L'organisation altermondialiste, en pleine rénovation, s'apprête à tenir son université d'été à Toulouse. Ses deux co-présidents, Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé, reviennent sur le rôle que la gauche anti-libérale peut jouer dans le nouveau contexte politique issu de la présidentielle. Leurs propos sont recueillis par Jade Lindgaard.
La stratégie de brouillage des cartes idéologiques de Nicolas Sarkozy, et ses emprunts aux thématiques de gauche, ne rend-elle pas caduc l'anti-libéralisme ?
Jean-Marie Harribey : Mais comment alors peut-on qualifier le paquet fiscal, ce cadeau qu'il a octroyé aux classes les plus aisées ? La première définition du néo-libéralisme, c'est l'enrichissement des riches. Or les premières mesures prises par le gouvernement enrichissent les riches.
Le corollaire de l'enrichissement des riches, c'est la limitation, voire la dégradation de ce qui permettait l'amélioration des conditions de vie des plus démunis : les services publics et la protection sociale. Or ces deux domaines sont les cibles du gouvernement.
On vient d'apprendre que la SNCF allait fermer 250 gares de fret dans les prochains mois. Les capacités des services publics à répondre à la demande sociale seront encore amenuisées.
Mais Nicolas Sarkozy se fait l'avocat d'un Etat fort, interventionniste voire protectionniste, à l'opposé du délitement de l'Etat que prône l'idéologie néo-libérale…
Jean-Marie Harribey : Vous avez raison, et peut-être dans les années précédentes nous sommes-nous trompés dans la qualification des politiques néo-libérales. Ces dernières ne consistent pas à démanteler l'Etat, mais, beaucoup plus astucieusement, à mettre l'Etat directement au service des classes possédantes. Beaucoup plus qu'il ne pouvait l'être autrefois, où des compromis étaient passés entre les groupes sociaux et leurs représentants.
Or le néo-libéralisme, c'est précisément la mise au service quasi exclusif des classes possédantes des instruments de l'Etat. C'est cela, la politique sarkozienne. Il veut un Etat fort, mais encore plus au service de ceux qui s'enrichissent et des marchés financiers. Je crois que c'est cela la définition même de l'Etat tel que le conçoit la droite décomplexée aujourd'hui.
Aurélie Trouvé : Un Etat » fort » peut-être, mais pour ses tâches régaliennes. Le volet social de l'Etat est démantelé avec une force nouvelle : franchise médicale, TVA sociale, confirmation de la libéralisation du marché de l'électricité, démantèlement qui s'annonce de la SNCF…
Nicolas Sarkozy s'apprête –sans avoir recours au referendum– à signer un traité simplifié européen qui entérine l'obligation de stabilité des prix et confirme l'indépendance de la BCE, en totale contradiction avec ce qu'il a dit aux citoyens français.
Il s'apprête également à négocier des accords économiques qui se feront au détriment des pays du Sud et poursuivront la dérégulation en leur défaveur. L'Etat néo-libéral dérégule là où ça l'arrange et garde des règles fortes là où ça l'arrange.
Quel bilan tirez vous de l'échec de la stratégie du » Tout sauf Sarkozy » qui était celle de la gauche pendant la campagne présidentielle ?
Jean-Marie Harribey : Cette déroute idéologique de la gauche traditionnelle vient de loin. Les thématiques dont, avec beaucoup d'astuce et d'à-propos, s'est saisi Sarkozy, avaient été progressivement abandonnées.
Dans les milieux bien-pensants de la nouvelle gauche, on dissertait depuis quasiment deux décennies à grand renfort de publicité et de publications médiatiquement impulsées sur la fin du travail, ou encore la recherche de l'épanouissement personnel en dehors de la sphère du travail…
Cette déroute préparée par des sphères pseudo-intellectuelles et relayées par les sphères politiques traditionnelles a servi de terrain à la récupération sarkozienne.
S'il y a une refondation des idées de gauche à entreprendre, et pas simplement des idées véhiculées par une partie de la gauche, c'est autour des nouvelles solidarités à construire dans nos pays européens et à l'égard du reste du monde.
Au sein d'Attac, nous souhaitons reprendre avec beaucoup de force la dimension mondiale de notre combat. Se battre pour des services publics en France ou en Europe, se battre pour une protection sociale en France et en Europe ne doit pas être compris comme la défense de privilèges que les populations du nord de la planète voudraient préserver, mais comme la défense de valeurs démocratiques au sens fort du terme qui doivent être mises à la portée de tous les peuples de la planète.
