entretien 20/08/2007 à 18h00

« Les violences sexuelles, arme de terreur en Côte d'Ivoire »



Un soldat rebelle à Bouaké, en 2002 (Eric Gaillard/Reuters).

Etelle Higonnet, auteur d’un rapport publié par l’ONG Human Rights Watch, a enquêté en Côte d’Ivoire et dans les pays voisins sur les violences sexuelles commises lors du conflit entre rebelles et forces gouvernementales depuis 2002. Interrogée par Rue89, elle dénonce des opérations de grande ampleur, organisées pour traumatiser les populations.

Dans le rapport, Human Rights Watch affirme que « les autorités rebelles et gouvernementales semblent avoir directement ou indirectement autorisé » les viols...

Effectivement. Souvent, ces violences sexuelles ont été commises en présence des membres de la famille des victimes et de leur communauté, et parfois même des femmes ont été enlevées ou abusées de façon publique. Ce qui a eu un réel impact sur la population civile. Et cela prouve la volonté d’infliger un traumatisme psychologique. Les viols ont été utilisés comme arme de terreur, et leurs auteurs ne sont pas quelques brebis galeuses dans les rangs des rebelles ou des forces gouvernementales. Il s’agit de crimes systématiques.

Par exemple, des femmes sont devenues la cible des forces gouvernementales parce qu’elles appartenaient à un milieu d’opposition. Ce n’était pas un hasard. Souvent, elles n’avaient jamais elles-mêmes voté ou n’étaient pas actives en tant que militantes politiques, mais leur oncle, leur père ou leur frère, eux, étaient engagés.

Leur corps est devenu le champ de bataille du conflit. Tout comme le corps des femmes et des filles de policiers ou de gendarmes au nord du pays occupé par les rebelles.

A combien estimez-vous le nombre de victimes de ces violences sexuelles ?

J’ai interviewé plus de 180 victimes et témoins. Cela nous permet de mesurer l’ampleur de ces crimes. Il ne s’agit pas de violences qui concernent une dizaine de personnes, ni même une centaine. Le phénomène s’est produit à très grande échelle en Côte d’Ivoire.

J’ai enquêté non seulement auprès des femmes, mais aussi auprès des rebelles et du gouvernement, des chefs traditionnels et des guérisseuses, dans les mosquées et dans les églises... J’ai aussi eu accès à des rapports anonymes d’ONG locales ivoiriennes et à des archives d’ONG internationales et de l’ONU. Quand vous réunissez toutes les pièces du puzzle, les chiffres sont effarants...

Aujourd’hui, je ne suis pas autorisée à donner un chiffre, mais je peux vous donner un exemple particulièrement révélateur de l’ampleur de ces crimes. Il y a une ONG qui travaille dans l’ouest du pays avec des enfants soldats enrôlés de force. 30% des filles ont déclaré avoir été victimes de viols, 35% ont déclaré avoir été témoins de violences sexuelles.

Et pourtant, ces chiffres sont sous-estimés, car il faut prendre en compte la honte et la peur de représailles chez les victimes. D’autant que les auteurs de ces crimes profitent d’une totale impunité, et que les violences sexuelles continuent encore aujourd’hui.

Quelles seront les conséquences pour le processus de paix si les coupables des violences sexuelles restent impunis ?

En Côte d’Ivoire, la guerre n’est pas du tout finie. Il suffit de se rendre dans le Nord contrôlé par les forces nouvelles : pour passer du Sud au Nord, il y a d’innombrables barrages contrôlés par des groupes armés des deux camps. Le gouvernement ne contrôle pas ce qui se passe dans la moitié du pays. Il ne contrôle même pas entièrement ce qui se passe dans l’Ouest, dont une partie est aux mains des milices.

Tant qu’il n’y aura pas un désarmement du pays, on pourra faire toutes les cérémonies qu’on veut, ce sera dérisoire. Plusieurs facteurs de la crise doivent être réglés : le désarmement, la question de l’identité et l’impunité.

L’identité est un enjeu majeur en Côte d’Ivoire. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’habitants qui n’ont plus aucune existence légale : leurs papiers d’identité ont été systématiquement détruits depuis 2002. Beaucoup de ceux qui portaient un nom à consonance musulmane, burkinabée, malienne ou dioula... Il faut qu’ils retrouvent une identité. Et que les auteurs des exactions envers la population soient punis.

Dans certaines régions du sud du pays, pourtant sous contrôle du gouvernement et donc des forces « officielles » , des milices font régner l’ordre, n’hésitent pas à battre des magistrats dans leurs propres bureaux, à assassiner, à brûler vif des hommes...

Elles opèrent dans l’illégalité la plus totale, mais bénéficient du soutien du gouvernement. Si cette totale impunité perdure, ces crimes continueront. D’autant plus lors des périodes de tension politique plus forte, comme au moment des élections.

Dans le rapport, Human Rights Watch dénonce l’inaction coupable de la communauté internationale. L’arrivée des Casques bleus en 2004 n’a rien changé ?

