a debattre

Et l'école, comment ça va ? Un documentaire relance le débat

Et si, pour une fois, l'espoir venait de la télévision ? Coincidant avec une rentrée des classes lourde d'inquiétudes et de débats, une enquête diffusée lundi soir par Canal+ vient apporter un éclairage passionnant.

Long d'une heure quarante minutes et réalisé par Emmanuel Amara et Jean-Philippe Amar, « Education nationale, un grand corps malade » fait le pari audacieux de désigner tous les problèmes que rencontre le système scolaire, de l'école primaire à l'université. (Voir la vidéo).

Le traitement a un parti-pris assumé, aux accents parfois catastrophistes, mais totalement exempt de langue de bois. Un documentaire devant lequel on ne peut rester indifférent et qui provoquera le débat. Et c'est sans doute son but et sa plus grande qualité : encourager professeurs, parents et élèves à prendre position, à témoigner, à se mobiliser pour chercher des solutions.

C'est déjà pas mal dans le climat très particulier de cette rentrée des classes. Il y a le climat social tendu, généré par les mesures annoncées par le ministre de l'Education, Xavier Darcos, et en particulier la suppression de 11 200 postes, dont 9 000 concernent les enseignants. Une intersyndicale est prévue à la mi-septembre pour étudier une riposte.

Il y a également les critiques, nombreuses, qui figurent dans le récent rapport du Haut conseil de l'éducation(HCE) sur l'école primaire qui dresse un bilan négatif et estime que « rien n'a évolué depuis 1998 ». Pire, « les résultats continuent de se dégrader ». Le rapport du Haut conseil estime que l'école n'aide pas à gommer les inégalités de départ et « semble être résignée à l'échec des élèves qui accumulent des insuffisances ».

Bref, si le sentiment dans l'opinion est qu'il y a urgence à poser les problèmes sur la table et à en discuter sans pudeur, le documentaire de Canal+ fournit assurément une bonne base de départ. A voir, et, surtout, à commenter.

Education nationale, Un grand corps malade - lundi 3 septembre à 20h55 - Canal+.

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Portrait de Courageux anonyme

De

11H46 | 03/09/2007 | Permalien

C'est en clair ? Comment fait on s'il on est pas abonné ?

Cependant, le sujet est délicat donc intéressant à traiter, je suis bien curieuse de voir ce reportage, mais cela ne va pas m'être possible malheureusement …

Bonne initiative cependant, Merci
Eny

Portrait de Zineb Dryef

De Zineb Dryef

Rue89 | 11H49 | 03/09/2007 | Permalien

Bonjour,

Ce n'est pas diffusé en clair.

Portrait de Courageux anonyme

à Zineb Dryef Portrait de Zineb Dryef De

10H11 | 04/09/2007 | Permalien

Continuez à regarder TF1 c'est largement suffisant ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

De

14H00 | 04/09/2007 | Permalien

Et bien, en plus de TF1 maintenant, Canal+ se met en rang pour relayer la « révolution sournoise » en marche et pester contre cette foutue démocratisation de l'enseignement : quand même, accueillir les enfants des populos au Collège… c'est quand même mieux de faire la classe à l'élite, on peut se comprendre, vous voyez, c'est clââââsse quoi !
Après cette émission, je reste étonnée d'entendre encore aujourd'hui parler des difficultés scolaires ou de la réussite scolaire par le seul fait de l'école française toute puissante et seule au monde, de ses enseignants, ou plus grave et sous-entendu, de l'état de nature de l'enfant (t'es doué ou tu l'es pas en clair, alors, à quoi bon…) Mais enfin, réveillons nous : que vaut l'école et ses apprentissages des temps, de la réflexion, de la concentration, à l'heure de l'internet, de la consommation de masse, de la TV spectacle, où tout autour de soi repose sur la séduction, le plaisir immédiat, le sensationnel, le zapping ? Et où chacun de nous est partie prenante de ce système. Même notre Président, qui vient pourtant d'écrire 32 pages sur le fait éducatif, vit et s'affiche dans les médias en contre-exemple des attendus du travail scolaire : du TEMPS, de la patience, ne pas rebondir sur le sensationnel, mais s'intéresser à l'implicite, aux codes, aux signes plus qu'aux faits… Et souvenez-vous enfin de la formule de C. Castoriadis : on ne gagne pas parce qu'on vaut, on vaut parce qu'on gagne ! Et y'a qu'à voir comment Canal+ se charge de nous en faire part ! Alors être enfant du 21ème siècle et comprendre l'intérêt de l'école : TRES difficile ! Bon courage « grand corps malade », à moins de te réfugier à Henri IV ou au Collège de France, encore que…

