Poignée d'amour effacée, cellulite gommée, dents blanchies : dans la presse, les photos sont couramment « améliorées ».
Cliquer ici pour voir la photo originale.
Cliquer ici pour voir la photo retouchée.
Quand un bourrelet présidentiel devient une « affaire d'été »… Pour tenter de répondre aux nombreuses questions posées par les visiteurs de Rue89, suite à notre « Vigie » sur l'article de L'Express révélant que Paris Match a effacé numériquement une poignée d'amour de Nicolas Sarkozy, nous avons interrogé les acteurs de la profession qui manipulent quotidiennement des images.
Pas de retouches dans la presse d'information… en principe
« Chez nous, dit Frédérique Deschamps, chef du service photo du Monde, on ne fait jamais de retouche, quelle qu'elle soit. C'est la règle. Même assombrir un fond par exemple, on ne le fait pas, car nous considérons que c'est mettre un doigt dans l'engrenage et alors on ne s'en sort plus. » Même principe dans les autres quotidiens.
Le recadrage ? « C'est différent, poursuit Frédérique Deschamps, nous le faisons parfois pour des histoires de maquette, mais jamais pour faire disparaître un personnage ou une information. Maintenant, certaines agences ne sont pas d'accord avec cette pratique. L'agence Magnum, par exemple, n'accepte pas le recadrage, considérant qu'il s'agit de “photos d'auteur” qu'il faut respecter. »
Le moindre manquement à la règle est durement sanctionné. L'été dernier, pendant le conflit libanais, un photographe de Reuters a été licencié par l'agence britannique pour avoir grossi numériquement un panache de fumée noire sur une de ses images, histoire de faire « plus guerre ».
Dans les « newsmagazines », la pratique est plus fluctuante. Les hebdomadaires font appel à des retoucheurs pour modifier un détail, éclaircir un ciel (le bleu Figaro bien connu des photographes) ou blanchir la dentition d'un personnage connu. Mais là aussi, tout dépend de l'auteur de l'image.
Vincent Rustuel, retoucheur d'images chez Angels'Sea Studio, a longtemps travaillé sur des photos d'actualité avant de se consacrer au paysage :
« Sur les photographies type reportage, le retoucheur essaie de mettre en valeur la personne, sans en faire une icône de mode. Il faut rester dans la subtilité, effectuer des retouches légères : on modifie un peu la lumière, on enlève des ombres disgracieuses, des cernes trop prononcées. Il faut que la personne reste elle-même. »
Les services photo prennent plus de liberté avec les images provenant, en flux continu, des grandes agences (AFP, Reuters…) qu'avec celles de photographes indépendants. Confirmation à Londres d'Aline Wise, directrice de la communication de Reuters, qui, à propos de l'affaire du bourrelet, précise :
« Nous nous sommes plaints auprès de Paris Match, mais nous ne les attaquerons pas en justice. Nous ne pouvons pas contrôler toutes les images publiées, mais heureusement nous avons rarement été confrontés à ce genre de cas. »
« Jamais un magazine d'information n'a retouché une de mes photos, témoigne Vincent Prado, photojournaliste free-lance, et pour la recadrer, en général, le maquettiste te demande ton autorisation. »
« Faire plus beau », quand l'image se transforme en illustration
Nous entrons ici dans la zone grise de la fabrique de l'information, dans laquelle évoluent tous les « glam magazines », Paris Match bien sûr, mais aussi VSD, Gala, Voici… Chez eux, la photo occupe une place centrale. Télé loisirs, l'un des plus gros magazines du secteur (1,3 million d'exemplaires), traite toutes les images, d'agence ou de commande.
