Alors que les Américains attendent de découvrir, le 15 septembre, le rapport du commandant de leurs forces en Irak, le général David Petraeus, ils devraient lire sans attendre le point de vue de sept soldats de la célèbre 82e division aéroportée qui achèvent leur séjour de quinze mois dans ce pays. Un verdict d'échec accablant, publié dans une tribune collective du New York Times de dimanche. On connaissait les blogs de militaires, les vidéos sur YouTube, les livres publiés au retour, mais la tribune dans le New York Times de soldats en pleine bataille, c'est sans doute du jamais vu !
Les sept hommes savent de quoi ils parlent dans cette tribune titrée La guerre d'Irak comme nous la voyons : l'un d'eux a été blessé à la tête alors qu'ils étaient en train de préparer leur article. Ils qualifient le débat politique sur l'Irak en cours aux Etats-Unis d' irréel » vu de Bagdad, et expliquent pourquoi. Ils racontent par le menu la violence incontrôlable, les alliés dont il faut se méfier, les ambiguïtés et contradictions de ce qu'ils qualifient tout au long de leur article d' occupation militaire de l'Irak par les Etats-Unis, ce qui ne sera jamais accepté par les Irakiens.
Il est très audacieux de croire que les Américains, avec une armée d'occupation qui a oublié depuis longtemps l'accueil réticent qui lui a été initialement réservé, peuvent regagner le soutien d'une population récalcitrante et gagner cette lutte anti-insurrectionnelle. »
Ils décrivent le type de guerre auquel ils sont confrontés. Il y a quelques nuits racontent-ils, un soldat américain a été tué et un autre grièvement blessé lors d'une attaque à l'explosif qui s'est déroulée entre un barrage de l'armée irakienne et un autre de la police. Selon des témoignages recueillis par les Américains, les attaquants ont été guidés sur les lieux par des officiers irakiens qui les ont aidés à préparer leur bombe... Les civils nous ont exposé leur propre dilemme : s'ils avaient informé les Américains à l'avance, l'armée irakienne, la police ou la milice chiite locale auraient massacré leur famille .
Ils expliquent encore comment les milices des tribus sunnites, armées et équipées par les Américains dans le cadre de leur lutte contre Al-Qaeda, sont accueillies avec méfiance par le gouvernement de Bagdad, pourtant allié des Etats-Unis. Il redoute avec quelque raison de voir ces milices sunnites se retourner contre lui si les Américains quittent l'Irak ...
Leur verdict est accablant. Ils estiment que les Etats-Unis ont échoué dans toutes leurs promesses aux Irakiens, et ont remplacé la tyrannie du parti Ba'ath par une tyrannie de la violence des islamistes, des milices et des criminels » . Et lorsque les GI distribuent des rations alimentaires à la population, ils s'entendent répondre nous avons besoin de sécurité, pas de nourriture . Mais les Américains, aujourd'hui, sont incapables de leur offrir la sécurité.
Au bout du compte, nous devons reconnaître que notre présence a sans doute libéré les Irakiens de l'emprise d'un tyran, mais qu'elle les a privés du respect d'eux-mêmes. Ils vont vite réaliser que le meilleur moyen de retrouver leur dignité est de nous décrire comme nous sommes –une armée d'occupation– et de nous contraindre à nous retirer , écrivent les sept hommes, qui signent de leur nom.
A lire pour comprendre ce qui se passe en Irak au-delà de la litanie quotidienne des attentats et des massacres. A lire, aussi, au moment où la France, en la personne du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, choisit de remettre les pieds officiellement à Bagdad.

A lire :
Quand Cheney expliquait qu'il ne fallait pas envahir l'Irak
En 1994, le vice-président américain dressait un constat très lucide...














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La lecture de l’article du NYT me donne un sentiment mitigé. On s’attarde sur les difficultés des soldats, les problèmes que posent les milices, les erreurs commises par les Etats-Unis, sans aborder le comportement des soldats eux-mêmes.
Pourtant depuis plusieurs mois l’hebdo « The Nation » a publié une cinquantaine de témoignages de vétérans qui décrivent l’attitude brutale (c’est peu dire) de la troupe.
On y parle du soldat qui se fait photographier avec le cadavre d’un homme et cela devant la famille du mort, des patrouilles qui terrorisent les habitants, saccagent toute la maisonnée et se retirent sans avoir rien trouvé, juste en disant « Sorry ! »
Deux phrases prononcées par des « vétérans » résument tout (pour moi) :
« un Iraquien mort, c’est seulement un autre Iraquien mort vous savez. Et alors ? »
Et celle-ci du Sergeant Camilo Mejía, 31 ans, de Miami, National Guardsman, 1-124 Infantry Battalion, 53rd Infantry Brigade :
« J’ai seulement apporté la terreur sous le couvert du drapeau américain ».
