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Les suicides du métro, tabous et traumatismes

La RATP est discrète sur les « accidents graves de voyageurs », mais les collisions peuvent traumatiser les conducteurs de rame.

Dans le métro parisien (Audrey Cerdan/Rue89).

Lundi, 9h45, ligne 9. Le métro s'arrête, le courant est coupé. La voix du conducteur retentit : « En raison d'un accident grave de voyageur, vous êtes priés de descendre immédiatement de la rame. » Quelques grommellements parmi les personnes présentes, mais la plupart ont la mine inquiète. « Accident grave », cela veut dire que quelqu'un est tombé sur les voies. Peut-être un suicide. Les voyageurs ont l'habitude.

Ce jour là, personne n'a été heurté. En arrivant à la station Voltaire, le conducteur de la rame a eu le temps de voir quelqu'un tomber sur les voies, de faire couper le courant et stopper le métro. L'issue est rarement aussi heureuse.

Le sujet est tabou, comme en témoigne le nombre de nos interlocuteurs qui ont désiré rester anonymes. Et il est difficile d'avoir des statistiques ou des informations sur ces « accidents de personne ». Le point en quatre questions.

Combien de suicides ?

Derrière l'expression « accident grave de voyageur », se cachent plusieurs réalités dont on parle peu. Il peut s'agir d'un voyageur qui tombe accidentellement, d'un inconscient qui tente de traverser les voies ou qui descend ramasser un objet. Fréquemment toutefois, c'est une tentative de suicide.

Tentative, car près de la moitié des personnes percutées survivraient, mais toujours avec des séquelles très importantes. Comme l'explique brutalement un représentant de la CGT-RATP : « Les gens ne meurent pas sur le coup. Ils ont les membres écrasés par la rame, mais avec la chaleur des voies, les plaies sont aussitôt cautérisés. »

Difficile de recueillir des témoignages sur ces événements : délicats pour la RATP, susceptibles d'encourager les suicides selon les psychiatres. « On sait que le métro et la Tour Eiffel sont deux lieux parisiens privilégiés pour les tentatives de suicide », précise-t-on à l'hôpital Saint-Anne. « Mais il est très délicat d'en parler, car on redoute les conséquences les jours suivants. »

Les chiffres, eux aussi, sont rares. A la RATP, on évoque 70 « accidents graves » en 2006, une paille comparés « aux 2,8 milliards d'utilisateurs sur la même période. Et la proportion de suicides est plus faible qu'on ne le croit ». Aucun chiffre précis n'est avancé.

Au comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les chiffres sont tout autres : 189 accidents sur voies en 2005, 149 en 2006. Les chiffres auraient la même source : la RATP. « Et les suicides représentent une grosse part », témoigne Michaël Bignotti, élu CHSCT. « Après les fêtes, après les vacances, il y a beaucoup plus “d'accidents'.”

Quelles personnes se jettent sur les voies ?

A notre connaissance, il n'existe pas, en France, de rapports sur le type de personne qui choisit le métro pour tenter de mettre fin à ses jours. C'est au Canada que l'on trouve quelques études, comme celle-ci, datant de 1996.

On y décèle une proportion importante de personnes vivant en institution médicale, ou soignées pour des “problèmes de santé mentale”. Un relevé de la situation à Montréal qui semblerait correspondre à Paris, selon les agents RATP : “La station Corvisart, proche de l'hôpital Sainte-Anne, est régulièrement un lieu de drames.”

L'étude canadienne relève que les suicidés du métro ont, plus souvent que les autres, consommé de l'alcool ou des drogues avant de passer à l'acte. Il s'agit souvent de personnes en situation “marginale”. Cependant, pour les personnes en état d'ébriété ou vivant dans le métro, il est parfois difficile de distinguer l'accident du suicide.

Quels traumatismes pour les témoins ?

Suicides ou accidents, les témoins se disent tous traumatisés. Les voyageurs, dont on trouve sur Internet quelques récits, mais surtout les conducteurs de rame. On estime qu'en moyenne, un conducteur assiste à une tentative de suicide dans sa carrière.