Aussi des retoucheurs professionnels sont intégrés à ces rédactions pour en améliorer l'aspect final. Un de ces spécialistes explique :
« Les retouches sont demandées par la maquette. On change une couleur dans une partie de l'image, on prolonge un ciel, un fond, on refait une partie de l'image : si on a un chapeau coupé en haut de l'image ou un bras coupé par le cadrage, on le prolonge. »
Ce genre de modifications est un usage courant dans la publicité, où une image est parfois retouchée pendant des jours avant de trouver sa forme définitive. « Il y a une histoire célèbre dans la mode, s'amuse Vincent Prado, où après une retouche sur les jambes, un mannequin s'est retrouvée avec deux pieds gauche ! “
Les logiciels permettent toutes les audaces, comme le montre le portrait de notre collègue Julien Martin retouché par nos soins (voir la vidéo ci-dessus). A partir de la photo de base, sept heures de travail ont été nécessaires pour réaliser la photo retouchée.
Récemment, une impressionnante publicité pour une grande marque cosmétique détournait habilement ces canons de la mode. (Voir la vidéo.)
La presse people, une machine à ‘glamouriser’
Le sujet est tabou, car nous sommes ici dans le royaume du faux-semblant. Voici, Gala et Paris Match n'ont d'ailleurs pas souhaité répondre à nos questions.
Télé loisirs revendique une ligne ‘esthétique’ : ‘Les people, explique le service maquette, on essaie de les arranger. On enlève les rides, les boutons disgracieux, on masque les détails désagréables, on les rend plus beaux.’ Et, assure-t-on, jamais on ne touche à l'axe visage/nez/bouche.
Quid des personnages politiques ? En principe, ils ne font pas l'objet des mêmes soins iconographiques. Mais depuis plusieurs années, les élus se sont habitués au papier glacé des magazines people et à ses usages.
VSD, l'hebdo choc, assume son parti-pris retoucheur. ‘Nous faisons essentiellement ce que j'appelle des petites retouches de disgrâces’, précise le directeur du service photo, Marc Simon. Elles ne changent pas fondamentalement le sens de l'image. Nous faisons ces retouches spontanément, pour être aimable, par correction.”
Mieux : VSD a pris le biais de traiter les politiques comme des people, avec un brin de machisme :
“Sur les politiques, les retouches concernent surtout les femmes. Lorsque les paparazzi photographient à son insu Ségolène Royal, on fait en sorte d'avoir un minimum de correction et on lui retouche les jambes, si besoin… La cellulite sur les cuisses d'une femme, c'est de la délicatesse, de l'élégance que de la corriger. Chez un homme, ça me semble moins grave. En faisant ce type de retouches (rides ou cellulite), je n'ai pas le sentiment que l'on trompe quiconque.”
Il assure toutefois que son hebdo n'aurait pas gommé la poignée d'amour présidentielle. De son côté, Paris Match a expliqué à L'Express que “la position sur le bateau exagérait cette protubérance” et qu'“en allégeant les ombres, la correction a été exagérée en photogravure”.
“L'affaire du bourrelet” pose surtout la question du statut du président de la République dans l'information. “L'erreur de Paris-Match a été de retoucher une image qui a été publiée ailleurs de multiples fois sans retouche, analyse Vincent Rustuel, de Angels'Sea Studio. Si l'agence ne retouche pas, on ne retouche pas.” Il juge déplorable qu'on commence à traiter un politique comme un people. Mais Vincent Prado s'interroge ironiquement : “Sarkozy, aujourd'hui, c'est de l'actualité ou du people ? ‘
Audrey Cerdan et David Servenay
Photos de Nicolas Sarkozy : Reuters et Paris Match.





















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De
10H50 | 24/08/2007 |
il est très complet sur ce sujet :
j'ai posté un article à ce sujet hier intitulé :
lagardere refile son surplus de slim-fast à Paris-Match :
pour les amateurs de slim-fast et ceux conscient de la dérive de notre société sur ce sujet :
http://www.peuples.net/
De
12H25 | 24/08/2007 |
oui ce n'est pas très ragoutant tout cela
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 17H29 | 24/08/2007 |
… « m'avait semblé que son problème c'était plutôt les poignées de haine… mais bon…
---
http://keep-smiling-through.typepad.com/
De
07H57 | 25/08/2007 |
pourrions-conseiller à paris-match (sans majuscules
pour un « journal » de ce niveau)concernant les photos pipole du couple présidentiel
- raccoucir Berthe au Grand Pied
- allonger Pépin le Bref
Le couple sera désormais parfaitement assorti
pour les « LECTEURS“(*) de paris-match
(*)les lecteurs ne paris-match regardent des photos
car ils ont la lecture lente et laborieuse
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 12H27 | 24/08/2007 |
— Bêtement (comme d'habitude) je croyais que le Président était bourrelé de remords. Je vois qu'il assume crânement.
