Peut-on vraiment imaginer qu'Internet au travail soit contre-productif aujourd'hui? Alors que l’usage du Web au travail n’est plus à démontrer, un feu nourri a pourtant commencé à pleuvoir aux quatre coins du globe, cet été, quant à l’usage de la Toile au travail.
En Suisse, une étude publiée mardi par la Fondation Suisse productive, émanation des milieux patronaux, indique qu’une meilleure utilisation de l’e-mail par les employés octroierait des gains de productivité de l’ordre de 8,55 millions d’euros par semaine. Soit presque un mois de travail par personne. En Belgique, le quotidien Le Soir annonçait déjà mi-août qu’un Belge sur trois surfe sur Internet au travail à des fins privées... et 38% des salariés du royaume reconnaissent dans les sondages utiliser le Web à des fins perso !
Ailleurs, ce sont les sites communautaires comme FaceBook qui commencent à s’attirer les critiques des entreprises. En Australie, des spécialistes d’Internet estiment qu’un salarié lambda inscrit sur FaceBook y passerait une heure par jour, sachant que l’usage de tels sites apparaîtrait de plus en plus addictif, relève le spécialiste d’Internet SurfControl.
Or le succès des réseaux sociaux comme FaceBbook et MySpace n’a pas molli ces derniers mois: à lui tout seul, le trombinoscope FaceBook compte 3,2 millions d’utilisateurs outre-Manche. Récemment, des entreprises aussi variées que Scotland Yard, British Gas ou la Lloyds TSB ont décidé de bloquer l’accès de leurs salariés à ces sites. Au Canada, la fonction publique de la province de l’Ontario les avait déjà précédé sur ce terrain en bannissant le "réseautage" en mai.
Ces critiques émergent alors qu’une étude menée dans treize pays par le cabinet Dimension Data et publiée lundi achève de montrer la montée en puissance du Net au travail. Intitulée "La fin de la communication telle que nous la connaissons", l’enquête, réalisée il est vrai dans le secteur des services et télécommunications dans des pays développés économiquement, montre que l’utilisation du courrier électronique a aujourd’hui dépassé celle du téléphone fixe.
Mais, plus encore que le mail, très installé depuis quelques années déjà, c’est la consécration de la messagerie instantanée qui ressort de l’étude de Dimension Data: 66% des salariés des 524 entreprises monitorées déclarent l’utiliser assidûment. Mais, dans le cas de FaceBook comme pour les messageries instantanées, les utilisateurs assidus arguent que la dimension sociale de ce réseau de contacts n’est pas sans rapport avec leur exercice professionnel… et doperait in fine leur rentabilité en optimisant les contacts des salariés.

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Je vous laisse répondre.
Même si internet nuisait à la productivité, j'aurai envie d'ajouter :
Et alors ?
http://www.peuples.net/
Cette question de l'utilité d'un nouveau moyen de communication, c'est exactement la question posée en France à propos du téléphone au début du XXe siècle : ça ne peut que nuire à la productivité des entreprises sérieuses... On préférait envoyer un pneumatique, ou un porteur à pied ou un courrier postal, plutôt qu'appeler par téléphone qui s'est trouvé souvent rélégué à un usage privé et mondain, jusqu'en 1918, c'est-à-dire jusqu'à ce que les militaires aient fait la démonstration de l'utilité de l'ustensile. Outre-Atlantique, l'usage du téléphone comme instrument de travail était déjà très courant depuis l'invention du téléphone, y compris avec ses "débordements" possibles...
J'utilise le net au bureau depuis 1999, à la demande de mes supérieurs hiérarchiques d'abord ; dès que j'ai eu mon propre ordinateur chez moi et non plus celui de l'entreprise, mon intérêt pour internet s'est décuplé. 8 ans après avoir découvert quantité de sites internet, et que les forums se soient développés, j'avoue être passablement accro à 1 ou 2 sites au bureau. Tant que c'est toléré, on collabore en bonne intelligence, mais l'intérêt à mon job est devenu secondaire. Internet m'a permis de prendre du recul par rapport à l'obligation "travail/rémunération". Aujourd'hui si on me dit "pas d'internet sur votre lieu de travail" je n'accepte pas le job (je suis intérimaire). J'envisage de créer ma propre activité d'ici 1 an, sur internet. Alors merci patrons, on récolte ce qu'on sème ;).
...qu’un Belge sur trois surfe sur internet au travail à des fins privées... même si seulement 38% des salariés du Royaume reconnaissent dans les sondages utiliser le web à des fins perso !
Sachant qu'"un sur trois",ça fait -pour moi- 33% ,quelqu'un saurait il m'expliquer ou est le problème??
La réponse est oui... je suis un jeune étudiant ingénieur, et lorsque mes amis se retrouvent en stage autour de moi ils passent un temps fou sur messagerie instantanée ou divers sites, le tout n'ayant aucun rapport avec le travail qu'ils sont censés fournir...
