Histoire

Les bourreaux d'Oradour disparaissent largement impunis

Oradour-sur-Glane en 2004 (Dennis Nilsson)

Heinz Barth, « l'assassin d'Oradour-sur-Glane », est décédé le 6 août à l'âge de 86 ans, en Allemagne. Responsable du massacre de 642 villageois -hommes, femmes et enfants- il avait été condamné à mort par contumace par le tribunal de Bordeaux en 1953. Le bourreau est mort, libre, dans sa ville natale près de Berlin.

Le 10 juin 1944, Heinz Barth, chef de section de la 3e compagnie du 1er bataillon du régiment blindé « Der Führer » est en position dans le Massif Central. Le débarquement vient d'avoir lieu. L'officier et sa section (des Allemands mais aussi des Français) terrorisent la population et traquent les résistants. En route vers le Nord, la troupe passe par le village d'Oradour-sur-Glane, dans le Limousin, où se cachent des réfugiés juifs et qui abrite une cellule communiste. Elle se livre à une déchaînement de violence : 642 civils sont massacrés, seuls une femme, un enfant et cinq hommes en réchappent.

Le 12 janvier 1953, un procès est ouvert devant le tribunal militaire de Bordeaux. Mais la justice est loin d'avoir été rendue. Jean-Jacques Fouché, philosophe et auteur de « Oradour : la politique et la justice » (éditions Lucien Souny, 2004) revient sur les événements pour Rue89.

Le procès des bourreaux d'Oradour commence en 1953, soit près de neuf ans après les événements. 65 personnes sont accusées d'avoir pris part au massacre, mais 21 seulement sont présentes au tribunal. Le procès a été très lent à démarrer. En plein contexte de guerre froide, nombreux officiers de la Waffen-SS sont alors protégés par les anciens alliés, anglais et américains.

Parmi les Français inculpés se trouvent quatorze jeunes alsaciens : un volontaire et treize « incorporés de force ». Une polémique nationale s'engage : les limousins réclament la condamnation des massacreurs d'Oradour, mais les Alsaciens ne veulent pas voir leurs compatriotes jugés sur les mêmes bancs que les soldats allemands.

Mais Jean-Jacques Fouché considère que cette controverse relève largement du mythe, dans un procès qui était hautement politique et instrumentalisé. En 1947, naît le RPF (Rassemblement pour le peuple français), parti gaulliste et ouvertement anti-communiste, à Strasbourg. Celui-ci prend la défense des « incorporés de force », qu'il appelle les « malgré-nous », pour conquérir l'électorat alsacien. A la même époque, le Parti communiste est bien ancré dans l'oppositon et majoritaire à Oradour-sur-Glane. Le procès de Bordeaux tourne à l'affrontement entre PC et partis de droite, violemment opposés.

Le tribunal de Bordeaux rend son verdict le 11 février 1953 : tous les accusés par contumace sont condamnés à mort. Les autres, sauf un, sont condamnés à des peines de prison et de travaux forcés. Peu de peines ont finalement été exécutées.

Dix jours après le procès, une loi d'amnistie est votée : les Français, eux aussi condamnés à des peines de travaux forcés, sont reconduits chez eux.

Lorsque le général de Gaulle arrive au pouvoir en 1958, il entreprend une politique de réconciliation avec le chancelier Adenauer. Dans la foulée, les condamnés allemands sont libérés, y compris les condamnés à mort. Pour autant, l'entraide judiciaire entre la France et la RFA se poursuit et la recherche des accusés continue. Des recherches cependant entravées par la RDA, qui jure qu'aucun criminel d'Oradour ne se trouve en zone soviétique, ou en Allemagne de l'Est. Heinz Barth y réside pourtant, sous une fausse identité.

