Une ancienne des Brigades rouges arrêtée en France

La fièvre revient chez les réfugiés italiens en France, après l'interpellation, mardi à Argenteuil (Val-d’Oise), de Marina Petrella, ancienne membre des Brigades rouges italiennes. Le ministère de la Justice précise qu’elle "a été retenue en vertu d’une demande d’arrestation provisoire délivrée par les autorités italiennes, et sera présentée ce jour au parquet de Pontoise".

Dans son communiqué, le ministère a aussi ajouté que le dossier "est traité par la France sur le plan judiciaire comme toute autre demande d’extradition classique. Il appartiendra à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles de se prononcer sur la validité juridique des pièces fournies par les autorités judiciaires italiennes."

En 1992, l’ancienne militante avait été condamnée par la cour d'assises d'appel de Rome à la perpétuité par contumace pour "homicide sur agent de la force publique, tentative de séquestration et d'homicide, séquestration d'un magistrat, vol avec arme et attentats". Elle vivait en France et était réclamée par l’Italie depuis 2006. Romano Prodi, président du Conseil transalpin, s’est félicité de cette arrestation.

Marina Petrella est actuellement internée au centre pénitentiaire de Versailles en attendant sa comparution devant un juge de Pontoise.

On estime à quelques centaines le nombre d’anciens militants et militantes italiens, en général issus de mouvements d’extrême gauche, réfugiés en France suite aux "années de plomb". Ils avaient, au début des années 80, fui une Italie alors aux prises avec ce que les historiens ont appelé une "guerre civile de basse intensité", dont les "lois spéciales" en vigueur les avaient condamnés suite à des procès parfois tronqués, jamais élucidés, suite à des dénonciations de "repentis".

Ils s’étaient réfugiés en France, et avaient le plus souvent été condamnés par contumace à de très lourdes peines, une procédure aujourd’hui encore reconnue par le droit italien, mais ni par le droit français, ni par le droit européen. En 1985, le Président Mitterrand avait prononcé ce qu’on appelle maintenant la "doctrine Mitterrand": tous les réfugiés italiens condamnés en leur pays étaient protégés par la France, "du moment qu’ils ont rompu définitivement avec la machine infernale du terrorisme". C’est ainsi que nombre d’entre eux vivaient au grand jour, travaillaient, avaient fondé une famille. S’ils passaient la frontière, ils risquaient l’arrestation immédiate et, de fait, l'obligation de purger leur peine.

Des voix ne cessaient de s’élever, depuis, pour que l’Italie fasse un "indulto", chez les protagonistes d’extrême droite (encore en Italie, ou parfois réfugiés en Asie) comme chez ceux d’extrême gauche (pour beaucoup, réfugiés en France). Mais les plaies sont encore béantes, toujours aujourd’hui, et l’Italie ne semble pas encore prête.

Les choses avaient certes un peu changé quand, au milieu des années 90, Toni Negri, un des ex-militants d’extrême gauche les plus connus, avait décidé de brusquer les choses pour que son pays fasse la paix. Il était rentré volontairement en Italie, immédiatement arrêté et incarcéré. Après plusieurs années de détention et de semi-liberté, il a été libéré, mais son cas n’a servi ni aux réfugiés ni à l’Etat italien.

Depuis 2002, le gouvernement français s’est, sous l’impulsion de nombreuses demandes du gouvernement Berlusconi (lui-même était à l’époque membre de la loge maçonnique P2, régulièrement citée dans les attentats et troubles de l’époque), volontairement écarté de la "doctrine Mitterrand". Cette doctrine n’a pas valeur de loi, mais elle avait toujours été respectée, jusqu’en 2002. L’extradition d’un réfugié italien n’a cependant rien d’automatique: il revient à la justice française de vérifier la validité des motifs d’arrestation et de sortie du sol français. Entre 1985 et 2002, hormis le cas particulier de Paolo Persichetti, la justice française, régulièrement saisie, n’avait jamais répondu favorablement, ni validé les motifs transalpins. Depuis 2002, le parquet valide plus facilement…

Cinq ans après Paolo Persichetti, arrêté en août 2002 et reconduit à la frontière sans sommation, trois après le cas plus médiatique encore de Cesare Battisti (contrairement à ce qu’on a pu lire, Battisti n’a jamais été membre des Brigades rouges, mais de différents groupes de l’Autonomie ouvrière), c’est donc au tour de Marina Petrella.


