(De Berlin) Les 150 employés d'une usine de cycles de Nordhausen, dans la partie orientale de l'Allemagne, occupent leurs locaux depuis début juillet car ils se considèrent trompés par leur employeur, Lone Star, un fonds d'investissement privé américain, qui veut fermer le site dix-huit mois après avoir repris l'entreprise.
Les calicots suspendus le long des murs d'enceinte disent en quelques mots leurs exigences : » Lone Star ne nous chassera pas » , » Nous nous battons pour Bike Systems » , » Allemagne réveille-toi, combien d'entreprises doivent encore disparaître ? » .
L'effigie en métal d'un criquet pèlerin de la taille d'un chien, symbole des nuisances que provoquent ces fonds spéculatifs, trône, crucifié, sur le grand portail d'entrée de l'usine.
Dans un communiqué, la société texane rappelle qu'elle a massivement investi pour garantir la compétitivité de la société et préserver les emplois, mais qu'à partir de juin 2007 ses pertes étaient trop élevées pour qu'elle continue à exploiter ce site. Les employés ayant refusé les différentes options que Lone Star leur offrait (dont la délocalisation vers une autre unité de production), le fonds d'investissement a décidé de fermer l'usine.
Mais ce mode de gestion est trop brutal pour être accepté par les salariés qui ont occupé les lieux pour tenter de stopper le déménagement du matériel et des machines.
Les fonds d'investissement privés dans le collimateur
Cette grève, qui dure depuis plus de sept semaines, est le dernier épisode d'une bataille commencée il y a deux ans par beaucoup de salariés allemands contre les fonds d'investissement privés spécialisés dans des opérations d'acquisition ou de prise de participation dans des entreprises non-cotées en Bourse.
En 2005, Franz Müntefering, à l'époque chef du parti social-démocrate (SPD) et aujourd'hui vice-chancelier, avait dénoncé ces sociétés capitalistes qui prospèrent comme des criquets pèlerins en détruisant les emplois.
Aujourd'hui, le conflit de Nordhausen se retrouve au cœur d'un débat crucial opposant les libéraux -qui veulent laisser la plus grande liberté aux fonds d'investissement privés- à ceux qui veulent réguler leur présence au sein de l'économie allemande.
Ces derniers voudraient obliger ces fonds à mieux définir leurs activités pour que les autorités puissent identifier et prévenir des risques de déstabilisation de pans entiers de l'économie. Notamment par les » fonds souverains » , créés par des Etats comme les monarchies pétrolières du Golfe ou la Chine, qui disposent de sommes condidérables à investir.
La coalition au pouvoir penche pour des solutions protectionnistes
Lors d'une rencontre qui a eu lieu le 23 août à Meseberg entre les dirigeants des deux partis au pouvoir, la CDU/CSU et le SPD se sont mis d'accord pour protéger les entreprises allemandes des prises de contrôle venues de l'étranger, alimentant ainsi la crainte chez les investisseurs que l'Allemagne opte pour une attitude de plus en plus protectionniste. Le climat des affaires en Allemagne dépend en partie de l'issue de ce débat.
Face à la récente crise des prêts immobiliers à risque américains (les » subprime » ), qui a plongé dans la tourmente plusieurs banques publiques régionales allemandes, la chancelière conservatrice Angela Merkel a insisté pour que les fonds d'investissement spéculatifs se plient à plus de transparence.
Début juillet, la Deutsche Industriebank (IKB), spécialisée dans le financement des petites et moyennes industries, a frôlé la faillite à la suite de ses engagements inconsidérés sur le segment du crédit hypothécaire aux Etats-Unis. L'IKB a été renflouée grâce à l'intervention de la banque publique KfW, le bras financier du gouvernement allemand, qui lui a accordé un crédit de plus de 8 milliards d'euros.



