Nous pensons qu'il est parfaitement possible de les assurer à tous dans des laps de temps raisonnables. Mais ce ne peut être fait dans le contexte de la marchandisation accrue de la planète. Les instruments dont nous avons besoin pour inverser ces logiques sont à construire en termes de taxes globales : il ne s'agit plus seulement de défendre la taxe Tobin mais d'imposer l'idée que les biens publics mondiaux (droit à l'éducation, droit à l'eau potable, droit à la santé, à un air pas trop vicié, à un climat pas trop perturbé) sont des biens communs de l'humanité.
Il n'y a pas de biens communs de l'humanité sans financement. Il faut donc des taxes mondiales dont le produit irait à la satisfaction de ces besoins.
Quels rapports entretenir avec le PS, qui est plus que jamais le parti dominant à gauche ?
Aurélie Trouvé : Attac reste indépendant des partis politiques et des élections, mais garde son rôle d'interpellation. Je ne peux que constater une dérive du PS vers le centre, un PS qui a baissé les bras face au système économique en place et ne propose pas de rupture radicale vis-à-vis du néo-libéralisme.
Il s'est ainsi coupé des aspirations du mouvement altermondialiste. La déclaration de Manuel Valls envisageant des collaborations possibles avec l'actuel gouvernement n'en est qu'un nouvel épisode. Le PS a baissé les bras par rapport à tout un ensemble de valeurs et continue sa dérive.
A l'heure de l'ouverture de l'université d'été d'Attac un peu plus d'un an après l'élection du conseil d'administration de l'été 2006 entachée de fraude, la démission consécutive de Jacques Nikonoff et votre élection comme co-présidents de l'association, comment comptez-vous vous y prendre pour reconstruire la légitimité d'Attac ?
Jean-Marie Harribey : La reconstruction de la légitimité d'Attac est une tâche à accomplir. Néanmoins il faut aussi raison garder. La légitimité d'Attac a été malmenée mais n'a pas été anéantie. La preuve, c'est que nos analyses intéressent toujours. La crise financière, les projets de modification des financements de la protection sociale et, au niveau européen, le projet de traité simplifié : autant de thèmes sur lesquels nous avons commencé à produire des analyses. L'ensemble de l'association s'attache à redonner du temps à la critique radicale que nous avons menée du capitalisme néo-libéral et tente de passer à une deuxième phase beaucoup plus délicate : proposer des alternatives crédibles et susceptibles d'être mises en œuvre dans des délais raisonnables.
Aurélie Trouvé : Nous avons réfléchi à de nouveaux modes de fonctionnement qui puissent améliorer la démocratie en interne. Egalement, à attirer de nouveaux adhérents. Nous souhaitons refaire d'Attac un lieu de construction de campagnes en lien avec les autres forces sociales et les altermondialistes, selon trois axes principaux : l'Europe, la solidarité face aux inégalités et l'écologie en lien avec les questions sociales. Nous participerons au Grenelle citoyen de l'environnement.
Propos recueillis par Jade Lindgaard. Lire ici la version intégrale.
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De antoinelecanut
12H39 | 24/08/2007 |
Attac avec 2t, ça évite de confondre avec les supermarchés : -)
De Amir Michel
Ultramarin | 13H09 | 24/08/2007 |
J'ai cliqué sur le logo Mouvement et j'y ai trouvé un site avec un article signé Jean-Marie Harribey et Aurélie Trouvé. Cet article, que je viens de lire sur Rue89, est-ce une autointerview d'Attac par des membres d'Attac ?
Si oui (je n'ai peut-être pas tout compris et si c'est le cas je vous demanderais la plus grande clémence)est-ce bien raisonable et objectif, tout ça ?
à Amir Michel
De Pascal Riché
7
Rue89 | 14H37 | 24/08/2007 |
L'article n'est pas signé Harribey et Trouvé. C'est une interview des deux dirigeants d'Attac, réalisée par Jade Lindgaard, de « Mouvements », un de nos partenaires.
à Pascal Riché
De
22H27 | 25/08/2007 |
Ah, la grande nouveauté, le néolibéralisme met l'état au service des riches !
Comme si l'état n'était pas toujours au service des riches, en toute circonstance.
C'est d'ailleurs pour ça que tout le monde essaie de devenir riche.
Attac aurait pu aussi nous annoncer : demain, il fera jour, et en fin de journée la nuit tombera.