Portrait de Courageux anonyme

De

11H58 | 03/09/2007 | Permalien

Combien font 5 + 9 ? (Le site pose cette question pour vérifier que vous êtes un internaute et non un automate)
Justement l'école ne doit pas former des automates. Et un automate sait parfaitement combien font 5+9…

Le problème de l'école vient à mon sens du problème des profs… Ou plutôt des problèmes des profs avec les parents, avec les élèves, avec leur vocation, avec l'état, avec leur corporation, leurs syndicats…

Tout ça mériterait un grand coup de pied de l'âne. Un recadrage général. En fait c'est maintenant que l'échec de Mai 68 éclate au grand jour. Ceci dit, revenir aux blouses grises, merci bien… Mais à force de rester arc-boutés dans leurs églises laïques, les profs se verront imposer une réforme qui ne sera peut-être pas la meilleure. Une réforme libérale au lieu d'une réforme républicaine. Attention les dégats !

Portrait de Frad

De Frad

blah | 12H49 | 03/09/2007 | Permalien

C'est un peu trop facile de tout mettre sur le dos des profs. et un peu ridicule de parler de mai 68. on s'en fou de mai 68, on est en 2007.

Le probleme est avant tout tres concret : il n'y a pas assez de profs. Qu'esperer de bon quand les classes sont surchargées ?

Portrait de Courageux anonyme

à Frad Portrait de Frad De

17H26 | 03/09/2007 | Permalien

Pas assez de profs : trop facile !
Vous avez des explications simplistes. Regardez ce qui se fait ailleurs et vous constaterez qu'il y a largement assez de profs dans ce pays… Mais effectivement les classes sont surchargées. Alors pourquoi ? Où sont les profs ?

Quand à Mai 68, nier son influence est tout aussi ridicule… Ce n'est pas parce qu'on en parle qu'on est sarkozyste bon Dieu !

Portrait de yoplait

De yoplait

Professeur des écoles | 20H58 | 03/09/2007 | Permalien

cher courageux anonyme … Tes propos me font bien flipper …

Mais vas-y, après être professeur des écoles, assistante sociale… on peut aussi faire bouc émissaire si tu veux !

Portrait de Courageux anonyme

à yoplait Portrait de yoplait De

07H24 | 04/09/2007 | Permalien

Et tu crois que Yoplait c'est courageux comme blaze ? Ca ne veut rien dire l'anonymat sur un forum.
La victimisation, c'est aussi trop facile… Que tu sois professeur des écoles ne m'étonne pas vraiment. Corporatisme, corporatisme… Vous brandissez l'intérêt des élèves alors qu'au fond…
Heureusement il y en a d'autres, plus honnêtes.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H56 | 03/09/2007 | Permalien

Je pense que peu de monde se rend compte de la difficulté qu il y a à enseigner devant un grand nombre d'elèves , de la fatigue nerveuse que cela entraine : Donc , oui , il n'y a pas assez de profs , car on bourre les classes à plus de 35 elèves pendant 7h/jour, 5 jours/semaine , alorsqu'il faudrait faire des classes d'au maximum 20 elèves.
Lorsque on fait des formations pour adultes , on prévoit des sessions de 15 personnes sur maximum 6h/jour en session de 4 jours.
Dans les colonnies de vacances , on prévoit 1 moniteur pour 6 enfants de 6 ans , ou pour 10 enfants de 10 ans , ou pour 14 enfants de 14 ans.
De plus , le grand nbre d'enfants/classe ne peut qu'augmenter la fatigue des enfants .
DONC , moins de profs et plus d'enfants par classe , cela donnera des profs de plus en plus fatigues , et des enfants de plus en plus fatigues et bien moins en etat d'apprendre …. sauf , bien sur , pour ceux qui auront les moyens financiers de diminuer les pressions sur leurs enfants.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H18 | 07/09/2007 | Permalien