Certes, la situation s’est améliorée, mais aussi parce que la plupart des combattants sierra-léonais et libériens, responsables de ces violences sexuelles, ont été repoussés hors du pays.

Et la réaction de l’ONU reste insuffisante. Pour l’heure, le Conseil de sécurité n’a prononcé que des sanctions économiques et de voyage envers seulement trois acteurs du conflit : Charles Blé Goudé et Eugène Djué du côté des patriotes, Martin Kouakou Fofié, commandant des Forces nouvelles à Korhogo.

Mais la question des violences sexuelles n’est pas en jeu. Ils ont été surtout sanctionnés pour s’en être pris au personnel onusien et avoir incité à la haine raciale. D’ailleurs, au moins une douzaine de personnes auraient dû être sanctionnées personnellement.

A l’ONU, la Russie et la Chine ont non seulement bloqué les sanctions, mais elles ont aussi étouffé le rapport de la commission d’enquête internationale sur les violations des droits de l’Homme en Côte d’Ivoire. Depuis fin 2004, on attend la publication de ce rapport.

Ce qui est réellement surprenant, ce n’est pas la position de la Russie et de la Chine, mais celle de l’Afrique du Sud (dont le président Thabo Mbeki a joué le rôle de médiateur pour l’Union africaine dans le conflit). L’Afrique du Sud a développé une politique étrangère qui favorise l’impunité et tend la main aux bourreaux.

C’est d’autant plus surprenant que les dirigeants sud-africains d’aujourd’hui étaient ceux qui hier étaient favorables aux sanctions internationales contre l’apartheid dans leur pays. Désormais, ils tournent le dos aux victimes. C’est incompréhensible.

Ne craignez-vous pas que votre rapport et vos recommandations restent lettre morte ?

Plus on sera nombreux à tirer la sonnette d’alarme, plus il y aura de chances pour que les choses changent. Le rapport de Human Rights Watch a été rendu public le 2 août lors d’une conférence de presse à Abidjan. La réaction des médias ivoiriens a été incroyable. Le rapport a fait la Une de plusieurs journaux ivoiriens et l’information a été reprise par tous les médias, quelle que soit leur couleur politique.

En revanche, il est vrai que du côté des autorités politiques, le rapport a eu beaucoup moins d’écho, même si au sein de plusieurs ministères, certains nous ont prêté une oreille attentive. La question des violences sexuelles est un enjeu clé pour une paix durable en Côte d’Ivoire : le sujet est sensible car de nombreux acteurs dans le gouvernement et les Forces nouvelles sont très impliqués.

Mais les choses bougent. Le porte-parole du gouvernement nous a proposé de rencontrer le Premier ministre et ex-chef des forces rebelles, Guillaume Soro. La rencontre devrait avoir lieu dans le mois à venir et il y aurait également d’autres chefs rebelles. Si la rencontre a vraiment lieu, ça sera un grand pas en avant.

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  • Anonyme

    Viendra le jour, le jour du jugement où éclatera la justice de Dieu.

  • animal_politique
    • Posté à 21h17 le 20/08/2007
    • Internaute 13231

    En Europe, nous avons eu de nombreuses et longues périodes de guerres sanglantes avec viols en série aussi. Nous avons mis bcp de temps pour en sortir.

    Il n’y pas de spécificité noire ou africaine, c’est l’évidence. Mais je trouve du coup scandaleux de parler encore de la fameuse « communauté internationale » et de ses manquements : elle ne peut PAS faire des miracles. Si la « communauté internationale » agit trop, on l’accuse souvent d’ingérence, si elle n’agit pas assez, on l’accuse d’immobilisme.
    Mais, les viols et les exactions sont d’abord le fait d’Africains de l’Ouest... 99 % de la responsabilité leur revient.

    Comme en Europe durant tout le (terrible) 20ème siècle, la responsabilité revenait à 99% aux Européens.

    Point à la ligne et arrêtons de délirer.

    • Olhiver
      • Posté à 23h36 le 20/08/2007
      • Internaute 10743

      Monsieur, ce que vous prônez là s’appelle tout simplement « s’en laver les mains » !

      Vous trouvez scandaleux que l’on pointe les manquements de ladite communauté internationale. Je trouve quant à moi scandaleux que vous la dédouaniez sous le prétexte qu’elle ne peut faire des miracles. Evidemment, non ! Mais qui le lui demande ? Qu’on s’interpose entre les violeurs et les violées, ce sera déjà ça, vous ne trouvez pas ? ? Qu’on ramène les protagonistes de ce conflit à la raison ! Qu’on les y force par un moyen ou par un autre, mais qu’on fasse quelque chose !

      « 99 % de la responsabilité revient aux Africains de l’ouest » dites-vous. Qu’est-ce que c’est que ça ? ? (Et qui sont les 1% restant ?). Evidemment que ni vous ni moi ne sommes pour rien dans ces viols ! Mais et alors ? Ce seul argument vous permet de regarder ailleurs et de continuer de vous trouver un type bien ? Je vous le dis, ces gens violent impunément PARCE QUE vous regardez ailleurs ! !

