a debattre 27/08/2007 à 23h10

Ces Corses qui osent briser l'omerta

David Servenay | Ex-Rue89

Un restaurateur menacé de racket défie la loi du silence, qui protége les mafieux de l’île. Il reçoit Nicolas Sarkozy ce mardi.



Le FLNC du 22 octobre en conférence de presse clandestine en 2006 (Pierre Murati/Reuters).

La loi du silence est-elle est en train d’éclater en Corse ? Question qui revient dans toutes les conversations cet été dans l’île, depuis que Lucien Benvenuti, restaurateur de Haute-Corse, a osé dénoncer une tentative d’extorsion de fonds.

Un courage qui lui vaut de recevoir la visite de Nicolas Sarkozy, en déplacement mardi à Saint-Florent. Le président de la République doit s’entretenir ensuite avec d’autres victimes de racket. Une façon de rebondir après l’échec du référendum local sur le statut de l’île, en 2003, alors qu’il était ministre de l’Intérieur ? En attendant le soutien présidentiel, le patron du restaurant Le Petit Caporal à Saint-Florent, raconte ce coup de téléphone menaçant, le 22 juin. Son correspondant lui a demandé de payer 100 000 euros pour « soutenir le Front » :

A Bastia, le parquet a immédiatement ouvert une information judiciaire pour « tentative d’extorsion de fonds en relation avec une entreprise terroriste », tandis que la police assure une protection du restaurateur et de sa famille 24 heures sur 24. Quant aux probables racketteurs, nul besoin d’être devin pour voir dans l’appelation « le Front » la marque des disciples du FLNC.

Beaucoup d’indépendantistes sont devenus des pros de la lutte armée

Le phénomène du racket est bien connu de tous les services d’enquête qui se sont penchés sur le fonctionnement des groupuscules nationalistes. A force de militer, beaucoup d’indépendantistes se sont professionnalisés, jusqu’à ne plus pouvoir envisager d’autre mode de fonctionnement que l’illégalité. Chaque année, ils apparaissent aux Journées internationales de Corte. La quarantaine dynamique, jeans-baskets, chemise à fleurs, crâne rasé et l’inévitable banane autour de l’épaule qui leur sert de holster de ville. En général, ils arrivent au volant d’un gros 4X4 noir rutilant.

Les pros de la lutte nationaliste sont quelques dizaines -centaines ? - en Corse à vivre exclusivement d’une activité aujourd’hui plus proche du banditisme que de l’engagement politique. N’ayant souvent pas fréquenté les bancs de la faculté, contrairement à leurs aînés des années 70, ils ont érigé la clandestinité en mode de vie.

Comment ? Pour quelques-uns, ils sont embauchés fictivement par des entreprises amies. Les autres sont mensualisés par le « Front », qui leur verse un salaire, variable selon leur ancienneté, leur profil et leur poids dans l’organisation. Evidemment, c’est « l’impôt révolutionnaire » qui approvisionne l’essentiel de cette manne financière. La question du racket est donc loin d’être anecdotique dans les affaires politiques de l’île. Les procédures judiciaires les plus efficaces sur les affaires corses ont d’ailleurs souvent pour origine les démêlés fiscaux et économiques de ces protagonistes.

L’affaire Charles Pieri et la manière dont le juge d’instruction Philippe Courroye finira par renvoyer en 2005 le chef nationaliste, originaire de Bastia, devant un tribunal correctionnel pour « abus de biens sociaux » est un symbole de cette dérive mafieuse.

Condamné à dix ans de prison, puis à huit ans en appel, l’ancien syndicaliste CFDT a été reconnu coupable de toute une série de malversations. A commencer par le racket méthodique des recettes de l’hôtel du Golfe à... Saint-Florent déjà, à quelques kilomètres de sa base bastiaise. Comme l’écrit Nathalie Cettina, chargée de recherche au Centre Français de Recherche sur le Renseignement, dans un rapport publié l’an dernier, « l’enjeu est d’instaurer un échelon inédit de coordination sur un même dossier entre les services financiers et les services antiterroristes, indispensable à une cohérence de l’action ». L’argent, nerf de la guerre.