Quand on demande aujourd'hui à Jean-Jacques Fouché ce qu'il est advenu de la plupart des criminels, il répond : « Rien ! “

En 1983, un nouveau procès s'ouvre en Allemagne de l'Est. Heinz Barth fait partie des accusés. Les victimes d'Oradour-sur-Glane font le déplacement pour témoigner. ‘Heinz Barth a été surpris de voir, lors des audiences, qu'il y avait encore des survivants’, a déclaré Robert Hébras, l'un des rares rescapés du massacre, à nos confrères du nouvel observateur. Pour Jean-Jacques Fouché, ‘ce procès n'a été qu'un grand coup de publicité de l'Allemagne de l'est finissante’. Le tribunal condamne Barth à la prison à vie. Mais au grand dam des familles des victimes, celui-ci n'y passe que quelques années : il est libéré en 1997 pour raisons de santé.

187 commentaires (Pour réagir, connectez-vous)

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Portrait de Courageux anonyme

De

20H02 | 14/08/2007 | Permalien

le mal n'a aucune limite
l'histoire se repete dans l'horreur
la memoire s'efface
terrible
reste ce souvenir donc vivant
d'un village detruit
sans hommes et femmes
sans cris d'enfants
figé par le temps

Portrait de Courageux anonyme

De

20H22 | 14/08/2007 | Permalien

Ou par beau temps, les oiseaux chantent

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 21H03 | 14/08/2007 | Permalien

Dans le même esprit de justice, on peut s'étonner que, cinq ans après le vote de la loi Kouchner, qui permet les suspensions de peines de prison pour des raisons médicales, deux cent soixante neuf suspensions ont été accordées sur cinq cent trente trois demandes.
Dans le même temps, plus de quatre cents détenus sont morts en prison, sans compter les cas de suicide. Pour que cette suspension soit appliquée, le pronostic vital du détenu doit être engagé et son état « durablement incompatible » avec la prison. Moyennant quoi, le bénéficiaire le plus connu de cette loi a été Maurice Papon, relaché avant la fin de sa peine, alors que, pour les prisonniers d'Action directe, qui ont déjà purgé leur peine de sûreté et s'accrochent aux barreaux depuis vingt ans, la question de leur libération n'est pas à l'ordre du jour quels que soient leur état de santé et les pronostics vitaux engagés pour tel ou tel d'entre eux. Nathalie Ménigon, gravement malade, achève de pourrir dans une geôle du pays des droits de l'homme et n'a droit qu'à une semi-liberté. Joëlle Aubron, rongée par le cancer, a eu la faveur de pouvoir mourir en liberté surveillée, quelques mois après son élargissement.
Tous les bourreaux d'Oradour ont été amnistiés ou relâchés et l'ordure dont parle l'article est mort dans son lit.
Amen …
http://ehim.over-blog.com

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

22H36 | 14/08/2007 | Permalien

il faudrait que les memebres d'action directe présentent leuxr excuses aux familles Audran et Besse…et regrettent publiquement ce qu'ils ont fait…

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De

09H10 | 15/08/2007 | Permalien

ah… parce que les criminels nazis libérés se sont tous « honorablement » excusés ? … marre de cette justice à 2 vitesses !

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De

09H19 | 15/08/2007 | Permalien

Comme Papon a regretté publiquement ce qu'il a fait !

Thomas GREDAT

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De

11H16 | 15/08/2007 | Permalien

Pourquoi demander pardon aux familles ?
Les patrons et les actionnaires demandent t'ils pardon aux suicidés du libéralisme ? Demandent ils pardon aux accidentés morts pour intensifiés leurs profits en négligeant la sécurité ? Il y a des règles applicons les, même pour les membres d'action direct.

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De

17H00 | 15/08/2007 | Permalien

Ca me rappelle le dynamitage de buiding du FBI à Oklahoma city par Timothy McVeigh (condamné et éxecuté). Les étatsuniens avaient fliqué tout ce qui était gauchiste au point d'en oublier l'extrème droite radicale.

Je ne peux oublier l'influence de la Guerre Froide (qui est relancée dès la chute de Berlin) sur tous les cas que vous citez.

Pour la victoire, les 2 camps ont développés des défenses idéologiques radicales, du type « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » etc).