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De Succédané
| 16H41 | 01/09/2007 |
Ces fonds de pension sont effectivement bien comme ces criquets qui dévorent tout. L'Allemagne orientale et plus généralement tous les anciens pays dits de l'est en sont les victimes. La faute en incombe en partie à ces pays eux mêmes, persuadés que le libéralisme économique leur apporterait la prospérité. Le libéralisme ne s'installe pas de lui même, il lui faut des complices : des profiteurs locaux qui ont bradé leur pays et sont devenus milliardaires.
C'est l'éternel question du partage moitié-moitié : toi tu travailles et moi j'empoche.
à Succédané
De manju35
18H52 | 01/09/2007 |
Qu'ils « crèvent »…………
Amstrong pourrait les aider,pour doper un peu la production.
Et le« sucé de l'année“en pleine OSTALGIE,aie aie aie vite mes antalgiques.
à manju35
De
07H56 | 02/09/2007 |
ça m'étonne pas : psy…
à Succédané
De
07H45 | 02/09/2007 |
Bien vu.
De
17H27 | 01/09/2007 |
Nous savons tous que le libéralisme tel qu'il est pratiqué de nos jours laisse derrière lui que des champs de ruine.
La faute en revient aux états qui l'aurorise sur leur sol. Sans régulation st sans contrepartie
La france est dans la même situation et tout cela au nom de la soi disant liberté économique.
Bruxelle de sont coté est en grande partie responsable.
(c'est en quelque sorte une religion pour les libéraux) et on en a un bon échantillons en France dixit la droite
De
22H31 | 01/09/2007 |
Angela Merkel avait tenté d'introduire une réflexion, lors d'une réunion européenne en juin dernier, sur l'utilité des fonds spéculatifs et notamment de leurs actions de type LBO. Finalement, aucun autre dirigeant n'a suivi et tous ont avalisés l'utilité de ces fonds spéculatifs…
De leo.artaud 14765
06H02 | 02/09/2007 |
J'suis d'accord avec vous sauf pour Bruxelles.
Ce n'est ni la faute à Bruxelles, aux chinois, aux allemands, à l'euro, à la couche d'ozone, aux sdf, aux « clandestins », aux américains, aux chômeurs, aux rmistes, aux vieux, aux banlieues, à ces salauds de jeunes désintégrés, ni à la mère Michelle qui nous brise le mou avec son chat…
Non… c'est notre faute ! c'est nous qui élisons des incompétents !
à leo.artaud
De
18H36 | 02/09/2007 |
Nous élisons des in con pétents, parce que si ils étaient compétents ils ne ferai en aucun cas de la politique..
à leo.artaud
De
06H48 | 03/09/2007 |
Il faut bien élire des cons en qui on se reconnait, pour les compétents, on verra plus tard.
J.P.
De
17H22 | 01/09/2007 |
Un mode de gestion qui sauf erreur devrait rapidement fondre sur la france et se repandre comme les criquets dont parle « succédané » sous les applaudissements de la foule en délire. Au moins chacun et chacune sera prévenu
TONVOISIN DEBUREAU
http://www.travailleravecdescons.com
Le ministère autonome de la travail
travailler moins, gagner plus de façon indécente.
De
18H08 | 01/09/2007 |
J'espère qu'ils tiendront jusqu'au bout.
http://www.peuples.net/article-11592606.html
De
18H37 | 01/09/2007 |
Ils ont bien raison et les ouvriers Français devraient les prendre en exemple !
Cela prouve qu'ils n'ont pas un petit vélo dans la tête.
Notre Leader Minimo libéral dans l'âme ne va pas améliorer les choses, sa loi bidon sur les parachutes dorés est indescente, comme toute sa politique, je prends rien, je jette tout !
Crevez-vous la couenne pour des prunes…
De
18H47 | 01/09/2007 |
Cela fait maintenant plus de 20 ans que les idéologues néo-marxistes annoncent un champs de ruines libéral en Europe. Et, depuis vingt ans le nombre de salariés y a progressé de plus de 20 % ! ! !
Chercher l'erreur.
De
19H22 | 01/09/2007 |
En réponse au courageux de 19H47
Le nombre de salarié a progressé de 20%. Avec des arguments comme cela l'erreur est vite trouvée. De combien de % le chomage a augmenté, le pouvoir d'achat, le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté…
Bravo aux salariés allemand.
