
Heinz Barth, « l'assassin d'Oradour-sur-Glane », est décédé le 6 août à l'âge de 86 ans, en Allemagne. Responsable du massacre de 642 villageois -hommes, femmes et enfants- il avait été condamné à mort par contumace par le tribunal de Bordeaux en 1953. Le bourreau est mort, libre, dans sa ville natale près de Berlin.
Le 10 juin 1944, Heinz Barth, chef de section de la 3e compagnie du 1er bataillon du régiment blindé « Der Führer » est en position dans le Massif Central. Le débarquement vient d'avoir lieu. L'officier et sa section (des Allemands mais aussi des Français) terrorisent la population et traquent les résistants. En route vers le Nord, la troupe passe par le village d'Oradour-sur-Glane, dans le Limousin, où se cachent des réfugiés juifs et qui abrite une cellule communiste. Elle se livre à une déchaînement de violence : 642 civils sont massacrés, seuls une femme, un enfant et cinq hommes en réchappent.
Le 12 janvier 1953, un procès est ouvert devant le tribunal militaire de Bordeaux. Mais la justice est loin d'avoir été rendue. Jean-Jacques Fouché, philosophe et auteur de « Oradour : la politique et la justice » (éditions Lucien Souny, 2004) revient sur les événements pour Rue89.
Le procès des bourreaux d'Oradour commence en 1953, soit près de neuf ans après les événements. 65 personnes sont accusées d'avoir pris part au massacre, mais 21 seulement sont présentes au tribunal. Le procès a été très lent à démarrer. En plein contexte de guerre froide, nombreux officiers de la Waffen-SS sont alors protégés par les anciens alliés, anglais et américains.
Parmi les Français inculpés se trouvent quatorze jeunes alsaciens : un volontaire et treize « incorporés de force ». Une polémique nationale s'engage : les limousins réclament la condamnation des massacreurs d'Oradour, mais les Alsaciens ne veulent pas voir leurs compatriotes jugés sur les mêmes bancs que les soldats allemands.
Mais Jean-Jacques Fouché considère que cette controverse relève largement du mythe, dans un procès qui était hautement politique et instrumentalisé. En 1947, naît le RPF (Rassemblement pour le peuple français), parti gaulliste et ouvertement anti-communiste, à Strasbourg. Celui-ci prend la défense des « incorporés de force », qu'il appelle les « malgré-nous », pour conquérir l'électorat alsacien. A la même époque, le Parti communiste est bien ancré dans l'oppositon et majoritaire à Oradour-sur-Glane. Le procès de Bordeaux tourne à l'affrontement entre PC et partis de droite, violemment opposés.
Le tribunal de Bordeaux rend son verdict le 11 février 1953 : tous les accusés par contumace sont condamnés à mort. Les autres, sauf un, sont condamnés à des peines de prison et de travaux forcés. Peu de peines ont finalement été exécutées.
Dix jours après le procès, une loi d'amnistie est votée : les Français, eux aussi condamnés à des peines de travaux forcés, sont reconduits chez eux.
Lorsque le général de Gaulle arrive au pouvoir en 1958, il entreprend une politique de réconciliation avec le chancelier Adenauer. Dans la foulée, les condamnés allemands sont libérés, y compris les condamnés à mort. Pour autant, l'entraide judiciaire entre la France et la RFA se poursuit et la recherche des accusés continue. Des recherches cependant entravées par la RDA, qui jure qu'aucun criminel d'Oradour ne se trouve en zone soviétique, ou en Allemagne de l'Est. Heinz Barth y réside pourtant, sous une fausse identité.
Quand on demande aujourd'hui à Jean-Jacques Fouché ce qu'il est advenu de la plupart des criminels, il répond : « Rien !
En 1983, un nouveau procès s'ouvre en Allemagne de l'Est. Heinz Barth fait partie des accusés. Les victimes d'Oradour-sur-Glane font le déplacement pour témoigner. “Heinz Barth a été surpris de voir, lors des audiences, qu'il y avait encore des survivants”, a déclaré Robert Hébras, l'un des rares rescapés du massacre, à nos confrères du nouvel observateur. Pour Jean-Jacques Fouché, “ce procès n'a été qu'un grand coup de publicité de l'Allemagne de l'est finissante”. Le tribunal condamne Barth à la prison à vie. Mais au grand dam des familles des victimes, celui-ci n'y passe que quelques années : il est libéré en 1997 pour raisons de santé.