Depuis huit ans, l'Institut d'accompagnement psychologique et de ressources (l'IAPR), accueille sur demande les agents RATP qui en ressentent le besoin. Mais tous n'y vont pas. “Il est encore trop répandu que cela fait partie du métier, que le conducteur s'y habituera”, annalyse Jacques Rondeleux, directeur général de l'IAPR. Pourtant, les conséquences d'un tel traumatisme peuvent être graves. Une des psychologues cliniciennes nous fait part de ses observations :

“Le traumatisme peut apparaître longtemps après. Le patient ne dort plus, il est hanté par l'image du choc, ou parfois par le bruit, l'odeur. Le degré de traumatisme peut aussi dépendre du contact qu'a eu le conducteur avec la victime. Si leur regard se sont croisés, s'il lui a tenu la main en attendant les secours, les conséquences psychologiques peuvent être plus importantes. Certains patients viennent nous voir dans un état grave, parce qu'ils ont attendu le deuxième ou troisième accident avant de venir nous en parler.”

Aux dires d'agents de la RATP, certains ne parviennent plus à conduire. Ni métro, ni voiture. Ni même passer dans la station où a eu lieu l'accident. Michaël Bignotti, du CHSCT-Métro, décrit les conditions de freinage à bord d'une rame, et les conséquences qui en résultent, même quand le drame est évité :

Le traumatisme peut aussi apparaître lors de l'enquête qui, bien qu'acceptée, est parfois considérée comme culpabilisante :

Quelles préventions ?

Pour éviter les accidents, les conducteurs ont pris l'habitude de s'entraider : “Il nous arrive quotidiennement de prévenir un collègue arrivant en face qu'on a repéré, sur son prochain quai, un homme louche. Et qu'il convient de réduire la vitesse par sécurité”, raconte l'un d'eux.

Sur la ligne 4, réputée dangereuse car rapide, des “fosses anti-suicides” ont été construites, petits abris creusés sous les quais, le long des voies. Efficacité “relative” selon la RATP, “avérée” selon les agents CGT : “Les victimes sont ainsi poussées par le train, mais ensuite éjectées dans les fosses au lieu d'être écrasées”.

Mais pour l'administration de la RATP, le danger majeur vient des intrusions trop fréquentes sur les rails. Taggeurs, toxicomanes cachés dans les couloirs, fêtards éméchés qui traversent entre deux rames… Des barrières de séparation des voies, récemment installées, auraient ainsi joué sur la légère baisse observée l'an dernier.

Il est un aménagement plus efficace encore. Les portes palières, installées sur les quais de la ligne 14 et dont la ligne 1 devrait se doter d'ici 2011. Comme dans le métro de Lille, elles ne s'ouvrent que pour laisser les voyageurs monter dans la rame. Les chiffres sont éloquents : sur la ligne 14, aucun accident n'a été recensé l'an dernier.

Mais en cas de problème, impossible de compter sur une intervention humaine : les rames sont pilotées automatiquement. Si bien que, comme le remarque avec philosophie un agent affilié CGT : “S'il n'y a pas d'accident, il y a encore moins de traumatisme, vu qu'il n'y a plus de chauffeur ! ‘

Photo : dans le métro parisien (Audrey Cerdan/Rue89)

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Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 20H32 | 29/08/2007 | Permalien

Les sucides faits dans une station de métro sont fréquents ; pas seulement dans le métro parisien, mais aussi partout dans le monde. Que peut-on en dire ? C'est triste et boulversant. La technologie ne permet pas encore de freiner immédiatement quand un chauffeur repère souhainement un personne sur les rails. Et, comme Ophélie a dit, si c'est possible, c'est vraiment une situation miraculeuse ! Je pense que côté prévention, il n'y pas une infinité de solutions ; à mon avis, l'aménagment de portes palières est la seule solution qui vaut le coup… mais je partage le même avis qu'Ophélie, que faire en cas de problème à ce moment-là ?

Portrait de Courageux anonyme

à NicolasB Portrait de NicolasB De

08H43 | 30/08/2007 | Permalien

Il ne sera jamais possible de « freiner immédiatement », par la simple faute de l'inertie. Une rame de métro pèse plusieurs dizaines de tonnes (au moins), ça ne s'arrête pas en claquant dans les doigts !
Pour le reste, j'ai connu une ancienne « suicidée » du métro. Le « résultat » devrait calmer les « candidats » à la chose… Une jambe en moins, des fractures impossibles à remettre dans tout le corps, des douleurs à n'en plus finir…
Bref… Quant à la prévention, s'agirait ptêt de commencer à voir pourquoi, dans notre « merveilleuse » société, des gens cherchent à se suicider et ce qu'on peut faire pour les en dissuader, non ?

