a debattre

La hausse très symbolique du prix de la baguette

Dans les rues de Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

Cinq centimes d'euros, une bouchée de pain ? En septembre, la baguette de pain devrait coûter plus cher. Une augmentation sans grande conséquence sur l'économie, mais qui pourrait gêner un gouvernement décidé à « rendre du pouvoir d'achat aux Français ».

La hausse devrait atteindre 5 à 8%, selon que l'on achète son pain chez le boulanger de son quartier ou en grande surface. La raison invoquée : la flambée des cours du blé. Victime d'une météo capricieuse cette année, il a atteint des prix jamais vus depuis 1996.

Les confédération boulangères ont confirmé l'augmentation. Pour Jacques Mabille, président adjoint de la Fédération des entreprises de boulangerie et pâtisserie française (FEBPF), cette hausse est « logique » : elle se justifie par l'envolée des prix du blé, mais aussi par la récente hausse du Smic, « sur laquelle est indexée notre grille salariale ».

L'UFC-Que choisir dénonce une hausse injustifiée
Les associations de consommateurs, elles, s'élèvent contre une hausse qui leur paraît injustifiée. A l'UFC-Que choisir, on s'interroge :

« Le prix du blé a augmenté ; mais le prix du pain doit-il nécessairement être réhaussé ? Depuis sept ou huit ans, le prix de la baguette flambe alors que le prix du blé s'est effondré. »

Les associations dénoncent un ajustement qui se fait à la hausse mais jamais à la baisse. Pour Jean-Paul Geai, rédacteur en chef du magazine QueChoisir, cette hausse est d'autant moins justifiée que « le prix du blé ne pèse pas énormément dans la composition de la baguette, entre 5 et 20% selon les professionnels ».

Cinq centimes, une miette de pain
Pour UFC-QueChoisir, « si la baguette prend 8%, ce n'est pas rien, c'est même énorme dans le budget familial ». Pour les économistes, il n'y a pourtant pas lieu de s'alarmer. Eric Dubois, chef du département de la conjoncture à l'Insee, rappelle qu'une hausse du prix de la baguette de cinq centimes correspond à une augmentation de 0,1% de l'indice des prix : « Au plan macroéconomique, ce n'est pas grand chose. » Depuis 1987, chaque boulanger est libre de fixer le prix de son pain. Selon Eric Dubois, il faudra donc attendre septembre pour voir si la hausse a réellement eu lieu.

La baguette, symbole culturel
Alors pourquoi tant d'inquiétude face à cette hausse ? Parce que la baguette, c'est tout un symbole en France. « L'augmentation du prix du pain risque de marquer les gens parce que c'est très symbolique » se serait même alarmé Nicolas Sarkozy, d'après un écho du Canard Enchaîné. La hausse du prix du pain est surtout « très visible », commente Eric Dubois. L'économiste explique que la hausse des prix des produits que l'on achète fréquemment pèse davantage sur la perception que les ménages ont de l'inflation.

Le gouvernement entend anticiper
A gauche, c'est l'occasion de pointer les premiers échecs du gouvernment. A l'instar de Jean-Christophe Cambadélis, député PS, qui en profite pour signaler que « la question du pouvoir d'achat est le premier dossier noir » du gouvernement Fillon.

Christine Lagarde, ministre de l'economie, assure que le gouvernement restera « très attentif » aux répercussions de la hausse du prix des matières premières sur le prix de la baguette.

Pour anticiper les éventuelles répercussions, le gouvernement a choisi de s'attaquer à la réforme de la loi Galland, votée en 1996, comme nous l'explique Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la consommation et au tourisme :

Comme pour les fournitures scolaires, le gouvernement souhaite responsabiliser les différents acteurs concernés :

Aux yeux des associations de consommateurs et des économistes, le seul moyen d'empêcher une hausse excessive du prix du pain est de faire jouer la concurrence. Quitte à faire un peu de marche à pied pour explorer d'autres boulangeries.

Photo : Dans les rues de Paris (Audrey Cerdan/Rue89)

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Portrait de Globule

De Globule

22H20 | 29/08/2007 | Permalien

Mais pourquoi donc les médias nous rabachent-ils depuis plus d'une semaine, le pain va augmenter ?