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Dans le même esprit de justice, on peut s’étonner que, cinq ans après le vote de la loi Kouchner, qui permet les suspensions de peines de prison pour des raisons médicales, deux cent soixante neuf suspensions ont été accordées sur cinq cent trente trois demandes.
Dans le même temps, plus de quatre cents détenus sont morts en prison, sans compter les cas de suicide. Pour que cette suspension soit appliquée, le pronostic vital du détenu doit être engagé et son état « durablement incompatible » avec la prison. Moyennant quoi, le bénéficiaire le plus connu de cette loi a été Maurice Papon, relaché avant la fin de sa peine, alors que, pour les prisonniers d’Action directe, qui ont déjà purgé leur peine de sûreté et s’accrochent aux barreaux depuis vingt ans, la question de leur libération n’est pas à l’ordre du jour quels que soient leur état de santé et les pronostics vitaux engagés pour tel ou tel d’entre eux. Nathalie Ménigon, gravement malade, achève de pourrir dans une geôle du pays des droits de l’homme et n’a droit qu’à une semi-liberté. Joëlle Aubron, rongée par le cancer, a eu la faveur de pouvoir mourir en liberté surveillée, quelques mois après son élargissement.
Tous les bourreaux d’Oradour ont été amnistiés ou relâchés et l’ordure dont parle l’article est mort dans son lit.
Amen …
http://ehim.over-blog.com
Une fois n’est pas coutume ,
Je viens me faire l’avocat d’ Alviano !
C’est de l’humour , cher posteur de 8 h 16 !
Alviano , dont je ne partage pas les idées , bien souvent,a le mérite de sérier ses propos et d’argumenter.
Monsieur , Alviano ,content de vous revoir, et à une prochaine polémique …… :)
Pour me mettre à votre portée, Alviano, je vous mets une variante de cet article, qui ne parle pas de l’état des prisons mais de la relativité de la justice en France (j’ai juste changé quelques phrases de place, mais ça vous permettra peut-être de comprendre de quoi on parle vraiment) :
Tous les bourreaux d’Oradour ont été amnistiés ou relâchés, l’ordure dont parle l’article est mort dans son lit et Papon a été relâché avant la fin de sa peine.
Dans le même domaine, on peut s’étonner que, cinq ans après le vote de la loi Kouchner, qui permet les suspensions de peines de prison pour des raisons médicales, deux cent soixante neuf suspensions ont été accordées sur cinq cent trente trois demandes.
Dans le même temps, plus de quatre cents détenus sont morts en prison, sans compter les cas de suicide. Pour que cette suspension soit appliquée, le pronostic vital du détenu doit être engagé et son état « durablement incompatible » avec la prison.
Pour les prisonniers d’Action directe, qui ont déjà purgé leur peine de sûreté et s’accrochent aux barreaux depuis vingt ans, la question de leur libération n’est pas à l’ordre du jour quels que soient leur état de santé et les pronostics vitaux engagés pour tel ou tel d’entre eux. Nathalie Ménigon, gravement malade, achève de pourrir dans une geôle du pays des droits de l’homme et n’a droit qu’à une semi-liberté. Joëlle Aubron, rongée par le cancer, a eu la faveur de pouvoir mourir en liberté surveillée, quelques mois après son élargissement.
Amen …
http://ehim.over-blog.com
Il est d’autant plus curieux que l’on ait fait preuve d’autant de mansuétude à l’égard des assassins d’Oradour-sur-Glane qui ont assassiné plusieurs centaines de personnes.
Et encore une fois il ne s’agit pas là, malgré ce que vous essayez d’asséner (mais mentir plusieurs fois ne fait pas une vérité), de la situation des prisons françaises mais de la relativité des jugements qui sont rendus en fonction de la position politique des coupables.