Portrait de Courageux anonyme

De

12H48 | 30/08/2007 | Permalien

Et après l'inertie du métro, il ne faut pas ignorer celle des passagers de la rame. Il serait dommageable d'en blesser un grand nombre pour sauver celui qui saute sous la rame. Sans mauvaise comparaison, c'est comme le fait de percuter, en voiture, un piéton ou autre pour esquiver le chien qui traverse la route.

C'est vrai que le mieux serait que la situation de chacun n'incite pas à vouloir en finir. Je vois bien le problème, pas forcement la solution.(repeindre les murs de couleurs gaies, pourquoi pas ? )

Stouve

Portrait de Courageux anonyme

De

14H19 | 30/08/2007 | Permalien

« repeindre les murs de couleurs gaies… » … et distribuer de la guimauve en passant du Chantal Goya ?

Portrait de Courageux anonyme

De

17H41 | 30/08/2007 | Permalien

On fait bien des efforts d'esthétisme dans les entreprises, les écoles, habrits bus… afin de rendre le lieu plus agréable. Actuellement, le revêtement carrelage des murs rappelle plus celui des chiottes publiques.

Je ne parlais pas de faire la gay pride dans le métro, je me disais juste qu'embaucher des vrais grapheurs ou autres artistes pour égailler ces longs couloirs donnerait un meilleur « paraître » (que celui de mauvais tagueurs) et peut de l'intérêt, voir un sourire, de la part de ceux qui les traversent. Un sourire n'est il pas la meilleur prévention contre des actes de désespoir ?

Stouve.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H06 | 31/08/2007 | Permalien

« Actuellement, le revêtement carrelage des murs rappelle plus celui des chiottes publiques. »
Si je me rappelle (j'ai fui Paris il y a deux ans…), il y avait aussi l'odeur qui correspondait au carrelage…

Portrait de Courageux anonyme

à NicolasB Portrait de NicolasB De

10H48 | 30/08/2007 | Permalien

c triste de finir sa vie ainsi, ms c le fruit d une deseperance totale de personnes qui sont paumé rejetes abandonnés, avec un peu plus d humanité d altruisme de la part de tous les acteurs on pourrait sauver quelques vies ! !
je vs invite a decouvir un site ou je récolte un max d infos sur le net sur l action des gouvernants ss censure ss parti pris ! ! je l ai appelle vigilance citoyenne, venez decouvir une info synthetique réagir aux articles
http://vigicitoyen.canalblog.com/
merci

Portrait de NicolasB

De NicolasB

Lycéen à Paris | 11H44 | 30/08/2007 | Permalien

Il est bien facile de dire ceci. On peut essayer d'aider ceux à la rue, mais ceux ayant des problème de famille, ou des tout simplement des problèmes qui ne regardent qu'eux, on ne peut pas y faire grand chose. On essaye de rendre les stations de métros moins « dangereuses ».

PS. Pas besoin de faire votre pub, cher Courageux Anonyme, sur vigicitoyen… on en voit assez de votre pub, avec tout le respect que je vous dois. Nous sommes ici pour trouver des solutions et non pas d'aller sur d'autres sites.

Portrait de Courageux anonyme

à NicolasB Portrait de NicolasB De

14H17 | 30/08/2007 | Permalien

Une remarque :

Les « problèmes de famille », ou les « problèmes qui ne regardent qu'eux », trouvent souvent leurs sources dans un problème de société. Les gens disent « le suicide est un acte égoïste », moi je dis que le suicide (pour y avoir été confronté plusieurs fois dans le cercle familial, ou tout du moins des tentatives) est un acte de réaction face à l'égoïsme. L'égoïsme de nos société isole de plus en plus les individus. Dès qu'on est plus dans la norme, dès qu'on sort de l'ordinaire on est aussitôt mis à l'écart. Certains choisissent de se battre, et d'autres voudraient bien mais n'ont pas la force de le faire face à des soucis qui ont parfois l'air (et qui sont parfois) insurmontables.