Nous, on était du côté de la « droite » (au sens très large, hein ! ). Quoi de plus naturel sous cet éclairage que les meurtriers idéologique de gauche soient plus condamnés que les meurtriers idéologiques de droite ?

Qu'en pensez-vous ?

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

05H43 | 15/08/2007 | Permalien

On parle d'Oradour, pas de l'état des prisons en France…
Il manque à votre post une dénonciation des vacances de Sarkozy, et une récrimination contre un gouvernement Fillon qui ne fait rien pour nous protéger de cet été pourri.
Alviano

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De

07H16 | 15/08/2007 | Permalien

Monsieur Alviano, les chefs d'état sont des pauvres bipèdes comme les autres, ils ont peut-être aussi besoin de vacances. Personne ne vous demande où vous allez, vous… La vie privée doit le rester et monsieur le président Sarkosy peut bien se reposer où bon lui semble.
A méditer : Quand le soleil empourpre l'horizon et que je contemple la splendeur magique d'un instant de vie, je me demande pourquoi la médisance persiste.

Portrait de Bonobo35

De Bonobo35

07H29 | 15/08/2007 | Permalien

Une fois n'est pas coutume ,
Je viens me faire l'avocat d » Alviano !
C'est de l'humour , cher posteur de 8 h 16 !
Alviano , dont je ne partage pas les idées , bien souvent,a le mérite de sérier ses propos et d'argumenter.
Monsieur , Alviano ,content de vous revoir, et à une prochaine polémique …… : )

Portrait de Courageux anonyme

à Bonobo35 Portrait de Bonobo35 De

07H58 | 15/08/2007 | Permalien

Bonjour, oui, à une prochaine fois, c'est toujours avec plaisir que je polémique…
Je m'inquiète pour mon français, je pensais que mon humour était accessible, ce monsieur de 8H16 semble ne pas avoir compris, j'essayerai dêtre plus clair ! ! !
Alviano

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 10H38 | 15/08/2007 | Permalien

Pour me mettre à votre portée, Alviano, je vous mets une variante de cet article, qui ne parle pas de l'état des prisons mais de la relativité de la justice en France (j'ai juste changé quelques phrases de place, mais ça vous permettra peut-être de comprendre de quoi on parle vraiment) :

Tous les bourreaux d'Oradour ont été amnistiés ou relâchés, l'ordure dont parle l'article est mort dans son lit et Papon a été relâché avant la fin de sa peine.
Dans le même domaine, on peut s'étonner que, cinq ans après le vote de la loi Kouchner, qui permet les suspensions de peines de prison pour des raisons médicales, deux cent soixante neuf suspensions ont été accordées sur cinq cent trente trois demandes.
Dans le même temps, plus de quatre cents détenus sont morts en prison, sans compter les cas de suicide. Pour que cette suspension soit appliquée, le pronostic vital du détenu doit être engagé et son état « durablement incompatible » avec la prison.
Pour les prisonniers d'Action directe, qui ont déjà purgé leur peine de sûreté et s'accrochent aux barreaux depuis vingt ans, la question de leur libération n'est pas à l'ordre du jour quels que soient leur état de santé et les pronostics vitaux engagés pour tel ou tel d'entre eux. Nathalie Ménigon, gravement malade, achève de pourrir dans une geôle du pays des droits de l'homme et n'a droit qu'à une semi-liberté. Joëlle Aubron, rongée par le cancer, a eu la faveur de pouvoir mourir en liberté surveillée, quelques mois après son élargissement.
Amen …
http://ehim.over-blog.com

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

13H56 | 15/08/2007 | Permalien

…Une faveur que mesdames Aubron et Ménigon n'ont pas accordée aux deux hommes qu'elles ont assassiné de sang froid pour des motifs pseudo poltiques ou la débilité le dispute à la férocité.
En d'autres temps et en d'autres circonstances ces deux meurtrières auraient fait de parfaites gardiennes de camp de concentration.
Vous aurez du mal à m'arracher une larme à leur propos, je suis navré de vous décevoir sur ce point.
Mais encore une fois la situation des prisons Françaises n'a rien à voir avec le thème de l'article, même au prix d'un raisonnement capillotracté.
Alviano

