Selon l'Unef, le pouvoir d'achat des étudiants continue de baisser
Les étudiants français n'ont pas fini de se serrer la ceinture. Une enquête annuelle , réalisée par l'Unef, révèle que pour la sixième année consécutive, le pouvoir d'achat des étudiants est en recul. En cette rentrée 2007, leurs dépenses augmentent de 3,7% tandis que les aides sociales étudiantes n'augmentent que de 2,2%.
La situation des étudiants se précarise d'année en année : en cinq ans, les dépenses –frais d'inscription, restaurant universitaire, logement, sécurité sociale- ont augmenté de 27%. Les aides en revanche -bourses, aides au logement- ne suivent pas : elles n'ont augmenté que de 10%. Avec 100 000 étudiants vivant en dessous du seuil de pauvreté, l'Unef déplore la paupérisation du milieu étudiant, « une situation devenue insupportable ».
Création d'un dixième mois de bourse
Pour Bruno Juliard, président de l'UNEF, réussite universitaire et conditions de vie des étudiants sont intimement liées : » On a réussi la massification de l'université, maintenant il faut amener tous ces étudiants à la réussite. Et avec un système d'aide social tel qu'il existe aujourd'hui, nous n'y arriverons pas » , dit-il.
Actuellement, les étudiants boursiers reçoivent leur première mensualité à la fin du mois d'octobre. Or, comme l'explique Juliard, » c'est au mois de septembre que les dépenses sont les plus importantes et pourtant les étudiants ne touchent aucune aide ce mois ci » . L'exigence d'un » dixième mois » de bourse figure en bonne place sur la pétition que l'Unef s'apprête à faire circuler, pour réclamer une augmentation des aides aux étudians (logement, notamment). Mais au-delà de ces mesures d'urgence, le syndicat appelle à une réforme en profondeur du système d'aide social aux étudiants :
Logement, la bête noire des étudiants
Le budget type de l'étudiant s'élève à 800€ (1100€ à Paris) alors que le maximum des aides versées atteint difficilement 550€. La plus grande partie de ce budget est consacré au logement : de 50% en province à 60% en région parisienne.
D'après Juliard, » jamais autant qu'aujourd'hui le logement n'a pris une place aussi importante dans le porte monnaie de l'étudiant. Les loyers, les cautions et les frais d'agences ne cessent d'augmenter et les bourses ne suivent pas cette hausse » .
En réponse à cette difficulté grandissante, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur, a annoncé au micro de RTL que » les bourses qui augmentent à cette rentrée de 2,5% seront versées par anticipation dés le mois de septembre par la moitié des œuvres universitaires » . Bruno Juliard espère que le gouvernement ne se contentera pas d'effets d'annonce :
Selon la Fage, Fédération des associations générales étudiantes, la rentrée universitaire coûtera 3,36% plus cher qu'en 2006. Pour pallier cette hausse, la fédération réclame une Allocation de Rentrée étudiante, s'élevant à 390€, accessible à tous les étudiants.
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De
22H12 | 28/08/2007 |
Que ceux qui habitent dans la ville où ils font leurs étudent commencent par rester chez eux comme c'était le cas jusqu'à il n'y a pas longtemps ; ha mais non faut faire cool faut avoir son appart payé par les parents, et puis faut avoir la voiture, rien à battre de la pollution… ; …
De
00H20 | 29/08/2007 |
Je ne comprends pas ? « ceux qui habitent dans la ville où ils font leurs études “ : de qui parlez-vous exactement ? La plupart des étudiants doivent prendre les transports pour étudier. Beaucoup bossent pour cela. C'est ça l'autonomie, mais c'est ça aussi les retards de cursus et les échecs. On part de chez papa -maman à quel âge ? on a une vie privée à quel âge ?