Hier encore France Inter ou France Info parlait (se répétait plutôt), en faisait des tonnes avec les tissus adipeux présidentiels et leur ablation.
— J'aurais bien aimé voir reconnue et soulignée une élégance plus profonde, celle des traits de caractère manifestés par notre jeune PRÉSIDENT quand il désignait d'un doigt dénonciateur le Conseil Constitutionnel comme responsable de privation d'une petite partie de ses promesses. Quand je dis caractère, je pense à caractériel mais je préfère ne pas le dire car je n'en sais rien. Quand j'ai des doutes, j'applique mon devoir de réserve.
Par contre, j'imaginais qu'un Vrai Chef GARANTISSAIT de son Autorité le fonctionnement des Institutions. Avec beaucoup de hauteur et de sérénité. Un Chef d'État devrait être le garant des règles de fonctionnement de tous nos rouages institutionnels et insuffler du respect et de la sérénité autour d'eux. Bon j'ai dû passer trop de temps à suivre les Rois Mages de la constellation d'Orion.
Aujourd'hui, je lis que Mme Cécilia ne doit pas sortir, elle ne pourra pas se rendre au RV des parlementaires qui voudraient que tout soit clair. Les pauvres !
Nous ne pourrons pas rendre justice à la Première Dame de France ; elle a tant fait grâce à son entregent, son charisme, la subtilité de sa diplomatie. Plaignons-la, elle doit avoir l'habitude d'être ballotée, secouée, mais quand même. Ce serait bien que de partout, en France, et même en Europe, un vaste mouvement populaire se développe pour libérer Cécilia, victime d'un empêcheur de tourner en rond, d'un jaloux cataplasmique. Elle doit pouvoir faire ce qu'elle veut. On est en 2007 oui ou non !
Et puis ne s'est-elle pas couverte de gloire en faisant plier de son doux sourire un des des despotes les plus expérimentés de la planète et sans aucune contrepartie. M. Kadhafi n'est-il pas connu comme un homme désintéressé, et jaloux de son image internationale de brave homme.
C'est bien Cécilia qui a joué un rôle important (officiel ? donc) et qui a pris sous son aile rassurante une équipe médicale malmenée, elle mérite qu'on lui tresse des lauriers, et qu'un défilé sur les Champs Élysées propulse son nom vers la voute céleste. Elle mérite de pouvoir parler avec les représentants du peuple, Et fi du grand méchant jaloux !
Au fond, M. Sarkozy se méfie. Comme nous, il a vu la femme d'un honnête secrétaire général se faire doubler par son épouse avant l'élection présidentielle, et forte de l'enthousiasme populaire entretenu par les médias qui ont bien fait les choses, emporter l'adhésion des militants convaincu que c'était dans la poche !
C'est un homme méfiant et on le comprend. Il faut réagir vite, avant que les choses s'emballent. Tant pis si on a l'air brutal. En quittant son poste dans le parti qui l'avait porté au pouvoir n'a-t-il pas bouleversé les règles de ce même parti en instituant un collège de direction, pour qu'aucun « nouveau responsable de ce parti » ne puisse se singulariser, se développer, croître et finalementle menacer.
Oui M. Sarkozy qui a une expérience incontestable, sait bien qu'il faut toujours marcher sur les doigts des mains qui essaient de s'accrocher dans le but de se hisser plus tard. Alors s'est-il dit, arrêtons la marche en avant de Cécilia, une menace terrible pour son empire. Et tant pis si les démocrates ouvrent de grands yeux, s'ils ouvrent leur bouche, tant pis si la nation ne comprend pas ce qui s'est passé en Libye.
