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Le Pyralène, poison des poissons du Rhône

La consommation des poissons du fleuve est interdite de Lyon jusqu'à la mer. La faute à un polluant cancérigène.

Le Rhône à Guilherand-Granges (kiknok/Flickr).

Dans un communiqué qui doit être rendu public la semaine prochaine, l'organisation pour la protection de l'environnement WWF évoque « un Tchernobyl à la Française ». Les produits toxiques retrouvés dans les poissons du Rhône révèlent une pollution qui s'étendrait aujourd'hui jusqu'à la Méditerranée.

Depuis quelques mois, les arrêtés préfectoraux tombent un à un : interdiction de consommer les poissons du Rhône à Lyon, dans l'Ain, la Drôme, l'Ardèche, et depuis le début du mois dans le Vaucluse, le Gard et les Bouches-du-Rhône.

Autrement dit, depuis Lyon jusqu'à la mer, le Rhône est pollué. Et Jacques-Olivier Barthes, directeur de la communication de WWF France, ne voit pas pourquoi, « tout comme le nuage de Tchernobyl de s'est pas arrêté aux frontières », les polluants ne se seraient pas répandus dans la mer. La contamination pourrait donc toucher aussi les côtes de la Méditerranée.

La pollution est due aux PCB, plus connus sous leur nom commercial de Pyralène. Interdits à la vente depuis 1987, ils étaient massivement utilisés depuis les années 30 comme isolant électrique, notamment dans les appareils EDF. Considérés comme des produits toxiques semblables à la dioxine, ils font partie des « douze salopards », les douze Polluants organiques persistants (POP), redoutables en raison de leur durée de vie extrêmement longue.

Leurs effets cancérigènes sur l'homme et l'animal ont été reconnus et répertoriés. L'Ademe en publie un résumé sur son site. Le professeur Dominique Belpomme, président-fondateur de l'Association pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (Artac), décrit le mode de transmission et les conséquences pour l'organisme :

Il y aurait donc plusieurs milliers de tonnes de sédiments empoisonnés déversés massivement dans le Rhône depuis les années 60. Les PCB n'étant pas solubles dans l'eau, ce n'est pas le fleuve en lui même qui est dangereux, mais tout son lit, dont les sédiments peuvent être ingérés par n'importe quel organisme. Et ce, des années, voire des décennies durant. La situation devient plus inquiétante encore si l'on envisage que les sédiments ont pu être déplacés, comme pendant les crues de 2003, déposant ainsi des PCB dans les communes environnantes. (Voir la vidéo.)


Furieux contre le silence entourant cette pollution massive, plusieurs communes bordant des bras du Rhône ont décidé de porter plainte contre X, pour « pollution des eaux et abandon de déchets contenant du PCB ».

Une démarche initiée par le maire de Meyzieu, Michel Forissier :

« Je me suis penché sur le dossier dès le premier arrêté préfectoral, en septembre 2005. En réponse à mes questions, on m'a rétorqué : “Ça fait vingt ans que ça dure ! ‘ Plus j'étudie les PCB, et plus je découvre l'ampleur de la pollution.

Je suis persuadé que tous les fleuves de France sont contaminés. Alors les belles promesses écologiques de la campagne présidentielle, c'est maintenant qu'il faut les tenir.’

Même colère du côté des pêcheurs, qui continuent de payer des charges sans pouvoir vendre leur poisson. WWF compte s'adresser à l'Etat, pour demander des indemnisations pour les professionnels, et des campagnes d'information pour les pêcheurs à la ligne. (Voir la vidéo.)


Car au delà de la pollution, c'est le silence autour de ce drame qui choque. Un silence long de vingt ans, qui a permis à la catastrophe écologique de prendre ces proportions. Les premiers prélèvements mettant en évidence un taux élevé de PCB dans les poissons du Rhône datent de 1985. Un an plus tard, une zone spécifique de contamination est identifiée : à Saint-Vulbas, où se trouve l'usine Trédi, une des trois usines françaises habilitées à éliminer les PCB.

Chargée de traiter les 500 000 appareils couverts de Pyralène d'ici 2010, l'usine Trédi était autorisée à rejeter les agents polluants que le processus de destruction ne parvenait pas à éliminer. Pendant des années, elle a donc déversé dans le fleuve, en toute légalité, des quantités incalculables de PCB. En 1988, elle pouvait rejeter 1,5 kg de PCB dans le Rhône chaque jour ! Selon un enquête du Nouvel Observateur, elle ne verserait aujourd'hui plus qu'un gramme par jour.