Discutez-en avec votre « capilliculteur » (puisque vous semblez parler bobo) la prochaine fois que vous passerez à la tondeuse.
Assimiler Ménigond et Aubron à des gardiennes de camp de concentration relève du plus absurde des aveuglements idéologiques.
On se doute que leur sort ne vous arrachera pas une larme car on vous sent beaucoup moins sévère avec les « malgré nous » de la Wechmacht et les engagés volontaires français de la SS, mais cela n’étonnera personne.
Vous ne me décevez pas car vous restez égal à vous-même. Inutilement et bêtement provocateur pour le seul plaisir de polémiquer.
Dérisoire …
Alviano, vous semblez enfin avoir compris de quoi on parlait, ou plutôt par finir par en arriver au fait : nous faire comprendre qu’à cette époque vous auriez sûrement été un bon vychiste - peut-être même un milicien ou un légionnaire de la LVF, qui sait ? - et que vous vous trouveriez encore des excuses aujourd’hui pour l’avoir fait.
Votre logomachie n’embrouille personne. Vous évoquez la nécessité d’éliminer de dangereux récidivistes alors vous savez très bien que les criminels allemands et français au service du nazisme à cette époque n’ont jamais rien regretté et auraient recommencé si on leur avait donné l’occasion de le faire. Ces gens-là ont conservé toute leur vie leur capacité de nuisance. La preuve en est que, lorsqu’il était au service des gens pour qui vous votez, Papon a fait tirer sur les manifestants au métro Charonne et ses flics ont jeté des gens dans la scène.
A l’époque où ceux que vous décrivez comme des pauvres malheureux jeunes français s’engageaient dans la SS, d’autres jeunes du même âge s’engageaient dans le maquis pour échapper au STO, ou gagnaient l’Angleterre pour continuer à se battre.
Que ces gens aient été amnistiés, relâchés ou, pire encore, comme Papon, réutilisés, montre bien que la morale et l’équité ont été bafouées à maintes reprises dans ce pays par une Justice qui s’est toujours montrée implacable envers les activistes d’extrême-gauche tout en réservant son indulgence à ceux de l’extrême-droite.
Tout votre baratin sur Ménigon et Aubron n’y changera rien car ce qu’elles ont fait n’a aucune commune mesure avec les crimes de guerre, les déportations et les exterminations massives commis par les suppôts du nazisme et du vychisme.
Ayez au moins la pudeur de respecter la mémoire des millions de victimes de ces gens-là pour ne pas rabaisser leurs crimes à la hauteur de ceux de ces deux femmes.
Les débats trollesques qui occupent vos journées n’ont aucun intérêt et n’ont rien à voir avec les débats démocratiques, les vrais, qui n’existent d’ailleurs qu’à Gauche. La Droite n’a pour vocation que de se rassembler derrière un chef, fût-il un psychopathe notoire.
Occupez-vous comme vous voulez, Alviano, mais ne venez pas marcher sur les arpions du peuple.
Alviano est un vieux schnock - ou un troll qui se présente comme tel - qui occupe sa retraite à polluer à plein temps les colonnes de Rue 89 avec sa pensée réactionnaire, car il n’a pas encore compris que les dirigeants actuels de la Droite avaient relégué au placard depuis fort longtemps la pensée gaulliste pour vider les poches des pigeons qui y croient encore.
Affligeant, certes, mais il croit apporter quelque chose au débat démocratique de la Gauche alors qu’il a, comme tous les gens de Droite, vocation à faire le deuil d’une quelconque pensée personnelle pour suivre un chef, fût-il adepte du culte de sa propre personnalité comme certains dirigeants d’aujourd’hui ou d’hier.
quant à Ehim c’est un débile profond qui a l haine des vieux (chercher du coté des parents peut-être ?) ou qui a peur de vieillir, mais là on ne peut rien pour lui (et même si on pouvait je ne pense pas qu’il serait intéressant de le garder)
Débile profond, ce n’est pas crédible pour ceux qui m’ont lu. Vous y allez trop fort.