Mais dites-moi, il n'y aurait pas dans cette formulation une manoeuvre des fonctionnaires, qui essaieraient de se cacher derrière les pauvres, pour défendre leurs privilèges ?
De
13H12 | 24/08/2007 |
je me pose un certain nombre de questions.
Alors sans troller et si possible sans trop polémiquer,pourriez vous m'aider à voire plus clair ?
Quelle est la définition du néoliberalisme ?
D'après l'interview, je crois comprendre que
le néoliberalisme consiste à favoriser l'enrichissement des plus riches en mettant l'appareil de l'état à leur service en attaquant notamment les services publics qui representeraient une charge pour les plus riches qui paient des impôts mais pourraient se les payer par ailleurs.
J'ai bon ? Quels sont les autres manifestions d'un Etat néoliberal ?
Il y a-t-il une définition plus « propre » ?
Quel est le rapport avec le libéralisme ?
Peut on être libéral et anti neoliberalisme ? Pour l'économie de marché ? Les échanges internationaux ? L'utilisation des marchés financiers pour l'investissement des entrerprises ? ou est-ce déjà du neoliberalisme ?
Avec cette phrase,
» L'Etat néolibéral dérégule là où ça l'arrange et garde des règles fortes là où ça l'arrange », j'aurai tendance à dire que c'est le cas de n'importe quel Etat neoliberal ou non ?
Ou alors la dérégulation est forcément une mauvaise chose ?
Merci de me répondre
Aymeric
De
13H52 | 24/08/2007 |
Salut Aymeric, va voir là :
http://dsedh.free.fr/emissions_passees.htm
et pique les sujets qui t'interessent. C'est tres pedagogique et moins consensuel que les medias habituels… et tu y retrouveras des interventions de Mr Harribey (dont une sur les retraites qui vaut le coup d'être entendue).
De
14H05 | 24/08/2007 |
Il faut bien comprendre que le néolibéralisme n'est absolument pas une doctrine libérale. Les Etats-Unis par exemple interviennent dans tous les secteurs économiques (droits de douane, financements publics de la recherche ou de l'agriculture,…), se permettent de déclencher des guerres pour améliorer leur emprise sur certains secteurs,…
Il faut bien remarquer par exemple que le « libre-échange » vaut pour les capitaux et les entreprises, mais pas pour les travailleurs. Autrement dit, une entreprise peut choisir le pays dans lequel les travailleurs sont les meilleurs pour elles mais le travailleur n'a pas le droit de choisir le pays dans lequel les entreprises sont le mieux pour lui. Ce déséquilibre est la base même du néolibéralisme et permet, contre l'idée même de libéralisme, d'asservir et esclavagiser quantité d'etres humains qui ne peuvent quitter leur pays.
Alors arrêtons effectivement de dire que nos dirigeants sont libéraux, ils n'interviennent pas quand ca les arrange (corruption, Clearstream,…) mais interviennent par contre quand on menace l'intéret des plus riches (immigration controlée, guerre de néocolonisation en Irak, soutien de dictatures corrompues,…).
De
01H45 | 25/08/2007 |
Tout a fait d'accord !
Si les frontières sont ouvertes aux marchandises et aux capitaux, elles doivent l'être aussi aux êtres humains …
A relier avec l'article « Une expulsion avortée grâce à la bronca des passagers »
De
01H47 | 25/08/2007 |
Tout a fait d'accord !
Si les frontières sont ouvertes aux marchandises et aux capitaux, elles doivent l'être aussi aux êtres humains …
A relier avec l'article « Une expulsion avortée grâce à la bronca des passagers » http://www.rue89.com/2007/08/19/une-expulsion-avortee-grace-a-la-bronca-…
De
15H12 | 24/08/2007 |
liberalisme et neoliberalisme, pour moi c'est kif kif.
neoliberalisme est peut être utilisé pour ne pas confondre avec la définition etasunienne ? (= « dangeureux gôchiste » ! )
De
20H15 | 24/08/2007 |
Autre possibilité : et si « néolibéralisme » c'était juste une expression pipeau utilisée par les gens qui n'y comprennent rien mais qui ont quand même envie d'en parler (de l'économie, du droit international, de la théorie politique, etc.) ?
De Sygus
00H31 | 25/08/2007 |
Voici une vision (grossière) des choses :
- le libéralisme, dans son sens originel, désigne la liberté d'entreprendre, la liberté d'association, de regroupement et même également la liberté d'expression. Tout ceci avec le minimum d'interaction avec une autorité supérieure comme l'Etat.
