
Dans le XXe arrondissement de Paris, quartier populaire du nord-est de la capitale, une ruelle égaye la monotonie. Touristes égarés et flâneurs qui s'aventurent sur le pavé de la rue Dénoyez s'arrêtent, scrutent, prennent parfois des photos. de ce que l'on pourrait appeler le » paradis du graff » .
Les petits commerces de la rue, les personnes âgées du foyer logement,ou encore le gérant de l'hôtel du même nom semblent s'accomoder de voir l'artère transformée en atelier d'artistes à ciel ouvert.
Pourtant, la mairie de Paris lance inlassablement ses « dégraffiteurs » recouvrir le travail des graffeurs. Ils mettent environ dix jours à intervenir. Moins encore, avance un employé de la mairie du XXe, s'il s'agit de messages à caractère politique ou injurieux.
Samedi 18 août, trois jeunes graffeurs, avec » matos » de pro (bombes, pots de peinture, chiffons, etc.) et look hip-hop de rigueur, se rejoignent sur le lieu et s'y installent pour l'après-midi. Ils ne savent pas s'il oeuvrent dans la légalité.
Mais la rumeur dit qu'ici, » on peut poser tranquille » . » Il y a une galerie là. Des fois, il y a des graffeurs qui exposent » . Et réalisent des performances en » live » . Il indique du doigt un local de la rue Dénoyez, à la devanture bleue.
Devant se trouve Pedro. Son truc c'est les pochoirs. Président de l'association d'artistes Frichez-nous la paix, il est aussi le père d'une petite fille : » Elle va avoir 9 ans, s'appelle Luce et c'est une une graffeuse en herbe. »
Son père explique qu'au début, des agents venaient repeindre par-dessus les graffs, avec du gris le plus souvent. Ce qui revenait à préparer une surface vierge pour y réaliser de nouvelles performances… Aujourd'hui, affirme Pedro, » ils n'ont plus besoin de repeindre, ce sont les artistes qui repeignent ! » . Ajoutant : » On est là pour faire de l'art de proximité » .
De » l'art de proximité » , oui, mais pas tout à fait légal. Selon un instructeur responsable des autorisations de ravalement dans l'arrondissement, aucune autorisation n'a été délivrée pour cette rue. » Comme c'est une rue en assez mauvais état, je crois que pour l'instant ils laissent faire. Mais quand la piscine sera construite, ça pourrait changer »
Fin 2007, un complexe sportif de 2180 mètres carrés, situé entre le 4 et le 12 de la rue, doit en effet être inauguré. Pour Pedro, le mur ne dérange personne, et il espère que cela dure, » c'est plutôt sain, un mur d'expression. Et apparemment, ça répond à une demande » . Il désigne des yeux les trois graffeurs qui s'apprêtent à passer à l'action
Et Pedro, qui pense que » l'art est toujours politique » , de se retourner vers sa fille : » Luce, c'est politique ce que tu fais. Fais attention ! T'as fait un coeur… »


A lire :
A Bristol, le graffeur Banksy séduit même les promoteurs
Une fresque du mystérieux artiste anglais échappe à la destruction.



















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De Aïwass
15H48 | 02/09/2007 |
» Culture « de masses, comme Tf1 ou M6.
Sous culture des ghettos américains calquée par les
» indigènes de la République « et les petits “ blancs ‘ dont le cerveau est gazé au shit.
De Matmat
17H54 | 02/09/2007 |
Vous êtes fou !
De
18H14 | 02/09/2007 |
aïwass…c'est la liberté qui te fait peur ? Perso je trouve ça sympa. Si les graffs habillaient les complexes sportifs, les ponts et autres complexes en béton ça serait plus sympa que d'avoir du béton à perte de vue. Mais bon c'est vrai que certains préfèrent l'ordre et la grisaille, ça les rassurent mouaaaaaa…marche au pas à l'école, marche au pas à l'armée, marche au pas en colonne, marche au pas cadencé…
Sinon C'est quoi pour toi la « sous culture » ? ? ? ? la « Culture » ?
Puis sincèrement c'est pas les petits blancs qui ont le plus le cerveau gazé au shit.
De FabiendeMénilmontant
journaleux - blogueur | 10H18 | 04/09/2007 |
C'est justement parce qu'un équipement sportif (en l'occurrence une piscine… dont la décision officielle a été prise au Conseil municipal des 12,13 et 14 décembre 2005 et dont l'appel d'offres a été publié en 2006 ici http://www.klekoon.com/JOCE/JOCE_3_Detail.asp ? ID_joce=488069) est en cours de construction rue Dénoyez que cette petite rue escarpée du 20e est surveillée.
