien et n'avait rien à se reprocher. » Lui-même vantait dans ses écrits sur l'administration territoriale du royaume que l'Etat contrôlait jusqu'aux déplacements des fourmis » , témoigne Abdellatif Jebbrou.

Par contre, Mohamed Darif juge » simpliste » la thèse voulant que Basri, via la répression de la gauche, ait fait le lit de l'islamisme radical dans le royaume.

 » La gauche marocaine, qui avait une présence idéologique plus que politique et organisationnelle, était affaiblie avant son arrivée à l'Intérieur. Et on ne peut négliger le contexte régional et international d'après 1979, et l'influence de la révolution iranienne » .

 » C'est par contre lui qui a inventé l'islamisme officiel (ancêtre du Parti de la justice et du développement) » , assure Me Ziane, qui n'hésite pas à prendre sa défense :

 » Le Maroc est un Etat aujourd'hui. C'est facile de se faire le prophète du passé, de distribuer les culpabilités. La stabilité, c'est la base de la démocratie » .

 » Mais sa volonté de tout monopoliser, sa manière archaïque de gérer la chose publique ont fait d'énormes dégâts » , avertit Mohamed Darif : corruption, trucages électoraux, désaffection politique… » Il a durablement plombé l'émergence d'une vraie élite, d'une méritocratie » , conclut Karim Boukhari.

 

A lire :
La mort dans l'impunité de Driss Basri, le » superflic » d'Hassan II
L'exécuteur des basses oeuvres du pouvoir s'éteint à 69 ans.

 

12 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

12H24 | 05/09/2007 | Permalien

Les frères marocains commencent visiblement à réussir la transition douce, chez nous en Algérie on va dire pas encore…on commence à être impatient, en Algérie.

Portrait de Courageux anonyme

De

15H25 | 05/09/2007 | Permalien

Les couteaux de cartons

ahmed

Les couteaux de cartons
Maintenant que Si DRISS est mort, beaucoup de couteaux vont être dégainés de la part de ses anciens amis ou protégés. Quand Si Driss se rendait à Settat sa ville natale pour voir El Hajja sa mère, la nouvelle se répandait à travers tous ses amis et protégés à la vitesse de l'éclair. Ils n'hésitaient pas de prendre l'avion, bien sûr pour ceux qui habitaient Laayoun ou Paris, pour venir faire la queue au quartier Lagnanate devant la villa d » El Hajja. dans l'espoir de baiser la main de leur protecteur et faire acte de présence.
Laissons ses hypocrites et ses lâches, surtout ceux qui disaient qu'ils étaient ses amis d'enfance et qu'ils jouaient le foot ensemble au quartier des abattoirs de Settat. Ou ceux qui prétendaient qu'ils on fréquentaient de même collège ou le même lycée en compagnie de Si Driss. Ils étaient tous des menteurs et des arrivistes et le défunt le savait.
Driss fils du fkih El Basri, issus d'une famille pauvre, dans son enfance ou sa jeunesse, n'avait pas de temps pour jouer au foot, ne fréquentaient pas les fils de « notables » de Settat : fils de caïd ou des grands propriétaires terriens ou des grands transporteurs, ceux qui ont fait fortune en servant le colonialisme corps et âme et qui n'hésitaient pas à tabasser les pauvres « âroubis » sur la voie publique. Deux choses intéressaient l'enfant et plu tard le jeune Driss , jusqu'à en devenir obsédé : son père qui était un handicapé de vision c.a.d. aveugle et qu'il doit accompagner chaque matin à son école coranique où il enseignait le coran . La deuxième chose, c'est l'acharnement pour les études qui va se transformer pour plutard pour le travail. Chose que va remarquer en lui le directeur du Protocole Royal le Général Moulay Hafid alors qu'il était un jeune officier de police à Rabat.
La deuxième race de ceux qui sont prêts à lyncher un mort c'est presque toute l'intelligentsia politique et économique qui ont eu affaire avec lui durant tout son parcours au ministère de l'Intérieur ou les dix ans au ministère de l'information. Une aubaine, une chance inattendue, coller toutes les dérives politiques et toutes les magouilles financières sur le dos d'un mort. Mais cette race de politiciens oublie que nous sommes en 2007 au début d'une nouvelle ère et qu'une nouvelle configuration pour un nouveau Maroc est entrain de se schématiser et que personne ne pourra arrêter ou reporter comme ce qui se faisait avant.
Les marocains ne sont pas dupes, nous n'acceptons pas cette idée qui est périmée et inconsommable que Driss Basri était l'homme fort de Hassan 2. Non, Driss Basri était ministre de l'Intérieur de 1974 à 1999, y compris les 10 ans au ministère de l'Information,
dans un gouvernement marocain à sa tête un premier ministre marocain et le ministre de l'intérieur n'était qu'un membre du gouvernement, il siégeait à part égale avec les autres ministres et généraux qui composaient l'autorité exécutive.
Jetons un coup d'œil sur le casting des premiers ministres sous lesquels Driss Basri a exercé la fonction de ministre de l'Intérieur et celui de l'Information :
• Ahmed Osman 1972
• Maâti Bouabid 1979
• Mohamed Karim Lamrani 1983
• Azzedine Laraki 1986
• Mohamed Karim Lamrani 1992
• Abdellatif Filali 1994
• Abderrahmane Youssoufi 1998
• Driss Jettou 2002
Avec cette brochette de personnalités de ce calibre, peut-on croire que Driss Basri est l'homme fort du régime. Imaginez un instant le poids que fait Basri devant Mr. Ahmed Osman ,devant Mr. Karim Lamrani ou devant Mr. Abdellatif Filali.
A part le regretté Maâti Bouabid, tous ces premiers ministres sont encore en vie, qu'ils disent aux marocains la vérité, sur toutes les dérives politiques économiques, les détournements des biens publics qui se comptent par des milliards de millions de dollars, qui ont contribué à faire du Maroc un pays sous développé. Les marocains ont le droit de savoir toute la vérité sur les exactions et les crimes commis par des partis politiques, les différentes sortes de police et les militaires depuis l'indépendance du Maroc à nos jours. S'il continuent à se taire, l'histoire va les juger sévèrement, on appelle ça dans les démocraties une haute trahison.
Avant de quitter le gouvernement Driss Basri a donné clairement la définition du Ministre de l'intérieur : c'est LA BONNE du gouvernement. Voila ce qu'était Mr. Driss Basri ? Une bonne à tout faire, je suis sûr que vous savez comment quelques personnes font pour se débarrasser d'une bonne quand on a plus besoin, on lui colle sur le dos le vol du bracelet de la maîtresse de la maison.
« Je n'ai pas servi la reine Élisabeth, je n'ai pas servi Jean Gabin, la République, le général Boulanger ou Menahem Begin, j'ai servi Hassan II et son fils Mohammed VI. »
Disait-il.
De mon côté, je dirai à Si DRISS que ta mort servira encore mieux Mohammed VI.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H16 | 05/09/2007 | Permalien