En sont-ils moins productifs ? pas sûr, le temps moindre consacré au travail pur est peut-être bien plus efficace... ça me paraît bien difficile d'en juger. En tout cas, c'est un fait, la nouvelle génération de travailleurs à arriver sur le marché est accro à Internet, et risque de faire évoluer le fonctionnement des entreprises...
QUOI ?
Incroyable, je croyais que seuls les fonctionnaires glandaient !
Alors dans le privé aussi ?
Question amusante pour ceux qui écriront à propos de cet article : d'où répondez-vous ? de votre lieu de travail ou de chez vous ?
Non je confirme !
Plus les entreprises sont grandes et plus les employés glandent et pire plus elles gagnes de l'argent et moins elles travaillent !
Enfin en ce qui me concerne, je confirme, je passe mon temps sur Internet au moins 3 à 4 heures par jours !
Je suis prestataire en informatique placé chez des client sur des durées plus ou moins longues.
Donc grosso modo mes clients font appellent à mois parce que qu'ils ne savent pas faire tels ou tels choses (ou n'ont pas envie de le faire)
Si je fais trop bien mon travail et que je passe 7 à 8 heures par jours , ma mission se termine en 3 mois !
Si je travaille 2 à 4 heures par jours, ma mission se termine en 6 mois !
Ma société est content parce qu'elle m'a facturé 6 mois au lieu de 3.
Mon client est content parce qu'il à garder son prestataire 6 mois et à donc garder son budget !
Pour moi ça change rien !
Donc OUI Internet sert à perdre son temps sur des sites comme rue89 mais in fine fait gagner de l'argent à pas mal d'entreprises.
Devine...
Et oui, il nuit.
Bonne nuit !
Tres bon, mais vous devriez remplacer "facebook" par "formidable facebook" et mettre un lien en bas de la publicite.
Je voudrais savoir: je suis inscrit sur Facebook mais... bof. Il y a quelque chose qui m'échappe, je n'arrive pas à y trouver un intérêt quelconque. Pouvez-vous m'éclairer?
A la question "Si le net (en général) nuit à la productivité?" je répondrais non. Plus spécifiquement les sites sociaux du type cités peuvent apparaître effectivement sans rapport mais:
1 - je me suis formé tout seul sur MS Access et honnêtement sans les groupes de discussion (google et autre) jamais je n'aurai atteint mes objectifs aussi rapidement: la base tourne et est même consultée au delà de notre site.
2 - Les entreprises se nourrisent les unes les autres: Une fabrique un connecteur qu'une autre utilise dans son téléphone ou son ordinateur qu'une troisieme utile pour son réseau et son site (par exemple social type facebook) que la première visite de temps en temps. La boucle est bouclée.
3 - Ces mêmes entreprises s'intéressent-elles autant à leurs employés et l'évolution de leurs carrières qu'elles s'inquiètent du temps que ceux ci soit-disant perdent sur le net?
On connaît les TOC (troubles obsessionnels compulsifs). Sous les mêmes initaiales, des chercheurs parlent maintenat de Troubles Obessionneles de Connexion.
Besoin irrépressible de se connecter à ses messageries. Peur de manquer un contact.
Au niveau travail, cela se traduit par une énorme dispersion.
J'ai connu ça dans mon travail d'informaticien et il serait anormal que les employeurs n'essaient pas de cerner l'étendue du problème.
du moment que le boulot est fait...
Moi je suis accro à Rue 89 ! Premier réflexe quand j'arrive au boulot !
Je clique sur le lien facebook, réponse : "acces interdit", zut je suis au boulot :-(((
Si je me rappelle bien, il y a environ 1 an, une étude était sortie pour dire que "la pause cigarette" faisait perdre "n" productivité. Aujourd'hui, c'est internet. Et demain? La pause repas? Ne mangez plus, ça fait baisser la productivité!!! La pause pipi? etc... et bientot la caméra pour vérifier que vous bossez bien toute la journée! pathétique
ne soyons pas hypocrites...
je passe facilement 4 heures par jour sur internet au boulot, entre messagerie, rue89 et sites d'actualité...et pas toujours pendant la pause de midi.
c'est vrai que si je n'avais pas internet je m'emm... beaucoup.
c'est vrai aussi que si je ne l'avais pas mon boulot serait terminé plus vite et je serais plus tôt chez moi les soirs.
on peut reconnaître qu'internet prend beaucoup de temps, sans pour autant appeler au flicage de la part des entreprises:
comme disait un commentaire précédent, tant qu'on peut s'organiser pour faire le boulot bien et à temps, où est le problème? où je travaille (c'est une grosse boîte connue, dans le privé).aucun site n'est bloqué et on peut surfer (et aller à la machine à café) comme on veut tant que les délais sont respectés.
article lu 15 fois ailleurs... quand est-ce que rue 89 propose du contenu différenciant ? Non parce que vous n'avez aucune chance de perdurer en améliorant vaguement des dépêches AFP, en resservant des éditos direct from Libé ou des papiers aussi creux que celui là ou Sarko Bling bling. De l'enquête, de l'enquête !
http://peoplespotting.over-blog.fr/
Pour un oeil exterieur, je peux passer beaucoup de temps a "glander" sur le net au lieu de bosser rééllement. 2 à 3 h par jour.