La maquette présentée aux riverains en mai 2006 est sur le BelleVilleBlogue entre autres :
http://blog.belleville-paris.info/dotclear/index.php ? 2006/05/09/553-reun…
Mais que les esprits moqueurs se rassurent (ou se moquent doublement) !
Cette rue étroite et courte (http://www.v1.paris.fr/Carto/Nomenclature_maj/2708.nom.htm), où se trouvait autrefois une folie, tire son nom des propriétaires de ladite folie dans laquelle les bourgeois venaient s'encanailler avec la populasse des faubourgs (l'octroi sur le vin et les spiritueux étant excessif à Paris, la Barrière de Belleville était presque aussi facile à passer que celle de Ménilmontant, ou celle des Amandiers que l'on franchissait depuis la Place royale par ici http://menilmontant.noosblog.fr/mon_weblog/2006/10/un_peu_dhistoir_1.htm…). Les propriétaires étant frères, la rue devrait s'appeler avant l'ouverture de la piscine (qui ne sera pas olympique puisque les JO 2012 n'ont pas lieu à Paris et qu'il existe déjà une piscine olympique dans le 20e) « Rue des Frères-Dénoyez ».
Par ailleurs, depuis les premières œuvres de Jérôme Mesnager (qui a quitté le 20e pour la banlieue), qui, si ma mémoire ne me fait pas trop défaut datent de 1995 (en tout cas après le déménagement du PCF 20e de la rue des Panoyaux à la Place des Grès et après la passation de pouvoirs entre Georges Marchais et Robert Hue), les AAB (Ateliers d'artistes de Belleville) et la toute proche Forge de Belleville (rue Ramponeau, en chantier et en cours de réhabilitation) ont pour habitude de s'y installer régulièrement et marquent leur territoire, si j'ose dire.
La loi de 1881 et le règlement de la Ville de Paris de 1979 font qu'il est TOUT A FAIT NORMAL qu'une telle « répresion » (ou surveillance, comme vous voudrez) est non seulement légale mais légitime !
A titre d'exemple, j'invite les promeneurs potentiels à aller se promener Cité du Labyrinthe (qui a un statut très particulier : http://www.v1.paris.fr/Carto/Nomenclature_maj/5132.nom.htm) à venir regarder le graf qui a été réalisé l'hiver dernier par deux djeun's (même pas du coin) qui ont obtenu l'accord tacite du propriétaire des lieux.
Les riverains de la Cité du Labyrinthe (que j'emprunte avec plaisir au moins trois fois par semaine) sont furieux que la Ville de Paris ne veuille pas entretenir la partie privée de cette voie percée un an avant la Commune en échange d'un transfert de propriété des sols privés à la Ville.
Les propriétaires souhaitent, comme tous les Parisiens qui paient une taxe foncière, une taxe d'habitation et une taxe de balayage, avoir le ramassage des ordures ménagères régulièrement, le tout à l'égoût, le nettoyage fréquent de la rue et la réfection de la chaussée.
Et ils ne sont pas contents de la réaction de l'Hôtel de Ville. Mais alors pas du tout ! Et menacent de fermer la voie (ils ont installé une grille côté rue de Ménilmontant, dont seuls les propriétaires de chaussée détiennent une clé). Tout soutien — moral ou politique — est le bienvenu, pour que des gens comme moi (difficultés de motricité) ou les Artistes de Ménilmontant (qui ont besoin de se faire livrer du matériel souvent encombrant pour travailler, ou encore l'imprimerie située dans la Cité puissent vivre et travailler en paix…
Fabien
http://menilmontant.noosblog.fr/
De
22H40 | 02/09/2007 |
Quand on parle de gazage … j'ouvre mon livre d'histoire … très récente.
Le béton gris des ghetto (tiens tiens encore un moy lourd d'essence), les vomi sages des galeries chics s'en choquent. Vomieux l'art du marché - cher bien sûr, d'une pauvreté d'invention aaaah encore un « monochrome » un barbouilli « sans titre. L'art se mesure aujourd'hui en hectare, être acre contre la spontaneité des tags - des fois c'est beau des fois moins à mon petit gout - ego ; . Les murs gris , les faiences blanches d'une staion de métro bruxelloise sont des invites à l'art. L'art est forcement “ailleurs et autre”. Vive l'art narchie ! ! !
