entretien

Pour les Gracques, "Royal allait dans le mur"

Ignorés par le PS avant la présidentielle, Bernard Spitz et les sociaux-démocrates veulent reprendre l'initiative dimanche.

Bernard Spitz, dans son bureau à Paris (Audrey Cerdan/Rue89).

Rentrée politique oblige, les réunions de parti se multiplient. Au PS surtout. Mais aussi à la droite du parti. Apparus pendant la campagne présidentielle, les Gracques, groupe de technocrates socialistes pas forcément encartés, continuent leur poussée social-démocrate. Leur chef de file, Bernard Spitz, expose à Rue89 « les raisons de la défaite et les voies de la refondation », thème de leur université d'été qu'ils tiendront dimanche.

Anodine la date ? Officiellement, oui. N'empêche qu'elle tombe le même week-end que les fêtes de la rose de Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, et une semaine avant l'université d'été du Parti socialiste. Ces quadras ou quinquas, passés par les cabinets de François Mitterrand, Michel Rocard ou encore Lionel Jospin, entendent désormais dévoiler leurs théories en leur nom et sur la place publique, lassés de s'échiner à les faire adopter par leurs mentors.

Un concept, bien connu en Europe et popularisé en France par Michel Rocard et maintenant Dominique Strauss-Kahn, résume leur pensée politique : la social-démocratie. Ils l'ont exprimée la première fois dans une tribune publiée par Le Point le 22 mars et intitulée « Merci François ! “. Pas Hollande. Bayrou. Ils prônaient une alliance entre les candidats des Verts, du PS et de l'UDF. Mais aucun n'y a donné suite. Trois mois après la présidentielle, Bernard Spitz explique pourquoi Ségolène Royal allait alors ‘dans le mur’... même en cas de victoire :



En plus de l'analyse, la prospective est au programme de l'université d'été des Gracques. En prélude aux débats, qui verront notamment intervenir l'ancien Premier ministre Michel Rocard, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque et le commissaire européen Peter Mandelson, Le Nouvel Observateur leur apporte cette semaine son soutien. Directeur de l'hebdomadaire, Jean Daniel écrit : ‘Dès l'émergence, (...) je me suis senti en familiarité sinon en symbiose’, prenant Tony Blair en exemple, comme Bernard Spitz :



Avec la société civile pour force d'impulsion, les Gracques ne veulent plus ‘être guidés par une vision partisane’. Bernard Spitz entend ériger le collectif en ‘contrepoint intellectuel et critique’. Mais pas en ‘think tanks’ : des groupes de réflexion déjà très répandus, mais qui miseraient moins que les Gracques sur Internet pour diffuser leur pensée :



La position de neutralité affichée par les Gracques n'est toutefois plus partagée par leur ancien leader, Jean-Pierre Jouyet. Ex-directeur adjoint du cabinet de Lionel Jospin à Matignon et autrefois grand ami de Ségolène Royal et François Hollande, il a été nommé secrétaire d'Etat par Nicolas Sarkozy. ‘C'était sa totale liberté’, affirme Bernard Spitz, avant de glisser qu'il ‘ne fait plus partie du dispositif’ :



‘Nous ne voulons plus attendre patiemment que la rue de Solférino se réveille, ni nous contenter de bricolages idéologiques hier pseudo-marxisants, demain néo-populistes’, exigent collectivement les Gracques dans Le Monde daté du 23 juin. Un ‘manifeste démocrate, social et européen’ verra le jour prochainement.

Reste à trouver des têtes d'affiche politiques pour porter leur projet, au risque sinon de finir comme les véritables Gracques. Hommes d'Etat romains, ils ont échoué au cours du IIe siècle avant Jésus Christ dans la rénovation de la Rome antique.


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
lyra
00H00 24/08/2007

« pour un « lecteur », on avale plus rapidement un contenu quand on le lit qu’en l’écoutant ! »

Permettez-moi de m’interroger sur ce point.

L’information doit-elle justement « s’avaler »?

Quand il s’agit d’info simple, factuelle, de type dépêche AFP, je conçoit tout à fait la nécessité d’une lecture rapide, efficace et simplifiée.