IL paraît qu'on doit être responsables dès 16 ans (voire plus pénalement), mais surtout rester chez les parents jusqu'à la fin des études ?
je perçois chez vous une amertume…
De
11H11 | 30/08/2007 |
c dommageable en effet il ft que ts les talents puissent faire de lobgue etudes quelques soient leurs origines sociales ! ! ! il ft donc veiller a ce que les étudiants puissent faire leurs études ds de bonnes conditions financiaires ! ! !
je vs invite a decouvir un site ou je récolte un max d infos sur le net sur l action des gouvernants ss censure ss parti pris ! ! je l ai appelle vigilance citoyenne, venez decouvir une info synthetique réagir aux articles
http://vigicitoyen.canalblog.com/
merci
De
00H21 | 29/08/2007 |
Je ne comprends pas ? « ceux qui habitent dans la ville où ils font leurs études “ : de qui parlez-vous exactement ? La plupart des étudiants doivent prendre les transports pour étudier. Beaucoup bossent pour cela. C'est ça l'autonomie, mais c'est ça aussi les retards de cursus et les échecs. On part de chez papa -maman à quel âge ? on a une vie privée à quel âge ?
IL paraît qu'on doit être responsables dès 16 ans (voire plus pénalement), mais surtout rester chez les parents jusqu'à la fin des études ?
je perçois chez vous une amertume…
De
00H22 | 29/08/2007 |
Je ne comprends pas ? « ceux qui habitent dans la ville où ils font leurs études “ : de qui parlez-vous exactement ? La plupart des étudiants doivent prendre les transports pour étudier. Beaucoup bossent pour cela. C'est ça l'autonomie, mais c'est ça aussi les retards de cursus et les échecs. On part de chez papa -maman à quel âge ? on a une vie privée à quel âge ?
IL paraît qu'on doit être responsables dès 16 ans (voire plus pénalement), mais surtout rester chez les parents jusqu'à la fin des études ?
je perçois chez vous une amertume…
De rp
07H36 | 29/08/2007 |
Je conseille à 23 h 12 de se coucher plus tôt et de relire ses fautes avant de poster.
On voit qu'il ne connait rien au problème. Il mélange étudiant et fêtard. Certes il y en a un peu mais ils font pas de vieux os dans les facs.
Ma fille a beaucoup bossé, avec beaucoup de passion, en licence pour terminer major de promo.
Heureusement qu'elle avait un appart avec son copain qui leur a permis d'économiser 2 heures de transports par jour, sans quoi les résultats n'auraient pas été les mêmes, leur santé en aurait souffert aussi.
Oui papa et maman payent non sans efforts, et on continuera en master, sa réussite nous comble.
SVP, que ceux qui n'ont rien à dire s'abstiennent de le faire savoir !
De
17H09 | 30/08/2007 |
et si les parents habitent à la campagne ? on va faire nos études de médecine à trouville sur marne ? vous savez combien d'étudiants ont le permis ou ont une voiture ? pis alors faut savoir pour un peu qu'on fasse des études longues on nous traite de tanguy si on va à la fac pour faire autre chose que médecine on est des tas de fainéants et si on fait un apprentissage on est des débiles. faudrait réfléchir un peu avant de laisser des commentaires aussi bêtes et inutiles. renseignez vous un peu sur les conditions de vie des étudiants avant de parler. llewelyn
De
22H32 | 28/08/2007 |
Permettez, Rue89, que je vous apostrophe.
Le gentil gugus qui aligne 4 lignes d'imbécilité primaire, puis qui s'empresse de se noter, montre à l'évidence que le système de notation pratiqué ne suffit pas à éviter les propos dezingués dignes des meilleurs comptoirs de notre territoire..
Personne ne niera que ce que décrit ce gugus (j'aime bien gugus) peut exister.. de là à en faire une généralité.. Bref, peut être mettre en place un système d'évaluation du QI (là c'est méprisant, non ? ) .. Après tout, il existe un permis de conduire, de chasse, de… Pourquoi pas un permis de poster, voire un permis de voter ; ça empêcherait le n'importe quoi… désolé, je papote, et je suis complètement hors sujet, assis sur mon tabouret, affalé sur le zinc…
PS : à lire, le sujet sur la qualité des commentaires.. seuls 250 visiteurs ont osé le lire.
De
23H59 | 28/08/2007 |
J'aime bien gugus aussi, même si personnellement je l'écrirais plutôt « gugusse ».
Ton commentaire est salutaire, mais tu aurais pu lui répondre que lorsque on habite une petite ville dans L'Allier, la Creuse ou autre département rural, il est difficile de pouvoir suivre des études dans sa ville… Ce n'est peut-être pas le meilleur argument, mais il vaut ce qu'il vaut !