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 17H32 | 15/08/2007 | Permalien

Il est d'autant plus curieux que l'on ait fait preuve d'autant de mansuétude à l'égard des assassins d'Oradour-sur-Glane qui ont assassiné plusieurs centaines de personnes.
Et encore une fois il ne s'agit pas là, malgré ce que vous essayez d'asséner (mais mentir plusieurs fois ne fait pas une vérité), de la situation des prisons françaises mais de la relativité des jugements qui sont rendus en fonction de la position politique des coupables.
Discutez-en avec votre « capilliculteur » (puisque vous semblez parler bobo) la prochaine fois que vous passerez à la tondeuse.

Assimiler Ménigond et Aubron à des gardiennes de camp de concentration relève du plus absurde des aveuglements idéologiques.
On se doute que leur sort ne vous arrachera pas une larme car on vous sent beaucoup moins sévère avec les « malgré nous » de la Wechmacht et les engagés volontaires français de la SS, mais cela n'étonnera personne.

Vous ne me décevez pas car vous restez égal à vous-même. Inutilement et bêtement provocateur pour le seul plaisir de polémiquer.
Dérisoire …

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

18H24 | 15/08/2007 | Permalien

Vous serez aimable monsieur Ehim d'expliquer aux Alaciens et aux Lorrains, ce qu'il convenait de faire pendant la période considérée.
Ils attendent votre Message avec impatience.
Vous ne manquerez pas de leur montrer toute l'indignité de ceux qui ont consenti à porter l'uniforme Allemand et pour les plus malchanceux d'entre eux l'uniforme SS.
C'est vrai quoi, après tout, les familles des réfractaires pouvaient éviter l'éxécution immédiate et être seulement déportée, elles avaient une chance sur mille de s'en tirer vivante.
Et puis une fois sous l'uniforme on pouvait refuser d'obéir ou déserter, certes on y laissait sa peau, mais avec un peu de chance on ne retrouvait pas votre famille dans le Volksdeutsch du pittoresque monsieur Wagner ( je crois que le gauleiter d'Alsace Lorraine s'appelait comme ça).
Ce qui trouble votre raisonnement c'est que vous êtes un Héros monsieur Ehim mais tout le monde ne peut se hisser à votre niveau.
« Cet Ehim est pareil au Prince des nuées,
Ses ailes de géant, l'empèchent de marcher. »
Essayez quand même de revenir sur terre…
Quant à vos deux tueuses, je maintiens le propos bien entendu, mais je n'ai pas été assez précis : elles auraient été parfaite dans le contexte de l'époque comme gardienne de camp de concentration, pas nazi bien entendu, mais communiste … au goulag, c'est bien leur « idéologie » non ? .
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

18H27 | 15/08/2007 | Permalien

Vous serez aimable, monsieur Ehim, d'expliquer aux Alaciens et aux Lorrains, ce qu'il convenait de faire pendant la période considérée.
Ils attendent votre Message avec impatience.
Vous ne manquerez pas de leur montrer toute l'indignité de ceux qui ont consenti à porter l'uniforme Allemand et pour les plus malchanceux d'entre eux l'uniforme SS.
C'est vrai quoi, après tout, les familles des réfractaires pouvaient éviter l'éxécution immédiate et être seulement déportée, elles avaient une chance sur mille de s'en tirer vivante.
Et puis une fois sous l'uniforme on pouvait refuser d'obéir ou déserter, certes on y laissait sa peau, mais avec un peu de chance on ne retrouvait pas votre famille dans le Volksdeutsch du pittoresque monsieur Wagner ( je crois que le gauleiter d'Alsace Lorraine s'appelait comme ça).
Ce qui trouble votre raisonnement c'est que vous êtes un Héros monsieur Ehim mais tout le monde ne peut se hisser à votre niveau.
« Cet Ehim est pareil au Prince des nuées,
Ses ailes de géant, l'empèchent de marcher. »
Essayez quand même de revenir sur terre…
Quant à vos deux tueuses, je maintiens le propos bien entendu, mais je n'ai pas été assez précis : elles auraient été parfaite dans le contexte de l'époque comme gardienne de camp de concentration, pas nazi bien entendu, mais communiste … au goulag, c'est bien leur « idéologie » non ? .
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

