TRIBUNE

« Sicko », de Michael Moore, ou la maladie américaine

La finesse n'a jamais été le fort de Michael Moore. L'homme ne fait pas dans la dentelle. Et le film  » Sicko » ne déroge pas à la règle. Ses détracteurs ont beau jeu de rappeler les approximations et la mauvaise foi manifeste de ses documentaires. Mais Moore s'en moque : c'est sa marque de fabrique.

Las de la tiédeur des journalistes américains, il a renoué avec le style des muckrakers, littéralement les » fouilleurs de merde » , du surnom de ces journalistes qui dénoncaient à la fin du XIXe siècle le travail des enfants, la dureté de l'industrialisation et les abus des grandes entreprises. » Sicko » tranche toutefois avec cette ligne éditoriale habituelle. Car Moore ouvre par endroits une réflexion véritablement politique, et en rien caricaturale, sur le contrat social américain. Et c'est sans doute là qu'il devient le plus intéressant.

La peinture du système de santé donne un visage humain à de froides statistiques, connues des spécialistes des Etats-Unis : plus de quarante millions d'Américains ne possèdent pas d'assurance sociale. L'accession aux soins devient donc un drame quotidien pour les plus démunis. Comment le pays le plus riche du monde a-t-il pu en arriver là ? , s'interroge Moore. La réponse est simple : tout au long du XXe siècle, de puissants lobbys, en particulier celui des médecins, l »American Medical Association, ont mené de virulentes campagnes contre toute proposition politique en ce sens.

Le président démocrate Harry Truman échoua en 1946, Hillary Clinton connut le même sort cinquante ans plus tard. A chaque fois, les combats ont été violents contre ce projet assimilé à un système digne de l'URSS ! Le film rappelle à juste titre que l'acteur, et futur président, Ronald Reagan débuta sa carrière politique comme porte-parole de l'entreprise General Electric pour dénoncer les méfaits de cette médecine socialiste !

L'absence de système national de santé n'est pas le seul drame vécu par des millions d'Américains. Il y a pire, selon Michael Moore. Car les personnes qui possèdent une assurance ne sont pas pour autant sorties d'affaire. Le cas des retraités, bénéficiant du programme Medicare, créé pour eux en 1965, est exemplaire.

En 2003, le président George W. Bush Jr. réforme la loi sous couvert de » modernisation » , selon l'intitulé officiel. La loi module le taux de remboursement en fonction du niveau de dépenses des ménages : l'assuré paiera désormais 75% du coût des médicaments jusqu'à 2250 dollars. Au-delà de cette somme, les assurés seront responsables de tous leurs frais pharmaceutiques pour une dépense annuelle totale d'un montant de 3600 dollars. Au-delà encore, 95% du coût des médicaments leur sera à nouveau remboursé. Avec humour, les Américains appellent cet entre-deux de non-remboursement le » trou du donut » ( » donut hole » ) du nom de la célèbre pâtisserie nationale. Comme Michael Moore le déplore, ce » trou » est un formidable cadeau pour les compagnies d'assurance.

L'industrie pharmaceutique y trouve aussi son compte : la loi interdit l'importation de médicaments depuis le Canada, où ils sont meilleur marché. Si, pour les personnes âgées, les choses se compliquent donc, il en va de même pour ces Américains pauvres ou issus de la petite classe moyenne. Les compagnies d'assurance rechignent sans cesse à couvrir le coût du système de soins. Le film fourmille d'anecdotes effroyables qui racontent le déclassement de ces familles, dont les revenus ne leur permettent pas de faire face aux coûts faramineux des soins.

Rien de nouveau sous le soleil : depuis leur création, ces compagnies ont créé des tables de mortalité discriminantes pour repérer les mauvais clients. Pendant longtemps, elles ont ainsi fait payer davantage les Afro-Américains car leur espérance de vie était considérée comme plus faible en raison de critères biologiques tout à fait discutables. Sans intervention de l'Etat, les citoyens n'ont d'autre recours que le procès : la judiciarisation est la seule réponse à un système de santé dont la rentabilité à outrance est devenue la fonction même.