La haine des vieux ? Pas du tout.
Je ne supporte pas les vieux cons de Droite, c’est tout. C’est quand même pas grave … C’est peut-être même un signe de bonne santé.
Dans le même ordre d’idée, cet échange nous aura appris qu’Alviano est tellement aveuglé par ses a-priori idéologiques qu’il trouve des excuses à ceux qui ont commis les crimes d’Oradour-sur-Glane alors qu’ils n’en trouve pas à ceux qui ont des opinions contraires aux siennes. Merci Alviano.
Merci, vous êtes trop bon.
Ne répétez à personne que c’est moi qui m’envoie des messages d’encouragement de temps en temps.
Merci Alviano. Il ne vous manque que la rapidité pour être à la hauteur des débats que vous soulevez. Vous avez mis un peu longtemps à comprendre que j’étais un poète et que je n’étais ni immature ni sectaire. Je vous en sais gré.
« contorsion », Alviano, pas « contortion ».
Attention à votre orthographe, Alviano. Ca ne fait pas très sérieux, pour quelqu’un de votre âge.
A priori c’en est un qui a déjà des conséquences pour vous.
Il est vrai qu’avant d’avoir été un vieux con, il y a une forte probabilité d’avoir été un jeune con, Alviano. Il y en a pour lesquels on ne se pose même pas la question.
Dommage …
Je ne connais rien à rien parce que je n’écoute pas RTL ?
Désolé, je ne savais pas que RTL était une source de connaissances encyclopédiques permettant d’émettre un avis autorisé sur le commentaire d’un autre internaute.
ce n’était qu’un exemple vous incitant à chercher un peu par vous même etne pas vous contenter de la version largement répandue.
pour l’occasion cherchez RTL.. vous verrez que ce n’est pas qu’une radio… là il s’agissait d’un article écrit…
C’est vrai que RTL écrit, ça fait tout de suite plus encyclopédique.
Si c’était wikipédia, c’était pas pire.
L’empereur du Japon, Hiro Hito, Qui était au moins
aussi « coupable » qu’Hitler n’a pas été jugé en 1945 en vertu du principe de réalité.
Les alliés ont considérés que sa disparition aurait un effet déstabilisateur trop important sur le peuple japonnais.
De même en France, les magistrats, les policiers…, y compris de trés haut niveau, ayant collaborés, n’ont pas été poursuivis pour le même principe de réalité, c’aurait été, vu le nombre important, trop déstabilisateur pour l’administration française.
C’est certainement parceque le procés de Papon se situait en dehors de cette période que la justice a eu la main légère, elle se souvenait des conditions de juste l’aprés guerre.
Mais il reste les cas des criminels qui par pur sadisme ont pris la décision de commettre des crimes comme Oradour.
En fait tout est beaucoup plus compliqué qu’on peut le penser au premier abord.
Absolument pas. Ca, c’est ce qu’Alviano essaie de faire croire.
Relis mon commentaire. Je m’étonnais seulement que les criminels d’Oradour-sur-Glane ainsi que Papon et bon nombre d’autres collabos des Nazis aient été amnistiés ou relâchés alors que les activistes d’Action Directe sont condamnés à une mort lente et dégradante en prison. Point barre.
Sans que les deux livres de Robert Antelme, « L’espèce humaine » et « Vengeance », n’aient à voir directement avec les événements d’Ouradour-Sur-Glane, il me semble important que celles et ceux qui ne les connaissent pas les lisent. Le comportement de beaucoup de tribunaux saisis pour des actes abominables sont certes impardonnables et témoignent non pas de faiblesses, je dirais plutôt d’une sorte de complicité passive et a posteriori avec les accusés pour autant aucune peine quelque soit sa sévérité n’effacera les actes de ces criminels. Ce qui nous enrage, ravive la douleur et empêche le deuil n’est pas le fait que ces tribunaux n’aient pas été capables d’infliger des peines à hauteur de crimes mais le fait qu’ils entravent l’identification et la qualification des crimes en question.