Dans ton discours on peut y trouver du vrai mais enfin je crois qu'il faut être un peu plus réaliste et se rendre compte qu'il ya 20 ans les classes étaient déjà très surchargées ! je suis sur après avoir vu mes enfts à l'école et après cette émission que les profs sont que des incapables dans le public ils vont bosser c'est tout ! il n'y a plus cette rage d'aider les élèves en difficulté plus cette vocation de transmettre ! chaqun se débrouille avec les parents qu'il a ! nous devons tout refaire et tout réaprendre à nos enfts est ce normal ? font ils leur travail j'en doute fortement ! en cm2 la division tient sur une page entiere ? ? ? en ce2 la soustraction est inconnue ? ? ? résoudre des problèmes sans techniques opérationnelles ! ! ! ! écrire sans règles de grammaire ? ? ? mais où va t-on ? ! ? le privé reste encore une valeur sur enfin je l'espère du fond du coeur !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H28 | 08/09/2007 | Permalien

Dire que « les profs sont que des incapables » et opposer public et privé relève de la rhétorique manichéenne de Nicolas Sarkozy. Vous apprenez vite ! Je ne contesterai pas vos sources, mais vous me permettrez de parler de ma propre expérience.
J'ai fait pendant deux ans des remplacements dans le public, au niveau secondaire. J'ai donc côtoyé des profs, j'en ai été un moi-même. Les collègues que j'ai rencontrés étaient souvent sous pression, et le vivaient plus ou moins bien. J'ai entendu souvent, en salle des profs, des mots durs sur des élèves, j'en ai eu moi-même. Quand vous êtes stressé, vous avez besoin de vous défouler. Les profs sont souvent hostiles, par réflexe, à toute idée de réforme, c'est vrai. Essayez d'avoir du recul quand vous êtes aux prises avec les élèves, avec les parents, avec votre hiérarchie et avec vous-même. Enfin, j'ai vu des profs craquer, j'ai moi-même craqué. Tous n'étaient pas irréprochables, j'ai moi-même commis des erreurs.
Mais ce que je n'ai jamais vu, dans les dix établissements où j'ai travaillé, c'est un prof qui bâcle son travail parce qu'il n'aurait cure de ses élèves. Tous ceux que j'ai côtoyés avaient la passion de transmettre leur savoir. A défaut de la « rage », ce qui est peut-être mieux : la rage est une maladie contagieuse et mortelle. Et quand un petit enragé désigne des boucs-émissaires à la vindicte populaire pour lui donner un prétexte de déchaîner sa propre rage, cela n'augure rien de bon.
Réfléchissez bien avant de vous réfugier dans les bras du privé. J'y ai également bossé, et je peux vous dire qu'il y a privé et privé. Il y a des établissements novateurs et dynamiques, et il y en a d'autres où l'élève compte moins que les dogmes qu'on lui inculque et le pognon qu'il rapporte. Quant aux enseignants, ils ne sont pas différents de ceux du public : mêmes défauts, mêmes qualités. La seule différence entre le public et le privé est qu'on laisse plus de pognon dans le second pour des résultats pas toujours meilleurs que dans le premier.
Les profs ne sont pas au-dessus de la critique. Mais quand on en vient à penser qu'ils sont des incapables, on n'a pas d'autre solution que de faire cours soi-même à ses enfants. Ce pour quoi je suis sûr que vous êtes plus qualifié que tous ces « incapables ».
Cordialement,

Thomas GREDAT

Portrait de métalo du sud

De métalo du sud

10H52 | 04/09/2007 | Permalien

Cher CA de 18H26
« Regardez ce qui se fait ailleurs….. »
Justement je demande à voir
Alors démonstration ; comme disaient les profs en 68…

Portrait de Courageux anonyme

à métalo du sud Portrait de métalo du sud De

15H01 | 04/09/2007 | Permalien

« Regardez ailleurs »
C'est justement ce que je reproche aux profs : le nombrilisme.
Ce sont des gens dits « intelligents ».
L'ouverture et la remise en question devrait être leur conduite.
Sans parti pris, ni a-priori, ni peurs.
Sarko va leur tailler des croupières parce qu'ils n'ont jamais eu ce courage

Je demande à voir,
tu demandes à voir,
nous demandons à voir…

Portrait de Courageux anonyme

De

11H16 | 04/09/2007 | Permalien

J'ai vu dans un numéro de Geo, lu dans une salle d'attente un tableau comparé sur l'enseignement en France et dans les pays nordiques . A mon grand étonnement ( car on nous rebat sans cesse les oreilles avec la chanson « trop de profs » ) , le nombre d'élèves par prof est bien plus important en france que dans les pays nordiques , 17 contre 7 ou 8 dans les pays nordiques si mes souvenirs sont exacts .

