a la une 20/08/2007 à 18h40

Berlin hésite à restaurer un pan du « mur de la honte »

Pierre Rouchaléou | Journaliste


Dimitri Rubel restaure sa fresque sur la partie East Side Gallery du Mur (Reuters).

(De Berlin) Quand le régime de la RDA s’est écroulé en 1989, les Berlinois n’eurent qu’un désir : mettre à bas son symbole le plus détesté en détruisant le mur qui avait divisé la ville pendant la guerre froide, et entraîné la mort de plus d’une centaine d’habitants.

Dix-sept ans plus tard, certains édiles et des artistes se sont mobilisés pour faire exactement le contraire : conserver le plus long pan du « mur de la honte » encore debout, qui est devenu une des attractions touristiques de la ville. « Le Mur est rouillé à l’intérieur, il se désagrège à l’extérieur et il n’y pas d’argent pour financer sa conservation » , a déclaré Jörg Flämig, un représentant de la mairie, en parlant de l’East Side Gallery, un morceau de 1,3 km qui longe le quartier de Friedrichshain sur la rive droite de la Spree.

Au printemps 1990, la ville avait passé commande à 118 artistes de 24 nationalités différentes pour qu’ils ornent de fresques et de graffitis –inspirés par l’effondrement de la RDA– cette dernière section du Mur à ne pas avoir été détruite. Dans l’euphorie de la réunification, personne ne s’était posé la question de ce qu’il se passerait par la suite.

Avec les années, la pollution de l’air, les intempéries et le vandalisme ont progressivement altéré –voire rendu entièrement méconnaissables– ces œuvres, dont les plus connues sont le baiser fraternel entre Erich Honecker, le dernier chef d’Etat de la RDA, et Leonid Brejnev, le leader de l’URSS, ainsi que le trompe-l’œil de la Trabant perçant le Mur. La première se lézarde, la seconde est criblée de trous.

Le coût de la restauration a été estimé à 3 millions d’euros, mais les autorités de la ville ne se sont toujours pas décidées à donner le feu vert aux travaux. Kani Alavi, un des co-fondateurs de l’association d’artistes East Side Gallery, est impatient de voir le chantier débuter :

« J’espère que le maire, Klaus Wowereit, va cesser de danser sur un pied et nous donner les moyens de restaurer le seul symbole de la ville qui permettra aux générations futures de comprendre les choses terribles qui s’y sont déroulées. »

Le quotidien berlinois Tagesspiegel, qui a fait un sondage auprès de ses lecteurs, a révélé que seuls 27% des Berlinois approuvent la remise en état de cette ruine que, dix-sept ans plus tard, ils maudissent encore.

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  • adaunis
    • Posté à 20h15 le 20/08/2007
    • Internaute 4255

    Je partage entièrement l’avis de succédané (que c’est drôle comme pseudo) et il faudrait que l’Etat, les Lands ou la ville fassent un effort. Je l’ai vu en 1989, j’ai raté hélàs Rostropovitch, son violoncelle magique, et je pense à une solution :
    Avant que les autorités Allemandes aillent dans le « mur », pourquoi ne pas organiser pour récolter des fonds, un immense concert de « flutes de Pan ».

    • Nicolas Kayser-Bril
      Nicolas Kayser-Bril répond à adaunis
      Co-fondateur de Journalism++
      • Posté à 20h49 le 20/08/2007
      • Internaute 838
        Co-fondateur de Journalism++

      Tout à fait d’accord aussi.

      Le même (manque de) débat avait eu lieu pour le Palast der Republik en 2003. Résultat : on rase tout et on reconstruit une meringue baroque à la place. Le tout pour quelques dizaines de millions d’euros (merci au contribuable). Le plus frappant dans cette affaire reste le manque de clairvoyance des politiques et des vieux en général, quand la plupart des jeunes veulent conserver cet héritage de la guerre froide.

    • Infovite
      Infovite répond à adaunis
      info-espress.over-blog.com
      • Posté à 21h20 le 20/08/2007
      • Internaute 8783
        info-espress.over-blog.com

      Un immense concert de « flutes de Pan » sur une ancienne partition de l’Allemagne.

  • Anonyme

    J’ai toujours été anti-communiste, donc je ne pense pas avoir de leçon à recevoir en la matière, mais il me semble que cette période, jetée dans les poubelles de l’Histoire, doit être oubliée par les futures générations.
    On ne rentre pas dans l’avenir le regard braqué sur le rétroviseur.
    Alviano

    • lenifou
      • Posté à 20h43 le 20/08/2007
      • Internaute 902

      je ne pensais pas qu’il y a encore des gens qui peuvent penser des choses pareilles. Vive les lavages de cerveaux, on oublie tout et on recommence.