Cette dénonciation est aisée pour Michael Moore : il est en terrain connu tant sur le fond que sur le forme. Mais le documentaire atteint une dimension plus intéressante lorsque Moore s'interroge sur le sens même du contrat social américain. » Qui sommes-nous ? » , se demande-t-il. Comment expliquer l'effondrement des valeurs de solidarité et de fraternité dans le pays ?

Accuser Moore d'être un pessimiste né serait réducteur. Tous les indicateurs sociaux vont dans le même sens : le pays n'a jamais été aussi inégalitaire. Depuis vingt ans, l'éducation américaine ne joue plus son rôle d'ascenseur social et renforce le capital culturel et social des élites. Si Bill Gates a raison de rappeler la corrélation entre la détention d'un diplôme d'études supérieures (master's degree) et le niveau de réussite sociale, il est un fait que la scolarisation des étudiants pauvres est plus difficile aujourd'hui que dans les années 1960 !

Sans surprise donc, les enfants issus des milieux défavorisés réduisent leur temps de scolarisation souvent à deux années. Pour financer leurs études, ils doivent travailler dans la restauration rapide et la grande distribution : l'entreprise Wal-Mart en emploie plusieurs milliers.

La méritocratie américaine est incontestablement en crise. Dans les 146 meilleurs universités du pays, qui représentent 10 % de l'ensemble des étudiants, 74% viennent des portions les plus riches de la société, alors que seulement 3% seulement viennent de mileux défavorisés. Dans les 253 universités de rang inférieur, les pourcentages sont respectivement de 46% et 7%. Seules les petites universités (community colleges) accueillent de façon significative les étudiants pauvres. Plus que jamais, le réseau familial joue un rôle décisif tout au long de la vie.

Lors de la rentrée universitaire à Yale en 2001, le président George W. Bush n'a pas hésité à faire l'éloge des étudiants d'un niveau moyen (C students), estimant qu'ils pouvaient tout à fait devenir président des Etats-Unis ! C'est sans doute oublier un peu vite le rôle du capital social et économique qui a conduit le cadet des fils Bush à la Maison-Blanche pour succéder, avec quelques années d'écart, à son père.

Ce cynisme des élites et l'apathie de la classe moyenne, endettée jusqu'au cou, effraient Michael Moore. Au cours de l'une des scènes les plus émouvantes du film, il s'entretient avec un chef travailliste britannique, Tony Benn, aujourd'hui à la retraite. Avec enthousiasme, le vieil homme raconte la naissance du système de santé national au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en Grande-Bretagne. A l'origine de cet Etat-Providence, des idées simples : la solidarité entre les générations, la nécessaire redistribution entre les riches et les pauvres, l'Etat comme arbitre social. Sur une commode de Benn, une vieille tasse à café traine avec l'inscription : » Je suis un vieux travailliste (old Labour) et j'en suis fier » !

C'est la leçon du film pour Moore : l'Amérique, fière de sa modernité, ferait sans doute bien de s'inspirer des idées de la vieille Europe. Une leçon à méditer de part et d'autre de l'Atlantique.

45 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

18H18 | 04/09/2007 | Permalien

Les approximations se voient bien pour le public français dans la partie où il explique le système de soin français de manière beaucoup trop simplifié/ idéalisé. Ce qui fait qu'on met en doute ce qu'il dis sur les autres pays (il doit y avoir du vrai, mais il y a surement quelques simplifications comme pour la france).

