Santini: "C'est pas moderne autant de fonctionnaires!"

Les dossiers du moment, sa mise en examen, Bayrou… Le secrétaire d’Etat à la Fonction publique s’est livré à Rue89.

André Santini jeudi à l'Hôtel de Ville d'Issy-les-Moulineaux (Audrey Cerdan/Rue89)

Droit dans ses bottes, André Santini. Le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, qui nous a accordé cet entretien jeudi, dans sa mairie d’Issy-les-Moulineaux, n’en démord pas: il y a bien trop de fonctionnaires parmi les actifs en France. « Plus de 20% », dit-il aujourd’hui, après avoir parlé abusivement de 24% il y a quelques jours. Les autres pays européens, en moyenne, en comptent seulement 16%…

Il supprimera donc, comme prévu, un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Mais lesquels? « Ce n’est pas mon problème », lance-t-il, renvoyant la question à ses collègues du gouvernement, tout en assurant que ni les hôpitaux, ni la fonction publique territoriale ne seront touchés, cette année du moins, par ces « non-remplacements ». Les profs ou les policiers, eux, ont de quoi s’interroger, même si Santini promet une réelle concertation avec les organisations syndicales.



L’objectif fixé par Nicolas Sarkozy est de réduire les effectifs de la fonction publique de 30 000 à 35 000 personnes chaque année, d’ici la fin du quinquennat. Ce qui ne manquera pas de poser des problèmes d’organisation pour certains ministères.

« François Bayrou a dérapé, il est devenu messianique! »

Autre sujet: le nouveau paysage politique installé par le président de la République. Pour le chef de file du Nouveau Centre (composé d’anciens UDF), Nicolas Sarkozy ne cherche pas à imposer le « parti unique » auquel « il n’a jamais cru »: « Jamais il n’a essayé de pratiquer le totalitarisme, l’anschluss permanent », estime Santini.



Ses relations avec François Bayrou, qui « est parti avec l’enseigne » (de l’UDF)? « C’était un ami », entame l’ancien compère centriste, avant d’accabler l’ex-candidat à la présidentielle: selon Santini, Bayrou aurait, pendant la campagne, « dérapé » – »il est devenu messianique »–, persuadé de tenir entre ses mains un destin de chef d’Etat.

« Certains juges décident de la composition d’un gouvernement »

André Santini est le seul, au sein du gouvernement Fillon, à être mis en examen. Il l’a été pour « complicité de détournement de fonds publics », « prise illégale d’intérêts » et « faux » dans l’affaire de la fondation Hamon, une fondation d’art contemporain qui n’a jamais vu le jour. La justice lui reproche d’avoir fait embaucher un de ses proches dans le syndicat mixte créé par le conseil général des Hauts-de-Seine qui devait mener à bien le projet. Nous lui avons demandé ce qu’il ferait s’il devenait un « ministre-prévenu ». Démissionnerait-il?

Le secrétaire d’Etat commence par déplorer le fait que des juges mettent en examen des élus qui, souvent, ont signé machinalement des papiers: « Cette jurisprudence doit évoluer, parce qu’aujourd’hui, pratiquement, certains juges décident de la composition d’un gouvernement, ce qui n’est pas très logique. »



Il espère bien sûr un non-lieu. Mais s’il est renvoyé devant le tribunal correctionnel, alors il fera ce que lui demande le Président. « Nicolas », comme il ne cesse de l’appeler.