Certes, ce texte du NYT ne parle pas des comportements des soldats, mais à la différence des vétérans du Nation, ceux-là sont toujours sur le terrain en Irak. Ce qui donne du poids à leur description des difficultés et des erreurs rencontrées par les Etats-Unis, mais limite assurément leur distance par rapport au comportement de leurs camarades. A mon sens, ce témoignage reste néanmoins très fort par sa lucidité.
A moins de penser qu’il n’y a pas plus aucun controle de l’armée sur le courrier des soldats, il faut surtout se demander pourquoi celui ci est passé. En tous cas l’article, en apparence critique, fait de bien curieuses circonvolutions, sur les pratiques des soldats comme dit ci dessus, mais aussi des choses comme cette phrase :
« Ils vont vite réaliser que le meilleur moyen de retrouver leur dignité est de nous décrire comme nous sommes - une armée d’occupation- et de nous contraindre à nous retirer »
qui aurait pe eu du sens fin 2003 mais qui est depuis largement devenu un fait avéré (y compris dans l’article).
Soit c’est en restant hyper soft qu’il est passé, soit c’est le message que des décideurs (de l’armée, ce qui n’est pas forcément le gouvernement) voulaient faire passer.
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Pendant ce temps, et apparament sans rapport direct, des affiliés néo cons réclame Bush président à vie (sic) et un génocide nucléaire des arabes d’Irak (sick) :
http://www.thevanguardian.com/news.php?id=11
« soit c’est le message que des décideurs […]voulaient faire passer. »
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C’est possible mais je ne vois pas le but final. Petraeus demande(ra) dans son rapport davantage de temps. Les soldats EU ont affirmé qu’ils pouvaient pallier au départ de la Grande-Bretagne de la province de Bassorah qui commence à bouger fort, beaucoup déclarent haut et fort que l’Iran est responsable de leur malheur en Iraq et qu’il faut y aller…
La très mauvaise nouvelle pour eux c’est le rapprochement entre Maliki et Mahmoud Ahmadinejad qui a décidé de rendre visite en Iraq !
Il se peut que le but des militaires soit différent du but de l’administration Bush. C’est en tous cas que qu’espérait Paul Craig Roberts dans ses billets alarmistes.
Tout à fait d’accord Pierre :
les deux approches, aussi dramatiques l’une que l’autre, sont indispensables.
Y a t’il aussi, quelque part les points de vues, les témoignages des civils irakiens ?
Il ne dort pas… il rigole :
“George W. Bush joking about no WMD« … @ White House Correspondents’ Diner (2004)
VO - 2 min - Une courte vidéo (un peu pénible, mais c’est fait pour…) qui en dit long aussi sur l’ambiance de compromission des médias.
J’étais à Atlanta la semaine dernière et, au retour, à l’aéroport d’Atlanta, on applaudissait les soldats qui partaient en Irak. Ils étaient stressés, et ils savaient qu’ils auraient une chance de ne pas revenir. C’est bien triste. Mais c’est compliqué. Maintenant que les Américains sont en Irak, les retirer seraient une catastrophe politique. On en vient à un point où il faut même ajouter des troupes afin de « gagner » cette guerre. Dans ce cas, « gagner » veut dire remettre de l’ordre en Irak. Ce n’est pas vraiment une guerre car, comme avait dit Thomas L. Friedman, journaliste au New York Times, les Etats-Unis financent les deux parties de la guerre; une partie: les troupes américaines, deuxième partie; le pays d’Irak. Se rendre en Irak était une erreur, mais, pour des raisons politiques, il faut y rester et trouver une solution pour remettre de l’ordre dans ce pays.
C’est déjà une catastrophe politique. Et il ne suffit pas de dire que retirer les troupes serait pire : il faudrait au minimum l’argumenter, parceque pour certains d’entre nous ça ne va pas du tout de soi. Concrètement, quel est l’effet bénéfique de la présence US actuelle ?
Une catastrophe politique ne serait que demi-mal. Elle est avant tout humaine : des centaines de milliers de morts iraquiens, des millions de déplacés et réfugiés.
Elle est aussi géo-politique : l’éclatement du pays en communautés antagonistes, et déstabilisation des pays environnants. Toute la région, de l’Afghanistan à l’Arabie Séoudite, risque se retrouver coincée dans des guerres ethnico/religieuses. A croire que les EU n’ont pas étudié les différentes composantes avant de s’engager et n’ont préparé ni l’après, ni le « pendant ».