    • Bonobo35
      • Posté à 02h38 le 21/08/2007
      • Internaute 4205

      Cher Alviano ,

      J’ai toujours été contre la guerre , donc je ne pense pas avoir de leçon à recevoir en la matière , mais il me semble que toutes ces commémorations et ces monuments doivent être oubliés par les générations futures.

      Du passé faisons table rase ?

      Je vous ai connu moins « stalinien “ !

      Quid du devoir de mémoire ?

      • Anonyme répond à Bonobo35

        Staline n’oubliait pas l’Histoire, il l’a réécrivait.
        Moi tout ces « devoirs » de mémoire me laissent réveur.
        D’ailleurs, ce fameux devoir de mémoire commence à quelle date ?
        A la conquète de la Gaule par Jules César ?
        Pensez vous vraiment, dans ce cas, qu’il nous faille exiger des excuses de l’Italie ?
        Ayons déjà des connaissances historiques et ça ne sera pas si mal.
        Alviano

         
        • Bonobo35
          • Posté à 09h51 le 21/08/2007
          • Internaute 4205

          non , pas de l’Italie , mais « à » l’Italie !
          Poour avoir accepté l’aide d’un certain Alviano en 1515 , félon lombard ,qui aida Fanchic 1er à gagner Marignan .

          • Anonyme répond à Bonobo35

            Non, pas à l’Italie dans ce cas, mais à l’Etat du Vatican...puisque les Suisses à Marignan étaient soldés par le Pape et d’ailleurs mené par le cardinal Schrinner...Suisse lui-même.
            J’ajoute que ce général était à la solde d’un Etat Italien en l’occurence la République de Venise.
            J’enregistre avec amusement votre défense et illustration de la calotte...
            C’est contre la volonté de la papauté que s’est constituée l’Italie précisement...
            Garibaldi, ça doit vous rappeler qq chose ?
            Vous avez sûrement noté que je suis un Laïcard et un Républicain à l’ancienne.
            Alviano

            • Anonyme

              Bonjour.

              Ce qui me surprend : vous paraissez avoir une bonne culture historique, un point de vue bien fondé, mais vous limitez, par exemple dans votre dernier post, l’histoire romaine aux actions dont vous leur faites les reproches, soit la conquête de la Gaule. Limiter l’histoire, j’appelle ça aussi la réécrire, comme vous le reprochez à Staline : les romains ont aussi développé de nouvelles routes commerciales, des systèmes d’acheminement d’eau dans les villes, une évolution de l’hygiène, une évolution d’un système politique par des représentants du peuple… c’est pas tout blanc, ni tout noir, mais dans tous les cas, à ne pas ignorer non plus.

              De la même façon, je suis aussi un laïciste , cela dit, je n’ignore pas que ces gens ont développé l’écriture de l’histoire, les soins des malades, et que, s’ils ont été les prétextes pour des massacres et de barbarie et sans leur propagande de la peur d’un monde hostile d’après vie, le moyen age aurait été bien pire.

              Pour revenir sur Berlin, le mur fait parti de l’histoire d’Allemagne comme Versailles, la tour Effel ou les blockhaus normands font partie de l’histoire de France. Les générations qui ont vécu cette période souhaitent sûrement apaiser leurs souvenirs de cette période (les oublier ? pas sûr), mais pour les générations suivantes, ce mur est un outil éducatif qui leur permettront de ne pas oublier leur histoire, ses causes et ses conséquences. C’est aussi, de la même façon que ce site de débat, un lieu (support) sur lequel se sont exprimés beaucoup de gens, de la RFA avant l’ouverture, de l’est pendant et après, des membres de familles séparés par ce mur ou d’autres qui l’aimaient… cette opinion non plus ne doit pas être ignorée.

              Pour conclure, si « On ne rentre pas dans l’avenir le regard braqué sur le rétroviseur », c’est en restant conscient du passé (et non pas de quelques évènements qui encadrent bien votre point de vue) qu’on évite de reproduire les âneries ou qu’on tente de les corriger. Au contraire, je reproche à certain aujourd’hui d’agir en Libye comme certains américains en Afghanistan (vente d’armes à un allier d’aujourd’hui, ennemie de demain) en ignorant complètement les conséquences déjà vues dans le passé pourtant proche.

              Peut être un jour verrez vous que, dans le communiste comme dans le capitalisme, il y a des points forts et des points faibles, des bonnes conséquences et des mauvaises. Se borner au contraire, c’est de la mauvaise foi.

              Stouve.