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
10H12 23/08/2007
 
Courageux anonyme
10H59 23/08/2007
 
jcg
11H01 23/08/2007

Désolé : peu habitué à Rue 89, je n'avais pas signé : c'est fait.

 
13H25 23/08/2007

Il faudra alors nous expliquer pourquoi tous les assassins d'Oradour-sur-Glane ont été amnistiés ou relâchés ou sont morts dans leur lit, comme Papon et bien d'autres anciens collaborateurs du nazisme.

 
Courageux anonyme
14H15 23/08/2007

Etes-vous sûr que tous les assassins d'Oradour-sur-Glane ont été amnistiés, si j'ai bonne mémoire parmi eux il y avait des "Malgré Nous".
Papon a été jugé pour ses actes,sûrement un peu tard mais il a été jugé.
Peut-on comparer une période de guerre mondiale et les années 70?
Et pour terminer, pourquoi toujours cette mansuétude envers les assassins d'extrème gauche et cette intrangigeance pour ceux d'extréme droite.

 
Courageux anonyme
16H41 23/08/2007

il faut que tu m'explique ou il y de la mansuetude envers les militants d'extreme gauche parce que je risque d'en avoir besoin!!!!!
sinon pour ton info, en italie il y a eu plus de 6000 condamnes pour fait politiques dans les annees 70 et que je sache il n'y a pas eu 6000 morts, ou alors ils n'etaient pas tous des assassins mais alors ils etaint quoi?????????
cherche mon chien! cherche!

 
Courageux anonyme
20H53 23/08/2007

Ouaf Ouaf J'ai le droit à un susucre?

 
21H23 23/08/2007

Faut-il rappeler que dans la SS, à laquelle appartenait l'unité qui a perpétré ce massacre, il n'y avait que des volontaires même quand ils étaient Français ?

Tous les assassins d'Oradour-sur-Glane, Français et Allemands, qui ont tué 643 hommes, femmes ou enfants, ont été amnistiés, relâchés ou sont morts dans leur lit.

 
Courageux anonyme
07H54 24/08/2007

Combien de fois monsieur Ehim faut-il vous expliquer qu'à partir de 1943, la SS recrutait des "appelés" - donc des malgré-nous - faute de volontaires ?
Alviano

 
Courageux anonyme
13H33 24/08/2007

Non so scrivere in francese ma chi ha scritto che i
prigionieri politici dell'estrema sinistra italiana
hanno avuto dei privilegi,o degli aiuti rispetto a
quelli di destra evidentemente della situazione
sociale e politica italiana non ha nessuna conoscenza
La "rivoluzione culturale" degli anni 60-70 è il
proseguimento di una forte spinta che il popolo italiano dopo la dittatura fascista ebbe verso l'ideologia comunista,e dalla Resistenza Partigiana
alla liberazione del paese questa spinta rivoluzionaria degli italiani,venne fermata dal piano anticomunista Marshall,dal vaticano e la propaganda per la democrazia cristiana...tutti alleati... dallaCIA alla mafia,ai residui fascisti che diedero il via alle stragi di stato a PORTELLA DELLE GINESTRE.
Da allora fascisti vecchi e nuovi si misero al servizio degli interessi mafiosi-massonici-golpisti
e con la strategia della tensione e le stragi
piazza della loggia
piazza fontana
stazione bologna
italicus
ustica
...
continuarono a tenere sotto costante vigilanza ogni
istanza del proletariato, dei movimenti operai e
studenteschi.
Nelle galere italiane oggi come allora ci sono solo
COMPAGNI COMUNISTI ED ANARCHICI i fascisti non hanno mai visitato le galere, tranne qualche idiota
che si fece scoppiare le bombe in mano mentre le
stava collocando.