Mais dès lors qu’on aborde un sujet d’analyse, il me semble que le lecteur/auditeur/spectateur a besoin de plus de temps pour assimiler l’info. Je trouve donc ces formats vidéos bien adaptés au sujet.

Continue les sons et les vidéos Julien, digne héritier de maitre GD.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
01H11 24/08/2007

LYRA,

Un lecteur ordinaire ne lit pas le texte d’un philosophe à la même cadence qu’un polar de consommation courante. On peut même passer une journée sur une seule page. Certains textes portent mieux s’ils sont dits, leur musique interne nécessite un tempo lent. Tout cela pour dire que la aussi l’uniformité ne fonctionne pas et qu’un lecteur doit faire preuve de flexibilité.

Mais les expérimentations faites depuis des décennies sur les mécanismes de la lecture, sur les processus mentaux mis en œuvre par un lecteur montrent qu’une bonne compréhension (un texte bien « avalé » si l’on peut dire ; « compris » aurait été préférable à « avalé ») était accompagnée d’une vitesse de lecture importante.

Une page lue à haute voix en 10 minutes est lu silencieusement par d’autres en 2 ou 3 minutes. Un lecteur remarquable le lira en moins de temps encore et l’aura probablemnt mieux compris. Cette dernière assertion va contre le « bon sens » mais vous avez not » que je faisais référence à des expérimentations, des évaluations…

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
01H26 24/08/2007

{suite}
@ Lyra,

J’enrage
car je viens de perdre le message final
que je voulais vous adresser,
{ je ne sais pas où il est passé (mystère informatique),
j’aurais mieux fait d’ignorer le traitement de texte qui s’offre …}
et qui était plus long que ce qui suit :

Il comprenait des références pour les recherches sur la lecture : quelques noms me revenaient à la mémoire : F. Richaudeau, un spécialiste de la lectrure rapide, G. Rémond, J; Foucambert ; et l’association AFL et sa revue Actes de Lecture.

Le message perdu corps et âme contenait aussi ma rencontre avec des fichiers audio très très longs (et le seul que j’avais écouté était passionnant) contenus dans un article sur l’astronomie au mois d’août sur RUE89 bien sûr…… J’enrage vous dis-je !

NB : Ah ! et il n’y a pas de simplification quand la lecture est rapide !

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
18H30 24/08/2007

Navré, la pluie est à l’image de notre société. Beaucoup d’inégalités selon les régions. Un arrosage quotidien est nécessaire pour les légumes (ici dans le Sud Est) et en accord avec les escargots nous aimerait des pluies moins rares !

Curieusement, les pluies fréquentes dans plusieurs régions ne contrarient pas vraiment la tendance à la réduction des nappes phréatiques lesquelles se remplissent mieux pendant la saison froide, quand les végétaux en sommeil ne pompent plus pour croître.

Enfin globalement nous avons de la chance d’appartenir à une « zone tempérée ».

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
18H01 25/08/2007

Que vous avez raison ! Faisons quelque chose pour la tomate, celle qui de concert avec la pomme de terre occupe une place royale dans nos assiettes.

Le saviez-vous ? Au niveau de la planète, elle est cultivée sur trois millions d’hectares, soit environ trois millions de stades de football, et pourtant, un véritable ostracisme l’exclut des pages sportives. Écœurant ?

Personnellement je n’aime pas trop son opportunisme. Comme la girouette, son système radiculaire est pivotant, c’est tout dire……

À vous lire, cher/e ami/e des légumes.

 
Ferdinand.Bardamu
21H04 23/08/2007

Et moi je suis d’accord avec le CA de 20h15 : je préfère un texte à de la vidéo ou de l’audio, même si cela fait moins « moderne » :-)
La plupart du temps, je ne regarde ni n’écoutes les vidéos/audios, dommage (pour moi).

Cela fait donc 2-1…la balle au centre :-)

 
jjezfm | Internaute
09H07 24/08/2007

ouais, effectivement, ça en dit long sur le fossé qui séparer ces gens de l’électeur…

 
leconcombrevert | entier !
23H11 24/08/2007

Ce qui me rassure, c’est que jusqu’ici personne a écouté la (ou les ?) vidéo. Moi non plus, bien sur.