à Claude PELLETIER
De
14H05 | 24/08/2007 |
je suis d'accord avec vous il y'a pas mal de mesquineries dans son comportement, en ce qui concerne sa réponse sur le conseil constitutionnel.
il fait assez inexpérimenté pour l'instant, on payera au sens financier du terme les pots cassés ensuite.
De Claude PELLETIER
Retraité dans son jardin | 17H06 | 24/08/2007 |
Merci, mais certains visiteurs ont refermé la fenêtre de mon texte. Je me demande bien pourquoi ? Est-ce la dérison ou l'absence de gros mots !
J'y perds mon latin. RUE89 a raison de s'intéresser au fait que tous les médias sont passés par là, sur un sujet aussi minuscule. mais il est vrai que dans un paysage encadré par des spins doctors, ce qui est minuscule prend souvent de la hauteur !
Mis à part les mannequins et les filles glacées des magazines qui n'a pas de graisse à cacher ? J'arrête je finis par enfoncer des portes ouvertes…
à Claude PELLETIER
De
18H38 | 24/08/2007 |
bonsoir Claude
c'est un logiciel automatique au bout d'un certain temps le commentaire se referme s'il n'a pas assez votes.
ça arrive à tout le monde et c'est normal, seuls les commentaires ayant de nombreux votes restent visibles.
http://www.peuples.net/
à Claude PELLETIER
De
16H55 | 24/08/2007 |
QUEL TIR DE BARRAGE
SUR CE TEXTE LÉGÈREMENT SATIRIQUE !
à qui peut-il bien faire du mal, on se le demande…
De
15H32 | 24/08/2007 |
On sait que la principale préoccupation de notre Bonaparte Manchot de l'Ile de la Jatte est son image. A se demander s'il ne dort pas avec son miroir sur l'oreiller.
Non content de lui servir la soupe à longueur de numéros, Paris-Match en rajoute une louche en truquant la photo de notre président, qui s'exhibe torse nu dans son canoë aux Etats-Unis, peut-être pour nous faire croire qu'il mène la vie de Monsieur-Tout-le- Monde (à quand une photo de Sarko sur sa cuvette de WC ou dans sa salle de bains ? )
Bref, après avoir vu les conservateurs anti-communistes primaires utiliser pendant des décennies la pratique du trucage de photos quasi industrielle chez Staline, Mao et Ceaucescu comme un argument permettant de montrer le machiavélisme de ce type de pouvoir, on n'a pas fini de rire en voyant qu'ils utilisent le même procédé à la gloire de leur idole.
Le message qu'on nous fait ainsi passer serait-il de nous faire comprendre que notre petit Nicolas a l'ambition de construire un culte de sa personnalité semblable à celui de ces personnages ? Si c'est le cas, il ferait bien de se rappeler l'image qui reste d'eux dans l'Histoire.
http://chroniques-sarkosiennes.over-blog.fr
De ras-la-patience
16H34 | 24/08/2007 |
de toute façon, les lecteurs de paris-match n'ont que ce qu'ils méritent, et ce ne sont pas les bourrelets qui m'inquiètent chez le personnage.
à ras-la-patience
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 17H56 | 24/08/2007 |
« La vie telle quelle n'est pas ressemblante. »
(Alexandre Vialatte, La porte de Bath-Rabbim)
---
http://keep-smiling-through.typepad.com/bgmot/alexandre_vialatte/
De
18H24 | 24/08/2007 |
Comme Lenine (qui avait eu la petite vérole, alors toutes ses photos étaient retouchées) mais aussi comme Ava Gardner ou Marylin Monroe…la retouche photo n'est pas une nouveauté.
Mais la facilité du numérique laisse entrevoir des ptits problèmes avec notre psychée.
Déjà proposé ça et là, on pourrait utiliser la même notation pour une photographie que pour un enregistrement de musique sur un CD :
A (analogique) ou D(digital) pour la prise de vue, le traitement et la retouche.