Pourtant, en 1986, l'Institut de la recherche agronomique (Inra), rédige un rapport d'alerte, rendu public en 1990. Le compte-rendu montre la responsabilité de l'usine Trédi dans la contamination et pointe des concentrations 100 fois supérieures pour des poissons prélevés dans cette aire. Lors de sa publication en 1990, les chercheurs ont précisé :

‘La première mise en évidence de la pollution du Rhône a provoqué peu de prises de position officielles ou d'information du public. Les pêcheurs amateurs consommant régulièrement leurs prises sont restés par exemple dans l'ignorance.’

Il faudra attendre 2005 pour que la consommation de poisson soit enfin interdite. Et cela grâce à l'initiative d'un pêcheur qui, faisant analyser ses poissons, découvrira chez l'un d'eux un taux de plus de 40 fois la norme autorisée par l'Organisation mondiale de la santé ! Le Centre de recherche pour l'agriculture et l'environnement (Cemagref), effectue alors une nouvelle étude. L'affaire sort enfin du silence.

Les conséquences d'un tel mutisme sur la santé des amateurs de truites, de perches et de loups seront, elles, bien plus longues à évaluer.

59 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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De thot63

13H37 | 01/09/2007 | Permalien

Cette affaire en évoque d'autres. On peut ainsi évoquer la mise un peu rapide sur le marché de « tests à visée diagnostiques ». On peut aussi penser à ces médicaments largement médiatisés au moment de leur sortie et qui sont retirés 5 ans après car présentant des risques. Décidément, certains décideurs économiques et industriels ne reculent devant rien pour tirer du profit. Quand on pense qu'il y a de gens de cet acabit dans le monde des OGM, cela fait froid dans le dos.
Et c'est le moment que choisit le gouvernement pour protéger les chefs d'entreprise de poursuites judiciaires.

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à thot63 Portrait de thot63 De

17H55 | 01/09/2007 | Permalien

il y a 2 siecles il n'y avait pas de pollution
l'alimentation etait plus saine
les poissons peuplaient nos rivieres
et pourtant l'homme vivait beaucoup moins longtemps

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De

19H26 | 01/09/2007 | Permalien

Il y a deux siècles les fleuves servaient d'égouts et les eaux étaient remplies de merde, de pisse, et des bactéries, virus, parasites et vers en tout genres que cela pouvaient contenir.

Toute activité humaine pollue.

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De

13H21 | 02/09/2007 | Permalien

Vous avez raison : tout est dans tout, et l'inverse et réciproquement.

Si on sort de cette scolastique universelle du « tout + nom + verbe choisit + complément ad hoc », on dira sur le sujet présent que la pollution est toujours un excès, une affaire d'excédent pour parler la langue de nos amis de la comptabilité.
Excès par trop, non par défaut : rien ne pollue par manque.

Si toutes les substances et toutes les activités humaines, avec leurs produits d'activité (déchets, rejets, rebuts, résidus), polluent en effet, celles-ci et celles-là polluent à des degrés divers.
En d'autres termes, c'est la dose qui fait le poison : cette notion de dose est en l'occurrence fondamentale pour faire la part des choses, et classer les mille et unes substances toxiques en différentes classes de « dangerosité » (comme dit la police politique à propos des délinquants).
De ce point de vue, on appelle pollution toute over-dose.

Il est évident qu'on ne s'empoisonnait pas aux mêmes toxiques avant la révolution industrielle et après. Et qu'aujourd'hui, pour prendre un exemple très sensible, les millions de voitures qui circulent sur les routes de France nuit et jour, 365 jours par an, ne crachent plus trop de plomb au bord des routes ; mais qu'est-ce qu'elles recrachent ?
Je me souviens d'une entreprise qui envisageait, au milieu des années 1990, d'exploiter les métaux précieux qu'on trouve aux bords des routes en Grande Bretagne, traces si concentrées que les chimistes avisés ne parlent plus de « l'état de traces », mais de nouveau filon de l'industrie du recyclage. Ces métaux précieux, parce qu'ils sont rares sur la Terre, sont bons pour l'organisme à des doses infinitésimales (les biochimistes désignent parfois ces minéraux comme des « oligo-éléments »), et tournent vite au poison à des doses légèrement supérieures. Le cas du fer est bien connu des femmes : une carence en fer induit de l'anémie. Or l'écart entre carence (hypo-) et excès (hyper-) est si étroit que vous ne verrez jamais un médecin donner de fortes doses de fer à une patiente anémiée.
Pour revenir aux paquets minéraux qu'on trouve sur les bords (je dis « les bords » en faisant comme s'il n'y avait jamais de pluie, de vents ni d'eau de ruissellements) des routes, dans les champs, ces paquets ne sont plus le bon vieux plomb du saturnisme d'antan, mais des paquets cadeaux des pots catalytiques.