Ils m’ont suffiseament gonflés pendant la campagne, alors, maintenant suffit, au berceau.

Pourtant, dans le temps il y-avait un nageur du nom de Marc Spitz. C’était aux jeux de de Munich en 1972 ! Il a établi pas moins de 33 records pendant sa carrière. Et, tenez vou bien, il était dentiste avec ça. Comme quoi,

Tout cela pour dire, que je prefère les textes aux vidéos. En tant que lecteur, je suis entièrement aux commandes du contenu.

 
Ehim
21H49 23/08/2007

Ben, ceux-là, au moins, leur objectif est clair :  » les Gracques, hommes d’Etat romains, ils ont échoué au cours du IIe siècle avant Jésus Christ dans la rénovation de la Rome antique. »

Eux, au moins, ils préviennent. Ca nous évitera de voter pour eux la prochaine fois.

 
marc23
16H32 24/08/2007

jean Gisquand

Ils y vont, ils y vont !!!!Ca épure le PS, c’est toujours ça de gagné

 
leconcombrevert | entier !
23H21 24/08/2007

Monsieur Disquand,

je suis entièrement d’accord avec vous, mais soyez gentil, ne melez pas les concombres avec les poires.

Il est vrai que tous les deux nous arborons des silhouettes plutôt rondelettes, mais de la à nous traiter de Gracque … !

Il y a des limites à ne pas dépasser.

Avec mes salutations les plus distingués

Madame Le Concombre Vert de Rage

 
Julien Martin | Rue89
09H16 24/08/2007

L’une des spécificités de Rue89 est de mélanger les supports (textes, audios et vidéos) au sein de ses articles. Chaque média permet d’apporter une information de façon spécifique. Ici, une vidéo de 1 minute 30 vaut mieux que 30 lignes de citations. Toutefois, pour les lecteurs qui ne peuvent lire fichiers audios et vidéos (au travail, pas adsl, pas envie…), ces fichiers sont généralement introduits par la phrase principale de la décalaration enregistrée, comme c’est le cas dans cet article.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H10 25/08/2007

@ — Julien MARTIN de RUE89,

Je me suis dit que j’aurais dû ne pas initier un mouvement de retenue envers les vidéos ou les fichiers audio. Mais d’un autre côté, beaucoup de visiteurs ont pu dire leur ressenti … J’aurais dû remercier RUE89 pour cette bonne idée, mettre à notre dispostion une telle variété de moyens. Merci.

J’ai réfléchi pour savoir si je pouvais apporter un petit moellon à votre édifice en dehors des remarques déjà formulées sur les temps de lecture (sans oralisation) comparés au temps d’écoute bcp plus longs.

Voilà, j’ai souvent hésité devant un de ces fichiers en me disant que « j’aurais bien aimé connaître l’objet du contenu ; un résumé (un châpo) à défaut d’un clic fournissant une retranscription…… ».

Merci pour tout le travail qui maintient l’intérêt de ce site remarquable !

Bien à vous.

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
23H18 25/08/2007

D’accord: les videos doivent accompagner les textes, pas s’y substituer. Pour le fond du débat, Hosannah, on pourrait voir des idées de gauche au débat !

http://www.nouvellesociete.org/5165.html

Pierre JC Allard

 
marc23
16H43 24/08/2007

Félicitations. Trés clair et bien argumenté. Je rajouterai que l’un des « spin doctors » les plus importants de Blair ( Mandelson ) se retrouve à la tête de la délégation de l’UE a l’OMC pour faire appliquer l’AGCS ( c’est à dire forcer tous les pays à tout privatiser) exactement comme DSK va se retrouver au FMI pour faire la même chose. Rien à voir avec la social-démocratie, tout à voir avec l’internationale des grands actionnaires milliardaires mondiaux.

 
Fraxini
23H15 24/08/2007

Vous écrivez : « Il est très intéressant de voir que parmi les invités de leur université d’été figure Michel Rocard […] par ailleurs auteur d’une phrase qui fait le bonheur de nos promoteurs de la politique anti-immgrés : « la France ne peut accueillir toute la misère du monde ») »

Une fois de plus, en reproduisant cette citation tronquée, vous apportez de l’eau au moulin de ceux que vous croyez combattre (et, pardonnez-moi, mais la bonne foi n’excuse jamais pour moi le manque de rigueur dans la vérification de ses sources).