              • Anonyme

                Effectivement j’aurais pu commencer par les excuses de la France à l’Italie et à la Grèce pour les invasions Gauloises qui ont brulé Rome et Athènes...
                Plus sérieusement, j’ai longtemps pensé comme vous, mais j’avoue que mon opinion a évolué sur la question mémorielle pour plusieurs raisons... mais je ne détiens pas la Vérité.
                La première raison c’est le risque d’anachronie - avec son corollaire le jugement à postériori - exemple type : l’esclavage ; avec nos yeux c’est évidemment monstrueux - avec les yeux d’un contemporain de Louis XIV ou Louis XV c’est beaucoup moins évident (vous savez sûrement que Voltaire, Voltaire himself, avait des interets financiers dans des compagnies négrières).
                La deuxième raison c’est le transfert d’expérience, vous conviendrez que s’il existait il y a longtemps que le monde serait parfait.
                Bien évidemment loin de moi l’idée de nier le progrès du aux expériences passées mais force est de constater qu’il est lent, fragile, avec des raptus délirant.
                Enfin la troisième raison c’est qu’il n’est pas évident que le passé constitue toujours une base fiable pour édifier l’avenir - je ne dis pas qu’il faut l’ignorer entendons nous bien - mais enfin il faut être très prudent, parce que le risque c’est dans le meilleur des cas la sclérose dans le pire la réaction.
                Je prends un exemple : un des problèmes de l’Algérie est le fait que toute sa classe dirigeante se prévaut à tort ou a raison de la lutte d’Indépendance pour s’autolégitimer d’ou le fait que quand les choses vont mal on ressort un petit discours anti-Français, il ne faut pas s’étonner de voir régner autoritarisme et corruption sur des bases de ce genre, puisque le Peuple doit tout à ses Dirigeants de par leur rôle historique.
                Franco avait aussi ce type d’approche.
                Par opposition Churchill et De Gaulle furent chassés du pouvoir un an après la victoire et le Président Truman limogea Mac Arthur qui venait de sauver la Corée.
                Il faut être conscient du passé, le connaitre mais être très prudent dans les commémorations.
                Vous connaissez le mot de Clémenceau a qui on demandait « Qu’allons nous pouvoir faire pour remercier ces millions de Héros à qui nous devons tant ? » et qui a répondu « Les tuer tous ! ! ! ».
                L’après-guerre n’a pas forcément donné tort au Tigre.
                Alviano

        • Anonyme

          Il ne faut pas confondre « mémoire de son passé » et « culpabilité mal placée »... Il n’y aura un jour plus personne pour porter la responsabilité des faits de cette époque, pour autant l’oublier serait un gâchi extraordinaire... De l’oubli naîtrait l’ignorance.

          Ca ne doit pas être facile de vivre chaque jour comme s’il n’y en n’avait pas eu de précédent... Je cherchais un nom pour mon poisson rouge, je crois que j’ai trouvé !

        5 autres commentaires
    • Anonyme

      Ouais t’as carrément raison mec ! La vie faut la croquer à pleine dents, ne pas perdre une minute t’vois ! Foncer toujours foncer , regarder l’avenir comme un grand champ de possibles. Ne pas s’arrêter, surtout ne pas s’arrêter, on pourrait risuqer de ne pas profiter de quelquechose.

      à bientôt peut-être à la croisée de nos chemins qu’on se fraye sans regarder les traces qu’on laisse !

  • Anonyme

    Courageux anonyme de 20h22 :

    Les eglises romanes, gothiques, chateaux divers et variés, patrimoine architecturale ou historique n’ont été conservé que parceque leur histoire ne dérangeait personne ?

    En ce cas pourquoi avoir conservé les camps de la mort ?

    Et puis après tout, Notre Dame ne concerne que les cathos, donc, il serait bon d’envisager de démolir ce truc qui nous emmerde pour circuler dans Paris.

    Vous avez bu ou quoi ?

  • Infovite
    Infovite
    info-espress.over-blog.com
    • Posté à 21h16 le 20/08/2007
    • Internaute 8783
      info-espress.over-blog.com

    Si on rase un pan du mur de la honte où ceux qui ont des raisons d’avoir honte vont-ils bien pouvoir raser les murs ?

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 23h12 le 20/08/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    la photo illustrant l’article est intéressante, je crois qu’il s’agit d’un artiste russe, le bandeau veut dire :

    « Seigneur ! aide-moi à survivre »

    Tout un symbole sur la mémoire et l’Histoire ! Cet appel à Dieu est quand même gênant, même si je suis pour la préservation d’un bout de mur historique. Dieu n’est pour rien dans l’histoire, ni avant, ni après le mur.

