Plus que jamais, le débat autour de l’école fait rage. Suppression de la carte scolaire, désinvestissement des enseignants dans la vie des établissements, inefficacité des ZEP, méthodes pédagogiques à voir et à revoir: battus, débattus, rebattus, les mêmes sujets s’entrechoquent, flottant à la surface des choses et des esprits en toute désinvolture médiatique.
Pendant ce temps, dans la vraie vie, comme disent les enfants, des pans entiers de la société scolaire poursuivent leur lent chavirage. Au vu et su de tous. Les études et analyses sur le sujet n’ont pas manqué ces dernières années. Pour le meilleur (« L’école de la périphérie » d’Agnès Van Zanten au PUF en 2001 ou « Le ghetto français », d’Eric Maurin, au Seuil en 2004) et pour le pire quand des auteurs issus du milieu éducatif pamphlétisent en croyant penser.
Ainsi, par ce viatique implacable de l’école, le ségrégationnisme est en marche et s’impose à tous. Et valsent les stratégies propres à préserver l’entre soi; pauvres, moyens et riches unis dans le même combat: ne pas se mélanger. Dans cette logique de ghettos, les collèges des quartiers difficiles sont en première ligne. Non sans douleur, nombre d’équipes enseignantes cèdent aux sirènes du renoncement et font leur cette nouvelle doxa: socialiser d’abord, instruire ensuite. La scolarité obligatoire résumée à de l’occupationnel, nul ne peut se résoudre à cette perspective. Les pédagogies alternatives ont failli faute de démocratisation, les dispositifs ministériels s’empêtrent dans les ornières de leur prédécesseurs, l’imagination patine.
Par quel détour l’espoir renaîtra-t-il? Une piste parmi bien d’autres: l’action culturelle éducative. Sous de multiples formes, et depuis longtemps, existent des dispositifs destinés à élargir l’horizon des élèves à différents champs culturels, notamment artistiques. Des études en sociologie de l’éducation ont mis en évidence que certains dispositifs avaient des effets induits bénéfiques et pouvaient contribuer à la réussite scolaire, pour autant que certaines conditions soient réunies.
Lesquelles? En vrac, on peut citer l’inscription de l’action dans la durée, la volonté d’aller au-delà du ressenti, l’exigence de définir en amont le rôle de chacun et ses limites… Le défi étant de créer un cadre rigoureux qui ne soit pas un carcan et puisse laisser place à l’imagination et à l’impromptu.
Une expérience allant en ce sens va débuter en Seine-Saint-Denis dès la prochaine rentrée scolaire. A l’invitation du Conseil Général, sept artistes ou compagnies vont entrer en résidence de création dans autant de collèges. L’ambition est double: mener à bien le travail artistique tout en l’ouvrant de multiples manières à l’ensemble de la communauté scolaire, en partenariat avec des structures culturelles de proximité. La compagnie de marionnettes 3/6/30, par exemple, s’installera dès la fin août au collège Jean Jaurès de Saint-Ouen dans une salle qui lui est dédiée le temps de la résidence. Sitôt après commencera la fabrication de treize marionnettes hyper-réalistes destinées à porter la pièce de Maeterlinck, « Les aveugles ».
Tout au long de ce travail est prévue une déclinaison de formes (visites, mini-stages, lectures) qui permettront une approche concentrique du processus de création artistique par les collégiens. Et, ce faisant, ils pourront s’interroger sur des notions plus générales, ayant à voir avec leur propre construction d’adolescent et d’élève: de l’utilité des contraintes, de la rigueur, de l’importance de croire en soi et en ce qu’on fait, de la possibilité de faire confiance aux autres… Et cela non sous une forme moralisante mais porté par ce qu’ils auront été amenés à découvrir ou pratiquer, dans un lien étroit de proximité avec les artistes.
On appelle cela de l’acculturation, le mot est laid mais l’ambition est belle, permettre au plus grand nombre d’accéder à des manières de faire et de penser réservées à quelques uns. Telles sont les intentions, rendez-vous dans un an pour voir ce qu’il aura réellement pu en être.






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Nos jeunes (et nous-mêmes, moinsjeunes ?) ont besoin de mettre en pratique, d’éprouver concrètement, les connaissances que, trop souvent, on se contente de recopier sur un cahier. Pédagogie active, sinon pas grand chose.