« Un élan de solidarité fantastique », et des touristes solidaires

Plus surprenant : dans cette Corse où la loi du silence tient souvent lieu de sauf-conduit dans les villages, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir -publiquement- remettre en cause l’omerta. A Palascia, un artiste d’origine sud-africaine, Martin Broomberg, installé depuis quarante ans dans ce village de Balagne, a bousculé les habitudes en pointant les contradictions de la « culture » insulaire par une affiche placardée aux murs. En guise de représailles, son atelier a été incendié.

Comme l’explique Le Monde, ce fait divers est significatif d’une récente montée de la violence dans l’île : « Pour la seule Haute-Corse, les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes en zone gendarmerie -essentiellement dans les campagnes- ont progressé de 17% pour le seul premier semestre. » Mais la population ne semble pas indifférente à ces actes. D’ailleurs, le restaurateur de Saint-Florent a reçu de nombreuses marques de soutien, après avoir rendu public son histoire dans Corse-Matin, le 4 juillet.

Ce mardi, Nicolas Sarkozy, accompagné par les ministres de l’Intérieur, Michèle Aliot-Marie et de la Justice, Rachida Dati, s’arrêtera à Saint-Florent pour témoigner son soutien à ces courageux Corses. Dans une mise en scène bien réglée, le président de la République doit s’arrêter devant l’établissement de Lucien Benvenuti (qui ne cache pas sa convergence de vue avec le chef de l’Etat : « j’ai voté pour lui ») et ensuite dialoguer dans la citadelle de la ville, avec d’autres victimes du racket. L’objectif est-il de bousculer une certaine « culture politique » insulaire ? Lucien Benvenuti se veut résolument optimiste.

L’ancien ministre de l’Intérieur pourra d’ailleurs se féliciter du coup de filet opéré il y a dix jours par le GIGN, toujours dans la même région. Les supergendarmes ont arrêté en flagrant délit un racketteur qui venait de ramasser 20 000 euros auprès d’un chef d’entreprise -continental, comme le précise Corse-Matin- qui, lui aussi, ne s’est pas laissé faire.

Photo : le FLNC du 22 octobre en conférence de presse clandestine en 2006 (Pierre Murati/Reuters).

Addendum, le 28/08/07 à 16h50 : A l’occasion de sa visite en Corse, ce mardi, Nicolas Sarkozy a déclaré : « Les premières victimes du racket, de la violence, de la mafia, des cagoulés, ce sont les Corses. L’Etat républicain est prêt à parler, à discuter, mais il n’est pas prêt à céder sur ses valeurs ». « Si on veut poser des bombes, l’Etat sera au rendez-vous pour la punition », a-t-il prévenu, en ajoutant, « je suis totalement prêt à parler de tous les sujets, y compris des sujets les plus sensibles qui touchent à l’âme corse ». Enfin, le président de la République a conclu : « Mais je ne parlerai qu’à des gens honnêtes, des gens qui parlent à visage découvert et non pas avec les cagoulés ou ceux qui défendent et comprennent les cagoulés ».

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  • Anonyme

    A vouloir briser l’omerta, on risque de finir comme Raymond Domenech : « suspendu de match ».

    Charles.
    Lien

  • zorglub
    zorglub
    insulaire en exil
    • Posté à 00h45 le 28/08/2007
    • Internaute 3665
      insulaire en exil

    En 1996, la nuit précédent la visite de Jean-Louis DEBRE, pour une inoubliable prestation en tant que ministre de l’intérieur, des armements derniers cri ont été présentés aux médias.

    Lors de cette présentation illicite, nul ne fut arrèté alors que la cohorte de phares devaient se voir de très loin quand tout ce petit monde s’en fut...