Dire qu'a chaque fois qu'on va à l'hopital, chez le médecins, ou même, et surtout en appelant sos médecins (sic) on ne nous demande pas de payer et que tout est gratuit, c'est un peu fort quand même. Certes après on se fait remboursé la quasi totalité (avec une bonne mutuelle en plus), mais on paye quand même…

C'est dommage parce ue même sans faire d'approximation la dessus, ça n'aurai pas desservit son film. Là il va juste réussir à mettre le doute dans la tête de son public français…

Portrait de Courageux anonyme

De

19H10 | 04/09/2007 | Permalien

Monsieur Moore a trouvé un bon filon, en surfant sur l'anti-américanisme primaire qui est de règle dans certains milieux de par le monde.
C'est son fonds de commerce, bon c'est son affaire.
Moi je voudrais juste poser une question les Américains sont-ils signicativement en plus mauvaises santé que les Français ?
Vivent-ils moins vieux par exemple ?
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

19H27 | 04/09/2007 | Permalien

Espérance de vie de l'Union Européenne, 78,3 ans, espérance de vie des USA, 77,9 ans.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

21H10 | 04/09/2007 | Permalien

1- L'Union Européenne c'est 27 pays dont certains comme la Pologne Où l'espérance de vie est basse, ce n'est pas la France.
2 - Le problème c'est que cette moyenne cache de grandes différences entre les classes sociales américaines : l'espérance de vie d'un noir américain est près de 10 ans inférieure à celle d'un blanc (ça doit être les gènes…)
3 - 40 millions de personnes sans couverture maladie (ce n'est pas M. Moore qui le dit c'est l'Etat US) dans un pays qui produit à lui tout seul plus de 25% de la richesse du monde, ce n'est pas de l'anti-américanisme primaire, c'est un fait.
4 - ne pas y voir un problème (surtout quand on est américain) ça c'est de l'aveuglement primaire.

Portrait de Courageux anonyme

De

05H16 | 05/09/2007 | Permalien

Si vous voulez comparer il faut des comparaisons valables, à vous lire comparons la France à l'Andorre (ou l'espèrance de vie est la plus élevée du monde)…
Je ne dis pas qu'il n'y a pas de problèmes, je dis qu'à la fin les différences ne me paraissent pas extraordinaires.
C'est tout.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

22H40 | 04/09/2007 | Permalien

Viens vivre aux états-unis mon garçon, et ça t'évitera de donner des leçons sans savoir de quoi tu parle. La société américaine est d'une injustice hallucinante pour tout, je le sais je le vie au jour le jour et encore, j'ai de la chance, j'ai un bon boulot et je suis blanche.

Portrait de Courageux anonyme

De

05H03 | 05/09/2007 | Permalien

J'ai 61 ans et ne suis pas votre garçon…
Je ne donne pas de leçon je donne des chiffres.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

08H51 | 05/09/2007 | Permalien

On les voit pas les chiffres là, par contre comme à chacune de vos interventions sur ces commentaires on voit bien votre mauvaise foi

Portrait de Courageux anonyme

De

09H11 | 05/09/2007 | Permalien

Regardez mieux…
Alviano

Portrait de Seb_89

De Seb_89

16H56 | 05/09/2007 | Permalien

Monsieur Alviano.

Cela fait plusieurs fois que je vois votre nom circuler sur des sujets de société de rue_89. A chaque fois, je vois des réactions de lecteurs indignés de vos commentaires. A votre place je me poserai des questions sur la pertinence de votre contribution.

En ce qui concerne le sujet de l'assurance maladie US. Vous êtes à l'age de la retraite et je vous souhaite de la passer heureuse … parce qu'en France vous avez cette opportunité. Songez-y que diable !
Et gardez votre mépris envers des personnes qui ELLES vivent aux USA et qui en connaissent les avantages et les inconvénients. Vos pseudo démonstrations à coups de « ça ce sont des chiffres Messieurs » sont ridicules face aux arguments de ceux qui vivent dans ce pays. Autant vous dire que vous pensez probablement défendre un point de vue, alors qu'en pratique vous ne faite que vous rendre que très peu estimable en méprisant les petites gens. Et je pense qu'apprendre à respecter une personne, quel que soit sont niveau dans la société, vous grandirait énormément.