Pascal Riché et David Servenay


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01H15 17/08/2007

Pour le moment Sarko a plein d’amis.
Peut etre que quand le bateau va commencer a prendre l’eau cela va changer.
Les partis changent mais les personnes sont les memes avec d’autres etiquettes selon la direction du vent quand on fait de la politique il faut savoir manoeuvrer RPR/UMP UDF Modem Nouveau Centre

 
07H52 17/08/2007

C’est sûr qu’il va falloir en supprimer des postes de fonctionnaires pour payer les traitements, les retraites et les 5 ans d’indemnité de chômage que les parlementaires se sont votés.
C’est ce qu’ils appellent « réorienter les priorités de l’Etat ». En l’occurence, on réoriente le déficit et on continue à faire payer les gogos qui ont voté pour ces canailles dont on ne compte plus ceux qui sont poursuivis par la justice. On vide les poches des uns pour remplir celle des autres.
Avec le paquet fiscal, ce n’est qu’un début.
Encore 5 ans comme ça et plein de pigeons à plumer

http://ehim.over-blog.com

 
Courageux anonyme
09H26 17/08/2007

non, pas que 5 ans mais 10 alors patience, vigilance citoyenne et… courage

 
moonlite | mère au foyer
10H05 17/08/2007

Ce n’est pas de l’intox, ces 5 ans d’indemnité pour les parlementaires?? L’info est passée tellement en douce que j’ai cru à un canular.
Il faut le dire et le redire à tous les petits salaires et retraités et chomeurs qui se réveillent ce matin avec encore plus d’impots à payer!

 
Courageux anonyme
10H45 17/08/2007

« Ce n’est pas de l’intox, ces 5 ans d’indemnité pour les parlementaires?? »

Il y a du vrai et du faux dans les courriels qui ont circulé :

1) L’indemnité mensuelle est plus faible que celle annoncée.

2) Elle est dégressive sur 5 ans.

3) Si l’ex-député a un revenu, il ne touche que la différence, si elle est positive.

 
Courageux anonyme
10H49 17/08/2007

Non ce n’est pas de l’intox, mais l’info est tronqué.
Il s’agit d’une indemnité chômage très fortement dégressive sur 5 ans.

 
17H05 17/08/2007

Je serais étonné, et beaucoup d’autres avec moi, de rencontrer un député faisant la queue dans une agence ANPE ou faisant la manche pour assurer sa survie.

 
Pascal Riché | Rue89
11H33 17/08/2007

1) Cette mesure a été adoptée en 2003 par le bureau de l’Assemblée nationale.

2) Elle ne concerne pas les députés issus de la fonction publique (soit 40% des députés) ni les retraités. En 2002, seuls 11 députés ont bénéficié de l’indemnité, qui était alors de de six mois…

3) L’indemnité nouvelle est dégressive: même rémunération pendant 6 mois, puis 70% pendant 6 mois, puis 60% pendant les six mois suivants, puis 50%, puis une baisse de 5% par semestre.

4) Cette mesure n’est pas financée par les contribuables mais par les députés eux-mêmes: une cotisation de 0,5% prélevée sur leurs émoluments.

http://www.rue89.com/2007/04/06/debr_et_le_salaire_des_d_put_s_m_chante_…

 
17H06 17/08/2007

Question : qui finance les émoluments des députés, donc les cotisations qu’ils prélèvent dessus ?

 
Courageux anonyme
18H17 17/08/2007

Ils sont donc bien surs d’etre les « élus » réélus , car ils cotisent bien peu pour des futures indemnités plutot fortes , même si elles deviennent dégressives au bout d’un an … en 5 ans , ils ne seront jamais au RMI.

 
Courageux anonyme
12H22 17/08/2007

ne couvrent que les députés non fonctionnaires pointant à l’ANPE (ca en élimine un grand nombre)

 
17H20 17/08/2007

Détails techniques : quand un fonctionnaire assure un mandat politique, il est obligé de se mettre « en disponibilité  » et il ne perçoit donc plus de salaire. En échange, il peut reprendre sa carrière de fonctionnaire là où il l’a interrompue (ancienneté, salaire, etc) quand il reprend son poste.

Un parlementaire issu d’un profession libérale indépendante n’a pas à interrompre sa carrière et continue à percevoir ses revenus privés pendant son mandat (le médecin chef de clinique privée continue à toucher ses honoraires, à opérer même pour arrondir ses fins de mois difficles, les avocats à toucher, comme Sarkozy, une part des revenus du cabinet qu’ils dirigent, etc).