      Pendant que vous vaquez à vos occupations et attendez qu’on ne vous importune pas, une femme enquête, dénonce, prend des risques, va frapper aux portes, obtient des rendez-vous avec les hauts responsables (et complices), alerte votre sacro-sainte communauté internationale et vous tient informé. Vous appelez ça « délirer » ? Vous ne manquez pas de culot ! ..

      Un grand merci à elle, par ailleurs. Pour elles.

      • Anonyme répond à Olhiver

        J’ai du mal à comprendre votre position, si vous croyez que la bande de brutes qui se livrent à ces agissements va s’arréter sous prétexte qu’en Europe des gens vont s’occuper à les dénoncer, vous vous trompez selon moi.
        Ils s’en foutent tout simplement, à la limite ça les fait rigoler.
        La seule méthode efficace c’est l’intervention militaire.
        Mais vous m’excuserez d’être réservé à ce propos.
        Alviano

         
        • Anonyme

          Aucun intérêt à aller s’interposer !
          Ces nations ont été « élevées » au rang de nations dites civilisées à grand renfort de milliards de dollars, de francs, de livres etc...
          Alors ayant eu une indépendance qu’ils ont réclamé à grands cris, laissons les s’en accommoder, sans dépenser de plus l’argent des contribuables.

          • Anonyme

            Comment osez vous proférer de telles ignominies ?

            Certes, la question de l’ingérence et de la position paterno-capitaliste se pose.

            Cependant, c’est aussi la France qui met sous coupe réglée l’économie et qui joue des affrontement politiques pour tirer son épingle du jeu.

            Considérez tous le fric qui sort des grands marchés publiques et autres grands contrats en direction de notre pays, considérez aussi qui sont les marchands d’armes et, enfin, où se signent, et sous l’égide de qui se signent les accords de paix, et peut-être comprendrez vous l’ignominie de vos propos.

          • Anonyme

            J’ose espèrer que vous allez exiger d’Areva qu’il quitte le Niger ; de Total le Gabon, l’Angola, le Nigeria ; Bouygues et Bolloré la Côte d’Ivoire, le Sénégal etc. !
            Ashanti

          • Anonyme

            J’ose espèrer que vous allez rapidement demander le départ d’Areva, de Total, de Bouygues etc.
            Ashanti

        4 autres commentaires
    • Anonyme répond à animal_politique

      C’est clair que les exactions sont le fait de ceux qui les perpétue, mais qui cela arrange ?
      La population sur place ? Certainement pas.
      Quelques notable ? Surement.
      Les hommes politiques qui peuvent toucher le produit de la corruption des groupes internationaux ? Lesdits groupes internationaux qui peuvent faire leurs affaire en toute tranquillité puisque la population à d’autres centre de préoccupation ? évidement....

      Pourquoi un pays qui était connu comme le leader des l’afrique de l’ouest est aujourd’hui ravagé et déchiré par la guerre civile, parce que certains y trouvent un intérêt, les même qui ici veulent nous faire travailler plus pour gagner plus... au fait on vous a peut être pas bien expliqué ce slogan... certains travaillent plus et d’autres gagnent plus... Si vous n’êtes pas dans le camp de ceux qui gagnent plus, faudrait voir à s’organiser...

      Ju

  • Anonyme

    Belle bêtise que ces bonnes âmes qui tombent sur le dos de ce pauvre « animal politique »... Ce conflit Ivoirien n’est pas lié, que je sache, à une quelconque ingérence occidentale, c’est un conflit ivoirien. On a dons pas à se sentir responsable ou coupable. Mais comme on aime pas se faire traiter de lâche insensible la France, quasi seule, y est allée, militairement. Je vous rappele qu’une quinzaine de nos compatriotes y ont laissé leur vie, accessoirement... Ca c’était pour « l’indiférence de la communauté internationale ». Ensuite demander à cette même communauté de s’interposer entre violées et violeurs c’est comment dire... un peu difficile à mettre en place. Commençons donc à mettre un policier entre chaque violeur et chaque violée et France alors si c’est si simple ! Bref, il est impératif d’enquêter, de dénoncer et tenter de faire justice pour reconstruire la paix civile. Mais, et ça rejoint la critique de l’Afrique du Sud, si la paix, négociée, passe par l’impunité des bourreaux, que faire ? Accepter que des criminels restent libres et tenter l’arrêt du conflit ou laisser se pousuivre la guerre jusqu’à ce qu’une autorité extérieure (Superman, les X-men ou qui sais-je encore....) vienne faire justice et arrêter tous les méchants et semer la paix et le bonheur sur son passage ?
    Billy

    • Anonyme

      Je vous envie une telle nonchalance..

      Après tout, vous avez raison, chacun pour soi !
      « Soyons désinvolte, n’ayons l’air de rien »…

      Quant à la France qui y « est allée seule » (pour protéger ses propres ressortissants), elle y a tiré quelques ficelles, durant des décennies, et y a toujours quelques intérêts, me semble-t-il…

      O.