Portrait de Courageux anonyme

à Seb_89 Portrait de Seb_89 De

05H16 | 06/09/2007 | Permalien

Que des opinions de Droite ne soient pas populaires sur Rue89, je le comprends bien volontiers.
Par contre, je ne sais pas ou vous voyez un quelconque mépris de ma part vis-à-vis de qui que ce soit dans mes posts.
A moins que vous n'ayez envie de trouver du mépris dans mes réponses à défaut d'y rétorquer des arguments.
A votre place je m'interrogerais sur le fait que certains lecteurs de Rue89 sont dans l'incapacité de prendre en compte des opinions différentes ou opposées aux leurs.
A moins que vous ne considériez que le fait d'avoir des opinions de Droite constitue en soi une sorte de blasphème.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

22H17 | 04/09/2007 | Permalien

Ben oui, ils vivent moins vieux…et leurs nourissons meurent BEAUCOUP plus.
Infos issues de wikipedia :
Etats-Unis :
# Espérance de vie des hommes : 75,2 ans (en 2006)
# Espérance de vie des femmes : 80,4 ans (en 2006
# Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
# Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)

France :
Espérance de vie des hommes : 76,8 ans en 2005 ; 77,1 en 2006.
Espérance de vie des femmes : 83,8 ans en 2005 ; 84,0 en 2006.
Taux brut de mortalité : 8,7 ‰ (en 2006), 531 100 décès en 2006.
Taux de mortalité infantile (enfants de moins d'un an) : 3,8 ‰ (en 2005)

Le taux de mortalité infantile est un bon indicateur de la qualité du système social.
Plus précisément sur la santé, et sur un sujet que je connais bien : les patients en dialyse aux Etats-Unis bénéficient d'un sous-traitement net par rapport aux standards internationaux, et de ce fait d'une mortalité plus élevée.

Portrait de Courageux anonyme

De

05H01 | 05/09/2007 | Permalien

Ces différences vous semblent vraiment significatives ?
Peut être qu'avec un peu moins d'obèses…
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

10H05 | 05/09/2007 | Permalien

Faut savoir, Alviano ! Soit vous reprochez qu'on ne vous donne pas de chiffres, soit vous les trouvez « peu significatifs » ! Un taux de mortalité infantile du simple au double (presque), c'est « peu significatif » ?
Passé un certain stade, la mauvaise foi devient fatiguante…

Otto Naumme

Portrait de Courageux anonyme

De

05H15 | 06/09/2007 | Permalien

Bien sûr que la mortalité infantile aux US constitue un scandale.
Mais à la fin, mortailité infantile comprise, les Américains vivent-ils significativement moins vieux que nous ?
Comme en outre l'hygiène de vie et l'alimentation aux Etats Unis est déplorable, il me semble qu'on fait porter à ce système un chapeau un peu trop large.
La question que je pose c'est de savoir si l'effort dans le domaine de la santé fait en France a des résultats vraiment meilleur par rapport à celui des US.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

22H23 | 04/09/2007 | Permalien

Ben oui, ils vivent moins vieux…et leurs nourissons meurent BEAUCOUP plus.
Infos issues de wikipedia :
Etats-Unis :
# Espérance de vie des hommes : 75,2 ans (en 2006)
# Espérance de vie des femmes : 80,4 ans (en 2006
# Taux de mortalité : 8,34/1000 (en 2004)
# Taux de mortalité infantile : 6,63/1000 (en 2004)

France :
Espérance de vie des hommes : 76,8 ans en 2005 ; 77,1 en 2006.
Espérance de vie des femmes : 83,8 ans en 2005 ; 84,0 en 2006.
Taux brut de mortalité : 8,7 ‰ (en 2006), 531 100 décès en 2006.
Taux de mortalité infantile (enfants de moins d'un an) : 3,8 ‰ (en 2005)