17H36 | 15/08/2007 | Permalien

Une faveur que Eichmann, Goering, Himmler, Streicher, Ribbentrop et tant d'autres ont refusé à plus de six millions de personnes, Alviano. Cela ne diminue en rien les forfaits d'Action directe, mais remet, à mon avis, les choses à leur place. Et l'attitude implacable de la Justice envers deux femmes gravement malades, même criminelles, ne laisse pas de me rendre perplexe. On a eu davantage d'égards envers Papon, Pinochet, et même les accusés de Nuremberg.
Je repense à un échange que j'avais eu avec Thomas Huchon, de Rue89, à propos d'Alberto Fujimori. Il me demandait si une démocratie devait accorder à un dictateur le droit de se défendre qu'il avait lui-même refusé à d'autres. Je lui ai répondu par une autre question : une démocratie qui refuse ce droit à un dictateur sous prétexte qu'il l'a lui-même refusé est-elle encore une démocratie. La question vaut pour les criminels de droit commun.

Thomas GREDAT

Portrait de Courageux anonyme

De

18H41 | 15/08/2007 | Permalien

Il ya deux aspects des choses dans la sanction, l'une est la punition l'autre la capacité de nuisance d'une personne libérée que la Société a le devoir d'apprécier.
Mesdames Ménigon et Aubron ont déjà fait l'objet d'une mesure de grâce sous Mitterand, elles en ont profité pour recommencer leurs forfaits, ainsi que les autres membres de cette bande.
Il y a de quoi se méfier non ?
Par ailleurs pour en revenir au thème du débat, on ne peut pas traiter sur un même plan en terme de responsabilité individuelle des poltiques de haut niveau comme les accusés de Nuremberg, et des éxécutants qui à l'époque avaient de 17 à 23 ans, pris en main dès l'enfance par le régime nazi, ou « malgré-nous » broyés dans ce système infernal.
Barth avait 12 ans en 1933 et 23 ans au moment des faits…Vous savez ce que celà voulait dire à l'époque, donc savoir quelle est sa part de responsabilité personnelle après 11 ans de cette éducation toute entière dédiée au crime, c'est une question à laquelle personne sensée ne peut répondre aisément.
Je vous rappele qu'en Droit on a le devoir d'apprécier le niveau de responsabilité individuelle et non collective ainsi que la lucidité du présumé coupable au moment des faits.
Alviano

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 20H13 | 15/08/2007 | Permalien

Alviano, vous semblez enfin avoir compris de quoi on parlait, ou plutôt par finir par en arriver au fait : nous faire comprendre qu'à cette époque vous auriez sûrement été un bon vychiste - peut-être même un milicien ou un légionnaire de la LVF, qui sait ? - et que vous vous trouveriez encore des excuses aujourd'hui pour l'avoir fait.

Votre logomachie n'embrouille personne. Vous évoquez la nécessité d'éliminer de dangereux récidivistes alors vous savez très bien que les criminels allemands et français au service du nazisme à cette époque n'ont jamais rien regretté et auraient recommencé si on leur avait donné l'occasion de le faire. Ces gens-là ont conservé toute leur vie leur capacité de nuisance. La preuve en est que, lorsqu'il était au service des gens pour qui vous votez, Papon a fait tirer sur les manifestants au métro Charonne et ses flics ont jeté des gens dans la scène.

A l'époque où ceux que vous décrivez comme des pauvres malheureux jeunes français s'engageaient dans la SS, d'autres jeunes du même âge s'engageaient dans le maquis pour échapper au STO, ou gagnaient l'Angleterre pour continuer à se battre.