Mais ça a des avantages :
Ca permet d'être au courant des nouvelles, des tendances du secteur dans lequel on travail, ca laisse le temps de lire de la documentation technique. Et il y a pas mal de métier où c'est capital.
Ca permet aussi de faire une petite pause discrète quand on vient de faire un truc un peu chiant. Salarié détendu = travail de meilleur qualité.
L'utilisation des messagerie instantanée et autres chat, à titre personnel me permet aussi d'avoir un peu d'aide quand je rencontre un soucis, et d'en apporter en retour.
En terme de quantité de travail : oui, ça nuit a ma productivité. Mais en terme de qualité de travail c'est un atout considérable.
Certains comprendront, d'autre pas.
Mais ce n'est voir l'apport d'internet que du mauvais côté. Ok je perds du temps sur rue89, mais combien de temps gagné en recherche de solutions, en idées neuves ? 90% des problèmes que je rencontre, d'autres les ont eus avant moi et en parle sur leurs blogs, leurs groupes...
Comme pas mal des avis précédents je surfe depuis mon boulot sur internet (oui, pour écrire cette réponse !). J'ai effectivement connu des sites où tous les postes de travail des prestataires étaient verrouillés pour ne pas aller sur Internet (la Poste et la SNCF par exemple). Je ne suis pas sûre qu'il y avait une meilleure productivité pour autant.
Il vaudrait mieux parler de l'intérêt du travail. Franchement, quand je suis sur un dossier qui me plait et qui m'intéresse, je ne prends pas le temps de regarder des trucs sur Internet hors boulot. Si je m'ennuie, je surfe. (Je reconnais que c'est une énorme chance de pouvoir choisir son occupation...).
Et parler aussi du droit à la réflexion. Pour avoir la paix au boulot, il vaut mieux surfer (donc taper sur un clavier) que réfléchir "sans rien faire". A force de considérer les salariés, même cadres, comme des exécutants sans cervelle qui doivent produire et uniquement produire, pas étonnant que les socétés induisent ce genre de comportement.
Je partage entièrement ce que vous dites (étant aussi informaticien et cadre certainement comme vous)
Dés fois je m'emmerde tellement que je voudrais sortir mon bouquin et lire..... je serais trés vite catalogué..... je ne peux pas le faire !
Alors je surf !
Pour la petite histoire, mail d'un de mes amis de début de semaine
1h a attendre qu'un mec ait pris sont café
2h a attendre un mec pour faire une installation de 30 min
3h pour faire un clic de souris sur un serveur de Production.
4h pour dire a un mec de contacter un autre pour planifier une réunion.
Pfuhhh, chui crevé ce matin moa.
Lorsque vous disposez d'une force de travail, ou que vous employez un système cérébro-spinal contre rémunération, il est (plus que) raisonnable d'en attendre un rendement maximum, et de chercher à optimiser la productivité.
Droguer le système cérébro-spinal en question est une solution sportive: cette solution s'appele le dopage, équivalent en chair et en os de ces maniaques du moteur et des dispositifs informatiques qui n'ont que le mot "booster" à la bouche.
La solution du bâton est plus délicate, ça entretient une mauvaise ambiance par une pression pénible aux autres par contagion de l'humeur, voire réprouvée sous les noms de "harcèlement". Bientôt le système cérébro-spinal, déprimé par trop de coups, retombe dans la spirale de la drogue: somnifère, puis excitant, puis somnifère, puis excitant plus anti-dépresseur, puis somnifère et anti-dépresseur et ainsi de suite. N'est pas Stakhanov qui veut.
La solution de la carotte est un excellent ressort pour gagner en productivité: augmentation de salaire, revalorisation par promotion, passe-moi le sel je te passerai le poivre, etc.
Mais toutes ces solutions ménagères (un manager au féminin, c'est une femme de ménage; un manager au masculin, c'est un technicien de surface) ne sont rien sans internet, où l'abus n'est pas à craindre: il y a toujours un névrosé (chef de mes deux qui aimerait se faire reluire, pair plutôt con pair, subalterne plus lécheur qu'un chien couché) pour vous rappeler que vous n'en faites pas assez.
Enfin une dernière remarque: il faut être givré pour consulter Rue89 sur son lieu de travail - c'est la tentation constante de prendre la tangente, presqu'une dissidence. Or un bon travailleur, c'est d'abord quelqu'un d'obéissant, de discipliné et qui n'empêche pas le moulin de mouliner...