      NB. « Ce conflit Ivoirien n’est pas lié, que je sache, à une quelconque ingérence occidentale, c’est un conflit ivoirien. » Connaissez-vous quelques Ivoiriens, vivant autour de vous ? Posez-leur la question. Vous serez surpris..

      • Anonyme

        La France n’est effectivement pas responsable du déclenchement de la crise ivoirienne et celle ci n’a pas été télécommandée à partir d’une officine parisienne, comme ça a pu être le cas dans d’autres pays ou à d’autres époques. Ce sont les ivoiriens (avec la contribution probable de Compaoré) qui en sont les responsables et les acteurs. En France aussi il y a des gens qui sont persuadés que tous les malheurs du pays sont le fait d’un grand complot cosmopolite, ce n’est pas pour ça qu’il faut leur accorder du crédit.
        Maintenant, je me pose toujours la même question : est-ce que l’Europe aurait commis un tel suicide en 1914 puis en 1939 s’il y avait eu à l’époque une communauté internationale puissante et interventionniste ?
        Je suis partisan de l’intervention : qu’on ne laisse pas les pays faire n’importe quoi sous le sacro saint prétexte de leur « souveraineté ». La souveraineté est un principe mais il n’est pas supérieur aux droits de l’Homme, à la liberté des peuples, à la survie et à la dignité des populations. Au diable alors la souveraineté, si l’essentiel est menacé !

  • Anonyme

    Mais c’est ça la guerre, c’est malheureux ce qui arrive aux femmes et aux enfants de ce pays. Mais ce n’est pas en dénonçant les atrocités après coup que l’on transforme les choses. Dans tous les conflits, les viols, les massacres, les pillages ont été de rigueur, c’est une arme comme les autres pour les belligérants. La terreur est un des meilleurs moyens pour contrôler un territoire.
    Je ne cautionne pas ces actes mais je trouve que c’est une vision très occidentale et très fleur bleu. Est ce que vous croyez vraiment que le personnel de l’ONU à pour but de retrouver tous les violeurs durant les conflits ? Le but de l’ONU est d’empêcher et de stopper les conflits. Ce n’est pas à la communauté internationale d’intervenir pour faire la police dans un Etat, même s’il est en guerre.
    Idealisme est le luxe des pays en paix. Alors luttons pour essayer d’empêcher les guerres, sources de nombreux malheurs.

    On ne fait pas la guerre en se lançant des fleurs ou des coussins.

    • Anonyme

      D’autant que les casques bleus sont souvent eux-mêmes coupables de viols sur mineurs et autres.
      Le cas vient de se présenter récemment en Cote d’Ivoire avec les casques bleus marocains dont on vient de découvrir qu’ils se livraient à des actes de pédophilie.

  • Anonyme

    DISCOURS DU PROFESSEUR ALPHA OUMAR KONARE,
    PRESIDENT DE L’UNION AFRICAINE LORS DE LA CELEBRATION
    DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FEMME – 8 MARS 2007

    Il y a trente ans, en décembre 1977, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution proclamant la Journée des Nations Unies pour les droits de la femme et la paix dans le monde. Cette journée devait être célébrée par les Etats membres à un jour quelconque de l’année conformément à leurs réalités historiques et nationales par rapport au statut de la femme.

    La Journée internationale de la femme a été proclamée en reconnaissance de la nécessité de l’édification de la paix, du progrès social et de la jouissance des droits de l’homme et des libertés fondamentales. L’égalité entre les femmes et les hommes et la participation active des femmes dans les processus de développement ont été considérés comme étant les conditions préalables à l’édification de la paix et la sécurité dans le monde. Au cours de ces dernières années, la nécessité de reconnaître et de saluer la contribution des femmes au développement, à la paix et à la sécurité a été fortement soulignée dans les discours sur le développement.

    Avec le temps, la Journée internationale de la Femme est devenue l’occasion pour nous d’évaluer le progrès réalisé dans le cadre de la concrétisation de l’égalité entre les hommes et les femmes, de l’édification de la paix et du développement en général. Les célébrations offrent aux hommes tout comme aux femmes, l’opportunité de se retrouver, de collaborer en réseaux et s’organiser pour la transformation sociale enracinée dans les valeurs et principes qui garantissent la jouissance des droits de l’homme et les libertés fondamentales pour tous ainsi que l’égalité entre les hommes et les femmes. La commémoration de la Journée de la Femme offre aux nations, l’opportunité de se mobiliser pour renforcer les droits des femmes et leur participation au développement social, économique et politique.

    La Journée internationale de la Femme en Afrique

    A l’instar des autres continents du monde, l’Afrique accorde une attention soutenue à la célébration, le 8 mars, de la Journée internationale de la Femme. Plusieurs Etats membres de l’Union africaine s’apprêtent à commémorer cette Journée. La situation des femmes sur le continent requiert des efforts concertés afin de les porter au même niveau que les hommes et ce, sur tous les aspects du développement humain, de la sécurité et de la paix.