Que ces gens aient été amnistiés, relâchés ou, pire encore, comme Papon, réutilisés, montre bien que la morale et l'équité ont été bafouées à maintes reprises dans ce pays par une Justice qui s'est toujours montrée implacable envers les activistes d'extrême-gauche tout en réservant son indulgence à ceux de l'extrême-droite.

Tout votre baratin sur Ménigon et Aubron n'y changera rien car ce qu'elles ont fait n'a aucune commune mesure avec les crimes de guerre, les déportations et les exterminations massives commis par les suppôts du nazisme et du vychisme.

Ayez au moins la pudeur de respecter la mémoire des millions de victimes de ces gens-là pour ne pas rabaisser leurs crimes à la hauteur de ceux de ces deux femmes.

Portrait de Courageux anonyme

à Ehim Portrait de Ehim De

06H21 | 16/08/2007 | Permalien

Vous délirez monsieur Ehim.
Mais, si vous perdez vos nerfs c'est que je touche juste je crains.
Pour ma part, je suis Gaulliste et de longue date
- j'ai 61 ans -.
J'ai, contrairement à vous, l'humilité d'essayer de comprendre les hommes de l'époque.
Et conformément au Droit et à la Justice la modestie d'essayer de comprendre quelle a été la part de responsabilité individuelle de ces assassins et criminels de guerre.
Si vous pensez que vos opinions de gôche et votre confort intellectuel vous exonère de vous poser la question de vous demander ce que vous auriez fait à l'époque, c'est à mon avis un signe d'immaturité, de présomption et d'ignorance.
Pour vous éclairer je voudrais juste rappeler quatre noms :
Jacques Doriot
Marcel Déat
Pierre Laval
Marcel Gitton
Vous serez aimable de regarder leurs parcours politique.
J'abrège car la liste des anciens députés communistes et socialistes inquiétés ou fusillés à la Libération risque d'être lassante.
Etant de bonne humeur ce matin je n'aurais pas la cruauté et la perfidie de rappeler le nom du père d'un certain premier ministre socialiste condamné à 10 ans d'indignité nationale à la Libération et qui était avant la guerre un dirigeant syndical à sympathies pacifistes et trotskystes.
Alviano

Portrait de Courageux anonyme

De

09H07 | 16/08/2007 | Permalien

On vous pardonne votre grand âge, qui explique peut-être un certain nombre de choses, et on compatit au sort que Sarkozy vous réserve en raccourcissant votre espérance de vie par le démantèlement du système de santé et de sécurité sociale. J'ai d'ailleurs écrit un article là-dessus mais je crois deviner que vous le connaissez déjà (http://ehim.over-blog.com/article-6580469.html ).

Ce qu'on a compris en vous lisant, c'est que vos efforts de compréhension sont beaucoup plus grands pour les criminels de guerre et génocidaires d'extrême-droite que pour les activistes d'extrême-gauche qui ont éliminé quelques exploiteurs de l'Humanité, mais on sait que cette posture n'a jamais gêné les gens de Droite.

Je n'ai pas besoin, moi, d'être de bonne humeur pour me dispenser de vous dresser la liste de tous les collabos de Droite qui ont participé avec les Nazis à l'extermination de leurs compatriotes, en particulier de ceux de Gauche.

Vos interventions trollesques sont toujours aussi affligeantes et la mauvaise foi que vous inspire votre haine de la Gauche vous ridiculise. Je me demande pourquoi je prends encore la peine d'y répondre. Trouvez autre chose pour occuper votre retraite.