Tu as tout bien dit, Thomas…
Personne n’a été forcé à entrer dans la SS qui, contrairement à la Wechmaht, n’était constituée que de volontaires. Les SS Alsaciens d’Oradour sur Glane étaient donc aussi coupables que les Allemands.
100% d’accord avec Ehim !
Les SS étaient composés de volontaires donc
ils n’avaiant pas le droit à se considérer
de « Malgré nous »
Ils sont même plus condamnables que les SS allemands!
à ca de 13H30
je vous le concéde,il se peut que le recrutement de
la SS a évolué ! mais un alsacien SS lieutenant
à Oradour (ou même sous-officier) signifiait qu’il
était pro-hitler
Sinon , il pouvait être SS sans grade : le fait
de rechercher un grade ne peut pas être justifié
par les « malgré-nous »
La legion SS Charlemagne était composée de
SS français volontaire (recrutement pas forcément
alsacien mais au niveau national français)
c’est le contraire il n’y avait QUE des volontaires dans la Charlemagne !
des rescapés de la LVF, ceux de la Sturmbrigade SS Frankreich (Waffen SS), les volontaires des Schultzkommandos (SK) de l’Organisation Todt, des franc-gardes de la Milice, des volontaires français de la Kriegsmarine, etc.
d’accord je suis partiellement d’accord avec
ca de 16h32
Néanmoins les’malgré-nous » à partir du grade de sous-officier ( Wehrmacht ou SS)ne sont pas à
comparer à la grande majorité des jeunes
sans grade de la Wehrmacht .
êtes-vous d’accord avec mon approche de ce
douloureux probléme ?
et il ne faut pas oublier le massacre de 8000 à
10000 jeunes « algériens-français » le 08 mai 1945 par l’armée francaise à Tizi-ouzou,?
Y-a-t’il des condamnations pour cet abominable
fait !
Sans vouloir nier la part du travail fait par de nombreux historiens et écrivains, l’histoire de la colonisation et des guerres coloniales reste à écrire, à « objectiver ».
En 2012, l’Algérie fêtera ses 50 années d’indépendance il lui faudra assumer son histoire coloniale et post-coloniale. J’espère que d’ici là les archives, les mémoires et les esprits s’ouvriront de manière là encore à permettre que les générations d’aujourd’hui de part et d’autres de la méditerranéenne puissent vivre leur présent sans trop de « cadavres dans les placards ».
je suis également d’accord avec vous , mais l’histoire devra reconnaitre les atrocités faites
par toutes les parties
pourquoi à chaque sujet sur les nazis, quelqu’un (toujours le même ?) amène le sujet sur Israël (toujours Israël, jamais les Russes en Tchétchénie, les Chinois au Tibet, les Turcs et les Arméniens etc etc etc).
C’est un principe de négationnisme fort bien connu : parler d’Israël dès qu’apparait le mot « nazis » = sous-entendre une comparaison entre les deux et donc amoindrir les atrocités commises, comme à Oradour, ou à Vassieux en Vercors, ou dans d’autres villes ou villages martyrs, sans parler des millions de morts dus à cette 2e guerre mondiale initiée par Hitler.
je suis pour 2 états démocratiques et laïcs (Gush Shalom). Ce n’est effectivement pas une position facile, mais je refuse de rendre un peuple responsable des agissements de son gouvernement (en France, tous les Français ne sont pas responsables des agissements de sarko, des reconduites à la frontière, d’une police de plus en plus brutale, de la paupérisation croissante d’une partie de la population etc). Ce que nous ne voulons pas qu’on nous applique ici, refusons de l’appliquer ailleurs.
ni racisme, ni antisémitisme, se souvenir et combattre.
Bien à vous.
D’accord DRESDE c’est une horreur.
Mais les anglais ont bombardé Dresde en reponse
au bombardement « gratuit » de COVENTRY (Gb) par
la Luftwaffe au début de la guerre 1939-45.
les bourreaux sont de toute nationalité sans
exception, y compris les armées révolutionnaires
françaises qui ont fait un « Génocide » dans l’ouest de la France( en 1794 -les colonnes infernales)
merci de ces précisions qui permettent de saisir l’ensemble des circonstances.