De Tortue Géniale
10H01 | 03/09/2007 |
Ton manque de culture n'a dégal que ton intolerance et ta betise. Le HipHop est sans aucun doute le plus gros, le plus actif et passionnant mouvement culturel de notre temps.
Tu n'est qu'un sombre idiot de penser que ça se limite a une bande de drogués qui font de la peinture… Le hip hop a trouvé ses marques dans tous les domaines, il inspire a tous les niveaux et il n'est pas pret de mourrir. Bon courage, du hiphop mon pauvre, tu vas en bouffer des années, va falloir t'y faire.
à Tortue Géniale
De
10H20 | 03/09/2007 |
ça serait tellement mieux si la qualité des graffs était à la hauteur de ton enthousiasme.
De Tortue Géniale
10H23 | 03/09/2007 |
ouvres les yeux ; )
comme dans toute culture ya des bons et des moins bons… et puis il ne faut pas oublier que la beauté dans toute forme d'expression est tributaire de la personne qui regarde l'oeuvre…
quelques sites….
www.fatcap.org
www.graffiti.org
www.bombingart.com
à Tortue Géniale
De brogilo
in angulo | 10H51 | 03/09/2007 |
Oui, et une oeuvre qui n'est pas regardée se meurt.
à Tortue Géniale
De
11H26 | 03/09/2007 |
En même temps, les photos illustrant l'article sont particulièrement moches et peu à même de défendre la culture Graff.
De brogilo
in angulo | 13H43 | 03/09/2007 |
Les photos illustrant l'article ne sont à mes yeux ni belles ni moches. Elle tentent de donner du mieux qu'elles peuvent un aperçu d'un travail avant tout fait pour être apprécié in-situ.
On ne dira jamais assez l'importance du lieu. La peinture est et doit rester quelque chose de physique.
Le graffeur est soumis à des contraintes de temps, d'espace, de support (corniches, gouttières, murs de briques et anfractuosités diverses) qui sont pour lui autant d'aiguillons à sa créativité, l'obligeant à trouver dans l'urgence des solutions plastiques à un problème donné.
Il arrive avec son image toute faite dans la tête mais, très vite, il se heurte certains principes de réalité. C'est ce dépassement de lui-même qui le fait « vibrer ».
Comme jadis les fresquistes toscans, malgré les poncifs, se devaient, parfois, d'improviser à même l'enduit frais.
De
17H02 | 03/09/2007 |
La critique est facile mais l'Art est difficile …. Vous savez faire quoi ? A part critiquer ? Je trouve ces photos très bien prises et très colorées …. et le sujet est extrêmement intéressant …. je vais d'ailleurs allers en touriste ! ! ! Maisi pour vous l'Art se limite peut-être à votre image dans le miroir ! !
à Tortue Géniale
De
10H12 | 03/09/2007 |
ça serait tellement mieux si la qualité des graffs était à la hauteur de ton enthousiasme.
De
16H07 | 04/09/2007 |
Culture « de masses, comme Tf1 ou M6.
Sous culture des ghettos américains calquée par les
» indigènes de la République « et les petits “ blancs ‘ dont le cerveau est gazé au shit.
Mais qu'est ce que c'est k'ce clown ! ! ! ? ? ?
Vous ne savez même pas ce qu'est une sous culture !
Il est effectivement tres facile de ressortir les clichés réducteurs ! Le graff est un art à part entière mais votre niveau intellectuel est sans doute un poil trop léger pour comprendre toute forme d'art quelle qu'elle soit…
De
16H34 | 02/09/2007 |
Comment peut-on écrire « gazé au shit » ? « Gazé » ? On ne peut que plaindre le pauvre type qui écrit de telles saloperies. Jusqu'à nouvel ordre, c'est l'alcool et le tabac-Seita-d'Etat qui tuent le plus dans ce pays (par rapport au shit, j'entends). Concernant le shit c'est bien la consommation régulière qui pose problème et non la consommation occasionnelle (une fois par semaine, par ex.). Encore faut-il comprendre les raisons de cette consommation massive. Faire la morale (ah ! faire la morale… aux autres, quelle satisfaction ! ), en bon petit curé n'a jamais aidé grand monde.
Bref, gros sentiment de dégoût à la lecture de ce ramassis de stupidités.
De
16H52 | 02/09/2007 |
J'ai toujours pense qu'il faudrait installer dans les villes des murs ou l'on puisse tager voire ecrire ses mecontements ou ses joies
De Tortue Géniale
10H03 | 03/09/2007 |
beaucoup de villes en france ont leurs murs d'expression. les municipalités ont compries ce besoin d'expression dans la rue et ont su s'adapter pour que tout le monde y trouve son compte.