Portrait de Courageux anonyme

De

15H02 | 04/09/2007 | Permalien

Et le nombre de profs par élèves ?

Portrait de Claude PELLETIER

à Frad Portrait de Frad De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 20H08 | 03/09/2007 | Permalien

Mai 68 c'est comme la Belle Époque !

La Belle Époque c'est tellement d'éléments contradictoires. Qu'en retenir ! ? Et il s'est passé tellement de choses en Mai 68 , TELLEMENT que cela me fatiguerait d'en faire la liste.

Condamner Mai 68 sans préciser « quel aspect de cette période » on fustige, n'est pas très opératoire. On sent que la personne qui parle de Mai 68 en a gardé une dent de son chien mais pour quelle(s) raison(s). Il peut y avoir tant de raisons. C'est un mystère ! Mai 68 n'est sûrement pas un élément monolithique !

Votre réponse sur le nombre de profs n'est pas toujours en phase. Le point de vue quantitatif influe sur l'aspect qualitatif mais pas toujours… Il faudrait d'abord que l'on soit plus précis (ainsi que je l'expliquais) sur les critiques.

Ce qui a toujours manqué dans le monde scolaire, pardoxalement, ce sont de VÉRITABLES ÉVALUATIONS. Il nous faut plus d'évaluations pertinentes et faisant le tour du sujet. J'espère que l'émission de Canal sera vigilante sur les évaluations et qu'on ne nous montrera pas des réalités sans s'appuyer sur des statistiques vérifiables. Trop de personnes se fient à leur pifomètre et à une expérience subjective forcément très très limitée pour se perdre dans totues sortes de généralisations hasardeuses.

UN exemple.
La question de l'illettrisme est de temps en temps l'événement ou le scandale du jour dans les médias …… pour donner l'impression que tout va mal, et que tout se dégrade ! ce qui est plus vendeur. EN RÉALITÉ, IL Y A TOUJOURS EU UNE FRANGE D'ANALPHABÈTES & D'ILLETTRÉS à la sortie de l'école primaire. Ce « déshonneur » a toujours existé. Et il ne suffit pas qu'un journal annonce que cela a augmenté pour que ce soit vrai. Il faut le vérifier, et être scrupuleux sur la méthode. Et s'assurer que l'on utilise les mêmes définitions. Faire atention à ce que disent les enseignants quand ils élargtissent leur propos car eux aussi n'ont pas forcément accès à des méthodes et moyens d'évaluation appliqués à l'ensemble de la machinerie Éducation Nationale.

Il n'y avait pas, selon les statistiques que je connaissais il y a six/sept ans (quand je m'y intéressais) plus d'analphabètes ou d'illettrés.
MAIS quelque chose avait changé. Quoi donc !

Simple. Dans la société actuelle, c'est devenu de moins en moins admis de l'être !

Et cela pour deux raisons tout à fait légitimes :

— Le niveau d'éducation moyen de la population a bien augmenté,
— et les besoins de l'économie qui recale ceux qui ne savent pas se débrouiller avec l'écrit
……… que cela est devenu un problème plus important.

J'arrête. Je vous laisse.
L'émission va commencer !

Portrait de Claude PELLETIER

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 22H14 | 03/09/2007 | Permalien

Je reviens.
L'émission se termine à l'instant.
J'espère qu'il y aura une suite car j'en sens les manques, les lacunes.

Avant l'émission, j'espérais des informations, des dires s'appuyant sur des statistiques pour éviter de trop pencher du mauvais côté de la subjectivité. Je n'ai pas été satisfait.

Je souhaite vivement une suite. On était au tribunal mais il n'y avait qu'une instruction à charge et pas de point de vue antagoniste. J'aime bien construire mon jugement en soupesant le pour et le contre d'où ma déception. Après l'émission, j'attends un autre son de cloche.

Beaucoup trop d'intervenants, impression de patchwork.

L'émission a commencé par un décorticage des éléments qui réduiraient la difficulté d'accès au baccalauréat et elle s'achève par des séquences assez longues réservées à l'école primaire (mécanisme de la division au CP).