La conception de l’enseignement souffre profondément, à mon avis, de cette dichotomie étanche entre la main et l’esprit. Au mieux, la main vient illustrer ce que l’esprit doit apprendre. Au pire, faute de moyens matériels et de temps, l’expérience concrète est carrément sacrifiée.
L’action culturelle que vous décrivez va donc - et je m’en réfère à mon expérience pratique, pour le coup - dans le bon sens… Mais… à quand la révolution culturelle qui fera de ce type de projet le projet-type et non le projet-cerise sur un gâteau en pleine déconfiture ?
Signé : une enseignante en physique-chimie impliquée dans l’organisation de chantiers-nature en collaboration avec un lycée allemand et un lycée tchèque (autre exemple d’activités, pour dire qu’il se passe tout de même des choses dans les écoles)
Au milieu des difficultés, un constat : la réticence de l’Education nationale à se réformer efficacement, sous prétexte que ce sont les individus qui doivent s’adapter au système scolaire, et non l’inverse. Le problème d’initiatives comme celle qui est décrite ici, c’est qu’elles sont généralement isolées et très peu suivies. Indifférence, ronron. Mais il ne faut rien attendre du ministère (combien de ministres de l’Education nationale connaissaient leur sujet ?). La solution viendra du terrain, et risque de prendre beaucoup de temps, car elle implique le renoncement à bien des préjugés. Quand je vois le débat provoqué par l’article sur le collège Monod paru ici même, je me dis qu’il y a du boulot.
Ne pas oublier une chose, que Freinet avait comprise : c’est que les élèves aiment apprendre, et qu’ils ne comprennent que ce qui a pour eux du sens.
Thomas GREDAT
rendez-vous dans un an… ou deux… pour voir si les crédits apportés seront toujours d’actualité. C’est triste mais c’est le lot de beaucoup de projets… évacués car plus financés. bon courage et merde ! (on recommence toujours… 2 ans, 3 ans plus tard. mais que de temps perdu!)
quant à l’échec de l’école… quand on passe en deux ans de 22 à 28 élèves dans une classe de CP… faut pas s’étonner. idem pour le collège.
Osons un projet moderne !
On rétablit les horaires de mathématiques et de Français au primaire et au collège qui existaient avant les années 80.
Ca coute pas cher ( quoi que… va falloir reformer et recruter des enseignants dignes de ce nom dans le primaire, parce que le CRPE actuel faut voir ce qu’il sélectionne et laisse sur le côté…)
C’est bien beau d’embaucher des « poêtes » qui ne savent pas ce qu’est une rime mais qui ont la tête pleine de projets pédagogiques pharaoniques sur la déconstruction du savoir-lire-être-péter, des « peintres » qui savent encore moins manier un pinceau qu’ils ne savent l’écrire, mais qui là aussi ont une vue imprenable sur ce que doit être l’éveil de l’enfant à l’art, mais un jour faut savoir expliquer aux élèves l’accord du participe passé et la division ( l’EN a résolu le pb des profs des écoles incompétents, ce sont maintenant deux « compétences » qui ne sont qu’en cours d’acquisition au primaire, à charge des enseignants du secondaire de faire le boulot qui était admirablement réussi par les instits… qui n’avaient que le bac et pas des Masters 1 « psycho pédagogie peintuluresque », option « socio-déco-dodo », mention passablement raté mais repéché après 15 oraux)
Peut-être faire un peu moins de « théatral » un peu plus de bases : dictée, conjugaisons, grammaire de base bien structurée (pas la bouillie officielle des I.O. du collège), les quatre opérations vues dès le CP et développées et comprises avant l’entrée en CE2, savoir réaliser des patrons de divers solides ( cube, pavé, pyramide…) et se faire démontrer les formules d’aires et de volumes de base.
Oh, ben mince, c’était la base des programmes de 1920 que « subissaient » 98% des enfants ( ah oui la démocratisation de l’école ça date pas d’hier…).
Aujourd’hui, y a pas 10% des bacs S qui sont foutus de faire une division à la main, je parle même pas de mener un raisonnement. Quant à l’orthographe et aux capacités intellectuelles des bacs dits « littéraires »….