Cette longue digression me laisse perplexe. Il serait très intéressant que des médecins épidémilogistes puissent dresser une liste de la toxicité des substances, avec le degré de morbidité et le seuil au delà duquel la mort est provoquée par empoisonnement.

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De

10H21 | 03/09/2007 | Permalien

Il me semble que le programme européen REACH doit s'occuper de cela.
Je ne sais plus trop où il en est d'ailleur : voté ? Budgetisé ? Bloqué ? Peut être un autre anonyme pourra nous renseigner.

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De alain26600

20H54 | 14/10/2007 | Permalien

du fin fond de BHOPAL VALLEY

t es pas ouf ? ? tu ne voudrais pas ruiner l industrie chimique des fois ? dire combien sont dangereux les produits mieux vaut se taire n est ce pas ?
j'habite le long du rhone et avec mon fils nous avions décidé d aller a la peche… pour manger l'éventuel poisson pris eh bien nous avons renoncé et économisé deux cartes de peche tiens au fait
deux marchands d'équipements de peche ont fondu les plombs a coté de chez moi
quelqu un sait il si l eau de la nappe est touchée ?
car elle est utilisée pour arroser les vergers et si elle contient du pcb on doit le retrouver en concentré dans nos confitures d'abricots mieux
quand on coupe les vergers pour les refaire on brule les arbres qui sont des déchets toxiques potentiels car il n'y a guère de raison qu'ils n'aient pas accumulé du pcb alors ? ? ?
il faudrait les traiter…. CHEZ TREDI ? ? ? ?
j'essaie d en rire mais celà me donne envie de vomir
ET CE SILENCE QUE PENSEZ VOUS DE CE SILENCE ASSOURDISSANT ? ? ?

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De

16H24 | 04/09/2007 | Permalien

Alors est-ce une raison pour fermer les yeux sur des actes aussi graves ? pour continuer a polluer encore plus en se disant que toute activité pollue et qu'aprés tout quoique l'on fasse ca sera toujours pareil. non et c'est pour cela que l'on en parlent, c'est pour cela que c'est grave et que l'on ne peut pas se contenter de généraliser en se déculpabilisant ou en s'en moquant. C'est a ce type de pensée que l'on dois nos guerres, et bien d'autres problémes…

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De

19H39 | 10/09/2007 | Permalien

bien dit ! !

Portrait de Courageux anonyme

De

10H08 | 28/09/2007 | Permalien

La merde et les bactéries c'est biodégradable et pas cancérigène, le pyralène est insoluble des décennies durant et cancérigène, c'est pas tout à fait la même chose

Portrait de Courageux anonyme

De

23H04 | 10/10/2007 | Permalien

Bonsoir Courageux anonyme,
Comment doit-on prendre tes propos ? « toute activité humaine pollue » C'est d'un fin ! ! ! Y'a deux siècles la moyenne de vie du citoyen était de ? ? ? Comme potes ils avaient le choléra, la peste, le typhus etc …. Heureusement que certains ne sont pas restés les bras croisés. La fatalité c'est ton crédo ? Bon je dis ça mais en fait, t'es sûrement un chic type.
Salut.
François

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De

21H18 | 01/09/2007 | Permalien

Il est regrettable d'affirmer des contrevérités aussi flagrantes. Des études historiques unanimes démontrent que dans la population, aisée, bien logée, bien nourrie et occupant des fonctions douces physiquement la durée de vie dépassait 80 ans,études sur les membres des parlements des provinces. Par contre où la misère règnait, la famine, les très mauvaises conditions de vie et le travail usant on ne dépassait pas 30 ans…
Pour l'alimentation plus saine… les maladies transmises par les céréales, des viandes contaminées étaient redoutables certaines années…
Arguments irrecevables.