Tout n’est donc pas aussi simple qu’on pourrait le croire au premier abord et les privilégiés ne sont pas forcément ceux qu’on essaie de nous montrer comme tels.

 
Dominique M | en colère depuis mai 2007
16H03 18/08/2007

C’est un lapsus (donc révélateur) ? Ca ne serait pas plutôt « 5 ans d’indemnités » ?

 
Courageux anonyme
15H29 17/08/2007

tou à fait d’accord avec toi…surtout que les pigeons se font (re)plumer encore et encore…à croire qu’ils aiment ça! c’est peut etre ca l’exception francaise : se faire enc***** à sec et en redemander encore et encore! Vive la bollos attitude!

 
arieh | (resp. marketing)
16H54 17/08/2007

Pour ton information, les députés ne touchent pas des Assedic 5 ans d’indemnités chômage : ils ont décidé de se prélever sur leur « salaire » un pourcentage qui alimente une caisse de solidarité, utilisée pour les députés qui perdraient leur mandat. CELA NE COUTE RIEN EN PLUS au contribuable.
Ce système a été approuvé par tous, droite, gauche et centre, pour éviter que la fonction publique soit encore plus sur-représentée à l’Assemblée : ce sont les seuls qui retrouvent à tous les coups un emploi.
Je trouve un peu facile et poujadiste de pointer du doigt les députés à ce sujet: pour une fois qu’ils prenaient une mesure pour assurer plus de pluralité sans que cela creuse le déficit !

 
17H01 17/08/2007

OK. Ils prélèvent un pourcentage sur leur salaire.

Par qui est payé ce salaire ? Réponse : les contribuables

Conclusion : qui paie leurs cotisations chômage et ensuite leurs indemnités chômages ?
Réponse : les contribuables.

CQFD

 
Courageux anonyme
18H13 17/08/2007

Au moins un poste de fonctionnaire incontournable : celui du proche de SANTINI dans le syndicat miste…..

 
pierrejcallard | www.nouvellesociete.org
07H23 19/08/2007

Mais, oui, le monde a changé et il faut travailler autrement. Les fonctionnaires aussi. A lieu de sauver des postes, ce qui est contreproductif, battons nous pour que les revenus soient protégés

http://www.nouvellesociete.org/708.html

Pierre JC Allard

 
Courageux anonyme
08H36 17/08/2007

il y a deux mille ans pensons a Santini disciple d’un rabbin pas encore celebre
declarant :Jesus a derapé il est devenu messianique!

et voici notre Santini avec une bourse de 30 euros
fier comme un pape qui n’existerait pas encore

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
14H04 17/08/2007

Non les références de cet élu ne sont pas du côté religieux de la force.

À la fin de l’article, il avoue avoir signé machinalement.
Que veut dire le mot machinalement ?
Comme une machine affectée à une fonction.
Santini avoue fonctionner comme une machine ?
De là à penser que Santini n’est qu’un fonctionnaire
dans le sens péjoratif qu’il donne lui-même à ce mot !

J’ai toujours aimé la drôlerie de ce personnage…

 
Courageux anonyme
13H54 17/08/2007

povre Santini comme l’on dit dans le Midi.Cinéma il s’agit la d’un charlot!! avec toutes les casseroles qu’il traine depuis kala kala.il ose encore donner des leçons!!!opportuniste .

 
Courageux anonyme
09H43 18/08/2007

en bon GABONAIS kala kala ça veut dire que l’on
ne peut plus définir le temps tellement c’est
loin ont peut compter à fatiguer la tête et devenir un maboule et etre un gaspillier .