LA PERSECUZIONE CONTRO I COMUNISTI CONTINUA TUTTORA E LO DIMOSTRANO ARRESTI DI GIOVANI OPERAI
STUDENTI,LA CHIUSURA DI SPAZI SOCIALI E LE ESCLUSIONI DAL SINDACATO DI LAVORATORI CHE SI BATTEVANO LEALMENTE PER I LORO COMPAGNI

 
Courageux anonyme
13H44 24/08/2007

Non so scrivere in francese ma chi ha scritto che i
prigionieri politici dell'estrema sinistra italiana
hanno avuto dei privilegi,o degli aiuti rispetto a
quelli di destra evidentemente della situazione
sociale e politica italiana non ha nessuna conoscenza
La "rivoluzione culturale" degli anni 60-70 è il
proseguimento di una forte spinta che il popolo italiano dopo la dittatura fascista ebbe verso l'ideologia comunista,e dalla Resistenza Partigiana
alla liberazione del paese questa spinta rivoluzionaria degli italiani,venne fermata dal piano anticomunista Marshall,dal vaticano e la propaganda per la democrazia cristiana...tutti alleati... dallaCIA alla mafia,ai residui fascisti che diedero il via alle stragi di stato a PORTELLA DELLE GINESTRE.
Da allora fascisti vecchi e nuovi si misero al servizio degli interessi mafiosi-massonici-golpisti
e con la strategia della tensione e le stragi
piazza della loggia
piazza fontana
stazione bologna
italicus
ustica
...
continuarono a tenere sotto costante vigilanza ogni
istanza del proletariato, dei movimenti operai e
studenteschi.
Nelle galere italiane oggi come allora ci sono solo
COMPAGNI COMUNISTI ED ANARCHICI i fascisti non hanno mai visitato le galere, tranne qualche idiota
che si fece scoppiare le bombe in mano mentre le
stava collocando.

LA PERSECUZIONE CONTRO I COMUNISTI CONTINUA TUTTORA E LO DIMOSTRANO ARRESTI DI GIOVANI OPERAI
STUDENTI,LA CHIUSURA DI SPAZI SOCIALI E LE ESCLUSIONI DAL SINDACATO DI LAVORATORI CHE SI BATTEVANO LEALMENTE PER I LORO COMPAGNI

 
Courageux anonyme
14H34 23/08/2007

"Qu'ils payent"... quelle vision moyenâgeuse de la justice, pourquoi pas le supplice de la roue tant qu'on y est? Ne seriez vous pas de partis pris puisque vous souhaitez qu'ils payent pour leurs crimes (soit), mais aussi pour "leurs erreurs politiques"? Cela vous discrédite un brin non?
Vous semblez ignorer que la peine vise théoriquement depuis les Lumières à la sureté de la société et à l'amendement (la conscience de sa faute) et la réinsertion du criminel, non à la vengeance (si c'est ce dernier principe qui vous motive, rendez vous en Iran, leur justice fonctionne de la sorte), peut être pensez vous que la souffrance infligée au coupable fait plaisir aux proches des victimes, pourtant ça ne ressucite pas les morts et ça ne fait qu'ajouter de la souffrance. Souhaiter du mal à quelqu'un qui (m')a fait du mal est un sentiment humain et spontané, mais personnellement je n'en serais pas fier de le ressentir et je n'aimerais pas que la justice soit fondée sur ce genre d'émotion.
Cette ex brigadiste vivait et travaillait comme assistante sociale, cela me semble un gage d'amendement et de réinsertion et j'ai envie de croire que c'est le poids sur sa conscience qui lui a fait choisir un tel métier.

 
21H17 23/08/2007

C'est un peu court le choix d'une profession, comme preuve d'amendement et de remords il me semble.

Vous êtes quand même conscients ("vous" collectif) que vous défendez des gens qui ont tué de sang-froid, et qui ont été jugés dans un pays qui n'a pas grand chose à nous envier côté démocratie, à une période où la fièvre était retombée? Bien sûr que les assassins doivent payer, que ce soit de méchants bouchers nazis ou des gentils bouchers trotskystes.