    La volonté de laisser faire n’est pas légendaire et les différents gouvernement depuis Michel PONIATOWSKI sous couvert de GISCARD D’ESTAING,se cassent les dents en tentant d’étouffer dans l’oeuf un dossier qu’ils ne gèreront jamais.

    Les bandits d’honneur des années 1920-1930 ne rackettaient pas, ils défendaient leur peau suite à une « embrouille » qui tournait malheureusement au conflit avec les forces de l’ordre après un manquement de respect entre locaux.

    L’armée intervint même pour débusquer certains bandits réfugiés dans le maquis.

    Aujourd’hui les moeurs ont changé et pour revendiquer une cause dépassée, certains n’hésitent pas à s’assoir sur la justice pour leurs besoins personnels.

    Que le kid de Neuilly vienne, c’est très bien mais sans l’appareillage médiatique cela serait plus de circonstance en ce pays du silence.

    Nicolas SARKOZY qui a son ex belle famille sur l’île devrait savoir de quoi il en retourne (ses 2 fils sont Corse par leur mère).

  • Anonyme

    Comment Zorglub peut-il réussir le tour de force, sur un sujet aussi « explosif » que celui-ci sans que rien ne s’y prète dans l’édito, à faire surgir SON Anti Sarko Primaire avec SES mots d’insulte et d’attaque personnelle, y emmenant ses enfants(de NS) dans ses diatribes.
    Les jeux sont fait, vous pouvez y aller à la surrenchère du « bon mot ».

    Sans vouloir lui faire de pub, il est à noter que le C F R R dont il est question, est une émanation anti terrorisme des brigades spéciales « imaginées par un ex-ministre de l’intérieur, faisant se croiser des renseignements qui s’évitaient toujours : Une famille de chomeurs vivant “notoirement au-dessus des moyens déclarés au fisc...ETC ETC.

    Mal Lu

    • Anonyme

      vous devez m’inventer des mots pour voir des insultes que j’aurais proféré !

      Relisez mon postvous avez du mal comprendre.

      Merci !

    • zorglub
      zorglub
      insulaire en exil
      • Posté à 09h38 le 28/08/2007
      • Internaute 3665
        insulaire en exil

      vous devez m’inventer des mots pour voir des insultes que j’aurais proféré !

      Relisez mon post vous avez du mal comprendre.

      Merci !

    • Jefff
      • Posté à 16h52 le 28/08/2007
      • Internaute 15278

      T’as pété un boulon le sarkolâtre ? Ou t’as vu la moindre insulte dans le texte de zorglub.
      Faut acheter des lunettes ou se faire soigner.

  • Anonyme

    Les services de recherches téléphoniques n’ont pas réussi encore à remonter la filière de qui avait appelé ce restaurateur un vendredi 22 Juin à 21h durant 2mn, et l’ayant rappelé 4 jours après ? ? ? L’ombre du préfet Erignac planerait-elle encore dans ce beau coin de corse ?

    Mal Lu

  • Anonyme

    Franchement, C’est qui les nuls (pas les faux ! !), la DST ou la DGSE ? Nous sommes en droit de nous demander qui aurait le plus de compétences ... C’est un territoire français ou non ? Ça espionne partout dans le monde, mais pour trouver ces voyous sur un territoire grand comme .... un département, RIEN ! !
    Ils vont nous refaire un COLONNA bis mister président ? ?

  • Anonyme

    En tous cas on ne trouve jamais les incendiaires de maisons appartenant à des continentaux mais on a retrouvé très facilement les personnes qui avaient mis le feu à une paillotte corse ...

  • A déménagé le 13-10-2012 4
    • Posté à 08h34 le 28/08/2007
    • Internaute 1645
      non connue

    La Corse et les Corses m’emmerdent prodigieusement et ça depuis très longtemps .Je n’y mettrai jamais les pieds ,ils me coutent déja assez cher avec la continuité territoriale et toutes les subventions que verse l’état ! ! !
    C’est la honte de la France ce bout de France mafieu ou personne ne veut ou ne peut faire règner l’ordre .Vous allez voir que Colonna va être acquité et que l’état va lui payer ces annèes passées en tôle ! ! ! ! !