  • Anonyme

    suite à une guerre mondiale commencée par l’allemagne, ce pays fut coupé en deux moitiés : l’une communiste, l’autre capitaliste. Après la tombée du mur, avant la réunification officielle, les allemands de l’est se sont rués vers l’allemagne de l’ouest et ceux de l’ouest se sont rués vers l’allemagne de l’est - il y avait plus de 50 ans de séparation, de déchirure à rattraper et chacun voulait voir comment l’autre vivait derrière l’autre côté du mur. A ce jour, il en reste deux mentalités différentes, mais, ça, c’est le moindre « problème ».

    Un mur pareil, c’est très bien qu’il a disparu, ici et là, il reste quelques pans, presque personne n’y fait attention. Il est logique que sous l’émotion de la disparition d’une dictature, le mur devait disparaitre avec lui.
    On ne peut plus « rebâtir » un mur, pour la bonne raison qu’à sa place, il y a aujourd’hui des rues, des maisons, des magasins ou de l’espace. Il reste des photos, des films, des souvenirs.

    Vraiment, un mur monstrueux pareil, tant mieux qu’il ait disparu ! ! Vivement que les Coréens soient aussi réunis, demandez leur s’ils aimeraient ensuite conserver en souvenir des barbelés le long des deux frontières ! ! !

    Pour ceux qui l’ont oublié : Jerusalem était aussi une ville coupée en deux jusqu’en 1967

    • Anonyme

      Vous suggérez peut être aussi que l’on rase les camps de concentration, afin que l’horreur dont ils témoignent disparaisse avec eux ?

      Je vous encourage à vous rendre dans un tel endroit si vous ne l’avez jamais fait. Le choc qui en résulte génère une prise de conscience bien plus vivante que nos leçons d’histoire.

    • Anonyme

      To Courageux anonyme 23H36 20/08/2007
      A oui jérusalem ! , plus de mur ou encore « » plutôt + de Mur » » puisque la totalité de jérusalem à été annexé par une des parties.
      Belle mentalité, sans parler du nouveau mur, pour en chasser les derniers palestiniens et interdiction d’utiliser le terme de jérusalem Est comme capitale Palestinienne, une deuxième couche en quelques sorte,

      Et quelle entreprise construit celui entre le Mexique et les Us après avoir construit celui en Cisjordanie pour officialiser définitivement les implantations interdites par l’Onu de 3/4 millions de colons,
      Le risible est que les Us veulent signer un traité d’alliance capitaliste avec le Mexique et le Canada

      Pas mal la comparaison du Mur de 67

      Maxwel

    • Anonyme

      Bonjour.

      Garder la trace d’un parent décédé dans un cimetière ne ramène pas les morts, cela dit, c’est une aide hautement symbolique pour ceux qui restent. Les souvenirs ne se composent pas juste des périodes de bonheur.
      Ce mur est d’ailleurs le seul sanctuaire pour un certains nombre d’allemands « disparus » en voulant le traverser.

      Stouve

  • Bebert Cassandre
    • Posté à 23h43 le 20/08/2007
    • Internaute 11910

    Et reconstruire la Bastille... Pourquoi pas... Toute la question est de savoir si le fait de restaurer ce pan de l’histoire est nécessaire à la mémoire collective.
    C’est leur douloureuse histoire et cette décision ne concerne qu’eux. Parfois une nouvelle génération revendique ce que la précédente rejette. Mais l’histoire n’appartient déjà plus à ceux qui l’ont vécu mais à ceux qui y survivront.

    • Anonyme répond à Bebert Cassandre

      Bonjour.

      On ne parle pas de reconstruire le mur (ni les miradors et les champs de mines), on parle juste d’entretenir le petit bout qui reste, une trace de l’histoire.
      On ne souhaite pas rester bloqué sur l’histoire, juste de ne pas l’oublier et ne pas imposer aux générations qui ne pas vécues cette periode de l’ignorer.

      Stouve

  • Anonyme

    Le Mur fait partie de l’Histoire allemande et européenne. Alors pourquoi ne pas en garder un morceau comme témoignage.
    En plus cela va plaire aux touristes qui vont pouvoir se faire photographier devant : -)

    • Anonyme

      S’il était possible de ne garder qu’un morceau, ce serait pour moi le poste de contrôle à la porte de Brandbourg, qu’il était difficile de passer sans appréhension dans le sens Ouest-Est, franchi plusieurs fois, pourtant sans aucun problème, le retour était un élément de soulagement.
      les Berlinois de l’est étaient toujours très sympa et j’en garde de très bon souvenir, mais contacts étaient des privilégiés puisqu’ils pouvaient passer à l’ouest plusieurs fois par ans.