Portrait de Courageux anonyme

De

23H11 | 01/09/2007 | Permalien

Et la médecine, les moyens de conservation, les progrès de la science,la dureté du travail amoindrie, l'hygiène corporelle… ! !
Par contre, la proportion de cancers était bcp plus basse, la fertilité normale-ce qui n'est plus le cas aujourd'hui-, les cadavres se décomposaient en 3 jours, pas en 8 ou 10 comme aujourd'hui…nous ne connaissons que le début des dérives sanitaires du système actuel…

Portrait de Courageux anonyme

à thot63 Portrait de thot63 De

10H14 | 28/09/2007 | Permalien

C'est complètement dingue ce truc : le pyralène était considéré comme suffisamment dangereux pour faire l'objet d'un traitement ad hoc par l'usine Trédi, mais assez inoffensif pour que celle-ci puisse ensuite rejeter les éléments indestructibles dans le Rhône ! Je rêve ! Il paraît qu'il y a un Etat en France mais je me prends de plus en plus à en douter !

Portrait de Courageux anonyme

De

13H52 | 01/09/2007 | Permalien

Cet article est d'une ironie mordante.

Le gouvernement de la santé publique, tel qu'il s'est progressivement mis en place en Occident à partir du XVIIIe siècle (ce sont là des allusions aux travaux de Michel Foucault exposés au Collège de France il y a une trentaine d'années) jusqu'à constituer une vaste bio-politique, a lancé une magnifique campagne anti-tabac ces dernières années pour nous visser dans la tête que Fumer tue, et que le reste relève du sport et du dépistage précoce. Qu'il fallait responsabiliser les dangereux individus que nous sommes, nuisibles aux femmes enceintes et aux enfants, nuisibles chacun pour tous et pour soi-même, et qu'à partir de là, le dernier cri de la santé publique, c'était les opérations de sevrage tabagique, le tabac étant évidemment la cause nationale de la plupart des maux. Et les gogos d'ajouter : d'où le trou de la sécurité sociale.

Lorsque les producteurs de statistiques se seront un peu écartés de l'arbre à nicotine, peut-être que nos proposés à la Santé (on ne répètera jamais assez que cette Santé est aussi une vaste prison, avec ses besogneux en blouse blanche pour jouer les matons, les prêtres et les techniciens du panoptique), - peut-être que nos hygiénistes découvriront la forêt noire de la toxicologie, auprès de laquelle l'herbe à Nicot - l'herbe du diable -, fera figure d'arbuste à palabres.

Fumer tue. Pas produire, mais dépenser son « capital » santé.
Mais de quelles fumées parle-t-on ? De l'écran de la cigarette (comme disait Magritte : ceci n'est pas une pipe), ou des 850 km de train-train de voitures lors d'un chassé-croisé pendant les vacances ? Et d'où viennent les dioxines que tête au sein de sa mère le nourrisson élevé en appartement ? D'où viennent les PCB qu'on retrouve dans les urines d'un type qui n'a pas fait le tour de France dans une voiture ou sur un vélo, mais a seulement passé une journée en plein centre de Paris ? Il y aurait donc des pesticides dans l'air, alors qu'il n'y a pas un seul champ cultivé par la FNSEA à moins de 25 kilomètres à la ronde ?

Cet article a le mérite de poser la question des orifices de la Croissance dans nos sociétés post-industrielles : ce ne sont certes plus les cheminées d'usine qui rendaient le smog de Glasgow ou de Londres irrespirable au XIXe ; ce ne sont plus les bouches d'égout des tanneries qui recrachent des toxiques dans les rivières. C'est, comme nul n'est censé l'ignorer, la cigarette !

Portrait de Courageux anonyme

De

17H45 | 01/09/2007 | Permalien

À la lecture de ce commentaire, je comprends qu'il a été rabattu : l'industrie prospère de la pétro-chimie veille au grain sur Rue89 - et la FNSEA est un puissant syndicat fort gourmand de la dite industrie.

Quant à l'éco-toxicologie en France, elle fait peine à voir. Cachez-là donc, je ne saurais la voir !