Portrait de Courageux anonyme

De

09H32 | 16/08/2007 | Permalien

C'est votre opinion en tout cas…
Elle ne regarde que vous, mais puisque vous l'exprimez elle sera fort instructive pour les lecteurs.
C'est jusqu'à la caricature la vision de gôche du débat Démocratique.
Par ailleurs vous m'excuserez de me passer de votre autorisation pour occuper ma retraite comme je l'entends, ici ou ailleurs.
Alviano

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 12H03 | 16/08/2007 | Permalien

Les débats trollesques qui occupent vos journées n'ont aucun intérêt et n'ont rien à voir avec les débats démocratiques, les vrais, qui n'existent d'ailleurs qu'à Gauche. La Droite n'a pour vocation que de se rassembler derrière un chef, fût-il un psychopathe notoire.
Occupez-vous comme vous voulez, Alviano, mais ne venez pas marcher sur les arpions du peuple.

Portrait de Courageux anonyme

De

11H08 | 16/08/2007 | Permalien

Bonjour, pardonnez mon ignorance SVP, mais de qui s'agit-il

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 12H24 | 16/08/2007 | Permalien

Alviano est un vieux schnock - ou un troll qui se présente comme tel - qui occupe sa retraite à polluer à plein temps les colonnes de Rue 89 avec sa pensée réactionnaire, car il n'a pas encore compris que les dirigeants actuels de la Droite avaient relégué au placard depuis fort longtemps la pensée gaulliste pour vider les poches des pigeons qui y croient encore.

Affligeant, certes, mais il croit apporter quelque chose au débat démocratique de la Gauche alors qu'il a, comme tous les gens de Droite, vocation à faire le deuil d'une quelconque pensée personnelle pour suivre un chef, fût-il adepte du culte de sa propre personnalité comme certains dirigeants d'aujourd'hui ou d'hier.

Portrait de compte supprimé 13

à Ehim Portrait de Ehim De compte supprimé 13

13H18 | 16/08/2007 | Permalien

quant à Ehim c'est un débile profond qui a l haine des vieux (chercher du coté des parents peut-être ? ) ou qui a peur de vieillir, mais là on ne peut rien pour lui (et même si on pouvait je ne pense pas qu'il serait intéressant de le garder)

Portrait de Ehim

à compte supprimé 13 Portrait de compte supprimé 13 De Ehim

ehim.over-blog.com | 13H44 | 16/08/2007 | Permalien

Débile profond, ce n'est pas crédible pour ceux qui m'ont lu. Vous y allez trop fort.

La haine des vieux ? Pas du tout.
Je ne supporte pas les vieux cons de Droite, c'est tout. C'est quand même pas grave … C'est peut-être même un signe de bonne santé.

Portrait de Courageux anonyme

à compte supprimé 13 Portrait de compte supprimé 13 De

14H42 | 16/08/2007 | Permalien

Merci de votre intervention, mais je vous en prie, laissez dire.
Ne perdez pas de vue que la prose de monsieur Ehim est lue, et que les gens, même en ne s« exprimant pas, se font une idée par eux-mêmes.
Voyez comme ce monsieur jette le masque quand il est un peu titillé et nous explique que l'ingénieur Général Audran et le Président Georges Besse étaient des “exploiteurs de l'Humanité”, alors qu'il s'agissait de hauts fonctionnaires, et dans le cas de Georges Besse Président d'une Entreprise Nationale - donc publique et nommé par un gouvernement…de gauche (Fabius, je crois)et ancien résistant me semble t'il.
Sous le blablabla pseudo-humanitaire du personnage se cache un sympathisant Tartuffe de ces tueurs.
Il faut laisser au temps le soin de lui apporter la pondération la réflexion et la maturité dont il est singulièrement dépourvu comme le temps l'a fait a tous ceux qui l'ont précédé et le fera à tous ceux qui le suivront, c'est tout.
En tout cas merci.
Alviano

Portrait de Ehim

De Ehim

ehim.over-blog.com | 16H13 | 16/08/2007 | Permalien

Dans le même ordre d'idée, cet échange nous aura appris qu'Alviano est tellement aveuglé par ses a-priori idéologiques qu'il trouve des excuses à ceux qui ont commis les crimes d'Oradour-sur-Glane alors qu'ils n'en trouve pas à ceux qui ont des opinions contraires aux siennes. Merci Alviano.

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