Dernière chose : parler de "réfugiés" est abusif. Le statut de réfugié est accordé à des gens ayant fui la répression d'un régime dictatorial, à l'issue d'une procédure précise. Il s'agit ni plus ni moins que de fuyards qui se sont installés là du fait du prince, en l'occurence Mitterrand, en l'absence totale de débat ou de procédure en règle.

 
Courageux anonyme
19H04 23/08/2007

Comment definis tu une "erreur" politique ?
Le fait que la bourgeoisie gagne une guerre ideologique et impose sa loi n'a rien a voir avec des termes comme verité, erreurs . Le recours a la violence est un droit. Une violence ne fait qu'equilibrer une autre violence , moins mediatique .

 
Courageux anonyme
22H18 23/08/2007

Quelle vertueuse indignation !
Certes ! Les crimes des Brigades Rouges et leurs semblables n'ont jamais fait progresser la cause que défendent ces utopistes, au contraire: ils s'attirent l'animosité de ceux-là mêmes qu'ils veulent défendre, à leurs grands risques et périls.
Mais, en face, du côté des "bons", des déclancheurs de guerres, très souvent élus par les peuples, combien de victimes ? On n'en parle jamais, ou si peu ! Et la plupart d'entre eux meurent dans leur lit après avoir bien vécu, admirés, acclamés par les foules !
Combien de victimes de Napoléon, des guerres coloniales ou autres, des Mussolini, Hitler, Franco, Salazar, et autres Pinochet, de Staline...
Réservez votre indignation pour ceux-là, de préférence !

 
Courageux anonyme
14H48 24/08/2007

Sans vouloir parler politique au cours de ce débat : où est la parole de Mitterand ? On renvoie des italiens réfugiés qui seront condamnés à perpet' alors que le Président de la République de l'époque leur avait donné sa parole. N'est-ce pas de la trahison ?? Pour moi cela ne fait aucun doute. La bourgeoisie a gagné ! en France comme ailleurs en Europe.

 
Courageux anonyme
20H44 24/08/2007

Je trouve extrêmement choquant que Nicolas Sarkosy ne respecte pas la parole d'un président français: moi, perso, je prends ça pour une trahison, tout comme vous.

Et je trouve ça indigne. Honteux.

 
Courageux anonyme
15H07 24/08/2007

Voulez-vous me dire en quoi les "regrets" de ces personnes importent ?
On n'a pas voulu relâcher les membres d'ACtion Directe avant terme sous prétexte qu'ils n'avaient montré aucun regret pour leurs actes. Je trouve que ce qu'avait fait AD en son temps était d'une profonde connerie mais en quoi ces "regrets" interviennent-ils ? Demande-t-on au cambrioleur s'il regrette ?
Arrêtons cette hypocrisie ! Je respecte au contraire un type d'AD refusant d'évoquer des "regrets" alors qu'il n'y croit pas : il fait au moins preuve de cohérence !
En outre, la sanction - la prison - est là et se suffit par elle-même. Il n'a jamais été prévu, que je sache, qu'un condamné doive exprimer ses "regrets" pour pouvoir être relâché !
Cette notion chrétienne n'a rien à faire dans notre droit, celui d'une nation laïque, faut-il le rappeler !
Pour le reste, que les Brigadistes payent pour les crimes qu'ils ont commis, oui. Le problème, comme pour Cesare Battisti (qui n'était pas brigadiste mais peu importe), c'est qu'il a été jugé et condamné par contumace (pour deux crimes commis au même moment à 500 kms de distance...) et que, de retour sur le sol italien, il ne sera pas rejugé mais envoyé directement en prison.
Vous êtes contre toutes les peines de mort, je suis d'accord avec vous. De plus, je suis pour que la justice s'exerce de la même façon pour tous.

Otto Naumme

 
Courageux anonyme
11H13 23/08/2007

Que les "bonnes âmes" ne s'inquiètent pas : cette meurtrière n'est pas encore partie purger sa peine ! Son extradition nécessitera un avis favorable de la cour d'appel, lui-même susceptible d'un pourvoi en cassation. Ensuite, le décret d'extradition du premier ministre peut lui-même être annulé par le Conseil d'État. Cette affaire ne fait donc que commencer ! Ces tueurs, Battisti, elle et d'autres ayant bénéficié d'une mesure de clémence sous Mitterand, doivent ENFIN payer pour leurs crimes. La France tiendra-t-elle la promesse faite en 2002 d'extrader ces assassins ? Wait and see.