Portrait de Hervé_5

De Hervé_5

11H20 | 02/09/2007 | Permalien

le commentaire dont tu parles n'a pas été rabattu par un abominable lobby masqué de l'industrie pétrochimique : certains l'ont noté hors sujet parce qu'il émane d'un fumeur qui semble un peu trop ramener tout à lui…

Portrait de Courageux anonyme

à Hervé_5 Portrait de Hervé_5 De

12H55 | 02/09/2007 | Permalien

Bien dit Hervé, tu as raison : Fumer tue !

Portrait de Ferdinand.Bardamu

à Hervé_5 Portrait de Hervé_5 De Ferdinand.Bardamu

04H24 | 17/09/2007 | Permalien

Non ce monsieur ne ramène pas tout à lui, mais dit qu'il y a des dénonciations politiquement correctes de pollution, style la dénonciation de la pollution par le tabac, qui sert en plus à installer la pensée unique dans les têtes, à montrer l'arbre qui cache la forêt et donc à contrôler les cerveaux, et puis des dénociations beaucoup moins politiquement correctes de pollutions, style les pollutions industrielles, les pollutions de monsieur-tout-le-monde (voiture au minimum, 4x4 au maximum), les pollutions dues au choix de la route au détriment du rail, etc. et qui sont, de loin, beaucoup plus nocives que d'être installé au restau à coté d'un fumeur (et je précise que je ne fume pas).
Les gogos acquiècent bien sûr sans broncher (humour) à tout cela….
Voir l'excellent documentaire « Dans l'air du temps », à ce sujet ici : http://blip.tv/file/352920

Portrait de Servais-Jean

De Servais-Jean 4591

Hi-Han | 23H41 | 01/09/2007 | Permalien

Je peux vous dire que le pyralène n'existe plus à EDF depuis au moins 25 ans mais qu'il reste autorisé dans les transformateurs appartenant aux clients d'EDF, que ce soit des clients particuliers
des industriels ou des administrations.
D'autre part les sites EDF où étaient entreposés ces transformateurs, avant et pendant l'interdiction n'ont fait l'objet de dépollution que trés rarement.
Et je ne parle pas des dépots ou étaient jetés les contacteurs à mercure !

Portrait de Courageux anonyme

De

21H44 | 10/09/2007 | Permalien

ENTIEREMENT D'ACCORD ! ! ! Même si l'on ne peut dire que le tabac soit innofensif, soyons objectif !
Je viens d'entendre récemment qu'une étude depuis les années 80 compterais une baisse significative du nombre de fumeurs, et une hausse de 60 % des cancers divers. Mais que fait la police ?

Toujours récemment étant artiste peintre et cherchant un composant pour opacifier mes peintures. Internet m'apporte sur un plateau la solution : le dioxyde de titane ! Ouah super, mais au fait c'est quoi ? Nouvelle recherche et voilà ce que je trouve :
En Primeur
Le dioxyde de titane est jugé susceptible d'être cancérogène pour l'humain