Je suis un peu effaré car sur une partie de l'émission
(……celle où je peux me prévaloir de compétences et d'expérience),
mes oreilles ont entendu des énormités
présentées comme autant d'évidence.
Et sans que personne ne vienne verser un démenti … ou prévenir que la chose est discutable.
Bonsoir.

Portrait de Tartiflette

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De Tartiflette

18H24 | 04/09/2007 | Permalien

Une émission à éviter une veille de rentrée, je me suis couchée toute stressée à l'idée de ce que j'allais faire subir à mes CP..
Plus sérieusement, je crois qu'on ne peut guère contester l'exactitude du constat : le niveau baisse, dramatiquement ! Je ne suis pas d'accord avec les raisons invoquées. Certes, je ne garde pas un grand souvenir de mon passage à l'IUFM : je n'y ai rien appris et notamment pas à apprendre à lire et écrire… une paille ! Certes également, les syndicats ont une fâcheuse tendance à bloquer toute tentative de réforme, parfois par principe (surtout si le gouvernement est de droite ! ). Mais le reportage était un peu trop « parti-pris » à mon goût et il ne faut pas oublier qu'en ZEP, par exemple, nous avons affaire à des classes entières d'enfants dont le français n'est pas la langue maternelle. Selon le principe de l'école républicaine, les programmes sont bien obligés de s'adapter au plus grand nombre. Je suis donc ravie pour l'instit de Bretagne (très content de lui) qui faisait des divisions en CE1 et je l'invite dans mon école pour voir si la démonstration est aussi éclatante ! ! Nous ne faisons pas le même métier, je me sens personnellement plus utile dans mon quartier difficile. Mais j'aime cette « mission » autant que lui, et j'aurais aimé que le reportage montre un peu plus cet aspect des choses : l'Education Nationale faillit à sa mission, malgré la bonne volonté et le dévouement de ses enseignants. Une solution vue de l'intérieur ? ALLEGEZ LES CLASSES ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

à Tartiflette Portrait de Tartiflette De

20H51 | 04/09/2007 | Permalien

Chère Tartiflette,

Je vous comprends. Me voici à la retraite. J'ai connu les cours préparatoires cinq ou six fois. J'y ai mis beaucoup de ma vie, de mon énergie ; aujourd'hui sur le bord de la route, le rôle d'inactif n'est pas agréable. Passons…

Ce reportage est effectivement de parti pris, on a connu mieux en matière de documentaire. Essentiellement à charge et totalement dépourvu de quantification. Un patchwork de sentiments et de points de vue. Décevant même si des « pointures » pédagogiques sont convoquées telles Bentolila, Meirieu……

On ne peut pas se baser sur les informations contenues dans ce film et présentées en dehors de toute méthodologie. Il serait temps qu'on ait une grande évaluation nationale sur ce genre de sujets.

L'instituteur qui s'efforce d'enseigner la division à ses élèves de CP (ou CE1, je n'ai pas très bien entendu) fait fausse route. Il ne peut pas prétendre avoir mené « son expérience » sur des milliers d'élèves. Son point de vue est par définition subjectif, étroit. Passons.

L'intiation à la division a été reportée au dernier cycle de l'école primaire pour de bonnes raisons. Si je me rappelle bien, le nombre d'échecs dûs à un apprentissage prématuré, et d'autres priorités ont prévalu notamment la résolution de problèmes …

Dans le genre de manuels utilisés pas cet enseignant, les lecons sur la soustraction (par exemple) sont suivies par des séries de problèmes nécessitant le recours à la seule soustraction ; les problèmes avec multiplication sont à la suite des leçons sur la multplication, et ainsi de suite. Effet en trompe-l'œil assuré.

Aujourd'hui, les manuels évitent de créer ce genre de réflexes conditionnés. Non à Pavlov. Ce qui veut dire que ceux qui enseignent les mathématiques sont devenus « plus ambitieux ». L'instituteur du film le néglige. On peut lui reprocher de perdre du temps alors qu'il devrait s'investir dans la résolution de problèmes par exemple ou dans d'autres objectifs des programmes.

Moi qui pensait que la propédeutique des maths avait fait un grand progrès entre le début et la fin de ma carrière ! ! !

