« Montrez-moi vos passes, aujourd'hui la sécurité est renforcée. » Dimanche, troisième et dernier jour de Rock en Seine. Il faut montrer patte blanche plus que les autres jours. La tête d'affiche du festival se produit à 21h30. Nom : Gudmundsdottir. Prénom : Björk.
Long pied de grue devant la grande scène. La foule attendue attend. Les concerts défilent. En attendant. Faithless remballe sa house britannique. Place aux techniciens. Les fanions géants sont hissés et les machines de guerre musicale armées. Björk peut s'avancer.
Pieds nus, robe dorée. L'Islandaise va dérouler son répertoire deux heures durant. Un choix de morceaux forcément apprécié, forcément contesté. Car il y a un avant et un après « Homogenic ». Son troisième album, sorti en 1997, marque une rupture sonore. Les musiques se font plus psychédéliques, et surtout les rythmes ralentissent.
L'alternance entre les deux périodes se ressent en concert. Certains ne prêtent attention qu'aux titres de ses débuts, d'autres -les fanatiques- se délectent de chaque note composée. Mais « tout le monde est là pour elle », aux yeux de Jean-Vic Chapus de Rock & Folk :
« Quels que soient les morceaux qu'elle joue et son implication, il y aura toujours d'énormes applaudissements et plusieurs rappels. On n'est plus vraiment dans la musique, avec une découverte et un challenge. On est dans une espèce de messe pour Björk. »
Audrey Cerdan et Julien Martin

A voir :
A Rock en Seine, les papys du rock font de la résistance
Revivez la deuxième journée du festival.

A voir :
A Rock en Seine, les happy du rock explosent les genres
Revivez la première journée du festival.















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Albert Hammond Jr, j apprecie particulierement!
C est vrai ça, pourquoi personne parle de lui?
Nous ne sommes pas vraiment obsédés… nous avons écrit trois articles sur Rock en Seine, un par jour. Du moment que nous avons décidé de le couvrir, il nous semblait cohérent d’en parler les trois jours, justement, pour en donner un aperçu complet.
Au fait, c est pas Bjôrk, c est BJORG !!!
PS: c est pour rire!!!!!
Pour couvrir Rock en Seine, nous avons décidé de ne pas verser dans la critique, ni dans l’exhaustivité. De rendre de compte de façon décalée de ce qu’on a vu à côté de ce qu’on nous montrait sur scène. Donc davantage avec la vidéo qu’avec l’écrit.
Alors, bien sûr, il y a eu de la musique, mais aussi quelques phrases glanées ci et là, une expo de dessins, l’avis de festivaliers, un changement de scène, des séries de photos… Pour les critiques uniquement musicales, il faut aller voir la presse traditionnelle.
Encore que les Inrocks vont nous pondre un compte-rendu avec une ligne par artiste, torché sur un coin de serviette du bar VIP (cf compte-rendu de la Route du Rock).
je ne comprends plus rien au journalistes/isme alors ?
je suis fan de bjork certes mais quand même je m’interroge … tout le monde ne parle que de : sa robe, son caractère, est-ce qu’elle est diva ou pas, les réactions des gens, la place de star qu’elle occupe dans le festival, la boue, les couleurs fluo, le show laser etc. etc.
et pourquoi personne ne parle de sa musique ? pourquoi personne ne parle de l’incroyable travail sur l’électronique, sur l’utilisation de la reactable (3 exemplaires dans le monde, seule artiste pop à l’utiliser lors de shows massif), sur le travail, des musiciens sur scènes, des cuivres et de l’incroyable métamorphose de sa voix devenu techniquement très maîtrisée ?
toutes ces revues me désespèrent … pourquoi personne ne parle du fond, de sa musique ?
En lisant votre commentaire, j’ai relu l’article. Il me semble que sa tenue est décrite en une seule phrase et que deux paragraphes sont consacrés à sa musique… Plus généralement, je crois que si l’artiste met autant de soin à présenter sa tenue, c’est aussi parce qu’elle est importante, vous ne croyez pas?
je lis :
1er paragraphe : des éléments qui concernant la sécurité, ça ne me passionne pas mais soit.
une description de l’ambiance (2ème paragraphe).
3ème paragraphe : le look et une proposition d’analyse de sa discographie pré/post homogenic (analyse que je ne partage pas mais c’est un point de vue, why not).
4ème paragraphe : une phrase sur le concert suivie d’une analyse des motivations du public puis d’une citation d’un journaliste qui, lui non plus, ne parle pas du concert mais présente ses propres projections des motivations du public.
donc désolé, mais je ne vois dans cet article qu’une seule phrase qui s’intéresse à la prestation musicale de cette soirée. ou alors je ne sais toujours pas lire.
quand aux tenues, je ne suis pas sûr que ce soit plus important que le choix du t-shirt vert de just jack ou au haut bleu pailleté de kellis. ses choix vestimentaires sont peut être un peu moins banals que pour d’autres artiste et retiennent donc l’attention mais sincèrement, je trouve que sa musique mérite mieux que ce que les médias français en disent, ou plutôt n’en disent pas.
Pour les JT, il y a de vrais techniciens, vous préférez ?
Vous ne supportez pas les contractions, c est le moins que l on puisse dire, Audrey Cerdan et Julien Martin.
Il me semble, tout de même, qu elles font partie de votre travail.
Nous essayons simplement de vous répondre du mieux qu’on le peut. Comme nous l’avons déjà écrit plus haut, notre but n’était pas de faire exhaustif, ni de faire une lecture pour spécialistes.
Personnellement, l’article décrit exactement ce que j’ai ressenti pendant le concert… cela dit, je ne suis pas un grand connaisseur de Bjork et j’étais très curieux de la voir en live… je n’ai pas été déçu !
Je pense que l’on tient là une partie de l’explication sur le contenu du reportage….
Sans vouloir être moralisateur, j’aurais préféré, plutôt qu’une critique en règle de l’article et sur ce qu’il aurait pu être, vos sentiments sur le concert, votre analyse de la musique « bjorkienne » voir même de l’info sur la fameuse « reactable » ( d’ailleurs grand merci pour la précision.. )
Quant à la vidéo, c’est effectivement du brut de décoffrage, mais elle a le mérite d’exister puisque aucun enregistrement ou photo n’étaient théororiquement autorisés…:-)
Encore une preuve que le web 2.0 existe mais qu’il faudra encore du temps pour que tout le monde s’en saisisse réellement !
Juste pour votre information, très cher, le festival comportait une petite scène sur laquelle se sont produits 6 « petits » groupes (2 par jour). C’est certes peu, mais c’est déjà ça. Vu sous cet angle, c’est évident que Rock en Seine ne joue pas dans la même catégorie que le festival de Dour, nous sommes d’accord. Mais la chose a au moins le mérite d’exister.
pour un compte rendu partial mais un poil plus complet:) www.myspace.com/tertoneprod
quand à Bjork, je trouve les critiques injuste. il est vrai que pour beaucoup c’est une messe. mais quand on s’est tapé trois jours et plus de 35 concerts avec de la guitares au taquet et des boucles electro mélodiques mais convenues, on se rend compte à quel point l’islandaise est radicale et différente…
qu’on l’aime ou pas, on ne peut pas le nier…
Je ne suis pas certain que le métal soit le seul style musical a être sous représenté dans les médias mainstream et accessibles à un public néophyte… Ceci dit, cela n’enlève rien au fait que ce soit quand même dommage.