Une fois de plus, donc, je dois dénoncer cette véritable escroquerie intellectuelle qui consiste à faire croire le contraire de ce qui a été pensé et clairement dit, il y a aujourd’hui 17 ans.

Voici donc ce qu’écrivait Michel Rocard dans un « Point de vue » pubié dans le quotidien « Le Monde » du samedi 24 août 1996 (dans un contexte précis, mais qui reste plus que jamais actuel) :

LA FRANCE ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part.

Prononcée par moi en 1990, la première partie de cette phrase a eu un destin imprévisible. Elle soulignait les limites inévitables que les circonstances économiques et sociales imposent à toute démarche d’immigration, et cela d’autant plus qu’on veut la conduire dignement. Ce rappel des contraintes pesant sur les responsables politiques a été perversement interprété comme un ralliement à une doctrine d’immigration zéro qui n’a jamais été la mienne et qui serait aussi irréaliste pour la France que dangereuse pour son économie.

Au point qu’aujourd’hui cette phrase, prononcée à l’époque devant les militants et amis de la Cimade, auditoire non suspect de xénophobie, est séparée de son contexte et sert de caution tous azimuts pour légitimer l’application, sans aucune considération des droits de la personne humaine, des impitoyables lois Pasqua de 1993, qui doivent être abbrogées tout comme mon gouvernement avait fait abbroger la loi Pasqua de 1986.

J’ai déjà dit souvent, et je veux écrire explicitement ici, qu’on ne peut plaider pour le tout ou rien en matière d’immigration. Que nous ne puissions, à nous seuls, prendre en charge toute la misère mondiale ne nous dispense nullement de la soulager en partie. Au contraire. Dans la fidélité à elle-même, à ses principes, à son histoire, la France doit prendre loyalement, fièrement et généreusement sa juste part de cette misère. N’est-ce pas de Gaulle, qui proclamait : « C’est beau, c’est grand, c’est généreux, la France ! » Ouvrons les yeux ! La France est la quatrième puissance économique de la planète, et quelles que soient ses difficultés actuelles, ells sont sans commune mesure avec celles de l’immense majorité du reste de l’humanité.

La France prend sa part dans la misère du monde quand elle participe au développement d’un certain nombre de pays, notamment en Afrique.

Elle prend sa part lorsque ses équipes médicales (les French doctors connus dans le monde entier) participent partout à des opérations humanitaires. Elle en prendra sa part en accédant à la demande de régularisation des ressortissants de ses anciennes colonies que sont les sans-papiers de l’église Saint-Bernard.

Combien de fois nous a-t-on répété, pour justifier les lois Pasqua, qu’il était légitime, pour obtenir la nationalité française, que les enfants nés en France fassent une démarche manifestant leur désir d’être français ? Cette argumentation ne me paraît toujours pas opposable au droit du sol. Mais ceux qui la soutiennent devraient au moins la faire jouer en faveur des Maliens de Saint-Bernard, qui témoignent d’un attachement extraordinaire à notre pays, au point que dix d’entre eux sont prêts à payer de leur vie le droit d’y demeurer.

L’histoire de la République nous oblige. La France n’est elle-même que lorsqu’elle est juste. Elle ne l’est pas quand on se laisse enfermer dans le parodoxe consistant à obéir aux injonctions de Le Pen sous prétexte de limiter son influence. Que les partis républicains réfléchissent tous ensemble à la question de l’immigration est une tâche urgente. Je l’avais engagée sans succès en 1990.Tout ce qu’il s’est produit depuis démontre qu’il est grand temps de la reprendre.

Pour l’immédiat, la première chose à faire est d’accueillir parmi nous les trois cents de Saint-Bernard. En refusant de reconnaître à temps les droits à la régularisation de ceux qui en avaient, le ministre de l’intérieur a solidarisé trois cents personnes de status juridiques très différents. Du coup, il les a rendus inséparables. Après cinq mois de lutte dans des conditions très difficiles, on doit considérer que ceux qui n’avaient pas de droits les ont, du fait même du gouvernement, acquis dans cette lutte.