Mon-Al

 
Courageux anonyme
16H27 23/08/2007

.....allez couche le molosse!!!!!!!

 
Courageux anonyme
21H30 23/08/2007

bravo mon al avec minuscule sans majuscule.....
tes positions voir les expultions....ainsi que celle sur les brigades me conforte dans le fait que toi bon petit emmigré.... tu est devenu un faf de premiere un bon français quoi....
il faut expulser les fafs....bientot toi aussi tu seras expulsé ou comdamné car tu n est pas blanc comme neige.....et toc

 
Courageux anonyme
15H14 24/08/2007

Pourquoi cette dame ne bénéricierait-elle pas des mêmes possibilités juridiques que celles qui s'offrent à toutes les personnes ayant à faire avec la justice française ? Au nom de quelle discrimination ?
Quant à dire "ces tueurs", qu'en savez-vous ? Leur jugement par contumace ? Battisti, par exemple, a été condamné pour deux crimes commis au même moment à 500 kms de distance l'un de l'autre. Et il n'y aura pas de nouveau procès s'il retourne en Italie : c'est cela, le problème.
Notons par ailleurs que l'Italie se montre bien moins pressée de retrouver les tueurs fascistes qui avaient fait plusieurs dizaines de morts lors d'un attentat à la bombe dans une gare de Rome. J'aimerai savoir pourquoi...

Otto Naumme

 
Courageux anonyme
00H44 04/09/2007

Il a été condammné par contumace, oui certes, mais c'est bien lui qui a choisi de ne pas se présenter à son procès. Ce ne sont pas les juges qui ont refusé de l'entendre. L'argument "par contumace" me semble bien faible.

Les crimes fascistes ne peuvent servir d'excuses aux crimes brigadistes. Sinon où va-t-on ? à la guerre civile direct ? c'est ça que vous voulez ?
Non certainement. Alors, il serait sain : 1. que les anciens brigadistes renoncent à la violence, 2. qu'ils disent clairement que la violence est contraire à notre idéal démocratique, 3. qu'ils font confiance à la justice de leur pays pour éradiquer la violence, 4. qu'ils acceptent d'être condamnés à réparer les dégâts qu'ils ont commis dans la mesure de leur moyens actuels.
En conséquence de quoi, je ne verrais pas d'objection à ce qu'ils soient amnistiés. Ce serait d'ailleurs l'intérêt de tout le monde.

 
Courageux anonyme
12H09 23/08/2007

Il ne s'agit pas pour ces individus de "payer pour leurs crimes" commis mais d'appliquer une mesure (une promesse) prise par l'Etat francais.

La qualification "d'assassin" est d'autant plus innopportune que les personnes en question n'ont pas eu l'occasion d'etre juger selon les regles de procedure penale de la Convention européenne des Droits de l'Homme.

Les blessures de cette periode ne peuvent pas se refermer tant que ces personnes ne pourront beneficier d'un jugement en bonne et due forme.
Enfin certaines personnes auraient tout interet à distinguer les notions de justice et de vengeance...

 
Courageux anonyme
12H22 23/08/2007

Il faudrait en parler aux familles des victimes !
Si ces ASSASSINS ont été jugés par contumace, c'est qu'ils se sont "tirés" pour ne pas répondre courageusement de leurs actes devant la justice. En plus d'assassins, ce sont des lâches. Alors, distinguer "les notions de justice et de vengeance", permettez-moi d'en sourire, mais le sujet est trop grave pour que je m'y risque.

Mon-Al

 
Courageux anonyme
16H30 23/08/2007

decidement t'as que a foutre!!!!!!vomir de la haine!!!!
pete un bon coup ca soulage, j'espere si ton cas n'est pas desormais irrecuperable!!!!