Pour qu'il augmente ?
Cà y est, c'est fait !

Portrait de Courageux anonyme

De

22H20 | 29/08/2007 | Permalien

Qu'ils mangent de la brioche…

Portrait de Courageux anonyme

De

09H48 | 30/08/2007 | Permalien

MALHEUREUSEMENT , la vie est de plus en plus cher ms c ainsi le blé augmente et les francais trinquent… je vs invite a decouvir un site ou je récolte un max d infos sur le net sur l action des gouvernants ss censure ss parti pris ! ! je l ai appelle vigilance citoyenne, venez decouvir une info synthetique réagir aux articles
http://vigicitoyen.canalblog.com/
merci

Portrait de 39bis

De 39bis

22H15 | 29/08/2007 | Permalien

entre la baguette à 85 puis 90 centimes chez le boulanger et celle à 45 à 48 centimes au super marché il n'y a pas photo. D'autant que la qualité du pain ne se trouve pas forcément la où on devrait l'attendre.
Les boulangers ne se plaindront pas de la désaffection des clients. ils créent leurs propres difficultés, l'augmentation du prix du blé ne justifie pas une telle hausse.

Portrait de Courageux anonyme

à 39bis Portrait de 39bis De

22H25 | 29/08/2007 | Permalien

Le prix de la farine est fixé « à la tête du client » et pas indexé sur le cours du blé. Donc entre une grande surface qui écoule plusieurs centaines de quintaux par mois et un artisan qui en pétrit quelques dizaines, le prix de la farine n'est pas du tout le même. D'autre part, les conventions collectives et les grilles salariales ne sont pas non plus les mêmes entre les boulangeries artisanales et les boulangeries considérées comme des industries agroalimentaires dans les grandes surfaces. Enfin, les grandes surfaces sont généralement plus mécanisées que les fournils des artisans, avec des coûts à la production moindre.
Aussi, les augmentations mentionnées sur le prix de la baguette en grande surface ou chez l'artisan ne généreront pas les mêmes bénéfices au final…
Quant à la qualité du pain, je suis bien d'accord, il est vrai qu'une partie des boulangers se fourvoient dans leurs méthodes de travail et que pour redresser la barre, ça ne va pas être facile.

Portrait de Courageux anonyme

à 39bis Portrait de 39bis De

12H46 | 30/08/2007 | Permalien

De 1992 à 2006, le prix de la tonne de blé a BAISSE de 190 euros à 125 euros
Dans le même temps le prix du pain a augmenté de 46%. On se demande encore pourquoi…
En 2007 le blé a pris 107%. Les boulangers vont donc se justifier de répercuter la hausse mais pourquoi ne répercutent t'ils jamais les baisses ?

Portrait de Courageux anonyme

à 39bis Portrait de 39bis De

13H41 | 04/10/2007 | Permalien

oui peut etre mais a qu elle prix les ms negocie t il leur prix cercain menier prene de la marge chez le petit et casse lezs prix en yper en moyenne une diference de 25 ct avec 0.64 ct le k pour le boulanger je parle par experience

Portrait de Courageux anonyme

De

22H17 | 29/08/2007 | Permalien

On parle du cours du blé, du prix du pain, mais jamais du cours de la farine, or, entre un exploitant agricole et un boulanger, on trouve généralement le meunier qui n'indexe malheureusement pas le prix de la farine sur le cours du blé…
Par ailleurs, pour faire une baguette, il ne faut pas oublier les différents postes de production, du pétrin au four (parfois chauffé au fuel, qui n'a pas tellement baissé ces mois derniers) en passant par les façonneuses, diviseuses, et que dire de la vente.
Le prix du pain, c'est le cours de la farine + le cours des énergies + les salaires, pas toujours très élevés pour un travail parfois pénible.

La boulangère

Portrait de Courageux anonyme

De

06H36 | 30/08/2007 | Permalien

Comment peut-on oser parler gravement de rouages dans l'industrie agro-boulangère quand on a d'aussi belles miches ?
(En me relisant, je m'avise que je ne pensais pas du tout à vos miches, mais aux niches du supermaché du blé ou du reste.)