L’appel au droit pour nier ce droit, le tri honteux qui nous renvoie à des souvenirs non moins honteux, sont, nous l’apprenons ce vendredi matin, les seules réponses de ce gouvernenment qui, décidément, ne sent rien, ne comprend rien. Mais cela, non plus, ne change rien : les trois cents de Saint-Bernard font aujourd’hui partie de la part qui nous revient.

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H19 25/08/2007

.
MERCI POUR CE TEXTE LUMINEUX !

 
adaunis | Artiste....ailleurs....et ici bas...
21H58 23/08/2007

Putain, qu’ça fait du bien, du bon, du brut du pertinent, merci monsieur, j’peux aller m’coucher tranquille, et bien à vous, car moi je suis fatigué, et d’entendre celà va me ressuciter.
Un joyeux anonyme qui réconforte un coeur de gauche fatigué, c’est rare.

 
Jana | bretonne en Normandie
02H35 24/08/2007

« je suis persuadé que d’autres manières de vivre ensemble existent encore »

Mais bien sur que oui. Plein de relations solidaires et chaleureuses existent, qui ne sont pas prisonnières du « bling bling »

Et c’est vrai que quelques lueurs peuvent aussi venir d’ailleurs :Amérique du Sud , Afrique, Bouthan, entre autres, et aussi de mon village…

 
marc23
16H54 24/08/2007

Erreur ! le rêve ne meurt jamais, pas plus que les idées. Qui aurait cru que l’esprit révolutionnaire allait renaitre en Amérique Latine aprés que des décennies de massacres des peuples Salvadorien, Nicaraguayen, Chilien, brésilien, uruguayen, Guatémaltèque, grenadien (?), ( j’en oublie sûrement)avaient laminé les organisations et pays révolutionnaires et que Cuba était confiné, affamé, réduit à se défendre comme un rat acculé ? Et bien , nous assistons à la déconvenue de Bush, du FMI; de l’OMC, etc… devant Bolivar ressuscité !!! L’histoire, c’est des cycles de désespoir et d’espoir et ce dernier survit toujours quelque part et se réveille plus fort

 
Choucroute
17H49 25/08/2007

Ils ont le beau rôle les fumeux gracques. Après avoir flingué S.Royal en ouvrant grand la porte à F. Bayrou ils viennent donner des leçons. C’est l’histoire du pompier pyromane. Les Gracques qui viennent d’ailleurs d’être rejoint par le maître à penser du virage au centre du PS, n’ont qu’un objectif, supprimer les références sociales du PS. Un PS centriste et servile gestionnaire du capitalisme ferait bien leur affaire. Ils multiplient les interventions, commanditent des sondages (qui paye?) pour influencer le débat qui va s’ouvrir au PS et qui fixera sa conduite pour les années à venir. A l’écoute du discours de Ségolène Royal aujourd’hui on peut penser que ces manoeuvres ne sont pas sans effets. Soyons clair. Si le PS se droitise, il ouvrira un large champs sur sa gauche qui se recomposera également et ne sera plus une force essentielle de la vie politique française. A tous ceux qui se sentent à l’étroit dans les habits d’opposants à la politique de droite actuelle, je pose la question : faut-il renier ses idéaux sous prétexte que l’on ne peut pas en vivre? La politique est une noble chose et non une course au pouvoir pour le pouvoir. Elle doit permettre d’améliorer la vie de tous et non permettre à quelques uns de faire carrière. L’abbé Pierre me manque, lui qui savait donner sans arrières pensées.

 
philippe19 | c'est long 5 ans!
22H10 23/08/2007

les Gracchus….encore une vieille famille de bobos donneurs de leçons, noyés dans leur intellectualisme et leur suffisance. Des idéologues de salon. Des Tiberius qui aiment l’humanité au loin, derrière leur confort.Ces théoriciens du bonheur social et du plus juste pour tous me fatiguent. Allez les Gracques, modélisez bien les pieds dans vos charentaises, moi je vais lire « Liberté grande » de Julien, un autre Gracq, mais la, quelle intelligence, quelle beauté. Lui, il n’a pas besoin de pluriel à son nom pour exister dans l’universelle lumière.