    L’Union africaine a offert un cadre juridique qui encourage l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que l’autonomisation des femmes. L’Acte constitutif de l’Union, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique et la Déclaration solennelle sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique tous encouragent la concrétisation de l’égalité entre les hommes et les femmes ainsi que l’autonomisation des femmes en Afrique. Dès le départ, l’Union africaine a reconnu la primauté de l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation dans le processus de l’édification d’un développement humain et de la sécurité sur le continent.

    Toutefois, bien que des progrès aient été réalisés dans certains secteurs en ce qui concerne l’égalité entre les hommes et les femmes et l’autonomisation des femmes, beaucoup reste à faire pour améliorer le statut et les conditions de la Femme. Face à la féminisation de la pauvreté, du VIH et du SIDA et de la violence sexiste, il importe de célébrer la Journée internationale de la Femme comme un volet du processus destiné à déterminer le progrès collectif réalisé par le continent dans le cadre de la résolution de ces questions. C’est fort de cela que le thème de célébration de la Journée internationale de la Femme de cette année qui est « mettre fin à l’impunité pour la violence à l’égard des femmes et des filles » est pertinent.

    Mettre fin à l’impunité pour la violence à l’égard des femmes et des filles

    La violence à l’égard des femmes et des filles a atteint un record sans précédent de par l’Afrique. Les incidents liés à l’abus sexuel caractérisé par le viol des femmes de tout âge, y compris des bébés de moins d’un an, les mauvais traitements infligés aux femmes entraînent des séquelles physiques et des traumatismes psychologiques, et l’invalidité permanents. Et, pire, dans bon nombre de cas, la mort de la victime. Des pratiques traditionnelles à l’égard des femmes et des filles telles que la mutilation génitale, les tests de virginité, les mariages précoces et forcés et celles qui consistent à hériter d’une veuve continuent d’entraver les efforts consentis sur le plan continental dans le cadre l’émancipation et de l’autonomisation de la Femme. La condition des femmes dans les zones de conflits en Afrique est déplorable. Des cas graves de violation des droits de l’homme sont perpétrés à l’égard de la population civile en général et surtout à l’égard des femmes et des filles en particulier.

    Des formes discrètes de violence à l’égard des femmes et des filles continuent. Sous le couvert des lois et pratiques traditionnelles et coutumières, les femmes et les filles sont privées de l’accès aux ressources et aux biens économiques nécessaires à leur émancipation économique, politique et sociale. De ce fait, leurs droits au développement et à l’autodétermination sont bafoués. Le fait de leur accorder un accès limité aux services sociaux tels que la santé et l’éducation accentue les violations et le refus aux femmes de jouir de leurs droits et des libertés fondamentales. Ces violations et refus continuent d’encourager la féminisation de la pauvreté et du VIH et du SIDA en Afrique.

    Fort d’un tel constat, l’Union africaine a créé des cadres et mécanismes juridiques pour promouvoir les droits des femmes et des filles par le biais de l’Acte constitutif de l’Union africaine qui préconise le principe d’égalité entre les hommes et les femmes. La Charte africaine sur les droits de l’homme et des peuples interdit la violence à l’égard des femmes et des filles. Le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique qui est entrée en vigueur en novembre 2005 constitue la pierre angulaire en matière de protection des femmes et des filles contre la violence et les violations de leurs droits. Dans la Déclaration solennelle de 2004 sur l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Afrique, ont pris l’engagement d’initier et de lancer dans l’intervalle de deux ans, des campagnes publiques de sensibilisation contre la violence sexiste et de renforcer les mécanismes juridiques susceptibles de protéger les femmes au niveau national et de mettre fin à l’impunité pour des crimes perpétrés contre les femmes.

    Certains Etats membres ont, depuis lors, pris des mesures pour lutter contre les violences perpétrées à l’égard des femmes et des filles. Au titre des dispositions prises, il importe de citer : l’application de la loi pour les cas de violence sexiste y compris la poursuite judiciaire en cas d’infection volontaire d’une personne par le virus du SiDA. En ce qui la concerne, la Commission de l’Union africaine, par le biais de son Département Femme, Genre et Développement, continue de plaider et d’exhorter tous les Etats membres à ratifier et intégrer le Protocole relatif aux droits des femmes dans leurs législations nationales. Une telle initiative permettra à bon nombre de femmes et de filles d avoir un accès plus accru et de jouir davantage de leurs droits. Une campagne de sensibilisation continentale sur l’élimination de la vulnérabilité des jeunes filles au VIH/SIDA est également prévu pour cette année.

    La Commission de l’Union africaine continue de compter sur le soutien de ses partenaires dans sa quête pour la lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles sur le Continent africain.

    Ecouter sur ce sujet Nicole CROISILLE, rédactrice du Journal Inattendu RTL du 18 août 2007 sur :
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  • Anonyme

    Bonjour.