Vous avez raison d'aligner les cours pour faire les comptes, en pensant également au salaire du mirliton dont le travail est sans charme : son travail ressemble à celui de n'importe quelle usine à débiter, où l'on travaille pour un salaire de misère : temps modernes où les boulons sont des paquets de farine dévitalisée et déminéralisée, ou des pâtons pré-fabriqués à l'autre bout de la France.

Les clients de la boulangère, ceux qui aiment les bonnes miches, ça fait longtemps déjà qu'ils n'achètent plus la marchandise (le pain de grande surface ou de pseudos-« artisans » sans autre métier que quelques trucs techniques pour ne pas brûler le produit, et un certain goût du chiffre.)
Les amoureux de miches, celles aussi qui aiment le bon pain, ne fréquentent plus les cours dont vous avez raison de parler.

Si on pêtre attention à toute la chaîne de production, de la culture au sol à la valeur dans la bouche, en passant par ceux qui travaillent avec amour à leur métier, qu'ils sont jaloux d'avoir dans la peau, - si on fait attention à toutes ces conditions, on s'aperçoit que le pain intéressant à manger ne se trouve - à peu près - plus que dans une seule filière : celle qui reçoit la mention « AB » contrôlée par des organismes indépendants. Le reste est foutaise.

Je remarque à ce titre que « le cours du blé » peut s'envoler : il ne fera pas flamber « le marché du blé » de culture AB. Au début des années 1990, lorsque je me suis mis à acheter mon pain chez la femme d'un boulanger AB, je voyais la différence au goût… - et au porte-monnaie (d'autant que j'étais alors sans le sou, vache enragée et maigre et tout tout : le chômage). Aujourd'hui, je m'amuse à voir monter les prix de l'agriculture des ploucs épais de la FNSEA et de tous leurs sous-« bosses », industriels du pain compris.

Bref, je vous incite vivement à changer de boulanger, madame, - je veux dire votre bonhomme. Qu'il commence par changer de fournisseur, il changera ses propres façons.
Vous, je vous embrasse !

Portrait de gargamelle

De gargamelle

07H13 | 30/08/2007 | Permalien

Le Canard enchaîné d'il y a 15 jours ou 3 semaines nous informait que Bruxelles avait donné le feu vert pour introduction d'ogm (à hauteur de 0,8%) dans la fabrication du pain bio, donc du blé (farine) etce, à compter de 2009. C'est pas beau ça ? idem pour nourrir les animaux (volailles….bio)
Mais chut, il ne faut pas le dire.

Portrait de Courageux anonyme

à gargamelle Portrait de gargamelle De

08H28 | 30/08/2007 | Permalien

Merci Gargamelle pour cette alerte que j'ignorais.

Si cette information n'est pas un canular, ce ne sera pas la première fois que des cervelles à Bruxelles se retrouveront dans les choux.

Pour ma part, pour les pains et les autres denrées, la référence française en matière de « AB » (une étiquette fourre-tout, et qui recouvre des marchandises de qualités très diverses) reste « Ecocert », - et non pas « made in Bruxelles ».

Pour les OGM, je m'en tiens aux avis de Claude Aubert et de Jean-Marie Pelt, auprès desquels tout autre expert me semble louche.
Et une émission à fréquenter le samedi matin pour toutes ces questions de cours : France-Culture, « Les pieds sur terre ».

Bonne journée !

Portrait de gargamelle

De gargamelle

09H28 | 30/08/2007 | Permalien

Je reprends les infos du canard qui me seblent en générale assez fiables. Ils ont fait une enquête sérieuse sur ce que l'on peut appeler le bio, et il en ressortait que le bio était plus ou moins bio selon les pays et à priori, en, France, nous ne sommes pas encore trop mal loti mais les choses changent.

Je reprends texto l'article suivant :

Du pain bio fabriqué avec de la farine à 0,8% d'ogm, c'est le scénario cauchemar qui risque d'arriver avec la nouvelle réglementation européenne sur l'agriculture biologique. Jusqu'à présent, le bio signifiait 0% ogm. A partir de 2009, s'il peut prouver qu'il est dûment équipé pour éviter la contamination, votre boulanger pourra vous vendre du pain bio jusqu'à 0,8% d'ogm. Idem pour l'éleveur de poulets, qui sans le savoir à nourri ses volailles avec des céréales contaminées. Et pourquoi pas tant qu'on y est un label rouge pour les ogm bio ?