      Mais vivre le nez dans le retro de la vie n’apporte pas grand choses au futur.

      Maxwel

  • kcsprod
    • Posté à 10h04 le 21/08/2007
    • Internaute 1565

    Plutôt que d’abattre ce mur pour construire un monument à la mémoire du mur dans dix ans, gardons ce morceau de mur ! Je suis passé près du mur en 1990 et c’est quelque chose d’impressionnant, de par ce qu’il représente de souffrances endurées. J’en ai gardé un morceau qui est sur une étagère devant mon bureau et ça me permet d’y penser de temps en temps. Quand ma fille l’a vu, elle m’a demandé ce que ça représente et j’ai pu aussi saisir cette occasion pour lui parler de cette époque difficile et aborder en plus les autres murs de la honte qui ont poussé entre les USA et le Mexique, entre Israël et la Palestine ou entre l’Inde et le Pakistan. N’oublions pas que ce que réclament ces gens, c’est la restauration d’un morceau de mur qui a été transformée en oeuvre d’art ! Il a déjà été décidé de le conserver.

  • Anonyme

    Bjr,

    2 ème essai,

    J’ai été militaire en Allemagne avant que le mur ne s’écroule et déjà l’occupation des troupes militaires
    « pesait » à la jeunesse Allemande...Mais les mentalités demeurent dans les esprits...Celà demandera pas mal d’années pour estomper ce traumatisme. Nina HAGEN que j’ai vu en concert à Villeurbanne à l’époque de cet événement s’en réjouissait car elle même est d’origine berlinoise ...

  • Anonyme

    S’il était possible de garder un seul morceau, ce serait pour moi le poste de contrôle à la porte de Brandbourg, qu’il était difficile de passer sans appréhension dans le sens Ouest-Est, franchi plusieurs fois, pourtant sans aucun problème, le retour était un élément de soulagement.
    les Berlinois de l’est étaient toujours très sympa et j’en garde de très bon souvenir, mes contacts étaient des privilégiés puisqu’ils pouvaient passer à l’ouest plusieurs fois par ans.

    Mais vivre le nez dans le retro de la vie n’apporte pas grand choses au futur et entretien trop souvent la Haine.

    Maxwel

  • Anonyme

    Ce serait effectivement une excellente idée : le tourisme est le principal débouché de Berlin, dont la situation économique est de plus en plus préoccupante : déclin démographique, situation économique plus que maussade (queue de liste du palmarès Bertelsmann), paupérisation d’une grande partie de la population et départ des élites diplomées vers les « vraie capitales » du pays (Hambourg, Munich, Cologne, Francfort)...

  • Anonyme

    Il faudrait garder un morceau de ce mur honteux ne serait-ce que pour honorer le souvenir des martyrs assassinés pour avoir tenté de fuir vers la liberté. Il est vrai que 3 millions d’euros est une somme très importante et je comprends que Klaus Wowereit hésite à lancer la ville dans cette dépense. Les Berlinois ne se sont toujours pas « guéris » de cette honte, ils ne veulent plus en entendre parler, ni surtout payer pour payer des travaux. Berlin n’est pas riche. Mais avoir un regard vers le passé permet parfois de voir l’avenir de façon plus agréable.
    (Pour Maxwell, le check-point de la porte de Brandebourg n’existe plus).

    Mon-Al

  • Anonyme

    La ville de Berlin ne cesse de se transformer pour donner à l’ex côté est une allure dite moderne. Pourtant les deux côtés de la ville ont deux histoires distinctes que seul ce mur relie. La plupart des changements se font pour ressembler à l’ouest, pour tant qu’en est-il des Ampelmänner ? Les feux pour pietons de l’est sont de plus en plus présents dans toute la ville et subissent même des petites modifications comme p. ex les Ampelmädchen. La capitale ne veut peut-être pas oublier, mais plutôt se trouver, car la ville qu’elle devient renie de toute manière ce qu’elle a subi.
    Restaurer le mur peut-il suffire à rappeler les évènements ? Je pense pour ma part que d’autres monuments sont bien plus poignants, allez donc faire un tour au Denkmal für die ermordeten Juden.

    Kléan

  • Anonyme

    non, ce n’est pas seulement un bout du mur dont il est question, c’est Le bout du mur qui porte les oeuvres née de la réunification, c’est le bout de mur qui prouve ce qui a été vécu et ce qui a été réussi (la chute du mur).
    Si il faut faire disparaitre la trace du mur dans la géographie berlinoise, il faut néanmoins en garder quelques mètres. 1400 ?

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