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      Que Mr Lermite se sauve de la France : la mafia politique et son racket devraient le faire réagir aussi ! Et qu’il ne vienne pas en Corse : nous n’avons pas besoin de personnages qui ne portent un jugement qu’au travers de la presse !

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      Restez donc chez vous et continuez de fermer les yeux sur une réalité nationale dont la Corse n’est qu’un aspect visible, et ... continuez de contempler vos traction AV (voitures de gangs si je ne m’abuse !)
      Pace et salute.

      Un Corse entre autres.

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      tt a fait d’accord avec l-ermite, les corses sont des priviligiés qui en veulent tjrs et défient les lois

      • Anonyme

        Les lois sont faites pour être appliquées, commençons par la présomption d’innocence et essaies de comprendre un peu avant de juger comme un facho anti tout ce qui n’est pas toi !

    • Tim
      • Posté à 10h41 le 28/08/2007
      • Internaute 5582

      C’est facile de généraliser... Bien sur, les Corses qui ne font pas d’histoire, on en entend jamais parler.

    • JRCW
      • Posté à 11h20 le 28/08/2007
      • Internaute 14108

      Longtemps j’ai pensé comme vous. Ensuite il y eu une bonne série de documentaires sur Planète et qui s’intitulait « L’Ile sur le feu » je crois.
      Et bien en l’ayant vu deux fois j’ai changé d’avis
      et je trouve même que les corses sont assez cool pour ce que l’état leur fait subir.
      Amicalement

    • Otto67
      • Posté à 16h56 le 28/08/2007
      • Internaute 13658

      Moi qui suis alsacien j’ai toujours eu beaucoup de respect, d’affection, et de sympathie pour les corses.
      Les corses sont des hommes de premiere classe ils doivent tout supporter avec le dos au mur.

    • Jefff
      • Posté à 16h56 le 28/08/2007
      • Internaute 15278

      1) faut pas généraliser, comme partout c’est une minorité mais qui fait bien parler d’elle
      2) pour l’instant on n’a aucune preuve que Colonna soit coupable. Alors, la présomption d’innocence vous connaissez ?

      • zorglub
        zorglub répond à Jefff
        insulaire en exil
        • Posté à 19h51 le 28/08/2007
        • Internaute 3665
          insulaire en exil

        et Nicolas SARKOZY s’était empressé d’annoncer en juillet 2003, l’avant veille d’un referendum pour la Corse,

        je cite :
        - « nous venons d’arrèter Yvan COLONNA l’assassin du préfet Claude Erignac ».

        Présomption d’innoncence balayée d’un revers de la main par un avocat qui était alors ministre de l’intérieur !

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      Vous êtes lamentable cher monsieur.
      C’est à vous même et à tous les cons (dont fait parti la racaille qui terrorise la Corse ET le continent) qu’il faudrait donner leur indépendance pour avoir enfin la paix.
      Pas amicalement

      Un français parmi d’autres

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      Caru amicu,

      Je respecte votre commentaire car je suis pour la liberté d’opinion et même si je ne remettrai jamais la liberté des autres au placard vos propos dignes de National Hebdo sont le reflet, triste mais pas isolé, d’une ignorance historique, financière, sociologique et d’un amour des raccourcis entretenus par les médias du groupe Bouygues...
      Dîtes ce que vous voulez mais si un jour vous voulez débattre (vous savez c’est lorsque vous n’êtes plus le seul à lancer des aneries unilatéralement mais ou s’ouvre un échange d’idées) travaillez un peu les sujets au delà des informations délivrées par la grande messe de 20h00.