Portrait de Adarshini

De Adarshini

Idéaliste | 16H15 | 30/08/2007 | Permalien

Désolée, ce n'est pas un canular ! …

Je ne suis pas sûre que tu aies bien compris : Le label Ecocert est concerné par ce seuil des 0,8% d'ogm autorisé (par Bruxelles). Ton boulanger préféré pourra te vendre du pain bio avec 0,8% d'OGM, et ça sera quand même bio. Miam.

Portrait de Courageux anonyme

à Adarshini Portrait de Adarshini De

20H36 | 30/08/2007 | Permalien

Chère amie,

Si je parlais de « canular », ce n'était pas tant pour douter du crédit qu'on peut apporter à la lecture des articles du « Canard » (souvent très bien informés), mais pour me moquer un peu des blagues de Bruxelles.

Ai-je bien compris ? Vous n'en êtes pas sûre, et moi non plus.
Compris ou pas, « AB » en soi ne signifie pas grand chose quant à la substance du produit ainsi étiqueté. Si bien que si logo « AB » apparaît, il y a de fortes chances pour qu'il corresponde effectivement aux usages de Bruxelles. Mais, Ecocert certifie AB selon son propre cahier des charges, très sélectif, voire draconnien si j'en crois les réticences de certains agriculteurs à s'y plier. Me trompé-je ?
D'un seul mot : il y a « bio » et « bio ».

En revanche, la question des OGM dans l'espace cultivé n'est pas aussi anodine, et beaucoup plus préoccupante, car la contamination ignore les bornes du cadastre et la dissémination les obstacles du relief - sauf pour le nuage de Tchernobyl (coucou EDF, coucou l'armée, coucou les experts).

Bien cordialement.

Portrait de Adarshini

De Adarshini

Idéaliste | 10H28 | 31/08/2007 | Permalien

J'espère que votre optimisme pour ecocert est justifié, étant moi-même consommatrice.

J'ai cherché sur leur site, je n'ai rien trouvé concernant ce seuil de 0,8%… je pense que s'ils voulaient maintenir un seuil maximal plus bas (0,1% par exemple de contamination accidentelle - ce qui sera sans doute très difficile à maintenir) ils auraient intérêt à communiquer sur le sujet…

Portrait de Courageux anonyme

à Adarshini Portrait de Adarshini De

21H21 | 31/08/2007 | Permalien

Chère Adarshini,

Je comprends vos craintes, même si je ne les éprouve pas, du moins pas encore.
Jusqu'à soupçon du contraire, j'ai une entière confiance sur la valeur du certificat AB décerné (ou refusé) par Ecocert : je ne connais pas plus sélectif (c'est en ce sens rigoureux que je disais « draconnien ») en France… sur la foi de ce que croient des amis au-dessus de tout soupçon, puisqu'ils sont des fanatiques de l'agriculture biologique depuis 1977 - autant dire des intégristes ! Ce sont mes sentinelles : je peux vous assurer que si Ecocert mettait les voiles dans le vent levé à Bruxelles, j'entendrais crier à la trahison !

Vous parlez d'intérêt à « communiquer » par rapport aux tolérances de Bruxelles.
Pour plusieurs raisons, je serais au contraire surpris - et déçu - qu'un organisme comme Ecocert, aussi sérieux que sévère dans ses contrôles, se mette à fanfaronner comme de vulgaires marchands d'étiquette. On reconnaît l'AB de valeur à ce qu'elle s'interdit toute opération de marketing : dès qu'il y a marketing, il y a vantardise, il y a tromperie sur la marchandise.
Les « connoisseurs » en ce domaine ont le sens du cahier des charges, pas le sens frelaté du boutiquier : à bon vin point d'enseigne. (C'est là, si j'ose le paradoxe, toute l'enseigne d'Ecocert).
D'une façon générale, je n'ai jamais cru aux vertus de la « communication » dont on nous bat et rebat les oreilles depuis plusieurs décennies. Laissons les communiqués à la police, et la communication aux rapport maîtres-esclaves. (Deleuze disait : nous ne manquons pas de communication ; nous manquons de résistance au présent.)