Le principe de votre projet est intéressant : le retour aux bases. Mais peut-on faire comme si on n’avait pas évolué dans la compréhension des élèves ? Il faut encourager la créativité à l’école. Cette année, un de mes élèves de 5ème a travaillé, en cours de français, à l’élaboration d’une nouvelle policière. Il fallait l’entendre parler de son projet, écouter ce qui était sorti de son imagination, voir comment il l’avait structuré. Il avait mis ses capacités et ses ressources au service d’un projet qui le passionnait et signifiait quelque chose pour lui. Moi qui lui donne des cours de soutien en français, je n’ai pu que constater ce soir-là que je n’avais rien pas grand chose à corriger.
Ce qu’il faut, vis-à-vis des élèves, c’est simplifier, expliquer de manière à ce que la matière ait un sens pour eux, et leur faire sentir qu’ils peuvent comprendre, au lieu de leur présenter le Savoir comme une divinité sacrée au sens étymologique du terme : quelque chose qu’on ne peut pas toucher. Eviter l’ennui. Se contenter de revenir aux vieilles méthode ne résoudra rien : ça nous reviendra dans les gencives comme un boomerang.
L’école doit communiquer cette « joie de la pensée » si chère à Einstein, au lieu d’être une usine à moutons.
Thomas GREDAT
« L’école doit communiquer cette « joie de la pensée » si chère à Einstein »
Et à votre avis, Einstein, il a appris comment si ce n’est avec de vieilles méthodes, et un apprentissage hautement structuré ? Parce que vous croyez encore que l’ennui n’est pas indispensable à un enfant, à un élève ?
Oui, le savoir est une divinité sacrée.
Ce n’est qu’une fois qu’on l’approche d’assez prêt qu’on peut se permettre de renverser cette divinité.
Einstein n’a pas sorti sa théorie de la relativité en crachant sur la théorie de la relativité de Galilée et n’a pas développé la relativité générale sans connaitre parfaitement les travaux de Newton sur la gravité.
Quelle joie de la pensée voulez-vous avoir si on ne vous a pas appris à penser ?
Je vous met au défi d’apprendre efficacement quelque chose de nouveau, vous , tout adulte que vous êtes, en subissant des cours qui seraient faits comme les IUFM et les IO le recommande !
C’est déjà fait, monsieur ou madame, dommage que je ne sache pas à qui j’ai l’honneur ! Je sors d’un stage de formation de formateurs pour adultes, où j’ai appris des méthodes dont je compte bien me resservir. Quant aux jeunes élèves que j’ai en cours particulier, ce n’est pas avec les bonnes vieilles méthodes que je les fais bosser. Je leur fais sentir que j’aime ma matière, je leur explique, et je respecte leurs lacunes. Je m’adapte à leur rythme, et c’est comme ça qu’ils progressent. Car ils progressent, et ma tâche la plus difficile est de les convaincre que c’est moins grâce à moi qu’à eux-mêmes.
« Einstein il a appris comment » ? Einstein, à l’école, s’ennuyait ferme, et n’en a retenu que ce qui le passionnait. Son professeur de latin a eu envers lui ce jugement prophétique : « Vous n’arriverez jamais à rien, Einstein ! »
Et d’abord, on ne dit pas « Einstein il a appris comment ? » mais « Comment Einstein a-t-il appris ? » Est-ce là le résultat de vos « bonnes vieilles méthodes » ?
Non, le savoir n’est pas une divinité sacrée : c’est un trésor, et il est à tous.
Vous croyez encore que l’ennui est indispensable à un élève ? Si vous voulez vous ennuyer, c’est votre droit le plus strict, et je ne me permettrai pas de bafouer votre liberté. Mais pourquoi imposer l’ennui aux élèves ? Parce que vous auriez automatiquement, incontestablement et imprescriptiblement raison ? Ah ! Dans ce cas, je me tais !
Au fait : j’ai appris à lire et à écrire avec la méthode Freinet. Vous savez, ce sale coco qui rejetait les « bonnes vieilles méthodes », qui a popularisé les classes-promenades et les activités d’éveil et qui, en représailles, a été viré de son école. Vous pouvez constater le résultat !
A mon tour, je vous mets au défi : celui de vous retenir de me répondre. Je crois que vous ne résisterez pas. OK ! Je vous lance un autre défi : celui de m’envoyer, cette fois, une réponse intelligente, et que vous aurez le courage de signer. Mes voeux vous accompagnent !