Sans vouloir être devin, le départ des EU entraînera au moins, la revendication d’indépendance du Kurdistan au Nord, très vite contestée par la Turquie mais soutenue par les Kurdes de Turquie et d’Iran (d’où réaction de l’Iran), en Iraq la prise de pouvoir par les Chi’ites (après quelques luttes internes entre les différentes factions) aidés par l’Iran, une minorité sunnite malmenée, ce qui pourrait entraîner une réaction de l’Arabie au pouvoir déjà contesté. Pakistan, Syrie (population Kurde aussi), Jordanie. La totale.
Au final, le contraire de ce que voulaient les EU càd l’affaiblissement de l’Iraq et de l’Iran pour laisser Israël en position dominante dans la région. Et le pétrole demeurera comme maintenant aux mains des Shi’ites.
votre analyse est très intéressante. Je voudrais juste poser une question : qu’entendez-vous par « laisser Israël en position dominante dans la région. » ?
Comment un pays de 20700 km² et 7 millions d’habitants peut être en situation de domination au Moyen Orient ?
l’angle de l’armement (y compris nucléaire) me parait une bonne approche. Israel est souvent considéré comme le porte-avions des EU au MO. voilà pourquoi 30 milliards supplémentaires sur 10 ans me semblent aller dans ce sens.
Apparemment beaucoup d’armes circulent au MO. Il faut bien que les Chiites, les Sunnites s’arment quelque part, non ? Ils font non seulement la guerre aux soldats américains et à leurs alliés, mais aussi entre eux. Et l’argent ? il coule à flot avec le pétrole ? Au détriment, bien sûr, des populations qui peuvent bien crever de faim quand ce n’est pas dans des attentats.
Quant à l’arme atomique, il me semble que certains dirigeants font tout pour la posséder …
Alors, peut être que le courageux anonyme a raison, une des clés, peut être la principale au PO (en dehors de l’Irak occupée, avec ses champs de pétrole…) serait qu’Israël accepte enfin de négocier sérieusement pour revenir dans les frontières de 67 pour qu’un état palestinien puisse voir le jour.
Il me semble que ce que décrivent les soldats US, c’est la guerre, comme elle existe depuis toujours.
Depuis une cinquantaine d’année, chaque fois que les Américains sont en guerre, leurs politiciens promettent aux parents des soldats et à l’opinion inquiète, une guerre courte, avec des moyens techniques nouveaux qui limiteront les pertes au maximum.
Et en fin de compte, on assiste à des fiascos, avec des pertes, des crises de confiance et des piteux retraits des troupes US des territoires ravagés par leurs armes nouvelles (voir le Viet nam avec l’agent orange).
En même temps, les Américains sont biens informés.
Ils ont la chance d’avoir au moins 2 canaux d’information dignes de TF1 : Fox et CNN qui galvanisent la population, désinforment à tour de bras et vident les cervaux des plus rétifs.
Pour ma part, si j’étais troufion français en 2007, je flipperais un max, ce lundi, après avoir vu le Dr Kouchner, traître oppotuniste, bien connu, signifier l’allégeance de notre beau pays à nos « alliés » en Irak durant le week end.
Quekl timing pour nos grands hommes ! Naboléon va parader chez les Bush et le bon Docteur Kouchner renoue les liens avec les forces d’occupation de l’Irak. Je ne suis pas certain que ce soit ce genre d’action qui va redorer le blason de la France sur la scène internationale.
Les feuilles de route vont bientôt tomber pour nos pioupious…
Vous avez la mémoire un peu courte:
Le patron de Beber n’a-t-il pas déjeuné avezc le « chef d’état major » des forces d’occupation la semaine dernière?
Et puis enfin quand on a tellement d’amis proche des secteurs de l’armement il faut bien les remercier pour leur largesses. A nous les les guerres néocoloniales.
Les marchands de cannons hexagonaux (et leurs actionnaires) se frottent déjà les mains.
Au sujet de la visite du french doctor au pays du fiasco, il ne faut pas s’en faire, nos institus de sondage independant vont y trouver 67% d’opinion favorable.
En ce qui conserne les sept pantins qui ont traversée la terre, la fleur au fusil, avec des images de rambo et des attentats du world trade en tête, je suis heureux que cette dure epreuve leur a ouvert les yeux, et j’espere que leur temoignage fera avancer l’opinion americaine sur le chemin du retrait.