 
Courageux anonyme
21H35 17/08/2007

Si les élus n´ont pas le temps de lire avant de signer des papiers importants, ils ont deux solutions : soit ne pas se présenter à une tâche qu´ils ne peuvent pas assumer, soit augmenter le nombre de fonctionnaires pour relire et préparer leurs dossiers!!!
C´est un débat qui a occupé tout le début de mandat de Gérard Collomb à Lyon avec l´élu écologiste Etienne Tête, adjoint aux marchés publics très pointilleux, qui refusait de signer et retardait tous les dossiers, arguant du fait qu´il n´avait pas assez d´assistants pour remplir sa mission.

www.lyonenfrance.blogspot.com

 
Courageux anonyme
18H13 10/09/2007

Beaucoup d’hommes politiques élus, sont des foncionnaires en détachement, qui réintègreront leur poste s’ils ne sont pas réélus. S’ils avaient été dans le privé, pas sur qu’ils prendraient ce risque. Facile comme Monsieur Santini de cracher dans la soupe (je dis ça relativement à sa phrase simpliste, Tant ..), lui qui toujours été bien nourri par l’état, et bien nourri, si l’on en juge à son embonpoint et à ses cigares qu’il fume obstensiblement et dont le prix avoisine le smic journalier.

 
Courageux anonyme
01H24 17/08/2007

Santini, c’est le « bon client » des médias (la preuve encore ici !), c’est le Lucchini du monde politique. Il nous amuse tellement qu’on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Mais qui dit « bon client » dit clientélisme, n’oublions pas !

 
10H04 17/08/2007

bonjour

« déplorer le fait que des juges mettent en examen des élus qui, souvent, ont signé machinalement des papiers: « Cette jurisprudence doit évoluer, parce qu’aujourd’hui, pratiquement, certains juges décident de la composition d’un gouvernement, ce qui n’est pas très logique »

Vous trouvez qu’il nous amuse ? Je trouve cela triste à pleurer.
Si je signe des papiers sans les lire, je suis viré et pourtant je suis dans une petite PME de 7 employés et je n’ai pas un état sous ma responsabilité

 
Courageux anonyme
11H05 17/08/2007

En disant cela,Santini s’enfonce encore plus.Il n’a pas d’autres arguments de défense. Demander lui s’il signe sans relire devant le juge?

 
Courageux anonyme
11H09 17/08/2007

Sur qu’au gouvernement il aura un non-lieu avec la complicité de sarko.

 
Courageux anonyme
11H59 17/08/2007

Non il a raison sur ce point (je ne sais pas sur le fonds de l’affaire dans laquelle il est mis en examen : Un chef d’entreprise peut deleguer sa signature (donner a un subordonne le droit de prendre les decisions) et alors il ne risquera rien de facon penale.
Un ministre n’en a pas le droit, un membre de son cabinet va lire ou rediger ce qu’il faut signer et ensuite demander une signature, qui lui sera automatiquement accordee.
Il faut donc autoriser les membres du cabinets a signer en leur nom et que cela ait la valeur de la signature du ministre sur des sujets predetermines, comme dans une entreprise privee.

 
Courageux anonyme
12H58 17/08/2007

Le chef d’entreprise (valable pour le ministre*) n’en reste pas moins le responsable.

* Et chef d’entreprise et ministre sont des hommes comme les autres, prêts à se défiler par un « j’savais pas m’sieur le juge ».

 
Courageux anonyme
14H09 17/08/2007

Ouais, c’est cool ce serait encore un moyen supplementaire d’echapper à leurs magouilles. Au jeu du c’est pas moi c’est mon boy ils sont déja bien ass’ez fort pour encore leur donner des cartouches

 
Courageux anonyme
14H43 17/08/2007

Ouais, c’est cool ce serait encore un moyen supplementaire d’echapper à leurs magouilles. Au jeu du c’est pas moi c’est mon boy ils sont déja bien ass’ez fort pour encore leur donner des cartouches

 
15H29 17/08/2007

Je ne voulais en aucun cas parler des responsabilités pénales, mais le bon sens tout simplement veut (et là je parle pour tous, y compris les ministres) lorsque l’on signe, on lit ce que l’on signe Point

Et je signe
 VD

 
Courageux anonyme
14H56 22/08/2007

en passant demander une addition comme test , c’est idiot : et si je ne savais pas compter ?