 
Courageux anonyme
21H53 23/08/2007

helas c est fini pour mon al il et devenu un nazillon 2 base......il a peut etre de l avenir!!!vas savoir

 
Courageux anonyme
00H29 24/08/2007

T'es vraiment trop toi. Tu vois, je peux causer comme toi. Me mettre dans la peau d'un connard aussi bien que dans celle de ton nazillon. Je te conseille de chercher l'adresse des Alcooliques Anonymes la plus proche car vraiment, ou tu es cuit ou tu es incurable de connerie !...

Mon-Al

 
Courageux anonyme
15H18 24/08/2007

En Allemagne, les membres de la Fraction Armée Rouge (Baader, Meinhof...) n'ont pas pu se "tirer", comme vous dites. Résultat, ils se sont "suicidés" dans leurs cellules (avec un flingue, une balle dans la nuque, sachant qu'ils étaient fouillés au moins quatre fois par jour... Crédible, quoi...).
Concluons simplement qu'ils ont peut-être eu des raisons de se "tirer". En outre, cela ne change rien au fait qu'un jugement par contumace devrait être caduque à partir du moment où l'accusé est en position d'être jugé. Et ce n'est pas le cas en Italie...

 
Courageux anonyme
12H44 23/08/2007

Il ne faudrait pas oublier le contexte de guerre civile de l'Italie à cette époque.

De plus s'ils se sont "tirés" et ont été juger par contumace, il serait judicieux et particulierement bénefique pour un Etat de droit qu'ils puissent etre rejuger en respectant les obligations d' un proces equitable.

Ce n'est qu'à ces conditions que les peines des uns et les fautes des autres pourront etre reparées.

 
Courageux anonyme
13H19 23/08/2007

OK pour qu'ils soient rejugés "en respectant les obligations d'un procès équitable". Mais en Italie, alors. C'est là qu'ils ont commis leurs crimes. Que fait la France là-dedans ? Notre justice n'est-elle déjà pas assez summergée ? L'extradition est la première étape. Pourquoi en faire plus, l'Italie les réclame,qu'on les lui donne ! Quant au contexte de "guerre civile" en Italie à cette époque ? Savez-vous ce qu'est une guerre civile : c'est quand un pays se scinde en deux pour combattre ses concitoyens. C'était un groupuscule extrème-gauche ultra-violent qui luttait contre quoi ? Qu'avait-il comme revendication ? Le pays était-il une dictature ? Luttaient-ils pour le libérer ? Bien sûr que non.

Mon-Al

 
Courageux anonyme
14H21 23/08/2007

Un peu d'éclaircissements pour toi cher ami :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Stay-behind
et plus précisément sur l'italie :
http://en.wikipedia.org/wiki/Gladio

(l'article français n'est pas très complet)

 
Courageux anonyme
16H36 23/08/2007

bordel surement t'es pas fonctionnaire vu comment tu doit aimer les feniants, mais si tu es a ton boulot fais gaffe FENIANT!!! et si par contre tu as juste du temps ocupe-le a t'informer sur les affirmations , gentiment, ridicule que tu fais! et aussi va un peu au de la des souces sarkosienne d'info! ca existe encore heuresement!
sinon sort de ton trou respire un bon coup et tu verras que ce n'est pas indispensable a la vie toute la haine que tu te traine!
ciao et a la prochaine arrestation!!!!!!!

 
Courageux anonyme
00H36 24/08/2007

Bis repetitas ! Feniant s'écrit : fainéant ! Il faut ne pas l'être pour réussir à te comprendre.
Tu devrais aller à l'école (primaire), ou cesser de picoler.

Mon-Al

 
Courageux anonyme
14H05 23/08/2007

"(une promesse) prise par l'Etat francais."

Non ...un "geste" débile de Miterrand ..;c'est pas la même chose !

Ces terroristes doivent être jugés et condamnés ..et ils le seront !

 
Courageux anonyme
19H12 23/08/2007

bordel , ou j'ai mis mon flingue!
Le contexte , on peut te le remonter , histoire de remuer les bidochons .