La séquence sur cette maman parlant du parcours de ses deux enfants scolarisés différemment étaient sans doute authentique mais quelle caricature d'information ! La seule chose qu'on puisse apprendre n'a rien a voir avec la scolarité des rejetons. On découvre seulement comment cette mère réagit face à des cahiers différents. Point à la ligne. Pour ceux qui ne sont pas enseignant, disons que des cahiers comme ceux qu'examine cette maman, sont des reflets bien éloignés d'une réalité, d'un vécu et d'une expérience. On apprendrait autant sur leur scolairité en comparant les seules photos des enfants. Et ce que la dame appelait une « richesse » ne peut que susciter l'étonnement, pour rester poli.

Bon courage.

Portrait de Claude PELLETIER

à Tartiflette Portrait de Tartiflette De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 20H55 | 04/09/2007 | Permalien

Chère Tartiflette,

Je vous comprends. Me voici à la retraite. J'ai connu les cours préparatoires cinq ou six fois. J'y ai mis beaucoup de ma vie, de mon énergie ; aujourd'hui sur le bord de la route, le rôle d'inactif n'est pas agréable. Passons…

Ce reportage est effectivement de parti pris, on a connu mieux en matière de documentaire. Essentiellement à charge et totalement dépourvu de quantification. Un patchwork de sentiments et de points de vue. Décevant même si des « pointures » pédagogiques sont convoquées telles Bentolila, Meirieu……

On ne peut pas se baser sur les informations contenues dans ce film et présentées en dehors de toute méthodologie. Il serait temps qu'on ait une grande évaluation nationale sur ce genre de sujets.

L'instituteur qui s'efforce d'enseigner la division à ses élèves de CP (ou CE1, je n'ai pas très bien entendu) fait fausse route. Il ne peut pas prétendre avoir mené « son expérience » sur des milliers d'élèves. Son point de vue est par définition subjectif, étroit. Passons.

L'intiation à la division a été reportée au dernier cycle de l'école primaire pour de bonnes raisons. Si je me rappelle bien, le nombre d'échecs dûs à un apprentissage prématuré, et d'autres priorités ont prévalu notamment la résolution de problèmes …

Dans le genre de manuels utilisés pas cet enseignant, les lecons sur la soustraction (par exemple) sont suivies par des séries de problèmes nécessitant le recours à la seule soustraction ; les problèmes avec multiplication sont à la suite des leçons sur la multplication, et ainsi de suite. Effet en trompe-l'œil assuré.

Aujourd'hui, les manuels évitent de créer ce genre de réflexes conditionnés. Non à Pavlov. Ce qui veut dire que ceux qui enseignent les mathématiques sont devenus « plus ambitieux ». L'instituteur du film le néglige. On peut lui reprocher de perdre du temps alors qu'il devrait s'investir dans la résolution de problèmes par exemple ou dans d'autres objectifs des programmes.

Moi qui pensait que la propédeutique des maths avait fait un grand progrès entre le début et la fin de ma carrière ! ! !

La séquence sur cette maman parlant du parcours de ses deux enfants scolarisés différemment était sans doute authentique mais quelle caricature d'information ! La seule chose qu'on puisse apprendre n'a rien à voir avec la scolarité des rejetons. On découvre seulement comment cette mère réagit face à des cahiers différents. Point à la ligne. Pour ceux qui ne sont pas enseignant, disons que des cahiers comme ceux qu'examine cette maman, sont des reflets bien éloignés d'une réalité, d'un vécu et d'une expérience. On apprendrait autant sur leur scolarité en comparant les seules photos des enfants. Et ce que la dame appelait une « richesse » ne peut que susciter l'étonnement, pour rester poli.

Bon courage.

Portrait de Courageux anonyme

à Claude PELLETIER Portrait de Claude PELLETIER De

21H20 | 04/09/2007 | Permalien

Un peu d'intelligence dans ce debat, ca ne fait jamais de mal, merci !