Délégation de signature ; aller voir le contenu du JO depuis la création du gouvernement pour constater qu’ils délèguent bien et beaucoup !

La reponsabilité de l’élu qui signe ! et pourquoi donc ne serait-il pas responsables de ce qu’ils signent ? Je suis fonctionnaire (il y en a qui n’os emême plus le dire !) ET responsable (et oui) d’établissement scolaire. Je suis RESPONSABLE de ce que je signe et je l’assume !
puisqu’n est dans les réformes et pour donner des idées je suggère donc à l’élu local qu’il est de supprimer un échelon dans l’organisation politique de notre pays (le département par exemple ) et de regouper les régions pour en faire de plus vastes et plus viables ! essayer d’imaginer le nombre de fonctionnaires territoriaux (et parfois parents d’élus) dont on pourrait faire l’économie !

 
Courageux anonyme
12H16 17/08/2007

Moi j’ai signé un crédit révolving sans faire attention, je n’ai pas pu rembourser, j’ai été trainé au tribunal, saisie et explusé de chez moi.
De plus la somme n’allait pas empécher le crédit ariciole de dormir, Je n’en dirait pas plus.. Cherchez l’erreur..

 
Courageux anonyme
14H14 18/08/2007

Dans la pratique administrative, un vrai responsable exige toujours de ses collaborateurs une note expliquant clairement l’objectif et le contenu du texte soumis à sa signature. Par définition, il s’agit d’un texte important puisqu’il n’a pas jugé possible ou opportun d’en déléguer la signature à un collaborateur. Autrement dit, quelqu’un qui signe par inadvertance un texte de cette nature est tout simplement un fumiste.

 
Courageux anonyme
01H31 17/08/2007

faut traduire « c’est pas libéral autant de fonctionnaires »
une erreur de langage sans doute ;)
sinon, il a pas voulu parler de la gestion de sa ville avec nettement moins de fonctionnaires (que la moyenne des autres communes) laissant les services publics sous traités (avec apparemment des résultats peu satisfaisants) à des entreprises privées et à un cout de prestation plus que doublé… (rapport de la cour des comptes)
… c’est çà la modernité, faire payer plus cher les contribuables en leur faisant croire le contraire…

 
Courageux anonyme
09H12 17/08/2007

tiens, rue89 lui a pas posé la question ?

 
Courageux anonyme
09H28 17/08/2007

oh oui, dans le genre : »Monsieur Santini, vous avez vous-même diminué le nombre de fonctionnaires dans votre commune, et un rapport de la cour des comptes a relevé un doublement des dépenses, que pouvez-vous nous dire de votre propre expérience ? »

on aurait peut-être eut droit à un petit pétage de plomb en direct, un énervement, ou une remarque du genre: « la cour des comptes, c’est pas moderne! »

succès garanti sur youtube.

et première manifestation de journalisme vraiment indépendant et impertinent…

 
C. Creseveur | scénariste
09H54 17/08/2007

C’est d’autant plus dommage que contrairement à beaucoup de journaux, les journalistes de Rue89 peuvent disposer des posts de leurs lecteurs en guise de memento. J’ajoute que pour le cas Santini avec près de 400 réactions il y a avait de la matière.

Que s’est-il passé? On a les jetons aussi à Rue89? Peur d’importuner l’élu? Si tel est le cas pourquoi ne pas se retrancher derrière les réactions des internautes (du moins les plus pertinentes)?

On aimerait savoir ce que Santini pense de l’augmentation brutale des coûts pour le contribuable de l’externalisation des services publics comme cela se pratique avec tellement d’entrain dans sa ville? Y a t-il un intérêt concret pour la collectivité à faire faire parfois pas mieux, souvent moins bien, un service aussi quelconque soit-il, qu’il faut en plus payer beaucoup plus cher que lorsque des fonctionnaires le réalisaient?
 Etc.

