Cécilia Sarkozy, une fonction invisible
Que Cécilia Sarkozy sèche un second tour, un bout de G8 ou une rencontre chez les Bush n’est pas gravissime. Qu’elle refuse de témoigner devant la Commission d’enquête parlementaire sur les contreparties à la libération des infirmières bulgares est beaucoup plus ennuyeux, car cela mine la crédibilité de la « démocratie exemplaire » que promet son époux. Pour justifier la décision de ne pas faire témoigner Cécilia Sarkozy, l’Elysée a invoqué jeudi le principe de la séparation des pouvoirs. Il s’appliquerait à elle « par extension ». Cette « extension » ne touche pas Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, qui ira, lui, témoigner. La nuance ? Cécilia Sarkozy, elle, est une envoyée spéciale « personnelle » du Président. L’essence présidentielle se transmettrait-elle donc par les liens du mariage ? Une seule « ousia » pour deux « hypostases »... on est en pleine subtilité théologique. Nicolas Sarkozy n’avait pourtant pas, jusque-là, démontré un attachement démesuré au protocole lié à la séparation des pouvoirs. Il compte ainsi s’adresser physiquement au Parlement une fois par an, ce que l’article 18 de la Constitution, qu’il considère comme une vieillerie, interdit pour l’instant. Nicolas Sarkozy a promis de renforcer les pouvoirs de contrôle du Parlement, « à l’américaine ». En acceptant sans hésiter une commission d’enquête parlementaire sur la question des otages bulgares, il a fait un geste assez fort dans ce sens. Que la principale actrice de la libération des infirmières ne s’y présente pas rend son geste moins probant. Le Président avait promis une clarification du rôle de Cécilia Sarkozy, premier personnage officieux de France. Ce rôle est de plus en plus flou. Si Nicolas Sarkozy l’investit d’une fonction, comme il l’a fait sur l’affaire libyenne, comme il le fera probablement sur d’autres dossiers, cela devrait impliquer une certaine transparence. Mais à l’Elysée, on se borne à assener : « Première dame de France, ce n’est pas une fonction. » Très bien, mais alors, qu’est-ce que c’est ?
Pascal Riché
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On se fiche des bien pensants. Mais ni de la constitution, ni des violatins permanentes de Sarkozy des règles de la démocratie. A quand son sacre à Notre-Dame ?
Pas la peine d’avoir tant de ministres et sous ministres si c’est pour décider de tout, sans respect aucun pour la démocratie et la constitutio de ce pays.
Sarkozy gesticule tous les jours pour ne pas décarrer de la scène médiatique. Un peu plus de discrétion, et de véritable politique ne seraient pas mal venues.
On doit commencer à être nombreux a en avoir plus qu’ assez de ce cirque quotidien qui n’aboutit à rien de véritablement concret.




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