      Pace e salute

      Ors Pietru

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      je ne suis qu’une corse vivant en corse avec ses deux enfants et dans ce merveilleux pays qui est le mien, je vis paisiblement sans violence et sans subvention particulière.Alors ce n’est pas grave que vous n’aimiez pas la corse et les corses au point de ne jamais vouloir y venir ! Que ferions d’une personne avec aussi peu de discernement ?
      Avant de vous souhaiter une bonne nuit Monsieur le retraité laissez moi saluer tous mes amis continentaux que j’aime et que je respecte et qui d’ailleurs me le rendent bien.
      Bonne nuit !

    • Anonyme répond à A déménagé le 13-10-2012 4

      Vous n’avez rien d’autre depuis le 28 août et les commentaitres sur la Corse de ce beauf retraité amateur de tractions avant ?

  • Anonyme

    Saluons le trés grand courage de Monsieur Benvenuti ; pour faire cesser le racket de cette racaille, tous les corses dignes de ce nom devraient l’imiter au lieu de baisser lâchement leur froc de complices.

  • Anonyme

    Le racket n’est pas nouveau, sûrement pas sur le continent : le SAC (MIL) a été un des meilleurs mafieux sous la protection du Général, M. Debré, etc ! Et puis, comment appelle-t-on les « affaires » politico-financières des gouvernements successifs (et qui se terminent très souvnet par un non-lieu) ? Pour ma part, j’appelle ça du racket mafieux.
    Ce modèle de violence est à dénoncer, il est vrai. Chez nous comme partout en France.
    Il se passe actuellement un phénomène de dérapage chez les indépendantistes comme nous l’avons remarqué au temps des autonomistes de l’ARC (UPC).
    Si je suis souvent d’accord avec le FLNC, je m’insurge contre ces dérives que sont le racket et les violences opérées au nom d’un idéal politique. Pour cette raison, je me suis détaché d’eux à la suite du décès d’un de leurs militants sur la plage de Solaro : ici, nous savons tous que ses multiples actions n’avaient que pour objectif le « rachat » de terrais jouxtant le sien ! Mais, omerta oblige, on a peur de réactions violentes : si je signe « courageux anonyme », vous imaginez pourquoi.
    Enfin, je ne suis pas Sarkosien mais j’espère que les suites de sa venue chez nous feront bouger les services concernés pour arrêter ces actes lâches.
    « courageux anonyme », ancien journaliste.

    • Seb_89
      • Posté à 11h24 le 28/08/2007
      • Internaute 11098

      Pour le CA de 8h55 :

      si vous avez réellement « peur » de vos propos concernant ce qui se passe « d’anormal » en Corse (je ne rentre pas dans la comparaison avec ce qui se passe sur le continent ou ailleurs) : alors les structures nationalistes/indépendantistes/etc. ont totalement dépassées les bornes. Le FLNC comme les autres. Et je crois que les Corses ont tout a gagner a s’en rendre compte. Et à le dire haut et fort au citoyens de Corse et du continent.

  • Anonyme

    beaucoup de personnes sont comme moi et n’arrivent pas à comprendre qu’avec les moyens actuels et la qualité des hommes du GIGN ou des autres services d’Etat , on arrive pas à mettre fin à cette situation de mafia qui pourrit la Corse et leurs habitants et freine la prospérité de l’Ile .Faut il penser que c’est les dirigeants de ces services qui sont imcompétents ou qui ne donnent pas les bons ordres pour régler la situation ?
    tous espèrent que la venue de Sarkosi aujourd’hui n’est pas seulement médiatique mais qu’il saura prendre le problème à bras le corps comme dans d’autres dossiers

  • Anonyme

    on attaque les casernes à la mitraillette-pas de reponse, vite et féroce ,pourquoi ?

    • Anonyme

      Je suis pour l’indépendance de l’île de ré :)...
      Sérieusement, ces corses, les mafieux, n’ont leur place qu’en prison, et non AUCUNE excuse.

  • Anonyme

    Mon rêve serait que l’on accepte les revendications des nationalistes, et que la Corse sorte de la République Française.

    Imaginez la tête de ces tontons flingueurs, privés de nos impôts, et donc très vite de tout revenu !
    Franchement nous n’y perdrions rien, et par contre économiserions beaucoup : subventions, cout de la fonction publique, etc.