Ainsi, une photographie prise en l'argentique puis traitée et retouchée sur ordinateur serait notée en marge ADD. La même image non retouchée pourrait être notée AD0.
Question d'honnêteté intellectuelle.
seppele
De
16H38 | 24/08/2007 |
L'époque est aux faux-semblants, à la co-mu-ni-ca-tion.
c'est bien cela qui est génant dans cette affaire.
L'habit fait tout autant le moine que le président.
La communication semble être à la vérité ce que la musique militaire est à la musique.
De
11H16 | 25/08/2007 |
Depuis que Largardère-Philippachi s'est fait remonter les bretelles par Nicolas (JDD) au sujet de Cécilia, tous les journaux de ce groupe sont aux ordres. Faut pas déplaire au chef !
Pour les retouches, souvenez vous d'une couverture avec Emmanuelle Béart à poil dans la mer, la photo avait été totalement refaite ( je ne suis plus à la rédac je peux le dire maintenant), le but était de faire « un coup », il a marché d'ailleurs, les lecteurs ont mordu à l'hameçon. Donc, pour quelques poignées d'amour…ça coûte rien et ça peut rapporter gros.
De
11H24 | 25/08/2007 |
J'ai mal orthographié, c'est bien sûr Filippachi, dans mon emballement !
De pierrejcallard
www.nouvellesociete.org | 22H22 | 25/08/2007 |
Et on interdit le maquillage à la Télé ? Je crois qu'il y a d'autres priorités…
Pierre JC Allard http://nouvellesociete.org
De
10H52 | 24/08/2007 |
Quelle class ce sarko, au lieu de parler de ces réformes impopulaires et populistes, il nous sort un vieux bourlet de derriere les fagots, et le tour est joué, on parle que de ça.
Comme s'il n'avait rien caché d'autre à ces électeurs, et aux autres.
De
11H02 | 24/08/2007 |
En meme temps , une petite lipo et le tour est joué
De
11H11 | 24/08/2007 |
encore et toujours de la pub pour lui (parlez moi de moi , y a que çà qui m'interresse….)je suis d'accord avec toi mais ce n'est pas la classe , c'est de la man ipulation
De
12H21 | 24/08/2007 |
mais enfin il n'y a pas d'autre sujet d'actualité ! ? ? ?
même rue 89 n'arrête pas de nous « casser » avec l'actualité de notre président ! , avec sa montre,son training qu'est qu'on a f… de son quotidien ! On souhaiterait bien qu'il dirige sans dérives,sans parti pris, et qu'il s'occupe enfin du chômage etc etc que touche beaucoup des français et ça on a tendance assez souvent a l'oublier ! ! ! ! !
allez d'avantage de journalisme et moins de potins ! comme remarqué dernièrement ! mais l'article de fond « un bourrelet relance le… » nous donne quand même des éléments d'analyse des dérives et directions « artistiques » des news magazines assez vides…
courage
De Pierre Haski
Rue89 | 16H32 | 25/08/2007 |
Désolé, mais cet article ne parle pas de Sarkozy, il parle des pratiques de presse. Il tente d'expliquer à ceux qui n'auraient pas l'habitude de Photoshop, c'est-à-dire la majorité des gens, comment on peut retoucher, qui retouche, et fait parler des professionnels de différents médias sur leur pratique. Où y a-t-il potins ? Vous vous méprenez.
à Pierre Haski
De le_lapin
21H19 | 26/08/2007 |
L'article ne parle peut-être pas de Sarkozy mais le sujet et tellement d'actualité (enfin si on peut parler des bourrelets du sieur Sarko comme « actuels') que c'est tout comme. Téléphoné comme on disait dans le temps.
Comme le réclamait un autre commentateur : des faits, du concret, des dossiers pas du potin.
De
22H04 | 25/08/2007 |
L'état de grâce est terminé, les vacances aussi et la rentrée promet d'être âgitée avec d'autres préoccupations plus sérieuses, on a bien le droit de rigoler un peu avec cet été pourri !