Demander de l'aide de nos jours, c'est avouer sa faiblesse, et dans une société comme la notre, les faibles on les écrase.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H27 | 30/08/2007 | Permalien

« Le suicide est un acte égoïste ». Certainement s'il est fait en public, risquant de « traumatiser » les spectateurs et de « retarder » pendant parfois des heures le trafic du métro ! C'est bien sûr du second degré : les suicidaires, ceux qui lancent un appel au secours et les réels, ceux qui se cachent pour le faire en étant certains de ne pas être « réanimés » sont des personnes en désespérance. Mais pas toujours des déprimés chroniques, parfois ce sont des gens qui décident tout simplement d'arrêter tout. Pour ceux-là, tout l'entourage du monde, famille, amis, ne peuvent rien faire, ce n'est parfois pas de la faiblesse, mais au contraire une force car ils choisissent le moment de leur mort, et ceux-là, ils la réussissent.

Mon-Al

Portrait de Courageux anonyme

De

22H04 | 29/08/2007 | Permalien

Les portes palières me paraissent évidemment être LE moyen pour éviter ce genre de drame. Il est hélas désolant que l'automatisation des rames et la mise en place de ces portes prenne tant de temps. Voilà un beau chantier à mettre en place pour sauver des vies.

Plus de sécurité avant l'ouverture d'autres lignes.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H45 | 30/08/2007 | Permalien

Précision sémantique : ça « sauve » pas des vies. Jusqu'à preuve du contraire, tout le monde meurt un jour ou l'autre. Une telle mesure ne peut qu'empêcher des gens de mourir de cette façon (ce qui serait déjà très bien). Mais les « vies sauvées », c'est un terme qui ne veut rien dire.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H37 | 30/08/2007 | Permalien

J'ai rencontré, il y a quelques années, un conducteur partant a la retraite qui en était a une trentaine d'accident ou suicide (un record dans la profession). C'est vrai qu'on en parle moins que des accidents de manèges, la banalisation s'est installée dans les consciences. Comme vous, je pense que les portes palières devraient apporter une nette amélioration, d'ailleurs on devrait déjà pouvoir faire une étude comparative avec le métro de Lille qui lui en possède. Le métro de Paris a plus d'un siècle et personnellement, j'ai je suis toujours impressionné, quand je vois le monde qu'il y a actuellement aux heures de pointes, se presser sur un quai au bord d'une fosse au fond de laquelle passe un rail à 750 volt.

Portrait de Courageux anonyme

De

08H19 | 31/08/2007 | Permalien

Le métro toulousain dispose également de portes palières. Tout automatique, certes, mais c'est compensé par le fait qu'il y a du personnel (des « vigiles ») auprès des tourniquets : il y a donc présence humaine (et plutôt aimable dans l'ensemble).

Portrait de Courageux anonyme

De

10H52 | 30/08/2007 | Permalien

Les portes palières n'obligent pas à utiliser des rames automatiques sans conducteurs : des essais ont été effectués sur la ligne 13 à St Lazare et Invalides pendant plusieurs semaines avec un fonctionnement parfaitement normal de la ligne. Et ça marche…
Seul bémol, les portes testées étaient un peu basses à mon goût et facilement escaladables pour quelqu'un qui voudraut réellement en finir avec la vie. Mais cela permettrait d'éviter les descentes sur voies et les chutes accidentelles.

Portrait de Courageux anonyme

De

03H40 | 22/09/2007 | Permalien

Pour information : l'installation des portes palières coûte environ 1,1 MILLION D'EURO ( ! ! ) par quai. Ce sont des sommes monstrueuses. Et surtout, une fois de plus, au lieu de s'attaquer à la cause, on s'attaque à la conséquence. Faites un sondage et demandez aux voyageurs s'ils préfèrent avoir un prolongement de ligne, des trains plus modernes et climatisés, un escalator à leur station, ou des portes palières ? Devinez leur réponse ? évidemment, les portes palières, ils s'ent moquent, car eux, ils ne vont pas sur les rails. Pourquoi payeraient-ils pour un équipement qui ne leur servira jamais ? Pourquoi des millions de voyageurs payeraient-ils ces sommes monstrueuses (et donc on garde les vieux trains avec les wagons pourris, etc…) pour éviter que 70 tordus par an se jettent sur les rails, alors qu'ils payent déjà leur carte orange plus de 50 euros, j'imagine leur tête si on leur dit que 90% de cette somme ira aux portes palières. Il faut faire comme au Japon, ils ont mis des miroirs le long des quais, au niveau de la voie. Coût dérisoire et le candidat au suicide est freiné car il sait qu'il risque de se voir en sang s'il se jette. Effet garanti par statistiques ! Mais j'imagine que les têtes pensantes de la RATP s'en mettent plein les poches en pot de vin avec les entreprises qui posent les portes…

Portrait de Courageux anonyme

De

22H16 | 29/08/2007 | Permalien

Trouvé sur wikipedia, on croit rêver…

« En 1998, la RATP projetait l'automatisation de la conduite des lignes 1, 4, 6, 7, 9 et 13 à l'horizon 2050. “

Portrait de Courageux anonyme

De

23H28 | 29/08/2007 | Permalien

Ouais, bon « il y aurait », « une étude canadienne dirait que »… bref, Rue89 s'intéresse à pas grand chose. Et si vous nous détailliez plutôt les impôts que Sarko veut nous sortir en loucedé ou les accords secrets France Lybie ?