 
Politizen | citoyen militant
00H12 24/08/2007

Visiblement, la droite du parti socialiste a encore du mal à se faire au fait que l’électeur de gauche est à la base… de gauche.

 
stefan.agemian
07H03 24/08/2007

Ces gracques me font pensée a des vocations tardives? ils se cachaient dans un sousmarin,ou dans une trappe, sans doute derrière le dos de nos éléphants;et à présent ils sont culs nus ,toc toc toc nous sommes les gracques SVP ont peut dires que pour gagner les élections ?vous devez employer  » c’estla tac’tactique du gendarme… » de Bourvil. Chantaient ceci à La Rochelle.

 
Marc
08H08 24/08/2007

Article vide mais ce n’est pas la faute du journaliste.
Depuis le 6 mai, je ne compte plus les appels, interviews faisant référence à une rénovation plus à droite, plus à gauche… là n’est pas le problème… ce qui m’interpelle c’est le vide propositionnel hormis les banalités d’usage ou autres lieux communs, je désespère de lire un texte consistant.
Certes, je pourrais le faire moi même mais à quoi bon, militant de base sans attache, perdre du temps car au final les textes viendront d’un processus pyramidal rejoué depuis chaque défaite…
On est mal, très mal…

http://marc.vasseur.over-blog.com/

 
DO
10H11 24/08/2007

etonnant ce debat. sur un tel sujet commencer par une longue discussion technique sur le son et l’image!!!
apres une litanie de certitudes: la gauche c’est comme ça et si tu ne penses pas comme ça t’es de droite!

Tous ceux qui ne veulent pas de notre petit president doivent absolument remettre a plat leurs certitudes, les memes causes produiront les memes effets et ..le meme president.

Ecoutons tous les avis , le moment n’est pas celui de la decision et de l’exclusion mais de la reflexion.

 
Marianne Republique
12H16 24/08/2007

Idées intéressantes et constructives, critique pertinente, mais un courant qui se dit ni être un parti ni un Think Tank… Qu’est-ce alors et avec quels moyens veut-il agir sur le terrain politique ? A travers d’autres partis qu’ils cherche à fédérer ?
Les Gracques ont soutenu clairement BAYROU à l’élection présidentielle, soutenant les grands thèmes de son projet (institutions, déficit public, social-économie,…). Qu’est-ce qui a changé depuis hormis que BAYROU n’a pas été élu (mais a quand même eu 18% des suffrages)et que c’est accentuée et confirmée la déconfiture du PS ?
Pourquoi les Gracques ne soutiennent-ils pas directement le MoDem de Bayrou ? Ils ont les mêmes idées et j’ai l’impression qu’il s’agit plus d’opportunisme politique, de se positionner pour prendre le leadership du grand courant démocrate qui monte, qui monte…

 
Marianne Republique
12H30 24/08/2007

Idées intéressantes et constructives, critique pertinente, mais un courant qui se dit ni être un parti ni un Think Tank… Qu’est-ce alors et avec quels moyens veut-il agir sur le terrain politique ? A travers d’autres partis qu’ils cherche à fédérer ?
Les Gracques ont soutenu clairement BAYROU à l’élection présidentielle, soutenant les grands thèmes de son projet (institutions, déficit public, social-économie,…). Qu’est-ce qui a changé depuis hormis que BAYROU n’a pas été élu (mais a quand même eu 18% des suffrages)et que c’est accentuée et confirmée la déconfiture du PS ?
Pourquoi les Gracques ne soutiennent-ils pas directement le MoDem de Bayrou ? Ils ont les mêmes idées et j’ai l’impression qu’il s’agit plus d’opportunisme politique, de se positionner pour prendre le leadership du grand courant démocrate qui monte, qui monte…

 
remdom
13H35 24/08/2007

Mais où sont donc les militants ? Ceux qui font passer le projet politique, l’intérêt de la population avant leurs stratégies de promotion individuelle ?
Soit les pseudo gracques sont des militants et ont pu participer à une décision démocratique de désignation de la candidate du P.S.( pour qui j’ai voté au second tour), et auquel cas revenir sur un scrutin interne revient à se renier ou ne pas respecter la règle démocratique, qui s’impose aux militants qu’ils aient ou non choisi la candidate.
Soit le parti socialiste continue de servir de paillasson d’entrée pour des carriéristes, dont les trajectoires publiques sont trop connues depuis 1981, et ont surtout éloigné les populations de ces trajectoires bourgeoisement conformes.