J’ai vécu huit ans à Frayssinet-le-Gélat (Lot), où la division Das Reich a commis un pré-Oradour en pendant trois femmes (dénoncées par le curé) et fusillé onze hommes, le 21 mai 44.
C’est à la demande de l’instituteur et de sa femme, les Wagner, que les SS sont intervenus.
De l’avis général des survivants que j’ai longuement interrogé, la division nazie était totalement déchaînée, absolument ivre et les plus féroces d’entre eux étaient les Alsaciens (aisément reconnaissables, puisque parlant français). Ce qui a fortement impressionné les villageois, c’est que nombre de soldats étaient des espèces de « mongols » aux yeux bridés.
Le curé est mort paisiblement en 63 ; la femme Wagner, 21 ans et deux enfants, a été exécutée l’année suivante alors qu’elle était enceinte ; on la laissa dévorer ensuite par les chiens. Les résistants du lieu n’ont guère lieu d’être fiers de leurs représailles.
Le nombre des victimes varie encore de nos jours, selon qu’on est d’un camp ou de l’autre.
Cette histoire est sordide des deux côtés. J’ai quitté Frayssinet avec un sentiment de soulagement ; je vis à douze kilomètres de là, et l’ambiance est nettement plus légère… encore que la maison où je vis à Puy l’Évêque ait été elle aussi le logis d’un couple de collabos de la pire espèce, qui firent fusillés sous le grand pont du Lot, à deux pas de là.
C’est pour cette raison qu’elle est resté inhabitée durant des décennies, et que nous avons pu l’acquérir pour un prix dérisoire…
Vieilles histoires ?
Pas tant que ça : il ne faudrait pas grand-chose pour que ça recommence tout pareil…
cyp luraghi
en ligne et à l’œil
Un grand merci Mademoiselle pour votre article. Grâce à des personnes comme vous, quelques milliers d’anonymes pourront peut-être un jour reposer en paix. Le plus terrible pour les combattants rescapés, leur famille, les orphelins de guerre etc. c’est le silence qu’ils s’imposent par pudeur et par douleur. Certains hommes ont « magnifiquement » rendu compte de tout cela : Robert Antelme, Primo Lévy, Jean-Pierre Vernant…
N’hésitez pas une seconde, si vous avez la possibilité de rencontrer, pour un reportage, Monsieur Robert Hébras, que j’ai eu l’occasion de rencontrer (par visioconférence). Faite le avant qu’il ne soit trop car les témoins encore en vie de ce dont est capable notre humanité, dite « civilisée », se font de plus en plus rares. Les événements d’Oradour-sur-Glane ne sont malheureusement pas connus de tous. Au-delà des faits qui parlent d’eux-mêmes, il importe de revenir sur le fonctionnement de la justice des hommes quant à beaucoup d’événements historiques : ceux évidemment liés à la deuxième guerre mondiale, mais également ceux liés au colonialisme, aux agissements de l’armée, de certains individus, etc. Rien de ce que nous pourrons savoir et dire de notre passé ne corrigera malheureusement le présent, il n’y a qu’à voir l’histoire récente et ses goulags, les massacres du Cambodge, du Rwanda, des Balkans, de Tchétchénie, du Durafour etc. mais dans la masse des inaudibles il y a fort heureusement des milliers de personnes pour qui la paix relative qu’ils vivent paraît bien fragile tant qu’elle n’aura pas gagné toutes les régions d’Afrique, d’Asie, d’Amérique latine, le Proche et le Moyen Orient.
Le religion chrétienne prévoit aussi l’Enfer pour les ordures, non ?
Le pardon est sélectif, chez vous autres :-)))
Vous dites que Dieu enseigne le pardon,
Vu le taux d’echec scolaire de ses zouailles, il serait grand temps de révoquer l’enseignant !
Pour les attraper il faut des décennies.
Pour les juger il faut encore une bonne dizaine d’années. Arrivent alors la vieillesse et la maladie.
Les institutions leur laissent le temps de prendre des allures de vieillards malades pour lesquels elle a finalement quelques indulgences …
Et, effectivement, ils finissent dans leur lit, comme Pinochet, Papon, et bien d’autres.