J'accepte en somme votre avis : c'est de l'optimisme, au sens pratique (en ce cas, l'optimisme consiste à choisir ce qu'il y a de meilleur sur le marché) - et sur fond d'un profond pessimisme quant aux pratiques en vigueur dans l'agro-buisness.

Portrait de Courageux anonyme

à gargamelle Portrait de gargamelle De

14H45 | 30/08/2007 | Permalien

Si c'est vrai, ca ne va pas diminuer les prix, car les semences protegees par des brevets sont cheres.
Il existe plusieurs sortes d'OGM et evidemment si c'est des OGM pour resister aux parasites ca devrait etre le seul surcout. Mais les OGM resistant aux pesticides entrainent l'achat des pesticides etc…..
Par contre, citoyens europeens, il serait temps de reagir a cette pratique malhonnete, bio est sense etre naturel et OGM n'est pas naturel, il suffit de commencer a 0.8% et apres un augmente jusqu'a 100%.
Les qualites ou defauts des OGM n'ont rien a y voir, nous devrions etre libres de choisir ce que nous mangeons, pas forces de manger ce que nous ne voulons pas !
Nos gouvernants sont la pour defendre cette liberte pas pour aider des irresponsables a nous forcer a manger ce qu'ils produisent parce qu'ils sont incapables de controler leurs fabrications.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H32 | 30/08/2007 | Permalien

Les a-priori on toujours cours !
Je suis boulangère, pas la femme du boulanger, non, c'est moi qui suis au fournil…Mon « bonhomme », lui, il n'est pas boulanger. L'image véhiculée par la boulangerie artisanale, me fait un peu peur quand je vous lis.
En reconversion depuis 2 ans après 10 ans de chargée d'études ennvironnement, CAP passé en janvier 2006, il y a d'autres caps à passer, surtout quand on est convaincu par l'avenir du bio. Ca fait sourire (condescendant) bien entendu les boulangers conventionnels, et en plus je suis une femme, il me faut donc « faire mes preuves ». Mon projet est effectivement de faire du pain (bon de préférence) et à partir de farine issue de l'agriculture bio.
Quant au goût, il n'est pas lié à l'AB. Il est essentiellement généré par la méthode de fabrication, la gestion des fermentations.
Sinon, entièrement d'accord avec vous pour le reste !

Portrait de Courageux anonyme

De

21H05 | 30/08/2007 | Permalien

Chère boulangère,

J'aime beaucoup la riposte que vous m'avez faite, elle montre du caractère et une belle énergie. Je vous admire.

Mais, car il y en a au moins un, n'ayez pas peur quand vous me lisez : je n'ai aucun égard pour ce que les gens du commerce appellent l'« image », de marque ou pas. « L'image », c'est le tube à entuber les consommateurs pour développer leur narcissisme, leur snobisme ou leur conscience cul-cul des choses.
Dans l'agriculture biologique défendue dès les années 1960 par Claude Aubert, je vous assure que l'image n'a aucun sens. Il faut dire qu'un dissident de l'INRA ne peut qu'être iconoclaste.
Hé bien, en fait de boulangerie comme du reste, il suffit qu'on me parle d'image pour que je me dise in petto : c'est dommage que les Chambres de commerce et d'agriculture prennent vraiment les rats des villes (90% de la population française environ) pour des consommateurs d'image. On est con, mais pas à ce point ! Du moins pas tous.

Comme chacun sait : à bon vin point d'enseigne. Vrai, jadis. Mais aujourd'hui ?
AB, c'est aussi une image d'Epinal, - enfin de Bruxelles. Donc AB ne suffit pas. Ce qui importe aux clients de Biocoop, par exemple, ce n'est évidemment pas le marketing publicitaire utile pour faire une plus-value. C'est la méthode culturale, c'est la façon. Façon, en tant que boulangère, vous êtes bien placée pour savoir ce que ça veut dire. Je parle de façons aussi sur la terre, celles de celui ou celle qui cultive un lopin de cette Terre : elles ne se valent pas toutes, loin de là, - et « l'image » encore une fois n'y est pour rien.