De
19H42 | 01/09/2007 |
La question est : en 20 ans la masse salariale a baissé de combien, pendant que le nombre de salariés augmentait de 20% ?
De yan
loin | 03H18 | 02/09/2007 |
tu oublies juste de préciser une chose, la plupart des emplois crées sont des emplois précaires (interim, cdd et autres contrats bidons…)
Et si jamais tu as le bonheur de gagner assez pour te trouver un logement, le proprio va bien rigoler avec tes fiches de paies d'interimaire….
cherchez l'horreur
De
13H24 | 03/09/2007 |
Je pense avoir trouvé l'erreur, il y a 20 ans, il y avait moins de chomeurs, depuis la population n'a pas augmentée de 20%, donc l'affirmation est sans fondements, sauf si les chiffres ont étés triturés.
J.P.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 20H56 | 01/09/2007 |
Vive le rétropédalage !
De
21H12 | 01/09/2007 |
Je ne comprend pas l'article, que se passet-il ?
Quel est ce fond d'investissement, caisse de retraite ? autre ?
ESt-ce qu'ils investissent ou est-ce qu'ils empruntent pour acheter et les profits de l'entreprise remboursent la banque ?
Si ils perdent de l'argent ne devraient ils pas revendre l'entreprise pour recuperer leur mise ?
Ou deposer le bilan ce qui leur eviterait de faire face aux obligations envers les employes et autres crediteurs ?
Un des probleme economique actuel est qu'il y a en fait trop d'argent a placer pour les investisseurs et donc aucune reelle reflexion sur l'utilite de l'argent investi, donc un reel gaspillage qui peut se reveler desastreux si l'investissement a pour but de financer les retraites des ceux qui y contribuent.
De
09H37 | 02/09/2007 |
Que doit faire le fonds s'il perd de l'argent ?
Rester au risque de faire faillite et de devoir licencier dans les autres entreprises qu'il détient…
Vu la quantité collosale d'argent dans le monde, je parie que si les salariés croient vraiment en leur entreprise, ils peuvent la racheter (pour pas cher, voir un € symbolique si elle fait des pertes) avec leurs indemnités de licenciement (et un prêt d'un établissement financier) et créer une société coopérative de production.
Mais évidemment, je connais la réponse. Les risques sont trop grands, et si ça se cassent la gueule ? Dans ce cas, le raisonnement s'applique au fonds également.
Avant de parler Finance, je conseille à tous de lire le Finance d'Entreprise de Pierre Vernimmen qui explique entre autres que :
- un fonds ne peut exiger 15% de rendement annuel, c'est intenable.
- mais que l'existence de fonds spéculatifs est nécessaire à l'économie car ils prennent des risques que d'autres ne veulent pas prendre.
Cependant, ça ne veut pas dire que tout est parfait, qu'une régulation n'est pas nécessaire (notamment vis à vis des fonds souverains).
De Gillesdd
21H22 | 03/09/2007 |
Un fond de placement ou de pension solicite une banque, s'allie avec elle pour acheter une société de décolletage du côté de Cluses.
La première année elle rembourse sa dette auprès de la banque en se payant sur la bête
La deuxième année elle étrangle ladite société parce que ses comptes ont été plombés par le remboursement et qu'elle vuet ses 20 à 25% de retour sur action
La troisième année la société est exangues mais comme le produit est interressant elle délocalise.
Je simplifie mais c'est ainsi que cela fonctionne. Je connais plusieurs sociétés qui en ont fait les frais ces dernières année alors qu'elles étaient à l'origine rentable et viables.
Bonne soirée
De
12H45 | 02/09/2007 |
1. le fonds n'aurait pas dû investir, il aurait mieux fait d'investir ailleurs, en Chine par exemple
2. l'usine aurait fermé de tte façon, cette fois le bouc émissaire n'aurait pas été le fonds, mais la globalisation
Comment fabriquer des vélos en allemagne avec le salaire horaire Allemand, soyons raisonnable. Ou laors il faut que ce soient des vélos spéciaux, vendus +1500 Euros pièce, et encore…
Vous voulez réindustrialiser l'Europe, commencez par baisser tous les salaires, ne mettez pas tout sur le dos de Fonds qui apportent VOS économies et les font fructifier.