    Misère, misère... une situation bien moche.

    Je repense à tous ces gamins enrôlés de force dans des groupes armées dans différents pays africains (ou ailleurs) et à qui on fait comprendre dès l’age de 10 ans que, pour exister, les autres doivent disparaître, d’une façon ou d’une autre, et si nécessaire avec violence et barbarie.

    J’ai du mal à croire que ces gamins, devenus adultes, soient conscients des souffrances qu’ils font subir, ce qui ne les excuse pas, loin de là. Quand une activité de masse se banalise, on en voit pas toujours toutes les conséquences, d’autant plus si leur opinion est canalisée par des idéologies communautaires extrêmes et unilatérales, bref une propagande efficace (je ne les victimise pas pour autant).

    Certains pensent qu’une intervention militaire internationale est LA solution, j’ai envie de dire qu’une part importante de prévention sera tout aussi (voir plus) indispensable afin de bien faire comprendre aux générations suivantes que ces violences, qu’ils ont vécu au quotidien en tant que victime, témoin ou bourreau, n’étaient ni banales, ni nécessaires. Sinon, ce ne serait que repousser le problème à plus tard. Et il y en aura déjà bien assez à régler pour justifier une vision à long terme. Et on a bien vu en Irak qu’une intervention militaire et d’occupation ne règle pas les problèmes d’intolérances communautaires, bien au contraire. C’est pas les hommes qu’il faut combattre, mais leurs idéologies.

    Stouve

  • Anonyme

    Je trouve affligeant que des personnes s’imaginent que l’Europe ne joue plus aucun rôle dans les politiques intérieures des pays africains. Vous pensez vraiment que la France est intervenue par humanisme ? J’en rêve mais la réalité est tout autre, la France défend ses intérêts, les hommes qu’elle met en place, les marchés publiques qu’elle détient...

    Qu’on le veuille ou non, l’Europe a créé l’Afrique telle qu’elle est aujourd’hui. Certes les Africains ont maintenant la responsabilité de s’autogérer mais ont ils les moyens de le faire ? On continue à mettre en place des dictateurs, on continue à exploiter des richesses qui ne nous appartiennent pas (pas que l’Europe je vous rassure). Il est long encore le chemin de l’autonomie. Je suis pour l’intervention pacifique mais pas d’un seul pays, de l’ensemble de la communauté ! Il est primordial de sortir de la chasse gardée et aider ses pays à trouver enfin la direction du progrès et de la stabilité, peut être pas selon nos modèles...

    J’ai mal pour ces femmes, mal pour ce continent, heureusement que d’autres ont le courage de se battre pour les aider. Et si nos euros peuvent un peu les aider, je suis fier de payer des impôts (pour rappel, les marchés africains nous sont profitables, pas l’inverse... donc d’autres s’en mettent plein les poches grâce à ces dictatures et ces conflits)...

    • Anonyme

      Certes, mais en l’occurence le coût du déploiement Français (près de 1Milliard d’€ de mémoire) infirme votre théorie de l’unique défense des intérêts économiques français. Il s’agissait également de défendre la pérennité de la présence de la communauté française sur place. Et quoi qu’on pense de ces expatriés, il est inacceptable que ceux-ci n’y soient pas en sécurité. Comment réagiriez-vous à des « pogroms » anti Ivoiriens en Françe ? ...
      Je ne partage par ailleurs pas du tout votre sentiment concernant la primoté de la responsabilité occidentale dans les maux de l’Afrique. C’est une histoire complexe mais 40 ans après les dernières décolonisations ce n’est plus vraiment une explication recevable sauf ponctuellement et en génaral c’est plus le fait d’intérêts privés que de volonté politique. Quant à l’occident « faiseur de roi », si seulement...
      Respectueusement,
      Billy

      • Ashanti
        • Posté à 15h38 le 21/08/2007
        • Internaute 10001

        Vous croyez vraiment que c’est par pure philanthropie que la France maintient son armée en CI, armée qui lui coûte si chere ? La pseudo-protection des ressortissants n’est qu’un leurre. La vérité c’est que la France a des intérêts et une position géo-stratégique à sauvegarder, ceux-ci étant mis à mal par l’offensive menée dans la région par la Chine, les Etats-Unis et l’Inde.
        Par ailleurs les français seraient bien stupides de rester dans un pays où leurs vies seraient menacées !
        Discutez avec des ivoiriens, allez sur les forums africains (tels abidjantalk.com) et vous vous rendrez compte qu’ils demandent depuis très longtemps le départ du 43ème BIMA et maintenant de la licorne.
        Seriez-vous prêts à accepter la présence d’une armée ivoirienne sur le sol français afin de veiller à la protection des ressortissants de CI ?

        De Gaulle disait, en son temps, « la France n’a pas d’amis elle n’a que des intérêts » !