Portrait de NöusS

à Frad Portrait de Frad De NöusS

20H31 | 03/09/2007 | Permalien

Je ne pourrai pas le voir si ce n'est pas en clair… j'espère que cela sera relayé par d'autres médias comme c'est parfois le cas…
Cependant je suis sceptique quant au fait que le reportage pose la question centrale, il me semble, du recrutement et des concours qui permettent de devenir fonctionnaire et non l'un des innombrables vacataires de ce vaste ministère.
Cette question est centrale car elle est souvent le point de départ pour devenir inspecteur, directeur… pour devenir décisionnaire et faire carrière dans ce vénérable secteur d'activité ! ! !
Or ces concours sont iniques, contreproductifs et inamovibles. Ils sanctionnent un savoir didactique et non la capacité à transmettre.Ce qui fait que c'est presque par hasard que nos enseignants ont un talent pour susciter l'intérêt de leurs élèves et c'est presque improbable que la conception des programmes et l'évaluation des enseignants soit orientée par cet objectif qui me paraît primordial pour former des humains qui s'impliquent, sont curieux et volontaires dans leur vie d'adulte. Il s'en suit un désintérêt croissant, une inefficacité de plus en plus dénoncé dans une société toujours plus conditionné par l'intelligence…
Je témoigne de cela en tant qu'aspirant dans une spécialité ou ce constat est criant ; une spécialité représentative de la société, bien que souvent décrié et inaudible…« les arts plastiques »
Mai 68 a questionner notre corps social et continu fort heureusement de le faire ; cependant la structure de ce pays n'a presque pas changé, à ce moment-là, et commence simplement grâce à un long travail d'érosion d'individus plein d'abnégation. Voilà pourquoi je perçois cette question comme central et voila pourquoi je suis sceptique ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

à Frad Portrait de Frad De

23H23 | 03/09/2007 | Permalien

Ah la rengaine des classes surchargées ! Dans les années 60, Frad, nous étions bien souvent plus de quarante par classe de collège et de lycée et ça n'a empêché personne de travailler et de réussir. Le problème ne vient pas (pas seulement,si tu veux) du nombre d'élèves par classe mais de l'évolution catastrophique du rapport de notre société à son système scolaire(sur le mode consommatoire).

Portrait de Courageux anonyme

De

23H45 | 03/09/2007 | Permalien

dans les années 60, on essayait pas encore de mener 80% d'une classe d'âge au bac .. et par conséquence, de part les élèves que l'on y trouvait , les classes de lycées et certaines de collège n'avaient pas grand chose avoir avec celles d'aujourd'hui .. 40 ans apres ..
il faut cesser de tout ramener cinquante ans en arrière ..
la comparaison n'a pas franchement de sens ..

Portrait de Courageux anonyme

De

08H30 | 04/09/2007 | Permalien

Jusque dans les années 60, et même au-delà, il fallait être sage et discipliné, et ne surtout pas la ramener. Si on manquait à la discipline, on était puni. Et ce n'était pas la peine de se plaindre auprès des parents : c'était aussitôt double tarif. Les structures étaient rigides, donc indiscutables. Dans ces conditions, c'était pratique de déverser la parole divine de la religion laïque sur ces petites têtes silencieuses qui n'avaient qu'à écouter et répéter.
Pourquoi, mais pourquoi a-t-il fallu que des hurluberlus nous révèlent qu'enseigner à des gosses n'était pas aussi simple ? C'est à cause d'eux que les profs ne savent plus enseigner à des classes de trente-cinq élèves, alors que rien n'est plus facile ! Si si ! C'est ce qu'assurent ceux qui n'ont jamais essayé !
Ah ! c'était mieux avant ! Quand les élèves n'étaient pas des personnes !
Rassurez-vous : ça va revenir ! Ca commence déjà.

Thomas GREDART

Portrait de Courageux anonyme

De

11H32 | 04/09/2007 | Permalien

Très juste .
Je me demande si ceux qui prônent un retour au lycée de grand-papa , ont jamais mis les pieds dans des lycées étrangers ? Moi j'ai assité à des cours dans des lycées tout à fait ordinaires ( ils n'étaient pas situés dans des banlieues difficiles )en Allemagne et au Danemark et je peux vous dire que la plupart des profs français n'accepteraient pas ce que tolèrent les profs dans ces pays . Disons que les rapports profs -élèves sont beaucoup plus cool que chez nous …..

Portrait de Courageux anonyme

De

14H51 | 04/09/2007 | Permalien

Bonjour Thomas, qui ne manquez pas d'R aujourd'hui (« Thomas GREDART »)…

Otto Naumme

Portrait de Courageux anonyme

De

15H28 | 04/09/2007 | Permalien

Bonjour Otto !
Certes, une faute de frappe découverte trop tard et qui me fait presque faire de l'« art ». De quoi j'ai l'« R » ?

Thomas GREDAT

Portrait de manu - le vrai

De manu - le vrai

18H35 | 05/09/2007 | Permalien

40 élèves plus ou moins moulés de la même manière (au moins quant à leur manière d'intéragir avec les structures).
Incomparable à la situation actuelle.

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