Portrait de Courageux anonyme

De

23H48 | 29/08/2007 | Permalien

Sarko, sarko, sarko…

Portrait de Courageux anonyme

De

16H54 | 30/08/2007 | Permalien

Je vois pas le rapport avec le sujet !

Mon-Al

Portrait de Manoucho

De Manoucho

01H21 | 30/08/2007 | Permalien

Oh mais on peut plus parler de rien alors !

Patience, l'article sur la Lybie arrivera sans doute dans la semaine…

Portrait de Claude PELLETIER

De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 02H48 | 30/08/2007 | Permalien

Je sens que cet article vous a fait du mal. Ces malheureux ! ces choses cisaillées mais cautérisées ! Oui votre vie est si dure. Tout n'est pas rose.

Et bien sûr, votre doudou présidentiel vous manque. Allongez-vous, soyez patient, il va reviendre. Vous avez un crédit d'utilisation de cinq années. Soit plus de 1 800 jours. Vous savez qu'on va vous envier !

Portrait de dodoshan

De dodoshan

00H21 | 30/08/2007 | Permalien

Des personnes qui se suicident, il n'y en a malheureusement pas que dans le metro, et le seul » traitement « des suicides dans le metro ne presente pas une info digne de faire la une, heu, je suis dans quelle rubrique deja, enfin bref, releve du fait d'hivers ou de la depeche en ce qui me concerne…

C'est malheureux, personne ne dira le contraire mais tout de suite maintenant avec les infos que vous nous avez donné, il est difficle de réagir autrement que de dire c'est malheureux… Et peut etre qu'avec des portes automatiques… faudrait en discuter avec la ratp… L'important n'est pas vraimet de savoir a notre niveau comment les gens se suicident…mais POURQUOI ils se suicident… et un article de fond sur la question serait bcoup plus interessant et judicieux que le simple rappel des suicides dans le metro qui n'est pas representatif il me semble de l'emsemble des suicides…

Bon d'accord il y a le traumatisme des conducteurs mais ceci est un tout autre sujet… Et le traumatisme des passagers sur la rame, et le traumastisme des temoins d'accidents de la route… et le traumatisme… Des traumatismes ont en a tous vecu et on en vivra d'autres… What's the point ? ? ? ?

Portrait de Claude PELLETIER

à dodoshan Portrait de dodoshan De Claude PELLETIER

Retraité dans son jardin | 03H24 | 30/08/2007 | Permalien

Votre point de vue est respectable. Mais le pourquoi du pourquoi on s'autolyse n'est pas si intéressant que ça.

En fait chacun sait « pourquoi » il appuierait sur le bouton. Sauf quelques optimistes chroniques incurables. On a peut-être une Nadia qui nous manque trop ou bien on a marre d'avoir les pieds plats, c'est bête comme ses pieds d'avoir la voûte plantaire raplapla ! Avez-vous constaté que très peu de gens avaient les pieds plats. Devinez pourquoi !

Contrairement à ce que vous affirmez on doit s'en foutre d'être représentatif dans ces moments-là. Vous imaginez le candidat au départ « Mes motifs sont-ils de bons motifs ? » ou bien « Suis-je dans la moyenne des suicidés ? » C'est qu'on risque d'être montré du doigt. Tout le monde n'est pas iconoclaste ou rebelle ou amateur de camemberts très coulants.

La seule question se doit être le comment. Et franchement le choix du métro ne fait que souligner ce que ce choix a de désespéré !

Beaucoup à dire sur le comment. Dire d'abord qu'on ne parle pas de ça. Les malheureux sont des malheureux. Qu'ils le restent et qu'ils restent. Si tous les malheureux nous quittaient, on se sentiraient peut-être moins heureux, et de nouveaux volontaires surgiraient, et de proche en proche, un cycle infernal, véritable rouleau compresseur, avalerait toute l'humanité.