De
00H05 | 29/08/2007 |
» Pour pallier cette hausse, une Allocation de Rentrée étudiante, s'élevant à 390€, est accessible à tous les étudiants. »
Je voudrais rectifier cette information : Loin de là, tout les étudiants n'ont pas accès à cette prime. Les non-boursiers par exemple. Alors qu'eux aussi, en aurait besoin (par exemple, quand on est à 10 euros seulement du seuil minimum pour avoir une bourse). [Cette dernière phrase sert juste à contrer une idée reçue de non-boursier=riche].
D'ailleurs, même certains boursiers n'y auront pas droit. Je crois que seulement 500 000 étudiants la toucherait.
D'ailleurs, cette allocation est versée principalement à ceux qui rentre dans leur 1ère année d'étude, qui font pour la première fois « le grand saut ».
Enfin, mais là, je ne suis pas certaine de mes affirmations, j'ai lu que cette allocation était plus de l'ordre de 200 euros que de 390. Mais rien n'est fixé encore, je crois.
De Lorraine Gublin (auteur)
Etudiante | 01H03 | 29/08/2007 |
Effectivement, la seule allocation supplémentaire proposée actuellement est l'allocation pour l'installation étudiante (Aline), d'un montant de 300 euros et réservée aux étudiants quittant pour la première fois le domicile parental.
De
02H10 | 29/08/2007 |
cela prouve que dans notre pays, seuls les enfants des plus aisés iront plus loin dans leurs études ! ! ! …les étudiants des familles les plus modérés rameront le plus, par des emplois de quelques heures par jours pour des miettes d'euros, en ajoutant la fatigue et en plus des cours à rattrapper, conséquences : l'échec ! ! ! …le cout de la vie nous rattrappe toujours et empeche pour la plupart de ne plus concrétiser leurs reves ! ! ! …il ne faut pas oublier que parmis eux il y a de la matière grise et des génies qui passent sous l'innexistence ! ! ! …c'est du gaspillage intellectuel et une richesse pour le pays qui fout le camp ! ! ! …rebelle
De
09H13 | 29/08/2007 |
Ne vous inquiétez pas avec la suppression des fonctionnaires et le développement des écoles privées, on commmencera bien plus tôt à sélectionner les classes qui ont les moyens et celles qui n'en n'ont pas… quoi que…on a le droit de travailler à partir de 14 ans depuis quelque temps non ?
De
07H03 | 29/08/2007 |
PAR anonyme syndicaliste
j'ai connu cette situation il ya 15 ans à l'époque seule pour faire face à mes études (issue de foyer mono parental avec mère sans emploi) j'ai du travailler à mi-temps pou vivre en faisant mes études la 1er année ok pui après la fatigue le stress du boulot(j'étais caissière et les caissières sont traitées comme de la merde) bref j » ai craqué et j'ai connu le chômage…bref la galère….alors je ne souhaite cela à personne décidément on vit dans un pays ou seuls ceux qui ont les moyens acqièrent les moyens …..bon courage à tous les étudiants
De
08H11 | 29/08/2007 |
j'aurai juste une suggestion : et si les étudiants se sentaient un peu plus concernés par la vie sociale et politique, s'ils se comportaient un peu plus en citoyens, ils auraient peut-être l'idée de se défendre, de se syndiquer, de faire savoir qu'ils existent, comme certains l'ont fait parfois,certes, mais de manière un peu corporatiste, et sans remettre grand chose en cause sur le fond… ?
Leur silence m'effraie. Seul leur propre devenir semble les concerner, et encore….D. Martin
De
09H13 | 29/08/2007 |
Avez vous oublié les grèves contre le CPE de ce début d'année ?
De
17H08 | 30/08/2007 |
encore un commentaire idiot. n'avez vous jamais entendu parler de l'unef ou l'uni ? n'etes vous pas au courant qu'on vote comme tout le monde ? queles premiers à sortir dans la rue quand ça va pas c'est les étudiants ? soit vous ne regardez jamais les infos (je pense par là à la mobilisation des étudiants contre le cpe) soit vous êtes aveugle sourd (et peut être de mauvaise foi ou tout simplement idiot qui sait ? )
De
08H25 | 29/08/2007 |
T'en fais pas Christine Lagarde regarde le prix des crayons et des gommes…c'est pas une avancée ça !