Thomas GREDAT
Puisque vous ne souhaitez parler qu’avec vos égaux en intelligence, je me tais. Belle mentalité !
On est quand même obligé de répondre à tant de conneries, de contradictions et d’incohérences ! En commençant évidemment par les deux défis qui se contredisent ( faut savoir ce que vous voulez ! )
« Quant aux jeunes élèves que j’ai en cours particulier, ce n’est pas avec les bonnes vieilles méthodes que je les fais bosser. Je leur fais sentir que j’aime ma matière, je leur explique, et je respecte leurs lacunes »
Sous-entendu, on ne peut pas aimer sa matière, l’expliquer quand on utilise des « vieilles méthodes » ( Freinet est franchement moderne effectivement… )
« Je m’adapte à leur rythme, et c’est comme ça qu’ils progressent. »
Vous êtes un héros, un visionnaire. Aucun autre enseignant avant vous ou appliquant d’autres méthodes que les votres ne s’est jamais adapté au rythme de ses élèves.
« Et d’abord, on ne dit pas « Einstein il a appris comment ? » mais « Comment Einstein a-t-il appris ? » Est-ce là le résultat de vos « bonnes vieilles méthodes » ? »
Il ne vous est pas venu à l’esprit que ça pourrait être le résultat de vos « bonnes récentes méthodes » ?
De plus, je vous signale que reprendre quelqu’un sur son orthographe ou son style sur internet est un grave manquement à la netiquette. Mais cela doit faire partie du respect que vous témoignez à vos élèves…
« Vous croyez encore que l’ennui est indispensable à un élève »
Mais je ne le crois pas, c’est la science qui le dit. Renseignez-vous ! Oui, certaines phases d’ennui sont indispensables à la construction du cerveau humain. Oh, bien sûr avec toute la subtilité qui est la votre, vous êtes persuadé que j’ai écrit et que je pense qu’il faille s’ennuyer sans cesse. Aurais-je écrit que boire est indispensable que vous auriez compris ( ce doit être le résultat de vos « nouvelles méthodes », cette incapacité à raisonner ), que je pensais qu’il faille boire sans cesse. Non, Monsieur, cela ne veut pas dire cela.
Par contre, vous qui bannissez totalement l’ennui, êtes dans une erreur monumentale, vous empéchez vos élèves de se construire eux-mêmes, et non, ce n’est pas parce que vous les mettez dans des « activités autonomes » qu’ils se contruisent, au contraire.
« je ne me permettrai pas de bafouer votre liberté. »
Allons ! Vous ne faites que cela ! Votre défi final en est une preuve éclatante, votre demande de m’identifier une preuve supplémentaire de votre pensée totalitariste.
« Vous pouvez constater le résultat ! »
Effectivement, je le constate. Inculture totale sur Einstein, juste ces vieux poncifs : il ne manque plus que vous disiez qu’il était un cancre à l’école !
Et puis, Einstein, tout génie qu’il soit n’était pas exempt d’erreurs. Alors qu’il pensait que les mathématiques n’étaient qu’un outil bien utile, mais guère plus qu’un outil, que ce qui importait uniquement était la capacité de faire des expériences de pensée, de sentir la Physique, quelques années plus tard, il ne publiait plus guère que dans des revues purement mathématiciennes et avait reconnu que hors des maths point de salut, point de pensée nouvelle, point de découverte.
Je ne parlerai pas de son erreur sur la constante cosmologique, puisqu’aujourd’hui on reconnait que c’était une erreur fort féconde.
« Mais pourquoi imposer l’ennui aux élèves ? Parce que vous auriez automatiquement, incontestablement et imprescriptiblement raison ? Ah ! Dans ce cas, je me tais ! »
Mais, qui demande à qui de se taire ?
Et je vous retourne la question : pourquoi imposer l’activité perpétuelle aux élèves ? N’ont-ils pas le droit au repos, le droit de ne pas aimer aujourd’hui votre cours, parce qu’ils sont fatigués, parce qu’ils pensent aux fleurs, à la promenade qu’ils feront tout à l’heure, à une énigme de maths pendant qu’on essaie de leur faire croire que Baudelaire c’est beau, alors que ce n’est que de l’air pour eux, ou inversement leur faire croire que Thales est utile, alors qu’ils composent dans leur tête un quatrain pour leur belle et que ta laisse tu peux te la garder ?