Le taux de mortalité infantile est un bon indicateur de la qualité du système social.
Plus précisément sur la santé, et sur un sujet que je connais bien : les patients en dialyse aux Etats-Unis bénéficient d'un sous-traitement net par rapport aux standards internationaux, et de ce fait d'une mortalité plus élevée.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H04 | 04/09/2007 | Permalien

Extrait de

http://www.monde-diplomatique.fr/2001/05/ROBERT/15206

 »
…….
L'EVCI jette ainsi une lumière nouvelle sur la situation de chaque pays au regard du développement et il réserve quelques surprises. En effet, si l'espérance de vie ajustée est basse dans les pays les plus pauvres (moins de 40 ans pour 32 pays, la plupart étant africains, contre 74,5 ans pour le Japon qui réalise la meilleure performance), les Etats-Unis n'arrivent qu'en 24e position derrière la France (3e), l'Espagne (5e), l'Italie (6e), la Grèce (7e), le Royaume-Uni (14e)… « En gros, un Américain meurt plus tôt et passe plus de temps malade et invalide que n'importe quel habitant d'un pays industrialisé », estime M. Christophe Murray, responsable du programme de collecte des données factuelles sur la santé à l'OMS.

……… »

Portrait de Courageux anonyme

De

06H55 | 05/09/2007 | Permalien

Population en surpoids :
France : 37,5%
USA : 65,7%
Dont population obèse (normes OMS) :
France : 9,4%
USA : 30,5% (dont monsieur Moore)
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

10H16 | 05/09/2007 | Permalien

Et alors ?

Portrait de Courageux anonyme

De

16H07 | 05/09/2007 | Permalien

L'obésité est un facteur de surmortalité important, ce qui explique la longévité des Japonais par exemple.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

21H19 | 08/09/2007 | Permalien

C'est amusant, car vous ne contredisez pas M. Moore.
Prenez la bouffe qui sont les américains obèses ?
en grandes majorités les pauvres.
Pourquoi ?
Car il pour manger bien au états unis il faut mettre beaucoup d'argent.
C'est le même cercle vicieux dans lequel nous entrons nous aussi petit à petit.
couverture des soins qui se réduits, difficulté d'acheter des produits sains pour nourrir sa famille,
problème de santé et d'obésité…..

non couvert etc….

Portrait de Courageux anonyme

De

15H39 | 09/09/2007 | Permalien

Alvino ! De quel droit osez-vous mettre un post sur l'obésité de Mr Moore ! N'avez-vous dans votre famille aucun obèse ? Croyez vous que les obèses le font exprès d'être comme ça ! Je voudrais vous raconter mon histoire : j'ai enfant de 11.5 ans et depuis sa naissance il est malade (eh oui, il coûte cher à la Sécurité Sociale) ! Empoisonnement du sang, maladie du cri du chat, épileptique ! A l'âge de 3 mois, il a arrêté de têter : il ne voulait pas manger et nous avons du le forcer avec mon mari (gavage aussi pdt 1 an) et ça a duré 8 longues années ! Maintenant son IMC est au dessus de la normale : il a eu un déclic et veut tout le temps manger ! Paradoxal Non ? Je fais tout ce que je peux pour qu'il mange équilibré mais je ne pense pas qu'on puisse arriver à demander à un enfant de se priver de tout ce qui est bon et de ne donner que des fruits et légumes ! Chacun avec ou non la maladie a des soucis et j'aimerais que vos commentaires soient plus pertinents ! Mr Moore n'a aucune leçon à recevoir de vous ! Malgré tout le respect que je vous dois (je n'ai que 36 ans), je ne supporte pas que l'on puisse juger des personnes ! Que connaissez vous d'eux ? Mr Moore a réalisé un film avec des faits concrets et vous vous amenez avec des chiffres par ci et par là ! Avez-vous vu tous les films de Mr Moore ? J'en doute. Bonne journée.