- le néo-libéralisme, en revanche, est l'affirmation de la prédominance de l'intérêt particulier sur l'intérêt général. Pour beaucoup, ce dogme est légitimé par la théorie, ou plutôt croyance, dans ce que Adam Smith appelle « la main invisible ». C'est à dire que la somme des actions individuelles, ayant pour unique but l'intérêt particulier de son auteur, conduit à une efficacité optimale et au bien-être général.
Donc oui on peut être libéral et farouchement anti-néo-libéral. Même dans les relations économiques internationales. Exemple : le protectionnisme des producteurs agricoles américains peut être vue comme contraire à l'intérêt de la planète car il bride considérablement le développement économique des pays du sud (qui repose majoritairement sur l'agriculture). C'est donc une mesure purement égoïste à l'échelle mondiale (et il en est de même pour la PAC en Europe). Cette mesure peut donc, d'un certain point de vue, être qualifiée de néolibérale.
De Jean666
21H06 | 29/08/2007 |
Bonsoir,
Pour une démonstration aussi brillante que claire sur le sujet, vous pouvez lire « Le Profit Avant l'Homme » de Noam Chomsky.
Selon lui, le néolibéralisme est une évolution aussi naturelle qu'antidémocratique du libéralisme.
Professeur de linguistique au M.I.T., rien que ça, Noam Chomsky n'est pas un illuminé extrémiste. C'est un intellectuel rigoureux.
Il démonte les mythes les plus courants en matière de néolibéralisme. Notamment, pour faire le lien avec un autre article de Rue89, il démontre en quoi la dérégulation des services publiques et la diminution de ses effectifs sont des éléments clés du néolibéralisme, comme les politiques sécuritaires et les investissements massifs dans les industries nationales d'armement.
Il fait également le lien avec les politiques étrangères les plus vulgairement cyniques qui n'hésitent pas à soutenir des régimes autoritaires ou à déstabiliser des démocraties.
Edifiant.
à Jean666
De
15H17 | 30/08/2007 |
merci de ce conseil .. en effet ,de nombreux economistes critiquent les positions neoliberales qui tiennent plus du neocolonialisme que du liberalisme ; ils mesurent les dangers ecologiques ,sociaux et integrent dans leurs analyses les conseqences psychologiques ,culturelles desastreuses de ce concept depassé ..n'en deplaisent aux agités archaiques qu'on voit à l'oeuvre _si on peut dire ! _en ce moment ..
De Jean666
10H53 | 02/09/2007 |
Bonjour,
La collusion entre le politique et l'économique n'est pas nouvelle et elle explique que les souhaits de certains soient mieux défendus que les aspirations du plus grand nombre.
Le reste c'est de la comm. Personne ne s'adresse à notre intelect, ce serait trop long. On reste donc dans l'affectif, on fait appel à nos sentiments collectifs. Sauf que c'est du flan. Ce ne sont pas des organes collectifs qui votent mais des individus et le discours collectiviste n'ateint pas l'individu. Le politique n'est donc pas crédible. On a beau jeu de se plaindre du désintérêt généralisé du citoyen.
D'un autre côté, croire que la morale peu dicter la politique et diriger l'économie est ridicule au sens pascalien. C'est une confusion des genres que de le croir et en tout cas une forme d'angélisme.
Inversement et en même temps, ce n'est pas à l'économie de faire la loi, c'est à l'Etat. L'Etat, par la loi, encadre l'économie. De même l'Etat ne dicte pas la morale mais s'en inspire. Sinon, c'est la barbarie. L'Histoire, même récente regorge d'exemples.
Résumé comme ça, ça peut paraître pessimiste. C'est pourquoi je vous conseille l'excellent « le capitalisme est-il moral ? » de André Comte Sponville.
Une fois qu'on a pris un peu de recul et de hauteur, on réfléchit mieux.
Dans le cas contraire, on se vautre dans sentimentalisme ou le passionnel et rien ne bon n'en sort que de confrontations stériles.
Bon week end à tous.
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 13H19 | 24/08/2007 |
Halala,
L'Association pour le Totalitarisme Trotskiste et l'Arnaque du Citoyen va donc tenir son université d'été. Super. Je tremble d'impatience d'entendre la nouvelle alternovlangue de ce Think-Tank qui va en sortir. A lire celle de cette interview (« pseudo-intellectuels, » « milieux bien-pensants », bouh ! blablabla) ça risque d'être supra alternatif.