Récemment, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a déterminé que le dioxyde de titane est un cancérogène du groupe 2B « susceptible d'être cancérogène pour l'humain ». Le dioxyde de titane représente 70 % du volume total de la production mondiale de pigments. Il est largement utilisé comme agent blanchissant et opacifiant dans des produits tels que la peinture, le plastique, le papier, l'encre, les aliments et les dentifrices. Il est également présent dans des produits cosmétiques et des produits de soins de la peau ainsi que dans presque tous les écrans solaires, où il contribue à protéger la peau contre les rayons ultraviolets.Étant donné l'utilisation massive du dioxyde de titane, il est important de comprendre que les conclusions du CIRC sont basées sur des preuves très précises. Des concentrations élevées de dioxyde de titane de qualité pigment (en poudre) et de poussière de dioxyde de titane ultrafin ont causé un cancer des voies respiratoires chez des rats exposés par inhalation et par instillation intratrachéale*. La série d'évènements, ou de stades, biologiques ayant mené au cancer du poumon chez les rats (c.-à-d. dépôt de particules, détérioration de la clairance pulmonaire, atteinte cellulaire, fibrose, mutations et, finalement, cancer) a aussi été observée chez des travailleurs en milieu poussiéreux. C'est pourquoi le CIRC juge que les observations concernant le cancer chez les animaux s'appliquent également aux personnes exposées à la poussière de dioxyde de titane au travail. Par exemple, les travailleurs de la production de dioxyde de titane peuvent être exposés à de fortes concentrations de poussière pendant l'emballage, le broyage, le nettoyage et l'entretien si les mesures de dépoussiérage en place sont inadéquates. Il importe toutefois de noter que les études effectuées chez l'humain à ce jour n'évoquent pas de lien entre l'exposition professionnelle au dioxyde de titane et l'augmentation du risque de cancer.Le Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) est la norme canadienne en matière de communication des renseignements sur les dangers. En vertu du Règlement sur les produits contrôlés, qui régit le SIMDUT, les produits chimiques du groupe 1 ou du groupe 2 des Monographies du CIRC sur l'évaluation des risques de cancérogénicité pour l'homme doivent être classés dans la catégorie D2A (cancérogène) du SIMDUT. La décision relative à la classification du dioxyde de titane a été publiée sur le site Web du CIRC et un résumé de l'article a été publié dans The Lancet.Des représentants de Santé Canada (Bureau national du SIMDUT) ont récemment consulté la CSST du Québec et le CCHST (les deux principaux organismes donnant accès au public à la classification du SIMDUT) au sujet des conséquences de la décision du CIRC sur la classification SIMDUT du dioxyde de titane. Il a été convenu que selon les renseignements publiés à ce jour par le CIRC, le dioxyde de titane RÉPOND maintenant aux critères de la catégorie D2A (cancérogène) du SIMDUT ; il n'est pas nécessaire d'attendre la publication de la monographie complète.On conseille aux fabricants et aux fournisseurs de dioxyde de titane de réviser et de mettre à jour, dès que possible, leurs fiches signalétiques et étiquettes de produit à la lumière de ces nouveaux renseignements. Les employeurs devraient modifier leurs programmes d'hygiène du travail afin de s'assurer d'éliminer ou de réduire le plus possible l'exposition à la poussière de dioxyde de titane. Les travailleurs devraient être éduqués au sujet de ce risque pour la santé nouvellement reconnu et recevoir une formation sur les méthodes de travail appropriées. * L'administration intratrachéale est une méthode d'exposition qui introduit le produit directement dans les poumons par la trachée en évitant les mécanismes de protection du système respiratoire.

Ben crotte alors… Tout l'été on asperge nos petits d'une bonne crême vendu par l'industrie pharmaceutique contre les UV en évitant de lacher nos voluptes de fumée dans leurs petits poumons tout neuf et v'la ti pas qu'on les empoisonne autrement ! ! !

Au fait c'est bizarre ce scandale PYRALENE en septembre non ? Bonne rentrée les petits !

Portrait de ras-la-patience

De ras-la-patience

13H45 | 01/09/2007 | Permalien

tout cela va dans le même sens, après moi le déluge ; plus rien ne compte que le profit.
il est évident que toute cette merde a déja envahi une partie de la mediterranée déja bien pourrie par ailleurs, et tant pis pour nos petits enfants. PROFIT ! ! ! !

Portrait de Courageux anonyme

à ras-la-patience Portrait de ras-la-patience De

14H01 | 01/09/2007 | Permalien

L'axiome est le suivant : le profit, c'est comme la Croissance : bon pour tout le monde. Quand la Croissance va, le bâtiment va… - et tout va. Où ? Comment ? On n'en sait rien, et on ne veut pas le savoir. Telle est la politique la France qui gagne.

Quant aux petits enfants, ils sont d'ores et déjà des nôtres, car ils boivent aux mêmes sources, mangent aussi bien que nous selon l'ordre inéluctable de la chaîne alimentaire (nous mangeons des herbivores, qui ont mangé de l'herbe, bu des eaux et reniflé le bon air sans tabac), le long de laquelle chaîne les sous-produits de la pétro-chimie ne se dispersent pas mais s'accumulent.