 
Courageux anonyme
21H44 23/08/2007

Le problème c'est qu'ils ne seront pas jugés, ils purgeront directement la peine qui a été décidée dans le procès par contumace.
Hemmaire

 
Courageux anonyme
14H18 23/08/2007

le contexte de l'italie de l'epoque est sans comparaison avec le reste de l'Europe. La srategie de tension mis en place pour empecher l'arrivée au pouvoir du Parti communiste va donner lieu à un affrontement entre les groupes d'extreme gauche et d'extreme droite.
Si le terme " guerre civile" est un peu exagerée , il convient de revenir sur les propos de l'ambassadeur des Etats-Unis en 1969 à la suite d' un attentat particulierement sanglant "il faut se preparer à un scenario à la grecque".
Pour information les troubles politiques en Grece vont conduire à l'instauration du "Regime des Colonels"...

 
Courageux anonyme
14H18 23/08/2007

Qui est la "bête" dans tout ça? Les idéaux portés par les brigadistes sont loin d'être servis par la violence et la lacheté de leurs actes. Le moins que l'on pourrait attendre d'eux serait d'assumer leurs crimes. La repentance (si elle existe, apparement pas toujours) est trop facile. Le plus gênant dans tout cela est de rompre une promesse faite par la France au départ, par la voix de François Mitterand. Mais au nom de quoi avait-il proposer d'accueillir ces terroristes, s'imiscant ainsi le premier dans la justice italienne? C'est peut-être la seule question à se poser. Finalement, ce n'est qu'un juste retour des choses. Il ne s'agit pas de se rejouir, mais d'estimer que tout Homme doit avoir le courage de répondre de ses actes, au risque de passer pour un animal ou pour un fou.
yomgui

 
Courageux anonyme
21H21 23/08/2007

En constatant ce genre de réaction , on voit qu'il est temps de se réveiller. Vous faire ASSUMER un liberalisme qui masque meme pas une odeur fetide.
Vous et vos semblables , controlez les medias , pas encore toutes les consciences .
Nous ne sommes pas nombreux (de vivant ) et pourtant on existe ...

 
Courageux anonyme
14H36 23/08/2007

Une promesse pour tenter d'endiguer les violences du moment (en contrepartie les protagonistes se devaient de stopper leurs activités...). Je vois pas ou est la débilité dans une telle mesure.
Enfin s'ils doivent etre effectivement jugés et repondre de leurs actes ,ne vous immiscez pas pour autant dans les décisions de la justice ...

 
yan
14H57 23/08/2007

pour répondre à 14h36. C'est l'état Français qui s'est immiscé dans une decision de justice à l'époque de F.M.

A l'état Français de tenir sa parole.

Les prisonniers politiques existent en Italie, c'est banal de l'autre coté des alpes.

coupable ou pas d'un acte répréhensible, il suffit d'avoir une opinon politique differente et couic... au niouf !

 
ThomasLefebvre | Rapatrié
15H03 23/08/2007

"Ils s’étaient réfugié en France, et avaient le plus souvent été condamné"

Accords tu participe passé, je vous aime.

"le nombre d’anciens militantes et militantes italiens." Bigre, ça fait un max de militantes ;)

Perso, j'ai un peu dû mal à comprendre l'article. Outre la ponctuation laborieuse, pourquoi le cas "Toni Negri" n'a servi "ni aux réfugiés ni à l’Etat italien"? Mystère.

Moi pas comprendre italiano. Quoi être un "indulto"?

Si les jugements par contumace ne sont pas reconnus par le droit européen, pourquoi nos "réfugiés" ne font-ils pas appels devant la Court Européenne de Justice qui casserait alors les jugements de la justice italienne? Les "réfugiés" auraient alors droit à de nouveaux procès plus équitables.

 
Courageux anonyme
15H06 23/08/2007

Courageux anonyme a raison:rappellez-vous EL GLADIO....

 
caro | délinquante avérée
15H55 23/08/2007

Pourquoi je suis contre cette extradition ?