 
David Servenay | Rue89
11H36 17/08/2007

Tout d’abord, mea culpa: nous n’avons pas posé à André Santini cette question fort pertinente sur les résultats de sa propre gestion… Nul n’est parfait.

Pour préparer cet entretien, nous nous sommes inspirés de vos remarques et commentaires, faits à l’occasion du premier papier « Santini tacle les fonctionnaires ».

A notre décharge, nous avions peu de temps, à la fois pour bien préparer cet entretien et pour le réaliser: une bonne demi-heure au cours de laquelle il nous semblait pertinent d’aborder la question des 100 jours de la présidence Sarkozy, mais aussi de la « différence UDF », ainsi que la question de son propre avenir politique, relatif à l’affaire Hamon.

Il faudra donc que l’on revienne sur cet angle très intéressant de la privatisation des activités du secteur public: est-ce possible? souhaitable? pour quels avantages et/ou inconvénients?

Hier, nous avons relayé dans une « vigie » la volonté des autorités portugaises de contractualiser l’ensemble des agents publics, à l’exception des magistrats, des militaires, des policiers et des diplomates. Promis: nous allons approfondir le sujet… et rassurez-vous, nous n’avons ni « les jetons », ni « peur d’importuner un élu ». C’est le jeu de la démocratie, non?

 
Courageux anonyme
12H04 17/08/2007

merci de ces précisions.

vivement des entretiens clairement investigatifs.

bien sûr, certains parlementaires refuseront dès lors de s’exprimer sur rue89, mais cela même sera porté à leur débit…

 
12H17 17/08/2007

…et au crédit de rue89…

 
12H38 17/08/2007

Bonjour,

En lisant votre réponse, le but de votre entretien avec Mr Santini m’a interpellé.

Je ne doute pas que les, fameux, 100 jours de la présidence Sarkozy ou que les, non moins fameuses, « différences UDF » puissent présenter un intérêt. Mais Mr Santini a toutes les réponses prêtes à ces questions.

Personnellement, je n’ai que faire de ces réponses, je les entends à longueur de medias.
En revanche, interroger un ministre de la fonction publique qui veut diminuer la fonction publique sur les expériences qu’il a mené dans sa ville me semble beaucoup plus intéressant.
Au risque de m’avancer, je pense que nous tous, quelque soit notre « bord » politique, sommes plus intéressé par l’évolution de notre vie que par les cabotinages de la vie politique.
Avec l’aide de Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Politique), j’oppose
« la politique au sens plus large est donc la structure et le fonctionnement (méthodique, théorique et pratique) d’une communauté, d’une société »
à
« dans un sens beaucoup plus restreint, le terme politique renvoie à des luttes de pouvoirs et de représentativité entre hommes et femmes de pouvoir et les différents partis politiques auxquels ils appartiennent. »

 
Courageux anonyme
13H16 17/08/2007

j’apprécie votre manière de préciser votre réflexion et de prendre en compte les remarques des participants. Je voudrais juste poser la question suivante: Santini n’a pas été nommé ministre par un juge, on peut cependant se poser la question de la bêtise d’une telle décision. Au vu des déclaration de ce pantin on est bien obligé de constater sa totale insuffisance intellectuelle non compensée par sa puante suffisance. Honte au nominant, le nominé, comme les aoutats, ne mérite d’être traité que le mépris.

 
C. Creseveur | scénariste
15H37 17/08/2007

Soit. Il nous arrive à tous d’être pris au dépourvu.

Je me permettrai quoiqu’il en soit de dire que je ne vous ai pas trouvé trop « saignants ». J’ai le sentiment que votre audace s’est arrêtée à demander à Santini s’il allait démissionner en cas de renvoi, et s’il le ferait en cas d’injonction de Sarkozy (question protégée sous le parapluie de l’autorité suprême). On sent dans le blanc que vous auriez eu le temps d’embrayer, mais que vous avez hésité à relancer. Santini le sent aussi et s’est de lui-même qu’il place son couplet ahurissant sur les juges qui font le gouvernement. Santini pense-t’il sincèrement que soyons dans la République des juges? Que pense t’il alors de leur clémence face à un Juppé? Un Tiberi? Que pense t’il du fait que dans la plupart des cas les non-lieux ne soient pas prononcés sur le fond, mais sur la forme, les vices de procédures dénichés par des bataillons d’avocats?