Les auteurs de crimes contre l’humanité ou de crime contre la société tardent toujours à rendre des compte.
La comparution immédiate et la sanction qui l’accompagne sont réservées aux voleurs de poules.
Les chrétiens, les juifs, les musulmans … Quelle déception si tu n’existes pas ! Nous nous sommes approprié ce pouvoir me semble-t-il ! Après la double peine, la triple peine …
Oradour sur glane ne fut hélas pas le seul « fait d’armes » de la division Das Reich.
voir ariego.free.fr/bataille.htm
Par aillzurs, ce triste sire n’était qu’un éxécutant, le vrai responsable de ce massacre était le commandant Heinz Lammerding; pierre.denis.neuf.fr/chrono3/lammer.html
Bon dégoût à tous….
Je garde un souvenir poignant de ma première visite à Oradour sur Glane. Tout paraissait récent. Je vois cette église et sur un des murs du clocher, une longue trace blanche. Je revois le cimetierre et les rues où la vie des hommes paraissait encore respirer. Je revois la pancarte à l’entrée d’Oradour concernant le tribunal de Bordeaux. J’ai visité aussi le nouveau village. C’était en 53 ou 54. J’avais 20 ans. Aujourd’hui encore, tout cela reste vivace en ma mémoire et un frisson me parcourt l’épiderme quant le nom d’Oradour sur Glane est évoqué.
Voyez vous je suis contre la peine de mort. Mais il fallait maintenir les bourreaux d’Oradour sur Glane en prison, jusqu’à leur fin. Heintz Barth libéré parce que malade a survécut bien longtemps à sa soi-disant maladie. Comme Papon, comme Pinochet. Quant l’Humanité comprendra t’elle et appliquera la même justice pour tous ?
Voyez aux Etats Unis. Un homme (un noir bien sûr) est condamné à mort, non parce qu’il a commis un crime, mais parce qu’il a assisté à un crime. A qui fera t’on payer les massacres de la guerre d’Irak ? A un simple pékin, pendant que le véritable bourreau ira prendre tranquillement sa retraite ?
Je constate que le Tribunal International ne fonctionne que pour les minus. Quel tribunal jugera Staline, Mao et autres franco ? Lequel ?
Le tribunal de Nuremberg a été le jugement des vainqueurs contre les vaincus. Je ne le désaprouve pas, entendons nous bien. Mais quel tribunal des vaincus pourra un jour juger des vainqueurs. Quel tribunal sanctionnera (sauf condamnation à mort qui doit être interdite pour toujours) les gros, ceux qui possédent tout au détriment de la grande majorité ? Et que l’on ne me dise pas que si les faibles sont jugé et pas les gros, que c’est dans l’intêret des faibles. Pendant des siècles on a entendu cela. Des tortures et des bûchers pour l’amour du prochain. Basta !
Connaissez-vous des pays qui accepteraient les articles 19 - 20 - 21 (constitutifs du Tribunal)
non seulement
Alors GUERNICA, ce serait la faute des Républicains espagnols ? La guerre de 1936 aussi ce serait la faute des républicains espagnols ? Peut ête que le Courageux anonyme est un grand connaisseur de l’histoire. Peut être vat-il nous assurer que le sinistre franco est le fruit de la propagande démocratique. Peut être que les fosses communes que l’on découvre maintenant au coin d’une route ou dans un champs d’Espagne est l’oeuvre de la propagande franquiste.
Savez vous cher Courageux anonyme que l’ordure franco (surtout pas de majuscule)avait prêté serment à Alphonse XIII puis à Primo de Rivera puis à la IIeme République Espagnole. Oh l’honnête porc !
Lorsque des Maures, pendant des siècles, ont amené en Espagne, et à travers elle, à l’Europe, tant de bienfaits, la même ordure qu’hier, avant hier et aujourd’hui, n’a eu de cesse de les chasser. Et la merde franquiste avec sa légion etrangère toute composée de maures, l’a lâchée sur l’Espagne, pour violer, torturer, massacre, des milliers d’Espagnols. Vous allez peut être dire que c’est encore une propagande anti-franquiste qui en est responsable ?