Quand au nyt, on peut s’apercevoir que depuis quelque semaine ils ont changé leur fusil d’epaule et travaille desormais dans un sens moin martial qu’il y a quelques mois
… le tout sans aucune étape auto critique bien sûr.
69% d’opinions favorable… C’est un chiffre plus plaisant.
Le Canard Enchaîné nous le révélait il y a trois semaines, Sarkozy a déjà fait demander à Bush « ce qu’il pouvait faire pour lui être utile en Irak? », par la voix de Kouchner.
Nous y voilà! Après un barbecue chez le has been, Sarkozy a fait savoir qu’à son instar la France était devenu un pays de caniches sur lequel l’Amérique pouvait compter.
Nous pouvons donc être certains que sous peu nos soldats (sous couvert de l’ONU ou pas), vont venir finir le sale boulot des GIs.
Pour ma part je trouve invraisemblable que le moindre de nos soldat puisse être engagé dans une guerre à laquelle notre pays a toujours été majoritairement hostile. Les américains ont ruiné l’Irak pour mettre la main sur son pétrole. Maintenant qu’ils ont le pétrole, ils n’ont plus se débrouiller pour réparer avec l’argent du pétrole, ou autre. C’est bien le moins.
Quand je casse quelque chose chez quelqu’un je ne demande pas à la communauté de rembourser à ma place.
Au demeurant j’imagine bien que Sarkozy se passera de notre assentiment, tout comme Chirac ne s’est pas gêné pour envoyer nos troupes en Afghanistan, sans même demander l’avis du parlement.
Comment d’ailleurs cela est il possible, alors que notre constitution impose le vote du parlement pour tout engagement de nos troupes dans les conflits extérieurs?
bonsoir
z etes surement au courant ? l armée française
fournit des contingents divers a L onu intervient
en Afrique en Afganistan protege nos « interets »
outre mer a quelques unités en refonte entrainement formation ect ne dispose plus du resevoir des « appelés » bref les reserves ben y en
a pas. un renfort en irak pour etre conséquent
supposerait 20a25000Hc est ce que demande les generaux
us sur CNN Sarko le magicien il l est sort d ou?
pasque 25000 c est seulement 10 ooo combattants
le reste c est du soutien logistique.
que les journalistes
demande a l etat major français pour rigoler
un peu!!!!
quand a l option ONU sur que les contingents
vont se bousculer Mawarffff!
D’accord avec vous sur le problème d’effectifs.
La France est, je l’imagine, incapable d’envoyer 5000 hommes, et sans doute 1000. Mais même si elle en envoie 500 ou moins, avec une aide matérielle(en Afghanistan il y en aurait je crois entre 100 et 200) le principe pour les américains serait de bénéficier d’un nouvel effet de levier, et de ne plus se retrouver isolés dans la résolution quasi impossible de ce conflit.
De toute façon il ne faut pas se leurrer. La situation ne risque pas d’évoluer beaucoup, quels que soient les intervenants. Toute force colonialisatrice se satisfera d’un statu quo autour d’un niveau de révolte acceptable, une fois que toutes les parties en présence auront été arrosées convenablement et plus ou moins bien associées à la gestion du pays. C’est ce que la France fait en Côte d’Ivoire, et en Afrique de l’Ouest d’une manière générale, non?
Le cynisme industriel a seulement besoin d’une paix relative autour de ses sites de production (un employé de Total vient d’être licencié pour avoir refusé à 3 reprises d’aller travailler au Nigéria, où les conditions sont épouvantables!).
La traduction « avec une armée d’occupation qui a oublié depuis longtemps l’accueil […] » me parait inexacte. La phrase originale, « with an occupying force that long ago outlived its reluctant welcome » serait plutôt « avec une force d’occupation qui a largement outrepassé l’accueil […] ».
Pour être franc, j’ai eu un mal fou à traduire ce bout de phrase. Vous traduisez outlived par « outrepassé »? J’avais plutôt le sentiment que l’idée était celle que j’ai finalement mise, c’est-à-dire que le relativement bon accueil initial s’est évaporé. Ai-je tort?
« … qui a éxagéré la chaleur de l’accueil » (volontairement ou non) , c’est ce que j’ai interprété.
Je pencherais plutôt pour :
« […] avec une armée d’occupation qui a autrefois surmonté de justesse un accueil [initial] plutôt réticent […] »
NB: il me semble indispensable de se référer aussi à la phrase précédente (dans l’article original) qui précise bien qu’il s’agit du rapport à la population, et non de la conquête du territoire :
« Counterinsurgency is, by definition, a competition between insurgents and counterinsurgents for the control and support of a population. To believe that Americans, with an occupying force that long ago outlived its reluctant welcome, can win over a recalcitrant local population and win this counterinsurgency is far-fetched. »
On peut sans doute aussi imaginer de traduire par « passer outre » mais ça me semble un peu « interprété » par rapport au texte initial (même si c’est incontestable dans la réalité…)
La phrase est quasi impossible à traduire de manière aussi concise en Français. Il me semble que « outlive » signifie ici qu’ils sont restés plus longtemps que ce que l’accueil initial (accueil réticent, donc) autorisait.