Mais paris… a croire que s'y exprimer n'est pas a la portée de al rue…
De
16H59 | 02/09/2007 |
J'ai toujours pense qu'il faudrait installer dans les villes des murs ou l'on puisse tager voire ecrire ses mecontentements ou ses joies
De
10H03 | 03/09/2007 |
Pas besoin d'installer des murs, y'en a assez comme ça !
De
18H25 | 02/09/2007 |
» La liberté, oui, la chienlit, non. «
De Gaulle, un antifasciste…
De
18H27 | 02/09/2007 |
a rennes il y a des murs autorisés pour les graffeurs et aussi pr les pochoirs (autre technique)et le niveau des grafs est très bon.
les gens sont ou indifférents ou ils discutent avec toi souvent pour te dire « c'est sympa ça donne de la couleurs ça change souvent » positif dans l'ensemble et bien sur les grincheux (rares).
+ de murs
INT.PRE.FLEX.
De pikasso02
18H43 | 02/09/2007 |
Oui pour le graff ?
Non, pour le tag ?
Ce « mode » d'expression importé des USA est préférable à la violence physique. Nous admirons tous ou presque « Le Cri » de Munch. Quel rapport me direz-vous ? Rendre compte d'un mal être ! Avez-vous déjà parlé avec un « graffeur » ? Non ! Moi, oui ! Il faut l'écouter parler de sa recherche du lieu où il va pouvoir inscrire tranquille ses quelques heures de peinture. S'y retrouver à telle heure. Je n'oublierai pas ce moment où j'ai compris que ce genre de dessin avait pour certains jeunes une importance capitale. Ceux qui graffent existent par ce qu'ils font. D'autres chantaient dans les rues autrefois. Nous leur jetions des pièces. (Pas toujours ! ) Mais en quoi un lieu deserté, où une personne vient s'exprimer, peut soudain être recouvert de peinture grise ! Ernest Pignon Ernest fait un travail identique, in situ. Il est accepté, parce que ce qu'il colle sur les murs des villes, dans des lieux qu'il choisit, comme mon ami le graffeur (attention, ne pas confondre graff et tag ! ), sont des reproductions fidèles académiques d'oeuvres du passé.Le public il aime bien le passé ! Mon ami est un peintre ! Ernest Pignon Ernest est un ami des émissions culturelles où il va expliquer sa démarche poétique. Vivement que le dessin revienne à l'école, mais est-ce possible ? Attention, pas celui d'Ernest ! Qui n'est que pure copie ! Parfaite, il est vrai ! Mais copie. Vivement que de vrais critiques d'art renaissent après avoir pratiqué ce complément de la parole, qu'est le dessin. Celui qui nait du mimétisme ! D'accord, je provoque ! Mais si les critiques savaient, le mimétisme reviendrait.
http://pikasso02.skyblog.com/
à pikasso02
De brogilo
in angulo | 12H32 | 03/09/2007 |
« Que croyez-vous que soit un artiste ? Un imbécile qui n'a que des yeux s'il est peintre, des oreilles s'il est musicien, ou une lyre à tous les étages du
coeur s'il est poète, ou même s'il est boxeur, seulement des muscles ?
Bien au contraire, il est en même temps un être politique, constamment en éveil devant les déchirants, ardents ou doux évènements du monde, se façonnant de toute pièce à leur image. Comment serait-il possible de se désintéresser des autres hommes et, en vertu de quelle nonchalance ivoirine, de se détacher d'une vie qu'ils vous apportent si copieusement ?
Non, la peinture n'est pas faite pour décorer les appartements. C'est un
instrument de guerre offensive et défensive contre l'ennemi ».
Picasso 01
De
18H57 | 02/09/2007 |
super allez y les jeunes deja les hommes de la prehistoire peignaient sur les roches
avec tout ce que vous avez a exprimer ; ; ; sur ce monde de fou toutes les villes devraient etre repeintes ; ; ;
encouragement a vous si je savais faire je serais a vos cotes
De nayko
Troubadour urbain | 01H13 | 03/09/2007 |
Qu'importe… Qu'importe que ça vous plaise ou non. Qu'importe l'illégalité. Qu'importe le mépris. On se réapproprie ses murs qui ne nous appartienne pas comme pour se rappeler que le monde est a nous. On ne possède pas grand chose mais on a les rêves et la créativité. On est malvenu dans vos rues mais on a soif de liberté.