    Vive la Corse indépendante, pour apprendre à vivre aux indépendentistes, et pour faire des économies...

    • Anonyme

      l’indépendance de la Corse c’est l’extinction de son peuple incapable de se nourrir par son propre travail ; il vit à notre dépends, d’exonérations d’impôts, de détaxes et de subventions à fonds perdus, qui plus est ils se rackettent entre eux ; ...une calamité ! Ils sont indignes de la beauté de l’ile !

    • Tim
      Tim
      • Posté à 10h46 le 28/08/2007
      • Internaute 5582

      Non mais c’est pas trois imbéciles qui vont décider pour la majorité. NON, la majorité des Corses ne veut pas l’indépendance. Faut arrêter de gober tout ce qu’on dit à la télé.

      • Seb_89
        Seb_89 répond à Tim
        • Posté à 11h27 le 28/08/2007
        • Internaute 11098

        ... mais ce serait bien que les Corses le disent haut et fort ! ! Beaucoup de monde je pense attendent cela.

    • tjehan
      • Posté à 11h53 le 28/08/2007
      • Internaute 13400

      Oui, et l’Alsace va demander la sienne, non mais tous ces départements qui spolient les richesses générée par cette région !

      Le prétexte est très beau pour que vous nous montriez toute l’ampleur de votre « solidarité ».

    • Anonyme

      Ne soyez pas bête, il y aurait des casinos, beaucoup de casinos...

      • Anonyme

        bonjour.

        Bien vu, j’y avais pas pensé. Mais des exemples déjà connus ont trouvé plus simple : les îles anglo-normandes ont un statut d’indépendance assez spécial. Ils ont privilégié les activités bancaires… avec discrétion assurée… Ces îles (leurs banques plutôt) ont déjà été citées plusieurs fois dans des histoires de blanchiment d’argent.

        Stouve

  • lisandru
    • Posté à 09h14 le 28/08/2007
    • Internaute 5708

    Arrêtez de me faire rire avec l’omertà ! Ce mot n’existe pas dans notre langue ! Ni dans notre culture. Il n’y a pas plus de loi du silence en Corse qu’il n’y a de français qui détournent les yeux en voyant une femme se faire violer dans un train de banlieue (bonjour les lieux communs ! ! !). Si la Corse vous gratte, c’est qu’elle vous démontre ce que peuvent faire des siècles d’indifférence et de spoliation : les relents de racisme ni feront rien. Quant à penser que la Corse est un poids pour la « République » française, tant mieux ! Si cela peut foutre la panique dans le beau plan de carrière de notre Prince-Président (idée mise en oeuvre par un corse ! ... Napoléon III pour les ignares). La Corse a plus besoin de considération que de diatribes, car elle vit et se renouvelle dans l’ombre des manchettes et autres accroches de la presse sarkosiste ou en passe de le devenir. Que la France redevienne indépendante et démocratique et on verra pour la Corse plus tard !

    • Tim
      Tim répond à lisandru
      • Posté à 10h48 le 28/08/2007
      • Internaute 5582

      Faut admettre que lors des procès, yen a jamais un qui parle, c’est la triste vérité...

    • belzaza
      belzaza répond à lisandru
      conseillère municipale
      • Posté à 11h29 le 28/08/2007
      • Internaute 9507
        conseillère municipale

      « . Il n’y a pas plus de loi du silence en Corse qu’il n’y a de français qui détournent les yeux en voyant une femme se faire violer dans un train de banlieue (bonjour les lieux communs ! !) »

      Ben justement, c’est ce que je me disais : la loi de l’Omerta n’existe pas seulement en Corse ! ! ! !

      Et oui Monsieur les gens tournent la tête qd ils voient qq se faire agresser.
      Je le vis au quotidien dans ma cité : une bande a décidé depuis plusieurs années qu’elle faisait la loi sur le quartier. Nous ne nous sommes pas laissé faire : plaintes, procés et aujourd« hui au bout de 2 ans indemnisations...Et bien ils continuent toujours et la plupart des gens laissent faire car ils ont peur !