Elle vendait des crayons…
De
08H34 | 29/08/2007 |
Espérons que Sarkozy, l'inconditionnel admirateur de Tony Blair, ne s'inspire pas de l'exemple anglais qui recense les étudiants les plus endettés de toute l'Europe : en effet chaque étudiant anglais démarre sa vie professionnelle avec un endettement moyen de 30.000 Euro.
De SebOslo
13H19 | 29/08/2007 |
Au moins l'etudiant anglais debute une vie professionnelle…et pas pour 1000€ par mois.
Personnellement j'aime bien le systeme norvegien. les etudiants recoivent tous 700€ par mois. Jusqu'a 60% de ce montant est une bourse (=cadeau) a condition que l'etudiant valide ses examens (a chaque exams raté le pourcentage « gratuit » diminue). Les 40% restants sont un pret etudiant accordé par l'Etat a un taux tres preferentiel a remboursement différé (ils ont 20 ans pour le rembourser…).
Les etudiants recoivent de l'argent quand ils en ont besoin (pendant les etudes) et pas besoin de negocier avec une banque…
De
11H14 | 30/08/2007 |
Oui d'autant plus que la City de Londres prévoit aujourd'hui la suppression d'env. 5000 jobs dans le finance qui entrainera des suppressions d'autres jobs dans les boutiques, restos, bar à champagne, hôtels etc…
De
08H59 | 29/08/2007 |
Être étudiant déjà il y a quelques années à Paris n'était pas facile, les loyers étaient déjà chers. Je repense à mon studio de 15 m² à 400 euros par mois, et je vois que pour la même surface aujourd'hui, il faut débourser 600 à 650 euros. J'ai eu bien du mal à quitter cette chambre de bonne pour une surface plus grande.
Je trouve idiot de traiter, comme certains le font, les étudiants de bobos ou je-ne-sais-quoi parce qu'ils veulent un logement sur Paris lorsque leurs parents sont en banlieue. Ce fut mon cas, avec l'aide de mes parents, en travaillant aussi pendant les vacances. Tout ne tombe pas dans le bec tout seul, mais une société moderne, tournée vers l'avenir et la culture, c'est un pays qui facilite, accompagne, aide les étudiants. Les étudiants n'ont pas à être des travailleurs. Et quoi de plus sympa (c'est une formule, il y a des choses plus sympas encore) quand on a 20 ans de louer sa petite chambre, sous les toits, de pouvoir sortir à Paris le soir sans courir prendre le dernier train de minuit trente à la gare Montparnasse.
Mais que les étudiants se rassurent : cette situation, ils la doivent à « leurs parents ». Et nous aussi. Parce qu'un cadre aujourd'hui qui travaille sur Paris, jeune, dans ses premières fonctions, qui gagne environ 35 000 euros par an, lui aussi il a du mal à se loger dans un vrai appartement. Par là on voit les pressions sociales : il faut vivre à deux pour être heureux ? J'ai même pensé à me remettre en colocation pour avoir une plus grande surface ! Bref, la lutte continue.
PS : critiquer le mauvais usage du langage n'est pas un argument. Autant écrire en langage sms est un non respect du « débat », autant faire des fautes est « excusable ». Qui n'en fait pas ? Qui maîtrise ici suffisamment bien le Français pour vanner ceux qui n'en connaissent pas toutes les finesses ?
De
09H15 | 29/08/2007 |
Moi j'interviens tardivement, j'ai lu l'article et l'ensemble des réactions disponibles.J'ai été particulièrement choqué par la première intervention qui me semble être l'oeuvre d'un partisan de notre bienveillant président prêt à raconter n'importe quoi pour laisser croire que les étudiants ne sont que des fainéants et des assistés…., qui s'imagine que les étudiants dans leur majorité habitent à coté d'une fac ou d'un IUT (ceux dont ce n'est pas le cas ont, c'est vrai la possibilité d'entrer comme apprenti vendeur au supermarché le plus proche…).
C'est vrai que le pouvoir d'achat étudiant dégringole (comme le p.a. en général, je suis père « riche » de 2 étudiants et j'habite « la brousse », je m'en aperçois !
Cette année, de plus les jobs d'été se sont faits rares….(travailler plus pour gagner plus ! ).