Pour Mr. Ahmed,
La lute contre la corruption et les détournements est un objectif louable et nécessaire dans nos pays…seulement vous semblez ignorer quelques choses de fondamentale cette lute ne peut avoir de sens sans l'instauration de l'état de droit et la démocratie dans nos pays, sans oublier la nécessité d'avoir une justice implacable et indépendante…chez nous Boudiaf a commencer à fouiller dans les affaires des généraux, sur ce que tout le monde connait en Algérie sous le nom « mafia politico-financière », je n'ose pas vous rappeler ce qui lui arrivé…donc je pense n'allons pas trop vite , pour nos pays (Algérie, Maroc) la lute contre la corruption est tout d'abord une affaire de toute la société, mais aussi les pays occidentaux ont indirectement une responsabilité sur ce qui nous arrive, ce qui est tout à fait regrettable car nos peuples ont luté durement pour avoir leurs indépendances respectives et quand on voit le résultat il y'a de quoi ne pas être fier.
un voisin algérien.

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De

20H44 | 05/09/2007 | Permalien

Basri était une ordure et parfois le cancer a du bon.
Une merde de moins sur cette planète qui va rejoindre Pinochet, Koneni, Sharon
et Milochevic dans les poubelles de l'histoire.

A toute fin utile Dati est originaire du Maroc Cancer s'il vous plaît !

Portrait de Courageux anonyme

De

13H32 | 06/09/2007 | Permalien

Vous avez bien redige les mots.Le sens est encore plus interessant.A l,enfers donc le salaupard.

Portrait de Courageux anonyme

De

19H10 | 21/09/2007 | Permalien

de quel droit tu te vois d`insulter les gens et encore moi les morts qu`a tu fais pr emettre des jugements de la sorte. qu` a tu fais pr ton pays ? ?
nul doute que tu est le type de personnes a regarder les series mexicaine et croyant tous savoir inculte

Portrait de Courageux anonyme

De

15H45 | 06/09/2007 | Permalien

Quel est l'intérêt d'un tel commentaire, qui mène invectives, amalgames et astrologie ?