      Je n’ai pas voté Sarkozy, j’aurais aimé que les francais, tous les français se réveillent avant !

    • Anonyme répond à lisandru

      Des relents de racisme ?
      C’est vrai que la Corse est une belle terre de tolérance, notamment envers les immigrés maghrébins et leurs descendants.
      Alors stop aux donneurs de leçons insulaires.

    • Jefff
      Jefff répond à lisandru
      • Posté à 19h23 le 28/08/2007
      • Internaute 15278

      1) Le Corse n’est pas une langue, c’est un dialecte. Contrairement au basque, au breton ou à l’occitan qui sont des langues.
      2) Napoleon III était corse par son père et était né à Paris et élevé en Suisse. Dire qu’il était un corse est abusif.

  • Anonyme

    Arrêtez avec vos cliches sur les nationalistes Corses, cranes rasés et 4*4 rutilants et bananes holster ! ! ! Quel polar !

    .c’est faux archi faux .

    le racket dont a été victime Mr benvenuti ne pouvait s’agir que d’un amateur, en Corse, le racket est très bien organisé par une bande de specialistes Grands Voyous qui font la pluie et le beau temps en corse.
    Ces mêmes grands voyous sont affiliés a certains hommes politiques en vue .
    Le FLNC a pour sa part abandonné « l’impot révolutionnaire » .

    De fait ce racket contre ce restaurateur ,qui a certainement, ,avant de dénoncer publiquement cette tentative, interrogé « certaines personnes » pour essayer d’éliminer des pistes et fort de sa propre enquête il a pu s’exprimer dans la presse contre ce racket minable ne pouvait venir que d’un déchet de la société .

    voila la plus vraisemblablement vérité.

    Alors ,svp, arrêtez avec vos clichés sur la Corse et son peuple.

    • David Servenay
      David Servenay
      Auteur(e) de l'article Ex-Rue89
      • Posté à 11h30 le 28/08/2007
      • Internaute 8946
        Ex-Rue89

      Cher Courageux anonyme de 10h20.

      Je maintiens chaque mot de la description des « militants » de la cause nationaliste croisés il y a quelques années aux Journées de Corte. Ces « professionnels » que j’ai vu et avec qui j’ai eu l’occasion de discuter pendant deux jours m’ont surpris par leur manque de culture politique, leur habitude des moeurs violentes et leur rituel festif.

      Samedi soir, vers minuit, alors que ce grand rendez-vous annuel de la cause indépendantiste bat son plein, j’ai entendu et vu des hommes tirer en l’air, au pistolet automatique, sous le chapiteau pour manifester leur enthousiasme. Pas vraiment de quoi faire progresser le débat et la cause qu’ils prétendent défendre.

      Et je ne parle pas des raisonnements parfaitement stupéfiants des indépendantistes sur le droit de vote qui, à les suivre, serait réservé, dans leur monde idéal, aux seuls résidents ayant plus de dix ans de présence sur l’île et aux Corses, susceptibles de prouver leur ascendance. Si ce n’est pas le retour à un droit du sang, cela y ressemble beaucoup.

      Enfin, la plupart des habitants rencontrés lors de ce reportage m’avaient alors expliqué qu’ils ne se reconnaissent pas du tout, ni dans ce discours, ni dans ce genre de pratiques « militantes ».

      Voilà, ce sont pas des clichés, mais la réalité. Allez donc faire un tour aux Journées de Corte et vous constaterez par vous-même.

      • Anonyme répond à David Servenay

        bravo, c’est le genre d’info qu’on entend pas toujours ça et là.