Soyez rassuré : ils profitent déjà nos petits enfants, ils dégustent - et mieux que nous encore ! C'est ça, profiter de la vie…

Portrait de gargamelle

De gargamelle

13H48 | 01/09/2007 | Permalien

Nous parlerons plus tard des pesticides présents dans l'eau……et ailleurs mais pour l'instant :

Merci rue89 de remettre ce sujet en ligne. Cependant les premiers signes « officiels » sont bien antérieurs. Il semblerait que des oiseaux morts en 2004, ont provoqué des analyses vétérinaires…. et par précaution déjà, il était recommandé de ne pas consommer les produits de la pêches sur le rhône. Après enquêtes diverses et variées d'autres départements (aux confins de la Drôme, de l'Ardèche, Gard et Vaucluse) mais qui risquent risquent de s'étendre à la Camargue sont touchés par les dégâts…sans parler de la méditerranée, de ses côtes avec coquillages et crustacés…

Ce n'est qu'un petit aperçu de l'état réel de l'eau en France. Le canard (je crois) dénonçait les amendes records que la Cour Européenne de Justice nous menace d'exécuter (28 Millions d'euros et astreinte de 117 882 euros journaliers) pour non respect d'une directive créée depuis des lustre (il me semble environ trente ans).

Moi, l'eau, connais pas…je bois d'autres trucs à priori moins dangereux et qui favorisent ma bonne humeur……

Portrait de Courageux anonyme

à gargamelle Portrait de gargamelle De

14H03 | 01/09/2007 | Permalien

… ou des sulfites, il faut choisir !

Portrait de Courageux anonyme

De

14H49 | 01/09/2007 | Permalien

Les sulfites sont présents depuis toujours dans les vins les meilleurs et un peu plus dans les autres…oui il faut choisir sa façon de « crever », c'est moins rigolo avec l'eau.

Portrait de Courageux anonyme

De

17H40 | 01/09/2007 | Permalien

Un exemple d'énoncé faux : « Les sulfites sont présents depuis toujours dans les vins ».
(Se renseigner avant tout. Aujourd'hui, je connais des vins où il n'y a pas une once de sulfite : cherchez, vous en trouverez ; -)

Portrait de Courageux anonyme

De

09H12 | 02/09/2007 | Permalien

Il n'y a pratiquement pas de vin sans sulfite et, dans ce cas, il n'est pas sûr qu'il se conserve. Certains vins, comme ceux d'Alsace en ont en plus que d'autres. Si on craint les sulfites, il suffit de carafer le vin une ou deux heures avant de le boire. La plus grande partie du sulfite aura alors disparu.

Portrait de Courageux anonyme

De

13H28 | 02/09/2007 | Permalien

Oui, d'accord avec ce que vous dites : vos remarques répondent bien à mes petites provocations ; -), mais je vois que vous avez l'art et la manière de les faire décanter.

Il me semble que les sulfites concernent surtout les vins blancs (surtout, je n'ai pas dit exclusivement) : est-ce que je me trompe ?
Connaissez-vous une étude de toxicologie sérieuse, documentée et non biaisée, sur la question ?

(Nous voilà loin des PCB et des prospérités de l'industrie pétrochimique, mais dès qu'on s'intéresse à l'éco-toxicologie, il n'y a pas de menues questions.)

Portrait de Courageux anonyme

De

14H54 | 01/09/2007 | Permalien

Quelle ironie ! !

C'est tredi qui avait été chargé de la dépolluion en cote d'ivoire l'an dernier lors de la catastophe. Tredi est une filiale de Séché, une importante entreprise de gestion et traitement des déchets.
Cette contamination donne lieu à une furtive prise de conscience, mais elle ne durera pas et c'est bien dommage.
Le gouvernement est bien hypocrite avec fausse bonne volonté environnementale. Il se dissimule derrière l'excuse d'après laquelle ont ne peut imposer des normes trop strictes aux entreprises, au risque de les voir s'exiler vers d'autres pays. Mais cette excuse est largement fausse.
Comme il est dit dans l'article, beaucoup de cours d'eau en france sont touchés par des POPs ou des polluants métalliques. Beaucoup d'autres usines du type Tredi existent, et elles appartiennt à des groupes qui jouent à fond la carte de l'environnement comme Véolia ou Suez.
Il serait souhaitable de lancer de sérieuses études évaluant l'impact écologique et sanitaire des usines qui traitent des déchets dangereux depuis des années. En effet, les normes de rejets n'ont pas toujours été aussi strictes, et il se pourrait bien que les résultats en effraient plus d'un.

Merci à Rue 89 pour cet article

jmenbaptiste

Portrait de Courageux anonyme

De Aïwass

15H52 | 01/09/2007 | Permalien

Attali et la Mitterrandie, poisons des poissons rouges.

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