Portrait de Courageux anonyme

De

21H03 | 05/09/2007 | Permalien

pour ahmed,
je pense que tu es un de très rare marocain qui crois à une telle chose sur la personalité de driss basri. il faut vraiment être débile (excusez moi) pour croire que driss basri c'est qu'un simple ministre qui a duré plus que 25ans : un record mondial ! ! ! pourquoi les 1er ministres que tu as cité n'ont pas duré autant que lui ? ? ?
PS : tu as cité le nom de driss jettou mais je crois que ces deux hommes n'ont que le prénom en commun. enfin pour moi il faut absoulument plié cette page et d'autres, et travailler pour un avenir meilleur, c'est une perte du temps de dire que c'est la résponsabilté de telle ou telle personne laissons ça aux historiens et aux politilogues c'est leur boulot et notre boulot c'est d'avancer et faire avancer nos pays en cours de dévollopement.
A.A

Portrait de Courageux anonyme

De

11H17 | 06/09/2007 | Permalien

Driss Basri personnifie aussi- jusqu'à la caricature d'ailleurs- la politique d'arabisation ethnique - culturelle et linquistique existe aussi- de toute l'administration marocaine. Après les deux coups d'État à l'intigation des généraux amazighs, Hassan II a décidé d'éliminer l'élément amazigh dans l'armée et les ministère sensibles.

Après Dlimi, qui est un Arabe, voilà Driss Basri, un Arabe aussi, qui prend le relais. C'est à ce sinistre personnage que revient la charge de concrétiser la politique d » exclusion massive des Amazighs et la destruction de leur culture. Une culture porteuse, selon Hassan II, de toutes les subversions et de toutes les séditions. D'ailleurs ce dernier n'hésitait pas à menacer les richissimes amazighs originaires du Souss de toutes les malédictions dans si jamais il apprend qu'ils subventionnaient les pauvres associations amazighes.

Pour Hassan Il donc, il faut en finir avec cette amazighité insoumise. Le plus tôt sera le mieux. Au Rif, on a encouragé tous les trafics. Dont bien évidemment celui de la drogue. Au Moyen Atlas et au Sud Est, la débauche à longue échelle est permise afin de détruire les liens sociaux. Sans oublier que ce sont les enfants de ces deux régions, rebelles par nature, qui ont été envoyé au désert du Sahara pour servir de chair à canon lors de la guerre faite aux terroristes du Polisario. D'ailleurs, Mahjoubi Aherdan, ce fin connaisseur des arcanes du Makhzen raciste, l'a rappelé encore dernièrement à qui veut l'entendre.

Quant au Souss, après avoir émigré massivement en France et en Europe faute d'horizons, le régime amazighophobe de Rabat a profité du terrible tremblement de terre qui a frappé à Agadir pour y installer massivement des Arabes, ramenés de force parfois d'un peu partout au Maroc. Tout cela pour changer la composition ethnique de la région et éviter toute velliété indépendandiste de ses populations.

Pour vous donner une idée de cette arabisation ethnique de l'administration marocaine, dans l'armée, c'est la même chose qui est arrivée. On assiste même à l'apparition de généraux andalous (hahahahaah) comme Bennani et aroubis (les Arabes de la campagne) comme BenSlimane. Alors que tout le monde s'accorde à dire que les seuls guerriers au Maroc sont bien évidemment amazigh. Pour preuve, l'armée de l'air est composée essentiellement d'Amazighs. A ce qu'il paraît les Amazighs sont « forts » en mathématiques…

At least but not last, il faut savoir que la gendarmerie est par exemple interdite aux Amazighs. Sauf quelques rares exceptions. Majoritairement, elle est composée d'Aroubis. Favorisée bien évidemment par le généralissime Ben Sliman et son acolyte Driss Bassir, qui est de la même région que lui. De là il faut comprendre pour quelle raison certains Arabes pleurent leur bienfaiteur d'hier et pourquoi le régime n'a pas voulu enterrer Driss Basri à Settat. Car ses funérailles mobiliseraient à coup sûr des milliers de personnes qu'il a fait travailler dans les administrations marocaines.

Pour finir, malgré le fait que Basri ait été traitée comme une merde, il est à signaler qu'encore aujourd'hui le régime interdit un peu partout les prénoms amazighs et arabise les toponymes amazighs en vertu d'une circulaire émise par…Basri. Autrement dit, cela veut dire ce que ça veut dire.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H13 | 06/09/2007 | Permalien

C'est un excellent article qui aurait mérité de paraître à TelQuel.. Non ? ! ..

Basile

Portrait de Courageux anonyme

De

15H46 | 07/09/2007 | Permalien

Bonjour à tous,

C'est la première fois que je visite ce site et je suis abasourdie par la qualité des commentaires. Ils sont tous contructifs et nous permettent d'analyser et de comprendre que tout n'est pas blanc ou noir. En effet, comme l'expilque si bien Monsieur Ahmed, l'important n'est pas de juger SI DRISS, mais plutôt de se réfléchir au fait qu'il était presque adulé et qu'après son limogeage cela a changé du tout au tout.
Encore une fois excellents commentaires de la part de tous.

Pichta (marocaine immigrée au Canada)

Portrait de sirene

De sirene

17H42 | 07/09/2007 | Permalien

Merci de revisiter l'histoire et de nous permettre de mieux comprendre les évènements qui ont construits le Maroc d'aujourd'hui .
Texte clair , sujet « actuel » dans un journal pertinent et impertinent … à suivre

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