Bien plus tôt Santini, ministre de la fonction publique annonce que Sarkozy entend virer 30 à 35000 fonctionnaires par an! Colossal! Fillon en a pourtant rabattu sur le sujet après que Xavier Bertrand ait annoncé 10 000 suppressions minimum avant les vacances. Cela équivant à un plan social absolument terrifiant. Même sur le ton de la plaisanterie je lui aurais bien demandé s’il n’aurait pas été préférable de le nommer LIQUIDATEUR de la fonction publique?

Evidemment c’est assez facile pour moi depuis mon fauteuil de vous reprocher un manque d’à propos, sinon de pugnacité dans votre entretien.
En réagissant par post, je peux avoir de l’à-propos avec retard, n’est-ce pas! Mais je ne suis pas journaliste, non plus.

Et pour une fois qu’on peut être exigeant avec ses journalistes, je trouve qu’il serait parfaitement regrettable de s’en priver.

Pour nous lecteurs/internautes, Rue89 à cet avantage considérable: on peut librement apostropher nos journalistes. Tandis que je n’aurai sans doute jamais l’opportunité de croiser un PPDA, une OCKRENT, ou une LABORDE, et je ne pourrai jamais leur dire que je les trouve honteusement accommodants dans le contexte de leur profession, et que je trouve invraisemblable qu’ils puissent accepter sans rechigner les hochets du pouvoir.

Puissiez vous longtemps, messieurs, refuser ces breloques, et rester le plus intransigeant possible. Vous aurez les lecteurs que vous méritez. Nous aurons les journalistes que nous méritons.

 
David Servenay | Rue89
16H53 17/08/2007

L’art de l’interview est particulièrement difficile… Le passage auquel vous faites allusion s’est déroulé en fin d’entretien. Peut-être étions-nous moins attentifs à ces « blancs » dans lesquels se jouent souvent une part de vérité… ?

Vous nous reprochez de ne pas être assez « saignants ». Soit, mais un journaliste n’est ni un policier, ni un juge d’instruction. En vérité, il n’a que son savoir et son pouvoir de conviction comme instruments de travail. Et une interview n’est pas un interrogatoire.

Alors, être incisif avec des informations précises, recoupées, vérifiées pour pousser un interlocuteur dans ses retranchements, d’accord. Mais faire preuve d’agressivité, en général, n’apporte pas grand chose à la « fabrique de l’info ».

Si nous avions posé la question que vous suggérez : « Même sur le ton de la plaisanterie je lui aurais bien demandé s’il n’aurait pas été préférable de le nommer LIQUIDATEUR de la fonction publique? » je ne suis pas sûr que nous aurions beaucoup avancé dans le débat.

 
C. Creseveur | scénariste
18H40 17/08/2007

Votre mot est juste: incisif. C’est exactement ce qu’on attend de l’interviewer. L’agressivité n’est évidemment d’aucun recours si elle aboutit à braquer la personne qu’on interview.
En tout cas je vous remercie sincèrement de prendre le temps de répondre à vos lecteurs.

 
18H16 17/08/2007

merci je vous approuve totalement, j’ai fini par ne plus lire les journaux traditionnels, je suis ravi de l’existence de rue89, même si rien n’est parfait

 
Courageux anonyme
12H24 17/08/2007

Erreur de langage, ce ne sont pas des journalistes que nous avons depuis des années, ce sont des présentateurs, ils ne font que poser des questions, et ne leur demandez pas de relever les erreurs ou les abus et mêmes les mensonges caractérisés. Vous ne voulez tout même pas qu’ils se fassent virer les pauvres …