Les banques vont pouvoir encore accrocher de nombreux futurs sur-endettés !
julius
De
09H42 | 29/08/2007 |
Plusieurs commentaires me viennent. Croire que l'augmentation des bourses permettra de résoudre tous les problèmes est illusoire. Par exemple, on a pu remarquer que l'augmentation de l'APL a eu une incidence directe sur l'augmentation des loyers. L'important est d'avoir une politique de construction de logements étudiants.
En outre, s'il est difficile de se loger sur Paris, ce n'est pas le cas dans toutes les facultés de provinces. J'ai plusieurs exemples en tête de cité universitaire loin d'être pleine faute de candidats. Et puis, se loger dans le privé est beaucoup plus facile dans des villes comme Clermont, Toulon ou Caen qu'à Paris.
Autre idée : l'instauration d'un prêt étudiant à taux zéro cautionné par l'Etat sous réserve de réussite aux examens. Ce dernier permettrait de responsabiliser les étudiants sur le cout de leur études tout en permettant de donner des moyens nouveaux et nécessaires à l'Université via une augmentation des frais d'inscription progressive (i.e selon le revenu des parents). Ainsi, on rétablira l'égalité des chances…
De
09H45 | 29/08/2007 |
Il est clair qu'une réflexion doit être engagée au plus vite sur le pouvoir d'achat et la vie des étudiants. J'ai vécu 2 ans en cité U en province et j'y ai vécu et vu la vraie galère. Il est en plus difficile de trouver un job quand on a 30h de cours par semaine et pas de permis. Non seulement il est difficile et onéreux de se loger, mais n'oublions pas les droits d'inscription parfois exagérés qui peuvent aller jusqu'à 1200€ pour une année de master ! Et quand on voit le nombre de diplômés sur le carreau après… J'ai personnellement fait le choix de m'expatrier pour continuer à étudier après une licence française dans des conditions plus décentes qu'en France, car honnêtement, l'autonomie des universités, les étudiants s'en foutent dans leur majorité, par contre on en a marre de vivre la galère. Et quand je lis les commentaires des personnes qui croient que les étudiants sont tous des feignasses et des profiteurs du système, je crois franchement halluciner
De
10H40 | 29/08/2007 |
« se loger dans le privé est beaucoup plus facile dans des villes comme Clermont, Toulon ou Caen qu'à Paris »
Merci pour cette précision fondamentale : donc pour bien faire, envoyons tous les étudiants en Creuse, au vert, ca leur fera du bien. Je suis au regret de dire que nous ne sommes pas un troupeau qu'on enmène en paturage. Je fais des études qui m'obligent d'être à Paris parce que mon école n'est qu'ici, qu'elle y est réputée et que ses homologues de province ne m'ouvrent pas les mêmes opportunités, mais désolé d'être ambitieux comme tous mes amis étudiants.
Seconde idée lumineuse : « l'instauration d'un prêt étudiant à taux zéro cautionné par l'Etat sous réserve de réussite aux examens. Ce dernier permettrait de responsabiliser les étudiants sur le cout de leur études tout en permettant de donner des moyens nouveaux et nécessaires à l'Université via une augmentation des frais d'inscription progressive (i.e selon le revenu des parents) ».
Avec des frais de scolarité de plus de 7300€ par an sur 3 ans, je suis hyper sensibilisé déjà… Surtout quand mon banquier me rappelle que j'ai déjà crevé mon plafond d'endettement à 22 ans. Les banques ne sont pas joueuses avec les étudiants pour une très bonne raison : elles savent très bien qu'un bon niveau d'étude ne mènent pas à un bon niveau de salaire automatiquement. Alors on va juger le risque sur quel critère… Ah non monsieur, littérature c'est bien joli mais c'est trop risqué. Faites plutôt comptable !
On croirait que les étudiants sont des assistés. Mais dans quelle société on est pour penser que c'est agréable d'être étudiant alors que ca n'a jamais été aussi difficile. Mon père m'a dit qu'il aurait détesté avoir 20 ans maintenant parce les plus vieux n'ont plus de foi en la jeunesse et que la jeunesse n'a plus de foi en rien. Alors plutot que de traiter les étudiants comme des cas sociaux, est ce qu'on pourrait pas faire le pari qu'une jeunesse bien formée ? C'est justement un avantage dans un contexte mondialisé, pour attirer les entreprises, pour créer des entrepreuneurs qui créeront des richesses. Et est ce qu'on pourrait pas être fou et se dire que la meilleure chose qu'on puisse faire c'est protéger la génération suivante, au lieu de la noyer ? Bien au delà du cas des étudiants, il s'agit qu'un choix de société fort pour dire au jeunes qu'ils sont inclus dans la société, qu'on les écoute et les considère plutot que nous infantiliser. Nous responsabiliser, c'est déjà nous laisser une place.