Petite question indiscrete. Que faisaient vos parents
pendant la période pétainiste ?
Je lis plus haut que la « Das Reich » a été anéantie en Normandie dans la « Poche de Falaise » en août 1944. Il n’y aurait pas eu de survivants du massacre d’Oradour !
C’est faux ! Elle a continué de combattre après et il y a eu beaucoup de survivants dont dans le bataillon Dickmann, responsable d’Oradour. Plusieurs ont comparu au procès de 53 et sont sans doute morts paisiblement ! Dont des « malgré-nous » !
Preuve :
1 - La « Das Reich » a beaucoup combattu en Normandie.
Au moment de la contre-offensive de Mortain (10/08/44) c’est l’unité allemande qui perce le plus puis se replie vers Carrouges où elle s’accroche avec des éléments de la 2 me DB du Général Leclerc.
2 - A l’époque de la « Poche de Falaise » du 15/08/44 au 21/08/44,elle sort de le poche qui se forme pour s’établir, en dehors, autour de Gacé , dans l’Orne, et perpétue un « post Oradour » dans le village voisin de Tourouvre où une quinzaine de civils sont abattus.
3 - Elle constitue la branche sud de la contre-attaque des panzer pour ré-ouvrir la « Poche » » Das Kessel » (le chaudron pour les allemands) afin de permettre aux encerclés de sortir ; la branche nord étant constitué du 2 me panzer-korps du II me panzer-korps de la waffen SS de Bittrich et combat furieusement les Polonais établis sur les buttes de Coudehard et Mont-Ormel.
4 - Après son repli, on la retrouvera dans la bataille des Ardennes, fin 1944.
Contrairement à la légende colportée par les thuriféraires de la « Panzer Waffen SS »*, il y aura beaucoup de survivants de la II me SS Panzer « Das Reich » !
Pour être le plus objectif possible, j’ajoute que :
1 - le massacre d’Oradour a été le fait d’un bataillon et non de la division (mais celà excuse-t’il ? d’autant qu’il y a aussi, Tulle, etc.)
2 - cette division revenait du front de l’Est, « au repos » et en reconstitution (après s’être faite écharpée par les soviétiques)dans le sud-ouest de la France avec pour mission de faire la chasse aux « terroristes communistes » dont elle avait une expérience certaines contre les partisans russes et les villageois tchécoslovaques ; elle s’est comportée comme en Russie ! Simplement !
Ce n’est certes pas, une excuse !
Combien sont morts dans leur lit ?
Région de l’Eiffel en décembre 44, bataille des Ardennes puis Hongrie en février 45 puis Autriche combat contre les russes vers Vienne puis en Tchécoslovaquie se rend en majorité aux Américains en mai 45.
c une compagnie du régiment de panzers ss qui a anéanti la population d’oradour . cette unité était commandée par le capitaine(hauptsturmfuhrer) dickmann qui a trouvé la mort qques temps après en normandie en combattant contre les alliés . c’était lui le responsable des actes de ses hommes . à la waffen ss on ne discutait pas les ordres .les alsaciens et lorrains de cette division ss avaient servi à l’est et là bas c’était bien pire pour les civils. ces soldats n’ont pas d’excuse pas plus que tous les assassins de civils désarmés de la planète .
les soldats français d’algérie ont aussi commis des crimes contre la population civile . tout cela me laisse amer .
L’auteur fait des allusions perfides en ce qui concerne l’allemagne de l’Est ( alors même que ce pays a dénazifié au contraire de l’Allemagne de l’ouest) et devrait donc préciser que
1- C’est en allemafgne de l’Est que Barth a été condamné à vie
2- C’est aprés la réunification et la disparition de l’allemagne de l’Est que Barth a été libéré et a encore vécu 10 ans tranquillement chez lui.
Je regrette ce manque d’honnêteté dans un article par ailleurs intéressant. L’auteur a sacrifié à la mode politique ambiante. Cela augure mal de son attitude professionnelle future