De
14H52 | 24/08/2007 |
Si les journalistes ne faisaient que trafiquer les photos pour rendre plus glamour ces hommes politiques qui nous parasitent, mais le pire est ailleurs !
Le pire est qu'ils trafiquent aussi les informations soit par opportunisme, soit par lacheté, soit par intérêt, soit par bétise, soit par …(à compléter suivant votre expérience)
Le résultat est que les journalistes en place méritent bien leur surnom de « baveux ».
Heureusement, il y a ceux qui sauvent l'honneur de cette profession, Denis Robert par exemple. Celui qu'ils ont tous lachés sinon vendus.
Triste époque, celle où les collabos prennent le pas sur les résistants.
Rouletabille
De le_lapin
16H59 | 24/08/2007 |
Peut-être qu'on ne peut pas tout à fait lui reprocher ce détournement d'attention. Cependant je ne peux m'empêcher le rapprochement avec deux billets dans BigBangBlog, l'un sur la visite à Toulouse faisant suite au plan Power 8, l'autre à propos de la petite croisière de repos à la suite de la victoire aux élection :
http://www.bigbangblog.net/article.php3 ? id_article=626
http://www.bigbangblog.net/article.php3 ? id_article=615
Le détournement d'attention est manifeste, maintenant qu'il soit voulu. Attendons la rentrée, qui risque d'être chaude (à défaut de ce qu'aura tenu l'Eté), on verra alors la communication oeuvrer à plein. Ca risque d'être intéressant.
De
10H57 | 24/08/2007 |
on reduit les fonctionnaires par milliers sans la moindre hesitation, alors voyez-vous on s'etonnera toujours que la reduction d'un petit bourlet fasse plus de bruit
De David Servenay
Rue89 | 11H01 | 24/08/2007 |
La semaine dernière, nous avons largement traité la question des fonctionnaires par deux articles, dont un entretien avec André Santini, et nous y revenons encore cette semaine avec un encadré sur les théories de l'adminitration publique.
Concernant le « petit bourrelet », il nous a semblé intéressant d'y revenir sous l'angle, plus général, des pratiques de la profession en matière de manipulation d'images. Je ne crois pas que cela « fasse plus de bruit », comme vous l'affirmez, Courageux anonyme de 11h57.
à David Servenay
De
11H26 | 24/08/2007 |
bien répondu David….En effet moi je trouve votre article intéressant dans le sens ou vous ne criez pas au controle de l'image façon dictature stalinienne. Libé avait fait un article là-dessus et avait fait en sorte que cette histoire de retouche paraisse plus grave qu'hiroshima et nagasaki réunis. Donc vous avez eu bien raison de remettre les pendules à l'heure (et de citer que ségo en avait aussi profité…). Et puis vous êtes allé un peu au-delà des phrases bateaux sur le sujet en allant vous renseigner auprés des pros, ça fait plaisir de voir qu'il existe des journalistes qui font encore leur métier…
à David Servenay
De
13H00 | 24/08/2007 |
Je trouve cet article très intéressant, David ! Il montre bien qu'on est encore et toujours dans la manipulation. Bourrelets ou rides ça n'a pas l'air grave et pourtant… ça me rappelle « l'interview de Fidel Castro par PPDA » : je n'ai plus pu regarder un journal de PPDA quand j'ai appris la manip. Je ne supporte plus ce type. (Bon, la télé c'est fini de toute façon.)
Nicolas Sarkosy (Notre Seigneur) ne doit pas être une photo de pub (déjà que ses accessoires vulgaires nous saoûlent)mais un type qui bosse pour nous (c'est bien ça le but du job, non ? ),poignées d'amour ou pas, petit bide ou pas. Il peut faire mettre des caméras de surveillance partout, c'est nous qui le surveillons. Son jogging nous emmerde, on veut des actions constructives et positives. Pas des trucs retouchés par la propagande médiatique aux ordres.
(Bon : gommer un peu de cellulite sur une cuisse de Ségo relève plus de la délicatesse que de la manipulation, faut quand même le dire : ))