On se réveille à ATTAC, le paquet fiscal ne sera pas appliqué.
On se réveille à ATTAC, Sarkozy a attaqué l'indépendance de la BCE en ré-écrivant/ré-interprétant l'Article 111 TUE ce qui lui a valu les foudres de Trichet.
De chfav
13H27 | 24/08/2007 |
Je ne vois pas pourquoi autant de virulence chez thomas lefebvre pour au final argumenter en faveur de l'article :
On se réveille à ATTAC, Sarkozy a attaqué l'indépendance de la BCE en ré-écrivant/ré-interprétant l'Article 111 TUE ce qui lui a valu les foudres de Trichet.
Cela ne fait que confirmer que l'etat neoliberal deregule ou regule selon ses besoins
à chfav
De
13H43 | 24/08/2007 |
Donc si je vous suis les états devraient ni reguler ni dereguler ? ? ? ? ? ?
Bref, on touche à rien !
De
14H00 | 24/08/2007 |
faut pas se leurer, il ne peut plus réguler grangd chaose l'Etat, et il dérégule sous la pression de la mondialisation…
De
14H42 | 24/08/2007 |
… bien sûr. Et Auchan, il a l'arme nucléaire ?
De
15H30 | 24/08/2007 |
donc, les elections s'arretant au niveau de l'Etat, le liberalisme est anti democratique, car imposé par le haut.
cqfd
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 15H49 | 24/08/2007 |
« les elections s'arretant au niveau de l'Etat »
? ! ? !
Vous voulez qu'elles s'arrêtent au niveau de la lune ?
à chfav
De ThomasLefebvre
Rapatrié | 14H02 | 24/08/2007 |
?
L'Article 111 TUE n'a rien à voir avec ce que l'on appelle la régulation/dérégulation.
De
13H53 | 24/08/2007 |
« Il n'y a pas de biens communs de l'humanité sans financement. Il faut donc des taxes mondiales dont le produit irait à la satisfaction de ces besoins. »
il faut, yaca faut qu'on… C'est bien de réfléchir mais qui peut agir dans ce sens ? et comment agir puisqu'aucun parti politique ne fait ce type de proposition ?
De
13H58 | 24/08/2007 |
Plutôt d'accord en gral avec les positionnements d'ATTAC, je ne comprends tjrs pas leur obstination dans leur statégie politique, pour moi plutôt leur absence de stratégie. Tout n'est pas de la faute du PS.. trop facile… Mais où st dc les propres responsabilités de ce mouvement de leur quasi inexistence aux dernières élections, et bien plus grave encore, mais c'est le corrolaire de cette inexistence, leur incapacité à « pénétrer » la conscience de la population, et encore davantage celle des couches populaires ? Attac tourne autour du pot… pour finalement ne faire qu'occuper certains esprits… dits de Gauche. Ceci étant, je le répète, je suis plutôt d'accord avec leurs propos encore d'aujourd'hui ds cettitw. D'où ma désespération quant à leur positionnement politique global.
De
15H02 | 24/08/2007 |
ATTAC …modèle de démocratie ..comment va le Nikonoff et le reste de la clique de nos trés petits penseurs moralisateurs ?
De
15H18 | 24/08/2007 |
zont été démissionés.
De
15H55 | 24/08/2007 |
mais ils avaient été élus …par des militants « concernés », « intélligents » « démocratiquement »…cette bande de gogo-gaucho elle est ou ?
Alors rangez vous « leçons » !
De ray
12H02 | 25/08/2007 |
Pas tout à fait. Battus aux éléctions recommencées suite à la triche, ils ont constitué une tendance baptisée « réseau avenir d'Attac », tendance qui est dans le collimateur des majoritaires qui les mettent en demeure d'abandonner le sigle ATTAC. Les querelles ne sont pas terminées et les rancoeurs tenaces, au grand dam de tous ceux, j'en suis, qui pensaient avoir trouvé dans ATTAC, une structure non politicienne, porteuse d'une réflexion et d'une lutte efficaces contre les transnationales, mastodontes financiers qui font la pluie et le mauvais temps sur la planète, sans aucun contrôle démocratique.
à ray
De Servais-Jean
4591
alpha-béta | 23H21 | 25/08/2007 |
Peut-être bien qu'Attac est néo-libéral.