Les pseudo-malins qui usent et abusent, pour leur propres intérêts, d’une organisation démocratique- à supposer que le P.S. ait pu l’être à un moment ou à un autre de son histoire- scient la branche politique sur laquelle ils s’étaient hissés, tout en se déconsidérant dans le champ politique.
Dès lors, la question persistante est : que faire des opportunistes et comment les reconnaître a priori? Il est vrai que les media dits de gauche savent prescrire et valider les positions conformes, comme celles de M. Strauss-Kahn ou celles des gracques, ou les promouvoir à coup de sondages, comme dans Libération-Rothschild ou LeMonde-Bolloré.

 
remdom
13H38 24/08/2007

Mais où sont donc les militants ? Ceux qui font passer le projet politique, l’intérêt de la population avant leurs stratégies de promotion individuelle ?
Soit les pseudo gracques sont des militants et ont pu participer à une décision démocratique de désignation de la candidate du P.S.( pour qui j’ai voté au second tour), et auquel cas revenir sur un scrutin interne revient à se renier ou ne pas respecter la règle démocratique, qui s’impose aux militants qu’ils aient ou non choisi la candidate.
Soit le parti socialiste continue de servir de paillasson d’entrée pour des carriéristes, dont les trajectoires publiques sont trop connues depuis 1981, et ont surtout éloigné les populations de ces trajectoires bourgeoisement conformes.

Les pseudo-malins qui usent et abusent, pour leur propres intérêts, d’une organisation démocratique- à supposer que le P.S. ait pu l’être à un moment ou à un autre de son histoire- scient la branche politique sur laquelle ils s’étaient hissés, tout en se déconsidérant dans le champ politique.
Dès lors, la question persistante est : que faire des opportunistes et comment les reconnaître a priori? Il est vrai que les media dits de gauche savent prescrire et valider les positions conformes, comme celles de M. Strauss-Kahn ou celles des gracques, ou les promouvoir à coup de sondages, comme dans Libération-Rothschild ou LeMonde-Bolloré.

 
zorbec | retraité
16H15 24/08/2007

toutes ces reactions font chaud au coeur et prouvent s’il en etait besoin que la Gauche existe encore!
monsieur Haski il serait temps que vous fassiez part de vos liens avec le Nouvel Obs,Libe et que vous fassiez part de votre appel à un actionnariat qui malheureusement vous fera perdre votre neutralite
 redactionnelle.

 
caro | délinquante avérée
10H54 26/08/2007

je suis étonnée que vous fassiez référence à un site UMP ! Sous Mitterand, il y a eu du bon (abolition de la peine de mort, par ex) et du mauvais (magouilles africaines notamment). L’UMP ne voit la poutre que dans l’oeil de l’adversaire. C’est de « bonne guerre », mais il y en aurait autant à son service. Seulement, il est au pouvoir depuis plus de 5 ans et verrouille toutes les vilaines vérités qui pourraient sortir et comme il verrouille de plus en plus (médias, justice alors qu’il devrait y avoir séparation des pouvoirs etc), il faudrait un « tsunami » pour tout renverser et repartir sur des bases saines.

Le PS ne pourra redevenir crédible que si lui-même devient en capacité de faire son auto-critique. Vu les animosités (restons polie) internes, j’ai peur qu’il faille attendre bien longtemps ! Et la gauche de la gauche n’est, pour l’instant, pas crédible non plus. Nous voilà bien mal barrés pour les prochaines élections municipales, à voter CONTRE et non pas POUR, en ne tenant même pas compte des spécificités locales.

Les Gracques représentent quoi ? un peu de poil à gratter ?