De
14H35 | 02/09/2007 |
Si on calcule le nombre de salaires a payer pour fabriquer ces fameuses bicyclettes, il est probable que supprimer juste celui des administrateurs du fond et autres intermediaires financiers suffirait a augmenter de facon spectaculaire la rentabilite de l'investissement !
Les salaires des ouvriers de nos jours sont si bas qu'il n'y a rien a gagner a les diminuer encore !
De
15H25 | 02/09/2007 |
Beaucoup plus simple : rétablissons l'esclavage..
De
07H46 | 03/09/2007 |
Vous avez raison, il n'a jamais été question de fabriquer des vélos en Allemegne, l'action était préméditée. Investir en Chine ? , Il est préférable d'arriver avec un projet prêt, rentable immédiatement, sans perte de temps a financer un bureau d'étude et a tourner en rond le temps des mise au point. Le plus simple, repérer ces petites usines en difficultés en se proposant de les sauver, si possible avant qu'ils n'aient trouvé une autre solution (il est déja arrivé qu'en cogitant un peu d'autres solutions soient trouvées), et si possible aussi avant l'arrivée des autres vautours. Un bon produit, même un vélo, demande des années pour être amélioré et ceux qui remarquent et trouvent des solutions a des milliers de détails sont ceux qui participent à son élaboration quotidienne. Il est facile de clamer qu'une usine n'est pas rentable quand c'est déja l'intention du départ. Aujourd'hui avec le libéralisme, les entreprises ne sont plus que des marchandises que l'on dissèque pour en extraire le meilleur et que l'on brade ensuite, et nous n'en sommes qu'a l'aube.
Henri
De
17H30 | 02/09/2007 |
C'est vrai il faut baisser les salaires, comme ça la consommation sera en berne et ils seront obligés de licencier… en Chine ! (vu que tout vient de là-bas maintenant…) ; )
De Leclere gérald
paysagiste | 08H14 | 03/09/2007 |
La CEE as été créer justement pour contrecarrer le système américain et ça, nos dirigeants politiques et économiques l'ont un peu oublier. Pour De Gaule, il fallait une Europe forte pour pouvoir dire merde à ce système.
Avec Sarkozizi qui ne voit que par les states, cela ne vas pas aider l'Europe et encore moins la France.
Je sens que nos rapports Franco-Allemand vont s'envennimer de plus en plus, ils sont déja comme la météo, plutôt pourris et couverts.
« Sarkozi ou comment se facher avec des amis » ! ! !
Pour le mode d'emploi voir l'Elisée .
De
08H15 | 04/09/2007 |
un texte à ne pas manquer :
http://perso.orange.fr/philosophie/liberalisme.htm
De teamthermo
08H34 | 06/09/2007 |
Ca fait plaisir de voir de telles luttes pour garder l'emploi, et le savoir-faire. Nous ne sommes pas des pions dépendant de stratégies « globales ».
Une usine en France se bat aussi contre des décisions purement financières, sur le site http://thermochateaugontier.over-blog.com
De
16H01 | 26/09/2007 |
Au cas où il y aurait encore des visites pour cet article (oui bon je débarque un peu après la bataille) : le vélo « Strike-Bike » a l'air d'être un bon et joli vélo de ville, pas trop cher.
Si vous ne voulez pas acheter le vélo mais que ça vous intéresse de faire un geste, une loterie (10€ la participation) s'organise pour commander un/des vélos et le faire gagner à un des participants par tirage au sort, sur le forum de Vélotaf : http://www.velotaf.com/index.php ? showtopic=1355
Si vous êtes prêt à acheter le vélo, vous pouvez tout de même voir le fil ci-dessus puisque vous y trouverez tous les liens, et même des possibilités d'achat groupé vers la France pour limiter les frais de port.