Le goût, dites-vous, n'est pas lié à l'AB. Je vous demande pardon, mais j'ai effectué des blind-test avec des fruits ou des légumes où il n'y a pas de confusion possibles.
Vous me direz : et pour le pain ? Et pour le bon pain, celui que je trouve excellent près de chez moi est en AB-Ecocert. Effet placebo ? Oui, non, peut-être ? Je n'en sais rien. Mais vous m'ôtez le goût du pain si vous me dites que la farine est bourrée de produits vendus dans le commerce pétro-chimique ; ou que le pain a été fabriqué dans des conditions de travail que je réprouve. C'est un choix, et nos goûts et couleurs sont parfois ainsi modifiés par des « images », si vous voulez, mais qui renvoient à des réalités dures et rudes.

Je vous souhaite le plus vif courage pour tout ce que vous avez entrepris. Et je ne doute pas une seconde, avec ce que vous dites, de votre succès : l'avenir est à l'agriculture biologique et à la filière contrôlée (mais pas par Bruxelles ou les vendeurs de tapis).

Bien cordialement.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H39 | 31/08/2007 | Permalien

Je crois qu'on est à peu près d'accord pour l'aspect image.
J'ai juste une petite remarque concernat le goût AB/conventionel : c'est qu'il est nécessaire sur ce point de vue de réaliser des « test-aveugles » sur des produits à méthode de fabrication (ou de développement égal) : là, je ne suis pas sûre que les résultats soient différents entre des tomates AB produites dans des conditions similaires à des non bio, ce qui existe bien.
Ce que je crois fermement par contre, c'est que les producteurs ou transformateurs bio sont généralement dans une démarche éthique bio (pas tous malheureusement) et s'investissent beucoup plus dans la recherche de qualité qu'un non bio.Je m'explique : actuellement, les boulangers « conventionnels » panifient des farines issues de quelques variétés de blés sélectionnées pour leur productivité et leurs teneurs de plus en plus fortes en gluten (protéine) au détriment de variétés moins productives, plus adaptées aux territoires et aux saveurs variées. En bio, les producteurs et transformateurs sont plus dans une recherche de bio-diversité et d'adaptation au territoires, de recherches dans les variétés anciennes (voir le succès de l'épautre qui a gagné le conventionnel)qui permettent une diversification dans les saveurs des produits. C'est la raison du « c'est meilleur en bio », lié à la demande du client et aux méthodes que mettent en pratique les producteurs et non au fait qu'on soit AB ou pas.

Cordialement,

La boulangère

Portrait de Courageux anonyme

De

21H41 | 31/08/2007 | Permalien

Bonsoir chère boulangère,

Je crois moi aussi que nous sommes sur la même longueur d'ondes (les interférences sont ici négligeables).

Les questions de goût, je vous l'accorde, ne sont pas faciles à trancher. Je veux dire que la supériorité de tel produit (AB) sur tel autre (conventionnel-raisonné-TOTAL-ELF-Monsanto-etc.), sur le seul critère du goût aveugle, est douteuse. Sur certains produits, elle ne l'est pas.

Quant à la « démarche éthique », ce sont là des termes quasi « protestants » (au sens Weber) qui plaisent et donnent un certain lustre de respectabilité à ce qui se fait - mais ce lustre n'est pas ce qui m'a convaincu, et ce n'est pas ainsi que je ferais pour ma part l'éloge de l'agriculture biologique. (Je ne ferais pas mieux que de renvoyer aux bouquins de Claude Aubert, excellents à lire pour s'initier sans peine.)

Cela dit, je chicane - car au fond, ce que vous dites me semble important.

Ma main à mie,
Léboul (Angers).