Ce n’est pas dans l’ennui qu’a été trouvée la spirale d’Ulam par exemple ? Et Prévert ? L’oiseau lyre, ça sent le vécu, non ? Et vous voulez priver l’humanité de ça, au prétexte qu’on doit toujours occuper l’esprit d’un enfant, le passionner sans cesse ? Se faire plaisir oui ! Se dire à la fin de la journée : ah ! les élèves m’ont tous écouté, ils étaient pendus sans cesse à mes lèvres. Mais quelle mégalo ! Quelle tyrannie !
Renoncez vous aussi aux journées pluvieuses ? Où l’enfant seul à la maison s’ennuie, puis soudain s’invente des mondes entiers ? Non, HALTE à l’ENNUI, vive la TELE, la zapette, les activités ludiques, le club de sport, de musique, de danse. Sans cesse occuper, sans cesse éviter en fait la pensée. Mais bien sûr, c’est normal. Quand on a pas les bases, quand on ignore la beauté d’une construction méthodique, le B-A BA, la construction patiente et répétitive des algorithmes de calculs, le plaisir de poser et reposer sans cesse mille opérations, non, agitons nous dans le monde de l’instantané, et là, l’ennui réel et improductif, la vacuité de son monde intérieur éclatent.
Quant à vous fournir une réponse intelligente, je regrette que vos nouvelles méthodes d’un demi-siècle et plus, vos activités d’éveil et vos belles promenades ne vous aient pas permis de me comprendre.
Vous voulez que je signe ? C’est pour vous une preuve de courage ? Pourquoi ? Vous croyez que je m’effraie des recherches que vous pourriez faire sur mon passé ? Que vous pourriez venir me casser la gueule ? Non, ça j’en ai peur, par contre je ne vois pas ce que ça vous apportera ?
Vous n’oserez de toute façon pas me dire en face que je manque d’intelligence comme vous le faites à travers l’écran :
-soit que vous ne le pensiez pas (et donc vous êtes un con de l’avoir écrit )
-soit que vous le pensiez ( et vu que ce que je pense de mon intelligence, vous êtes de nouveau un con à mes yeux), et alors vous prendriez le risque que ce soit vrai. Et comme vous connaissez vos classiques et que vous savez que les cons ça ose tout, vous risqueriez vraiment de vous faire casser la gueule.
Donc je résume : si je suis intelligent, vous n’avez pas besoin de connaitre mon nom, vous avez juste à continuer à prétendre que je n’ai pas de réponse intelligente à vous fournir, là, de loin, à l’abri d’une riposte qui n’arrivera pas, et vous flattez votre petit égo à peu de frais.
-si je suis con, vous ne voulez surtout pas connaitre mon nom, parce qu’alors, plus de raison ( sauf le manque de courage) de ne pas venir me le dire en face, et là vous en prenez plein la tronche. Oui, parce qu’en plus si je suis pas courageux comme vous le prétendez, ( on imagine toujours que vous ayez raison ) , j’appellerai plein de copains à la rescousse.
Je renouvelle mon défi, en le précisant: essayez d’apprendre quelque chose de sérieux, d’un peu difficile à comprendre en appliquant vos méthodes, je sais pas moi, la théorie de la relativité restreinte si vous n’êtes pas physicien, les développements limités si vous n’êtes pas matheux.
C’est accessible après le bac.
Je vous laisse 30 heures de préparation façon « moderne »( vous vous baladez avec le prof que vous voulez, à condition qu’il ne vous fasse pas cours « à l’ancienne », vous faites les activités d’éveil qu’on vous imposera, vous n’avez pas droit à 30 secondes d’ennui, votre prof devra se débrouiller pour vous faire aimer ça du début à la fin ) , et ensuite vous essayez de faire des exercices pris dans un bouquin de prépa par exemple.
Personnellement j’ai appris la relativité restreinte en m’amusant, sans jamais m’ennuyer, que c’est drôle les collisions de deux particules relativistes, génial le rétrécissement des longueurs, mais bon je suis pas foutu de faire un exo sérieux là-dessus.
Je me suis fait ch… sur les dvpts limités avec un prof qui nous a fait ça à l’ancienne, mais ça ne me pose pas de soucis 10 ans après.