Par exemple, vous arrivez chez quelqu’un, celui-ci vous reçoit sans enthousiasme. Si au lieu de ne pas vous attarder vous vous incrustez, « you outlive your welcome ».
Ça rejoint effectivement l’idée que le bon accueil initial a disparu, mais il ne me semble pas que la formule « l’armée a oublié l’accueil » traduise bien cette idée.
Enfin bon, on ne va pas sodomiser les drosophiles non plus :-).
Je ne crois pas que la visite surprise de Kouchner à Bagdad soit le signe que la France s’apprête à envoyer des soldats en Irak. Mais alors pas du tout ! ! ! Ce petit jeu des visites dans les pays « chauds » du moment n’ont d’autre ambition que de remettre la France dans le circuit diplomatique international (ou même seulement d’en avoir l’air). Envoyer des soldats français se faire tuer en Irak aujourd’hui serait tellement stupide. Même les Américains ne comprendraient pas.
A propos de l’article : certes ces soldats semblent lucides et en même temps, ils ne nous apprennent rien. Ce qui est surpenant, en effet, c’est la publication de leur états d’âme dans un grand journal. C’est sans doute qu’il n’y a plus rien à sauver.
D’accord avec vous, il est évident que la France n’enverra pas de troupes en Irak, et je n’ai pas le sentiment que les Etats-Unis le lui demandent…
Il était peut-être là pour finaliser l’accord Total-Chevron-Irak sur le champ pétrolifère de Majnoun du mois de juin ou entamer les pourparlers sur celui Nahr ben Omar …
Selon vous de quoi Bush aurait-il besoin d’autre, au moment où la plupart de ses supplétifs programment leur retrait?
Surtout que si Total veut sa part du gâteau pétrolier il me semble surtout évident que Bush exigera une forte contribution française. Celle-ci sera au minimum matérielle.
Mais ce qui est assez probable c’est que la méthode Kouchner déjà discutée au sujet de MSF, s’impose à nouveau: les US qui mènent une guerre trop visiblement coloniale en Irak ne pouvait pas aisément obtenir le concours de l’ONU, a fortiori sans le vote de la France. Depuis que Kouchner apprend à jouer de la flûte à serpent à Bagdad, les choses ont sans doute changé?
Sinon trouviez vous également « évident » que la France n’enverrait pas de soldats en Afghanistan?
Aprés avoir connu l’Indochine puis l’Algérie, la France n’abrite pas dans son sein, enfin je l’espère, un fou qui engagerait des forces armées en Irak.
Non, c’est invraisemblable. Le retrait envisagé est purement symbolique.
Sans compter que Bush et Rumsfeld prétendaient qu’il fallait y chasser Ben laden et Al Qaeda qui s’y étaient soit disant ramifiés!
pfff
bien sur que cette guerre est une connerie
bien sur que le peuple irakien souffre
bien sur que les hierarques yankees on voulut
et cree cette guerre pour le fric
mais cracher a la gueule des soldats us
ici au chaud devant son ordi quel courage!
c est oublier vite que beaucoup sont des peres
de famille de la garde nationale dans un pays
ou on aime « servir »
que beaucoup son des gosses latinos a qui on a promis
la carte apres un sejour dans les marines
que beaucoup de jeunes americains ne peuvent
s offrir l université que contre un passage dans l armée « bourses » .
d ailleurs une bonne partie des problemes sur le terrain vient de la jeunesse de ces troupes us
il y a 4/5 ans d ecart en moyenne avec les troupes
anglaises que ce soit au niveau des soldats ou des s/off
lie a l inculture « des aliens » habituelle yankee
a contrario les anglais ont une experience de l Orient et du maintien de l ordre »irlande »;
ajoutez y la haine et la rancoeur normale et compréhensible des irakiens vous avez tous les
ingrédients pour que le moindre incident tourne
a la boucherie avec de la casse des deux cotés
je lis mal l anglais mais j ai lu un ou deux blog
us en 2006 qui faisait allusion a des morts par tirs
« amis »plus nombreux que ceux reconnus off.
bref je me dis que tous ceux qui meurent se valent
dans ce merdier