- les membres des brigades ont été jugés par contumace, souvent sur dénonciation sans preuve, et n'ont pas pu se défendre = procès non équitable

- il n'y a aucun recours possible en Italie. S'ils sont extradés, c'est pour finir leur jours en prison, sans possibilité d'un autre procès

- Mitterand en tant que chef de l'état français avait autorisé les anciens des brigades à vivre ici, à condition qu'ils ne se mêlent pas de politique. C'est bien se qu'a fait Marina Petrella : elle est mariée, a des enfants et elle travaille. Comment peut-on renier la parole donnée ? quel exemple de duplicité pour sa famille !

la France deviendrait-elle une république bananière ? Enfin, tout le monde n'est pas extradé (cf l'article sur le prêtre accusé de massacre au Rwuanda par le TPR et vivant tranquille ici)

 
21H25 23/08/2007

Je prend acte de votre opinion. Quant à moi, pourquoi je suis pour cette extradition?

- S'ils ont été jugés par contumace c'est que par définition ils étaient en fuite au moment de leur procès. C'était leur choix et un innocent prend rarement la fuite.

- L'Italie étant une démocratie à ma connaissance, et l'étant en 1992, je respecte leurs lois et leur procédure pénale de la même façon que j'attend d'un Italien qu'il respecte celle de la France en ce qui concerne ses ressortissants.

-La promesse de Mitterrand a été faite en dehors de tout cadre légal, elle n'engage que lui et ceux qui ont bien voulu y croire.

Pour le Rwanda je passe mon tour...

 
Courageux anonyme
07H58 24/08/2007

Pour qu'un Chef d'Etat soit fondé à donner sa parole, il faut qu'il en aie la possibilité juridique.
Dans ce cas comme dans tant d'autres Mr Mitterand n'avait aucun titre à amnistier un délinquant étranger.
Alviano

 
Courageux anonyme
16H13 23/08/2007

Réfugiés ou pas?

Vu le contexte politique de l'époque ("guerre civile de basse intensité", ou encore "stratégie de la tension") & les origines du droit d'asile, on est en droit, il me semble, de parler de "réfugiés" à leur propos (lois d'exception, procès parfois complètement aberrant, comme dans le cas d'Adriano Sofri, etc.). Pourtant, dans le contexte d'hystérie anti-terroriste, de plus en plus de gens refusent ce terme à ceux qu'ils qualifient de "dangereux criminels".

Rue89 - ou quelqu'un d'autre - pourrait-il clarifier ce point? A quel moment est-on habilité à parler de "réfugié"? Les conventions internationales excluent de cette qualification les "criminels de guerre" (ce que ne peuvent pas être les BR, puisque pas d'état de guerre déclaré). De plus, on accorde régulièrement l'asile à des dictateurs déchus... Alors, les militants d'extrême-gauche italiens, "réfugiés" ou non? Y a-t-il une réponse objective à cette question (et non pas simplement juridique)?

 
Courageux anonyme
19H03 23/08/2007

Quel zèle pour extrader cette femme ! On n'a pas vu la même conviction dans l'affaire du prêtre massacreur du Rwanda....
Alors c'est bien gentil de vouloir faire les justiciers à posteriori, mais autant le faire pour tout le monde, non ?
Et aujourd'hui comment peut-on considérer cette femme comme une menace quand on est témoin de mouvements comme Al-Qaida qui balancent des camions explosifs en pleine ville (Irak) ou des avions sur les gratte-ciels ? Bien au contraire cette personne a renoncé à toute activité politique et s'est parfaitement insérée dans la société française. J'aimerais voir plus de gens comme elle dans certaines banlieues !
Audrey - Pau 64

 
Courageux anonyme
20H28 23/08/2007

Heureusement qu'il y a des rafles policières pour tomber "par hasard" surune personne X ou Y, résidant clandestinement en France... !

14 ans pour "dénicher" une italienne qui n'a même pas troqué sa carte d'identité ?

Peut-être avait-elle la peau top "blanche" pour passer inaperçue ?

Qu'en est-il de tous les "réfugiés politiques", dont certains criminels, logés aux frais de la princesse et sujets français... alors qu'ils ont des adresses bien nettes et précises, et parfois des changements d'identité validés par l'Elysée ?...