
Des cartables, des élèves de primaire en rangs serrés, des professeurs faisant l'appel… Pas de quoi faire frissonner un bizut. Pourtant, ne pas se fier au tableau sage : la classe vire vite au cauchemar. Car le manga peut aussi se faire thriller. Lisez donc la série » L'Ecole emportée » de Kazuo Umezu.
L'histoire. Shô est un intrépide élève de CM2 qui provoque les foudres de sa mère. Ce matin-là, après une violente dispute avec elle, il se précipite à l'école le ventre vide –il a flanqué le petit déjeuner par terre en guise de protestation. En classe, ses camarades se moquent des appels de son estomac quand, soudain, la pièce se met à trembler.
Le séisme ne dure que quelques minutes. Mais lorsque les élèves courent vers la porte principale de l'établissement, s'offre à eux un spectacle de désolation : du sable, rien que du sable, un désert de sable à perte de vue. Comme si tout ce qui était à l'extérieur de l'école –les maisons, les familles, la ville et sa civilisation– avait été anéanti. Que s'est-il donc passé ? Mystère.
Face à la crise, les adultes perdent rapidement la main : des maîtres se suicident, d'autres sont tués, le responsable de la cantine sombre dans la folie. Livrés à eux-mêmes, les enfants –avec, à leur tête, Shô– doivent apprendre à s'autogérer pour survivre…
L'auteur. Né en 1936, Kazuo Umezo a dessiné ses premières bandes dessinées à l'âge de 10 ans et débuté sa carrière à 19 ans. Auteur également de » Baptism » (quatre tomes, Glénat, 2006-2007), il est surnommé au Japon le » dieu du manga d'horreur » .
» L'Ecole emportée » fut publié dans un hebdomadaire japonais de 1972 à 1974. En dépit d'un dessin maladroit et d'un propos parfois dépassé, ce classique de l'angoisse se révèle terriblement efficace.
A un rythme effréné, Kazuo Umezo y relate la lutte pour la vie d'un groupe d'enfants dans le huis-clos d'une école primaire. Mêlant science-fiction et analyse psychologique, il explore sans tabou les comportements humains, n'hésitant pas à pousser ses personnages jusqu'à l'extrême, du désespoir, de la panique ou de la cruauté. Suspens et sueurs froides garantis.
► L'Ecole emportée de Kazuo Umezu - six tomes, éd. Glénat, 2004-2005 - env. 350p. et 7,50€ chaque tome.
Pas facile pour le néophyte de trouver sa place au pays des mangas. Alors pourquoi ne pas s'offrir un mois d'août de lectures pour être enfin à la page ? Chaque jour, sur le thémablog Mangamania, je vous propose de découvrir un titre. Nombre de pépites manqueront sûrement à l'appel. L'essentiel, c'est d'apprendre à lire de droite à gauche. Et d'y prendre goût !





















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De
08H57 | 23/08/2007 |
Celui là m'attire depuis un moment mais je n'ai pas encore eu le temps de m'y plonger…
Dans un genre proche, le fabuleux « Dragon Head », psychologique autant qu'horrifique, un peu oublié aujourd'hui, est à découvrir.
Je n'ai pas encore conseillé de manga à decouvrir pour vos futures articles donc voici quelques conseils :
- « Mother Sarah » science-fiction post-apocalytpique par l'auteur d'Akira, une sorte de Mad Max mais avec un personnage féminin centrale et à tendance pacifique
- « Domu » du même, une sorte de Akira version tone-down et plus contemporaine
- « Eden » là encore on pourrait dire science-fiction mais le monde décrit est très très proche du notre, c'est à dire un monde chaotique où deux trois principaux se font la guerre. L'intérêt de ce manga c'est qu'il est très dur, sans aucun tabou sur la violence ou le sexe, et aborde de front des sujets comme les enfants soldats, ou la prostituion, le tout sanc complaisance. une sorte de « Cité de dieu » science-fiction
- « Planetes » décrit le début de la colonisation duu système solaire par l'être humain avec beaucoup d'humour, en y mélant pas mal de considérations politiques et morales, avec des personnages assez profonds psychologiquement
- « 20th Century Boy » est la référence du moment, une histoire de conspiration sectaire prenant peu à peu controle du monde, le tout très pop, avec des personnages très mangas, et une construction (au moins dans les premiers tomes) virtuose, mélangeant sans cesse passé, présent et futur.