      • Anonyme répond à David Servenay

        < Et je ne parle pas des raisonnements parfaitement stupéfiants des indépendantistes sur le droit de vote qui, à les suivre, serait réservé, dans leur monde idéal, aux seuls résidents ayant plus de dix ans de présence sur l’île et aux Corses, susceptibles de prouver leur ascendance. Si ce n’est pas le retour à un droit du sang, cela y ressemble beaucou >

        Ha bon ? Et comment focntionne le système français pour le droit de vote ? La France n’est-elle pas dotée de lois pour réguler le droit de vote, avec une pièce d’identité ? Et comment peut-on obtenir cette pièce d’identité ? ? ...
        L’amalgame que vous tentez de faire entre le racisme, voire fascisme, n’existe pas dans la démarche de ces nationaliste. Je trouve même que votre démarche est plutôt minable.

         
        • Anonyme

          Désolée mis le discours de ces indépendantistes sur le droit de vote, la corsification... relève bel et bien de la loique du droit du sang, de la filiation, bref révèle une vision ethniciste, voire raciste de la « nationalité »

          A rapprocher d’ailleurs avec le racisme latent en Corse. Pour info, je suis moitié Corse, une partie de ma famille y vit et peut témoigner quiotidienement de ce racisme. j’ai eu des jobs d’été comme serveuse, et dans la moitié, voire plus de ces tafs, on m’a clairement dit « ici on ne sert pas les arabes », dans les boîtes de nuit c’est pareil, et les grafitis « arabi fora » doivent relever de l’écriture surnaturelle ! ! !

        • Jefff
          • Posté à 19h32 le 28/08/2007
          • Internaute 15278

          Vous êtes demeuré ou quoi ? La France applique le droit du sol. (N’en déplaise à Hortefeux, Le Pen et autres connards). Toute personne née sur le sol français est française. Elle applique également bien sûr le droit du sang, toute personne née au moins d’un parent français est française si elle le désire. Que de sombres règlements et tracasseries administratives cautionnées voire édictées par des personnages de la trempe de ceux que j’ai cités plus haut est un autre débat).
          Donc, ceci n’a rien à voir avec le système que voudraient mettre en place ces indépendantistes... issus de la consanguinité ? ? ?

        2 autres commentaires
  • coin de rue
    • Posté à 10h20 le 28/08/2007
    • Internaute 14924

    peut-on encore parler d’indépendentistes ? ? ? .

    l’indépendence de la corse semble (si le doute est encore possible ? ?) vraiment servir de pretexte à un bande de voyous.

    Et on peut se poser la question , que deviendraient-ils si la corse étaient indépendentes ? ? ?
    la police locales ! ! ! !

    en tout cas bravo pour le courage dont a fait preuve le restaurateur...
    il doit surement aimer la corse plus que ces soit-disant indépendentistes

  • Anonyme

    La Corse est, faut-il le rappeler, est une île merveilleuse tant par la beauté de ses sites naturels que par sa longue et prestigieuse culture.
    Il est cependant indéniable que certaines bandes, sous couvert de nationalisme, organisent depuis bien longtemps un climat détestable qui nuit avant tout à la propre vie des corses. Les propos d’Edmond Siméoni entendus ce matin sur France Inter, remarquables par sa langue de bois, me semblent illustrer ses dérives. D’un combat juste contre les exactions de la Montedison en 1973, un grand nombre de « natios » et autres autonomistes a progressivement vu ses actions dériver vers la seule loi du fusil et du racket organisé dont le triste sire C. Pieri est une figure de proue.
    Pour ceux qui apprécient malgré tout les mystères de cette île flamboyante et pour y voir plus clair dans certaines de ses mouvances politiques, je conseille le livre de Dorothy Carrington, « la Corse » (Ed. Arthaud, malheureusement non réédité) ainsi que le film « Génération FLNC » de Gilles Perez et Samuel Lajus

  • harpo59130
    • Posté à 10h33 le 28/08/2007
    • Internaute 6442

    S’il y a racket, il faut arrêter les coupables. Mais ne mélangeons pas tout, la description faite de la Corse semble un peu schématique, folklorique et documentée incomplètement. Les torts sont certainement partagés entre les différents courants réglant la vie politique et économique corse.

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