Vous pouvez repeindre, vous pouvez ignorer, vous pouvez légiférer, rien n'arretera ces cris du coeur.
De ras-la-patience
09H41 | 03/09/2007 |
sujet difficile, iln'y a qu'a voir la violence des réactions qu'elles soient pour ou contre
je trouve que dans ce domaine,c'est exactement comme dans les autres domaines artistiques : il y a des bons, des moins bons, et des merdes intégrales, et bien sur, personne ne peut déterminer qui sont les bons et qui sont les mauvais.
de plus, l'histoire de l'art est truffée d'exemples d'incomprehension du monde vis à vis de ses artistes ( van gogh n'a vendu qu'un seul tableau de son vivant etc…) ou l'inverse : peintres adulés comme des stars de leur vivant, et considérés comme mineurs à présent.
pour moi, dans la rue, je suis rarement épaté par ce que je vois, c'est très souvent de la merde, mais dans les galeries aussi ! l'art contemporain est tellement sujet à supercherie, snobisme, pipeau et compagnie sans parler des rappoets à l'argent ! …
oua j » ai été long, je retourne à mes tableaux.
De Norkhat
09H44 | 03/09/2007 |
La friche est, comme son nom l'indique
un lieu de jaillissement, de débordement : art d'autant plus éclatant qu'il est éphémère et que les fresques recouvrent les fresques,
quel bonheur de venir inaugurer un pochoir sur ce sol saturé, c'est une autre planète, une couleur tombée du ciel : des rencontres extraordinaires avec des gens qui vivent l'art, le délire et la galère.
Mais qui ont plus de gloire que certains fantoches qu'on aimerait nous vendre :
les pochoirs, les graphs s'attrapent du regard
en toute liberté…
que serait paris sans ses couleurs de rêve ?
qui ne s'est pas senti rassuré, en errant dans paris, en découvrant un pochoir ? le mur en est soudainement moins inhumain, moins décrépi, moins crépi.
Sur le mur de la rue Desnoyez, pousse un arbre,
comme ça,
à trois mètres de hauteur, sans autre raison qu'un fleurissement spontané du béton
il est tellement présent qu'on ne le remarque pas tout de suite, fasciné que l'on est par un mur à redécouvrir chaque matin, à relire…
Seul palimpseste brillant de notre cité.
La galerie Frichez Nous La paix est un havre de paix, peuplé de rencontres extraordinaires, d'hommes et de femmes le coeur sur la main et la main sur le coeur…
un lieu de départ ou d'arrivée pour les balades parisiennes.
elles en seraient plus glauques, si l'on décidait de le supprimer…
Norkhat.
http://norkhat.canalblog.com/
à Norkhat
De brogilo
in angulo | 10H44 | 03/09/2007 |
Bien dit et joliment écrit.
Notamment l'idée de palimpseste car c'est bien de ça qu'il s'agit.
à brogilo
De
14H10 | 03/09/2007 |
Même si l'habile ne fait pas le moine.
De
10H07 | 03/09/2007 |
Ce genre d'endroit existe depuis longtemps. Une sorte de TAZ d'une certaine manière. (Temporary Automomous Zone, voir la théorie de Hakim Bey).
J'ai pratiqué le graf et le tag pendant plusieurs années. Et ce genre d'endroit est assez génial. Pour une fois on a une intéraction avec les passants, avec la population de la ville.
Le graf se fait surtout dans les friches industrielles sinon, et il faut bien avouer que là bas, seuls les autres graffeurs et quelques explorateurs urbain forment le public.
Quand au trains, c'est intéressant quand ils restent, mais la SNCF est trop riche pour laisser de la peintuer sur ses beaux trains (le graf a explosé à NY parceque la ville était en faillite et que les métros n'étaient pas nettoyés).
Le graf est un art de rue, il doit être visible.
Cependant, si quelques uns croient qu'offrir des murs aux graffeurs évitera le tag… Ne vous faites pas d'illusions. Tag et graff sont irrémédiablements liés, les « plans légaux » payent les bombes qui servirons à tagger la nuit suivante.
Et de toute façon, la réaction policière n'a jamais fait de différence entre tag et graf (combien de graffeurs se sont fait choppés dans des batiments avec avis de démolition placardé à l'entrée, et passent la journée au poste en entendant « vous étiez sur une propriété privée » et « vous pourrissez la ville »…. risible, quand on a pas le flic sous le nez, qui vous montre des photos en vous prenant pour une balance en faisant croire que vous sortirez plus vite si vous dénoncez vos amis).