         
        • Anonyme répond à Ashanti

          Pour les motifs de l’intervention armée, ok. Mais ce n’est pas honteux de défendre sa position, ses interêts... Chaque Etat le fait, c’est même une de ses raisons d’être, que ça passe par l’armée ou non. Sur le fait que des ivoiriens attendent le départ des français, le contraire m’aurait surpris... C’est clairement une ingérence étrangère et les adaptes de « l’ivoirité » de doivent pas aimer, surtout si ça limite leur capacité de nuisance. Et quand au fait que puisque les Etrangers sont en danger ils n’ont qu’à partir, sans aucun égard pour leur attachement au pays, leurs intérêt et tout simplement leur liberté de vivre où il le désire, c’est inacceptable comme parôle ! Concernant votre dernière provocation, si la France était un guerre civile et que la seule façon d’arrêter les massacres, notamment de personnes d’origines étrangères serant de bouc-émissaire, était une intervention extérieure, et bien oui, la question se poserait... Fort heureusement les différences de situation entre les deux pays font de votre avant dernière phrase un sophisme et non un argument.

          • Anonyme

            Je suis métisse franco-ivoirienne mais j’ai grandi en CI. L’ivoirité a été inventé par Bédié, un grand ami de la France qui bizarrement n’en avait cure jusqu’en 1999 puisque Bédié preservait les intérêts français. La France n’a brandi l’ivoirité qu’avec l’arrivée de Gbagbo puisque celui-ci remettait à plat les préférences accordées aux entreprises hexagonales. Aussi je trouve la France plus qu’hypocrite à ce sujet.

            Je n’ai JAMAIS écrit que les étrangers devaient partir mais juste qu’on ne restait pas dans un pays où on n’est pas en sécurité. Si les français, comme ma mère, sont restés c’est que justement leur vie n’était pas aussi menacée que les médias français ont essayé de le faire croire. Quand à ceux qui ont été victimes, renseignez-vous mieux, la plupart ont été aidés par ….. des ivoiriens. Et aujourd’hui 90% de ceux qui étaient partis sont revenus : dois-je en conclure qu’ils préférent la « vilaine » CI à la « doulce » France ?
            Quand à votre dernier paragraphe, il ne s’agit pas en CI d’une simple intervention extérieure à un moment donné mais bel et bien de la présence régulière d’une armée étrangère (à savoir française) sur le sol ivoirien et cela depuis 1960 !

            Que la France défende ses intérêts soit ! Mais peut-elle reprocher à la CI de vouloir AUSSI défendre les siens ?

            Ashanti

            • elarips
              • Posté à 10h54 le 18/10/2007
              • Internaute 19146

              salut Ashanti

              je suis d’accord en parti avec tes propos mais il ne faut pas oublier que cette histoire « d’ivoirité » n’est pas neuve en C.I
              mon père qui était un métis ivoirien, a du rajouter une particule a son nom pour être accepter parmi les siens, alors qu’il est née en cote d’ivoire.

              ce qui n’a pas empêché qu’il ce fasse assassiner en 93 par des membres de sa propre famille...

              c’est vrai qu’il ne faut pas reprocher a la C.I de vouloir défendre ses intérêts.
              mais ce n’est pas en supprimant les siens ! !

          • Anonyme

            Je suis métisse franco-ivoirienne mais j’ai grandi en CI. L’ivoirité a été inventé par Bédié, un grand ami de la France qui bizarrement n’en avait cure jusqu’en 1999 puisque Bédié preservait les intérêts français. La France n’a brandi l’ivoirité qu’avec l’arrivée de Gbagbo puisque celui-ci remettait à plat les préférences accordées aux entreprises hexagonales. Aussi je trouve la France plus qu’hypocrite à ce sujet.

            Je n’ai JAMAIS écrit que les étrangers devaient partir mais juste qu’on ne restait pas dans un pays où on n’est pas en sécurité. Si les français, comme ma mère, sont restés c’est que justement leur vie n’était pas aussi en danger que les médias français ont essayé de le faire croire. Quand à ceux qui ont été victimes, renseignez-vous mieux, la plupart ont été aidés par ….. des ivoiriens. Et aujourd’hui 90% de ceux qui étaient partis sont revenus : dois-je en conclure qu’ils préférent la « vilaine » CI à la « doulce » France ?
            Quand à votre dernier paragraphe, il ne s’agit pas en CI d’une simple intervention extérieure à un moment donné mais bel et bien de la présence régulière d’une armée étrangère (à savoir française) sur le sol ivoirien et cela depuis 1960 !

            Que la France défende ses intérêts soit ! Mais peut-elle reprocher à la CI de vouloir AUSSI défendre les siens ?

            • Anonyme

              Merci pour ces précisions sur l’Ivoirité et sur la situation des expatriés pendant les émeutes nous nous sommes mal compris, je partage vos sentiments, tout manichéisme est ridicule. Pour la présence française effectivement, c’est le cas de la plupart des anciennes colonies, ça faisait parti des accords, il en était de même en Algérie, c’est dire !
              Personne ne reproche à la CI de vouloir défendre ses intérêts mais en l’occurence je ne vois pas en quoi la présence, temporaire, d’une force Française d’interposition (ce qui est différent de la présence de base française) y serait contraire.
              Billy

        • Anonyme répond à Ashanti

          mon ami,
          abidjantalk c’est le rdv des intellectuels et des francs maçons qui intellectualisent tout sans vraiment se préoccuper du sort du peuple ivoiriens ! !