Ce n’est qu’un exemple personnel, mais bon, puisqu’apparemment le summum du raisonnement mathématique est l’induction et non plus la déduction, je m’incline devant la sommité intellectuelle que vous êtes, et j’applique !
J’ai bien retiendu la leçon ?
Quoi ? Comment ? J’ai encore fait des photes d’orthographes, de grand-mère?
Flupte, c’est bien la preuve ultime que j’ai tort et vous raison.
Pfff…
Je vous dois des excuses, monsieur.
Vouloir savoir à qui j’avais affaire était une indiscrétion impardonnable, croyez bien que je la regrette.
Vous reprendre sur votre style, même au second degré, fut, en effet, un manque de tact de ma part, et je vous remercie de me rappeler aux règles de la courtoisie. Aussi vrai que je n’oserai jamais vous dire en face que vous n’êtes pas intelligent, pas plus que vous n’oserez me dire en face que je suis un con, comme vous le faites courtoisement, « par écran interposé ».
Sur le fond de l’affaire : je vous parle de « joie de la pensée », et vous me répondez que les élèves ont le droit de s’amuser et d’être créatifs. Je vous remercie donc de me donner raison.
« N’ont-ils pas le droit (…) de ne pas aimer aujourd’hui votre cours (…) ? » Absolument, puisque, comme je l’ai dit, « le savoir n’est pas une divinité sacrée ». Donc, nous sommes d’accord !
« Aucun autre enseignant avant vous (…) ne s’est jamais adapté au rythme de ses élèves »: je vous remercie de me l’apprendre, mais en êtes-vous absolument sûr ?
« Vous êtes persuadé que j’ai écrit et que je pense qu’il faille s’ennuyer sans cesse » : pardonnez-moi, monsieur, mais de la façon dont vous l’exprimiez, c’est effectivement ce que j’ai compris. L’intelligence « visionnaire » que vous me prêtez ne semble pas disposer de l’acuité nécessaire pour pénétrer les replis et recoins de votre cerveau subtil. Vous êtes donc un génie, monsieur, et quand on a eu l’honneur de se faire traiter de con par un génie, on ne peut que rendre grâces aux cieux. Ce que je m’en vais faire de ce pas.
Quant au projet que vous évoquez de vous livrer à des voies de fait sur ma personne, je ne doute pas que cela élèverait le débat et prouverait la justesse de vos arguments. Mais je serais obligé de me défendre. Or, je ne me remettrais pas d’avoir dû casser la gueule à un génie, et vous vous en remettriez encore moins ! Je vous conjure donc, dans l’intérêt de votre santé, de reconsidérer vos intentions et de me conseiller plutôt une bonne biographie d’Albert Einstein.
Cordialement,
Thomas GREDAT
Post scriptum : vous me reprochiez de ne vouloir parler qu’avec mes « égaux en intelligence », je vous ai répondu. Prenez-le comme vous voudrez.
Thomas GREDAT
Puisque vous parlez du français et que je l’enseigne au collège depuis dix ans je me permets de vous dire que les IO ne sont pas une « bouillie » comme vous le croyez mais au contraire un document de travail d’une grande richesse qui donne beaucoup de grain à moudre et de liberté aux profs.
Elle ne sont pas une doxa, elle n’ont aucun caractère coercitif et si un prof peu intéressé par la linguistique ne souhaite pas enseigner la grammaire de l’énonciation et bien libre à lui.
Au contraire quand je lis les niaiseries de Bentolila et je ne sais plus comment il s’appelle l’académicien moustachu, retour à la gramaire fordiste, on souligne trente fois le COD et les vaches seront bien gardées, ça me fout les boules.
Des bases bien structurées ? Comment on apprend à parler ? On se prend une tarte à chaque fois qu’on dit tato à la place de gateau pour que ça soit structuré à la base ?
Laissez les gosses avoir une orthographe de gosse et une grammaire de gosse et laissez-les progresser ! Pourquoi faudrait-il que ces sous-disciplines du français soint les seules où l’erreur est une faute ? C’est pas les mômes qu’ont des problèmes avec l’orthographe c’est leurs parents.
Il faut enseigner l’orthographe mais inhiber les gosses à coup de Besherelles, non !
J’ai aussi enseigné pendant des années, je connais les I.O. merci, et je connais aussi les inspecteurs, alors la liberté pédagogique, oui, mais à quel prix pour la « carrière », ah mais bien sûr, un prof doit se foutre de son salaire !