De
10H56 | 29/08/2007 |
allez les étudiants c'est pas grave 53% ont voté sarko, il va supprimer des fonctionnaires, insaturer lafranchise médicale, pour les intérêts d'emprunts il peut ps mais c'est pas sa faute, il s'occupe des corses, des chiens, des pédophiles, des malades mentaux alors des étudiants qui peuvent pas étudier ils ont plus qu'à aller bosser le chomage diminue disent-ils.vous l'avez voulu vous l'avez eu alors prenez vous en à ceux qui ont voté pour lui.
De
11H07 | 29/08/2007 |
Il est vrai que dans l'idéal, un étudiant ne devrait se consacrer exclusivement qu'à ses études, le travail perturbant indéniablement le parcours universitaire.
Maintenant regardons la réalité en face, pour ceux qui n'ont pas la chance de se faire financer les études, les choix sont assez restreints : emprunt ou travail. Il ne faut effectivement pas attendre que les bourses viennent améliorer significativement nos niveaux de vie.
Alors au risque de me faire taxer de pragmatique sarkozyste, je dirai qu'être étudiant, ça n'est pas facile, que l'on rencontre des difficultés financières mais que dans une grande majorité des cas, il y a des solutions.
Pour ma part j'entame ma cinquième année d'étude sans bourses et sans aides parentales . j'entame également ma cinquième année de travail le week-end : barman, surveillant de baignade, vendeur en grande surface… Cela demande de l'énergie pour d'une part assurer 10h de travail par semaine et d'autre part rattraper le retard pris sur les cours.
Alors oui c'est dur, c'est fatiguant, c'est stressant de travailler à côté de ses études, il y a de sérieux obstacles à surmonter…après il est juste question de savoir si oui ou non on veut vraiment un diplôme.
De
12H53 | 29/08/2007 |
Moi même étudiant, boursier et également ravi de devoir travailler la nuit et certaines demi-journées afin de pouvoir, Ô Seigneur, payer ma luxueuse chambre de 9m² dans une cité universitaire de grand standing avec toilettes commnunes et une cuisine pour 15, il me semble que l'égalité des chances mitée par tant de disparités dans la manière dont les étudiants peuvent vivre leur scolarité est un rêve oublié.
Apparemment, les étudiants pèsent bien moins lourd dans l'électorat que les cheminots ou les familles à fort pouvoir d'achat que l'ISF hérisse ou que l'âge de leur retraite empêche de dormir s'il augmente d'un semestre trois quart et deux millimètres. Du coup, la masse étudiante est un peu laissée à part et les revendications de l'UNEF et autres « petits emmerdeurs » sont écoutées avec des boules Quiès et la sono à fond pour bien couvrir le bruit de ceux qui doivent aller en cours après s'être levés à quatre heures du mat » pour faire des ménages dans des bureaux. C'est sur qu'après cela, ils sont super attentifs, productifs et leurs capacités s'en trouvent forcément égales à celles de celui qui est venu dans sa New Beattle toute neuve payée par papa.
Pourtant, quelques petites mesures simples pourraient réellement aider les étudiants. Evidemment qu'elles ont un coût. Evidemment qu'on va devoir le prendre quelque part cet argent, mais ce n'est pas à moi de dire où l'on va piocher. Dans le budget de l'Armée, si l'on préfère former des ingénieur plutot que des porte mitraillettes, hein ?
Je me souviens d'une proposition que Bayrou avait faite durant les présidentielles et qui, sans que je sache si elle est réalisable aurait été un véritable bol d'air pour les étudiants : la suppression de la caution pour la location d'un logement dans le privé. Suppression ou bien prise en charge par un organisme bla bla ou d'une allocation. Un loyer c'est déjà faramineux. Alors quand il faut verser une caution de deux mois de loyer, ça fait 1500€ à cracher d'un coup pour louer un studio à 500€ par mois. Vous voulez qu'on sorte comment une somme pareille ? Il faut dealer pour loger décemment ? Evidemment qu'on peut bosser l'été, mais les frais d'inscription viennent déjà moissonner le fruit de notre privation de vacances.