Portrait de didile59

De didile59

15H42 | 09/09/2007 | Permalien

« Le courageux anonyme de 16h39 » c'est moi Didile59 (j'avais oublié de me connecter.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H44 | 05/09/2007 | Permalien

Bonjour,
Votre remarque est intéressante, mais est-ce un bon critère, et est-il le seul déterminant, pour définir et comparer, le bien-être des gens ?

Je souhaiterais également que vous, ou quelqu'un d'autre, puisse me donner une définition de « l'anti-américanisme primaire » ?

Jean-Louis

Portrait de jacques13

De jacques13

12H45 | 05/09/2007 | Permalien

jean-louis on ne peux rien dire sur les USA sans être traité de communiste ou d'anti-américain primaire ou même secondaire.mais peut être que tu as cette réponse pavlovienne a défaut de d'argument raisonné.Il y a quelques dizaines d'années le PCF faisait de même avec l'argument de l'anti communisme !

Portrait de Courageux anonyme

De

05H21 | 06/09/2007 | Permalien

Bien sûr que non…c'est UN des critères, il y en a d'autres…mais le fait qu'à un tel degré l'hygiène de vie soit si déplorable aux US influe de façon importante sur la santé publique, et que le système de santé s'essouffle à essayer de compenser.
Que vaut-il mieux sur un plan financier : investir dans des traitements hyper onéreux contre le cancer du poumon ou lutter contre la tabagie ?
Avoir des services de cardiologie de pointe ou demander aux gens de mieux s'alimenter et de faire du sport ?
Alviano

Portrait de tjehan

De tjehan

10H58 | 06/09/2007 | Permalien

Mais où une grande partie de la recherche et certainement de ces traitements « hyper onéreux » se font ? Aux USA, pour ceux qui ont les dollars.

Je ne comprends pas comment on peut soutenir un tel système social qui laisse littéralement mourir les classes les plus pauvres au profit d'une « élite », et tout cela au nom de la rentabilité.

De plus, vous parlez de travail en amont à effectuer, et je pense bien que c'est bien plus le cas dans nos pays européens qu'aux USA, question de mentalité.

Je vous souhaite de bien rester en Europe lorsque vous aurez une maladie nécéssitant des injections à 500€ la capsule, que la solidarité (indépendante de notion de gauche ou droite) vous vienne en aide.

Portrait de Courageux anonyme

à tjehan Portrait de tjehan De

17H37 | 06/09/2007 | Permalien

Oui mais selon nos critères…
La démonstration reste à faire que ces critères sont ceux des Américains eux-mêmes.
Parce qu'à ma connaissance les USA sont une démocratie.
Si ce système de santé est insupportable à la majorité des gens ils peuvent voter pour le candidat qui mettra en place un nouveau système.
Je n'ai pas entendu parler d'un tel projet aux USA.
D'autre part, à la fin, il décèdent au même âge que nous, tout mal soignés qu'ils soient.
Je ne veux pas dire que tout est rose mais enfin de la même façon que nous n'apprécions pas que les Américains viennent nous donner des leçons, gardons nous de leur dispenser les nôtres.
Alaviano

Portrait de Courageux anonyme

De

06H28 | 06/09/2007 | Permalien

Je vais me risquer à une définition de l'anti-américanisme primaire :
Il y a la critique (positive ou négative), la médisance (on souligne les aspects négatifs sans ignorer les positifs), la calomnie (on ne retient que les aspects négatifs et quand il n'y en a pas on en invente…c'est ça l'anti-américanisme primaire).
Pour ma part je suis Gaulliste cad que je n'ai pas un amour immodéré de la politique Américaine, ni ne suis aveugle sur les défauts voire les tares de la société Américaine, je me situe dans la critique, Rue69 dans la médisance, les lecteurs de Rue89 principalement dans la calomnie.
Alviano

Portrait de DO

De DO

18H29 | 09/09/2007 | Permalien

bonjour alviano,
quelle surprise ! un gaulliste qui s'aligne derriere le petit president.

ca ne devient plus credible ta position.

bonjour au petit.

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