        6 autres commentaires
  • Anonyme

    L’Afrique est une terre ancestrale dont les limites tribales n’ont pu être effacées ni par la colonisation ni par les stratégies géopolitiques de l’occident. Quant à la barbarie ethnique qui se développe aussi surement qu’une arme de destruction massive dans le silence et l’indifférence générales, le viol des femmes et des filles entre dans un processus de déstabilisation aussi bien social qu’économique des pays, étant donné la place prépondérante qu’occupe la femme dans la cellule familiale africaine. La propagation constante du SIDA (l’Afrique regroupe à elle seule plus de 70% de la population mondiale touchée par ce fléau) et le nombre croissant d’orphelins qui en découlent (plus de 11 millions en Afrique sub-saharienne) augmentent d’autant plus cette véritable malédiction.
    Docteur Claude A. PLANCHON
    Secrétaire Général
    Lien

    • Anonyme

      Merci pour cette grande vision ethno-centrée d’une sous-culture soumise à sa propre violence.

      Tous ces messages réduisant la culture de ces pays à une culture arrierée (ethnique) et naturellement violente me donne envie de vomir.

      A au fait, j’imagine que vous assimiliez la culture américaine, violente et gethoïsante à une culture « developée » ? ?

      Enfin vive la France, pays des droits de l’Homme, hein ? ....

      Beurk !

      • Anonyme

        Je dois dire que je ne connais de l’Afrique que la Côte d’Ivoire. Ma seule véritable expérience, je la dois à un brillant « sans-papier » originaire du Mali, pour lequel nous nous sommes battus pendant des années afin qu’il puisse être régalurisé au travers des associations, ce que nous avons finalement réussi à faire, bien que ce ne soit pas la vocation première de notre groupe, comme vous l’avez probablement constaté. Mais peut-être que tous ces gens ont partagé avec moi une vision erronée ou que je n’ai rien compris. Quant à la culture ghettoisante américaine, je suis souvent à Harlem (deux à trois fois par an)et là, je doute que vous puissiez m’apprendre grand chose au sujet de la dérive communautaire des quartiers.

    • Anonyme

      Vous avez pensé à postuler auprès de NS ? Vous y seriez parfaitement à votre place !

      • Anonyme

        J’ai depuis longtemps dépassé la vision restrictive de « Droite » ou de « Gauche » et l’esprit contre-prospectif bien de chez nous : pour vivre heureux « voyons petit » !

  • Riverain qui a déménagé le 5-8
    • Posté à 19h44 le 21/08/2007
    • Internaute 14534

    Un si beau pays sous Houphouet Boigny ... Un des plus riche de l’Afrique. Que penser du « miracle Ivoirien » quand on voit ce gachis .....

  • Anonyme

    Bien sur le viol est arme de guerre. C’est même un acte de génocide, cela est reconnu depuis la guerre des Balkans. Et ensuite au Rwanda pendant le génocide de 1994. D’ailleurs l’exemple c’est ce prêtre réfugié en France à Gisors. Lisez l’article de Benjamin Sehene sur le sujet du 20 juillet à :
    Lien

  • Anonyme

    Comme toujours, ce sont les femmes qui trinquent. Les hommes font le guerre et les femmes et les enfants en sont les victimes.

    Mon-Al

  • Anonyme

    C’est partout pareil, les soldats Americains et Britanniques organisent des scenes de viols collectifs de femmes Irakiennes, chose qu’on en parle pas trops dans les medias.

  • Anonyme

    Le viol systematique comme arme de guerre, ce n’est pas nouveau.
    Ca n’est pas une specificite ivoirienne, ni meme africaine, bien que le continent noir titube sous le poids des hommes en arme, petes au chanvre, ivres de viagra, persuades d’etre sous l’emprise de je ne sais quel pseudo dieu fantasmagorique.
    Les zones dites « securisees’ne sont pas du tout epargnees.

    Hier ma voisine est morte d’une hemorragie. elle avait 14 ans. elle a ete violee par plusieurs types en tenue militaire qui sont intervenus pour faire pression dans un conflit foncier dont son pere est victime.
    S’attaquer a la famille de quelqu’un pour l’affaiblir est une strategie classique.
    Et puis, n’oublions pas : violer une vierge soigne le sida. C’est un fait connu.

    L’Afrique a besoin d’un plan Marshal global. Une unique priorite : l’education.
    On ne pourra jamais rien construire si les populations restent sous l’emprise de croyances absurdes, heritees du passe le plus sombre de l’humanite.
    Pas de democratie, pas de justice, pas d’egalite sans education
    lazonegrise.skyblog.com

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