Ensuite, le montant des bourses et surtout les plafonds de ressources auquels ils sont assujettis sortent vraiment de la tête de gens qui n'ont jamais eu à en dépendre. Pour bénéficier d'un échelon 4, il faut au minimum avoir perdu ses deux parents, avoir 7 frères, tous dans l'enseignement supérieur, habiter à quatre années lumières de sa fac (tout en y allant en vélo, bien sûr) et vivre de la prostitution. J'exagère, je sais, ne postez pas pour dire que je baratine, vous perdez votre temps, mais je constate que nombreux sont ceux qui en ont besoin, qui ne les ont pas. Et quand ils les ont, c'est la panacée : 250€ par mois pour un échelon 2. Chouette, un demi-loyer ! Vous avez les cacahuètes avec ça ? Le but des bourses, c'est de mettre tout le monde à égalité, c'est de faire en sorte que les élèves qui en bénéficient puissent ne pas aller quémander un job payé en roubles au MacDalle du coin et se faire insulter par des cailles tout le week-end parce que y'à du poisson dans le MacFish.
Autre point qui pourrait être salvateur : les APL. Il y a une énormité dans ce système en contradiction avec le « travailler plus = gagner plus » du Grand Nicolas : je touchais des APL d'environ 200€. Je trouve un job de nuit qui me permet de sortir un peu la tête de l'eau financièrement, même si je dois le payer par un taux de fatigue qui frise le maximum autorisé par des cernes qui touchent les oreilles. Sans rougir, la CAF me dit que je gagne trop, et donc me sucre sans rire la moitié de mes allocs. J'en demandais pas tant les amis ! On gagne vraiment à bosser au noir ici bas, ou à ne pas bosser du tout. De même que les parents qui profitent du chomage ou des Assedics offrent à leur progéniture un super score pour l'obtention de belles bourses alors que des parents qui se décarcassent dans de petits boulots et qui gagnent moins que des « assistés » minent carrément les chances de leurs enfants pour l'obtention d'un échelon supérieur. Magnifique !
De même qu'il faudrait multiplier les initiatives de réduction des tarifs sur les livres, avoir un oeil sur l'augmentation du ticket de restaurant universitaire, bref, il y a beaucoup de choses à faire. A Rennes, une initiative intéressante a été mise en place : la gratuité des transports selon un plafond de ressources. Ca semble bien fonctionner et c'est réellement pratique pour les étudiants qui doivent parfois user largement du bus et métro pour parcourir la ville du centre aux différents campus.
C'est brouillon, peut-être mais voilà ce que j'en pense, c'est mon point de vue en tant que principal interessé du sujet, parmi tant d'autres. Je répète que je ne suis pas forcément au courant de la manière dont on peut mettre en application les propositions que j'énonce, ni leur financement. Il y a des gens (qui ne mangent pas au RU) dont c'est le métier.
C'était long, merci de votre attention.
Willy, étudiant à Rennes.
De
10H04 | 30/08/2007 |
Je dois te dire que des étudiants sont à l'échelon 5 sans pour autant avoir des aprents fainéants comme tu sembles le prétendre. Mais je dois aussi dire que même à l'échelon maximal, on ne peut pas vivre de ses bourses. Autrement dit, contrairement à ce que tu prétends, les enfants de RMIstes ne peuvent pas faire d'études (sauf à rester habiter chez leurs parents, mais dans ce cas impossible d'intégrer les grandes écoles de Paris par exemple). Je trouve toujours incroyable d'entendre les non-boursiers dire qu'ils sont les seuls à plaindre, parce que les boursiers à l'échelon maximal (3600€ par an soit 300€ par mois) ne peuvent vivre des bourses et n'ont pas leurs parents pour aider.
Passé cela, je dénonce aussi le système scandaleux des bourses sur critères universitaires en master. Ces bourses d'un montant de 3800€ (supérieures aux bourses sociales) sont, j'en ai fait l'expérience, en pratique réservées aux non-boursiers et interdites aux boursiers, ce qui est l'opposé de l'égalité des chances.