Portrait de Courageux anonyme

De

07H24 | 30/08/2007 | Permalien

Il faut rester réaliste et regarder un simple compte de résultat pour comprendre que la révision des prix annoncés est trop importante.
- le taux de marge est supérieur à 70% , une variation du prix de la farine a un impact limité.
- le poste salaire. Au prix ou sont payés les salariés de la boulangerie..
- il vaudrait mieux revoir à la baisse le prix d acquisition des fonds de commerce pour les jeunes qui s installent ( les remboursements des crédits souscrits peuvent absorber plus de 10% du CA )
- pour ceux qui sont installés et qui réalisent un CA satisfaisant, il vous suffit de lire le bénéfice pour comprendre que franchement un peu de réserve est de mise.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H27 | 29/08/2007 | Permalien

Ce sont toutes les céréales qui augmentent ; avec des répercussions sur le pain mais pas seulement, les pâtes, et tous les produits qui sont à base de céréales. Ajoutez l'augmentation des produits laitiers, et quelques autres babioles. Ce n'est pas du symbole.

Portrait de Courageux anonyme

De

10H07 | 30/08/2007 | Permalien

Au moins pour une fois on entendra pas les agriculteurs pleurer… enfin j'espère.

Portrait de Courageux anonyme

De

15H57 | 31/08/2007 | Permalien

Vous pouvez aussi répercuter l'augmentation du prix de l'eau courante, il y en a 30% dans le pain.
Les boulangeries qui avaient disparu depuis plusieurs décennies refleurissent à tous les coins de rues, à mon avis se sont des affaires rentables !
Le pain est le bien de consommation qui a le plus augmenté durant ces trente cinq dernières années, beaucoup plus que les automobiles et les produits pétroliers, les boulangers ont pris, au cours de toutes ces années passées tous les prétextes pour augmenter leurs prix de vente.
Et que dire des arrondis avec l'Euro qui ont 6,56 fois plus d'incidence qu'avec le Franc
Si seulement la qualité était toujours au rendez-
vous.

Portrait de Courageux anonyme

De

16H07 | 31/08/2007 | Permalien

Vous pouvez aussi répercuter l'augmentation du prix de l'eau courante, il y en a 30% dans le pain.
Les boulangeries qui avaient disparu depuis plusieurs décennies refleurissent à tous les coins de rues, à mon avis se sont des affaires rentables !
Le pain est le bien de consommation qui a le plus augmenté durant ces trente cinq dernières années, beaucoup plus que les automobiles et les produits pétroliers, les boulangers ont pris, au cours de toutes ces années passées tous les prétextes pour augmenter leurs prix de vente.
Et que dire des arrondis avec l'Euro qui ont 6,56 fois plus d'incidence qu'avec le Franc
Si seulement la qualité était toujours au rendez-
vous.

Portrait de Courageux anonyme

De

22H22 | 29/08/2007 | Permalien

Ce n'est pas que la baguette qui augmente. Ce sont tous les produits à base de céréales (puisque c'est l'augmentation du prix des céréales qui est en cause) donc les pâtes etc.
Mais c'est aussi les produits laitiers et autres broutilles. Symbolique, vraiment ?

Portrait de Courageux anonyme

De

08H23 | 30/08/2007 | Permalien

« Symbolique », que je sache, ne signifie pas « quantité négligeable ». Le titre est excellent à mon sens : hausse symbolique, ou si vous préférez significative.

Significative ou symbolique, oui, mais de quoi ? C'est aussi cela la Croissance, chers amis, la Croissance des cours, des flux, des prix et de… certains comptes en banque (pas tous).
Le symbolique, c'est la vie quotidienne !

Portrait de Courageux anonyme

De

12H04 | 30/08/2007 | Permalien

Il me semble que « symbolique » peut signifier « qui n'a pas de valeur en soi » donc peut être synonyme de « très faible », attention avant de s'ériger en « donneur de leçon » cher ami…

Portrait de Courageux anonyme

De

21H06 | 30/08/2007 | Permalien

Où avez-vous vu que symbolique voulait dire insignifiant, ou pour vous prendre aux mots : « qui n'a pas de valeur en soi » ?
Synonyme de « très faible » ? Mais c'est « débile » !

Ce n'est pas vrai, et en plus c'est mal touvé : si nous étions en Italie, vous seriez couvert de lazzi.
Votre style « donneur de leçon » (phraséologie typique d'un idéologue de droite) est symbolique dans le sens étroit de votre fantaisie, et au sens fort et littéral complètement débile.

Salut copain !

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