Où se renseigner ? Que Choisir a-t-il fait un N° spécial ? Et 50 millions d'amis ? Delarue ou FOG ont-ils fait un talk show ? Dans les films d'espionnage, on croque du cyanure et hop ! Dans certains films on se reVolverise et après on n'a plus jamais mal aux dents ! Mais comment se procurer ces accessoires de cinéma ? Faut-il devenir acteur ou espion ou chasseur ?

Ami désespéré. Pas sous le métro !
Cela fait mal à trop de gens en même temps.

Portrait de Courageux anonyme

De

03H18 | 30/08/2007 | Permalien

Je n'ai jamais su si cette histoire était une de ces légendes urbaines pieusement transmises de zincs en comptoirs ou non :

On raconte qu'au Japon, bien touché par le phénomène, paraît-il, le métro de Tokyo ( ? ) aurait réduit drastiquement le taux de suicides, et pour pas si cher que ça. En tout cas pour moins cher que les portes palières (et plus rapidement) : ils auraient simplement installé des miroirs entre les rails.

Info ou intox ?

Portrait de Courageux anonyme

De

09H05 | 30/08/2007 | Permalien

Intox,

J'ai vécu au Japon pendant un an, et je n'ai jamais vu de miroirs.
Par contre ils ont réussi à « bien » (pas plus de précisions) dissuader du suicide sous train en faisant payer une énorme amende aux familles des suicidés, car le coût représenté par l'arrêt d'un train est colossal ; quand on sait la quantité de voyageurs qui sont transportés dans la mégalopole japonaise.

Cette mesure est très contestable, évidement.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H31 | 30/08/2007 | Permalien

Oui, c'est le dernier pied de nez qu'on puisse faire a une famille chiante.

Portrait de Leclere gérald

De Leclere gérald

paysagiste | 08H19 | 30/08/2007 | Permalien

Vu la tronche de certaines personnes le matin, je ne croie pas que les miroirs soient la solution idéale. Mais, remettre du personnel humain qui soit là physiquement pour accompagner les usagés. Les seuls personnes que l'on voit, sont des controleurs ou la police, c'est bien qu'ils soient là, mais question « écoute » on as déja fait beaucoup mieux. Avant, il y avait un chef de station qui était responsable du lieu, maintenant, c'est des caméras ( Bonjour BIG BROTHER)
qui surveillent l'ensemble du réseau ; On déshumanise les transports et aprés on voudrait que les gens ne commettent pas des actes inhumains. Pouvoir dire bonjour à quelqu'un que l'on voit tous les jours même sans le connaitre rempli une petite partie de la journée. C'est tout ça qui crée un tissus social et qui nous fait avancer. Alors arrétons avec tous ces mécanismes froids et austères simplement pour des raisons financières. La RATP commencera à s'inquièter du problème quand des usagers traumatisés par un suicide se retournera contre elle pour dépression et séquelles traumatisantes chaque fois qu'ils prennent le métro. Alors seulement là, les choses commenceront à bouger pour ne pas salir l'image bien propre de la régie.
Question : Un agent de la régie qui se suicide sur les voie est-il compter antant qu'usager ou comme accident de travail reconnu ?
On as bien vu chez les constructeurs d'automobiles la reconnaissance des suicides en AT.

Portrait de SebOslo

à Leclere gérald Portrait de Leclere gérald De SebOslo

09H47 | 30/08/2007 | Permalien

comme si un agent RATP sur un quai bomdé de monde changera quelque chose. Quand était la dernière fois que vous avez discuté de la pluie et du beau temps avec un agent RATP/SNCF etc…

Humaniser une station de métro en y mettant un chef de quai (….) est une belle utopie que seuls ceux qui habitent loin des heures de pointe acceptent comme une réalité

Portrait de Dr Stange

à Leclere gérald Portrait de Leclere gérald De Dr Stange

14H02 | 30/08/2007 | Permalien

Je suis d accord avec vous,une enquète avait rèvélè qu il y avait dans la population en errance dans le metro plus de 60% de personnes psychotique en rupture de soins qui peuvent étre dangereuses pour elles et pour les autres ,ayant travaillè en psy je me suis toujours demandèe pourquoi les equipes de soins ne travaillaient pas dans les lieux(gare etc..) ou sont les patients et d une façon mobile.

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