Et non on ne doit pas laisser les gosses avoir une orthographe de gosse, d’une part parce qu’un enseignant se doit de faire des enfants en face de lui des ELEVES.
Je me demande ce qui inhibe le plus les élèves : le besherelle qui leur donne une base solide sur laquelle se reposer ou le flou « artistique » des séquences bidons qui les amène non pas à rédiger des nouvelles policières mais des morceaux de phrases incompréhensibles pour eux et pour les autres.
L’éducation, et plus particulièrement l’éducation nationale, préoccupe a priori dans le discours convenus la majorité de gens, un peu à la manière, Arté, France culture, c’est important mais on regarde la TF1 (voire France 2 et France 3 qui n’ont rien à envier à TF1) histoire de se « détendre » (cela fait maintenant 10 ans que je ne regarde la télévision que lors de déplacements, dans les chambres d’hôtel et à chaque fois je me fais la même réflexion, je ne perds, puis j’éteins et me prend un livre). Cet article ne sera pas dans le Top de Rue89, ça n’a rien à voir avec ses qualités, ni avec le fait que beaucoup de personnes soient en vacances et que l’école leur parait bien loin et surtout très ennuyeuse, dramatiquement ennuyeuse, désespérée et désespérante.
L’action culturelle dans les établissements scolaires telle qu’elle a été menée jusqu’à présent pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. Pour avoir un bon vin, un bon fromage, une belle huile d’olive, de bons fruits, il faut travailler, patienter et surtout connaître le goût des choses et avoir envie de les perpétuer, de les partager, les faire vivre.
Si les institutions publiques au niveau local, régional et national ne décident pas d’un plan pluriannuel avec une évaluation objectivé par une expertise indépendante sur la rénovation de la politique scolaire et culturelle au sein des établissements scolaires et de la société alors votre action aussi généreuse puisse-t-elle paraître, ne sera qu’un emplâtre sur une jambe de bois.
Pour les lecteurs de Rue 89, qui ne sont peut-être pas tous auditeurs de France culture, je vous propose de lire, par exemple, les transcriptions de quelques émissions qui abordent ce problème directement ou pas. Dans la série documentaire (les 5 derniers liens) « Sur les Docks » il a été souvent question de l’école et de l’action culturelle à l’école. J’aimerais connaître aujourd’hui l’évaluation pour les deux premières expériences dont il est question avec le programme du Collège de France à Aubervilliers (premier lien) et surtout savoir si Monique Canto Sperber analyse toujours la situation de la même manière, en prenant les conséquences pour des causes…
http://tinhinane.mon-blog.org/index.php/2006/06/05/105373-college-de-fra…
http://tinhinane.mon-blog.org/index.php/2006/06/20/106573-egalites-des-c…
http://tinhinane.mon-blog.org/index.php/2007/08/12/128479-les-annees-200…
http://tinhinane.mon-blog.org/index.php/2007/08/10/128423-les-annees-199…
http://tinhinane.mon-blog.org/index.php/2007/08/04/128239-les-annees-lan…
http://tinhinane.mon-blog.org/index.php/2007/07/25/127933-lentre-deux-ma…
En fait , si j’ai bien compris ;dès qu’il ya un article sur « l’école » on parle du collège..
Je reprends la logique des raisonnements :Il y a un problème de violence, d’incivilité, d’échec scolaire, de parents « démissionnaires »,etc..
Vite, on change les programmes à l’école PRIMAIRE ! Sans tenir compte que les enseignants de maternelle ont très souvent de 25 à 32 petits en classe. Où sont les enquètes d’effectifs?
Où sont les enquètes sur la dégradation de l’état de santé des enfants… Venez passer un mois dans une école en REP pour comprendre et SVP ne parlez plus de « pédagogie pseudo innovante » qui apporterait LA réponse. Le fonctionnement du collège ne correspond plus aux enfants d’aujourd’hui , la formation des enseignants non plus.
Bon j’avoue j’ai quelques aigreures , vivement septembre que je retrouve mes p’tits bouts..
Je vous approuve quant au nombre d’élèves dans les classes de maternelle. Moi ça fait trois ans de suite que j’ai 28 élèves. Il serait vraiment temps de parler de l’importance de l’école maternelle qui est vraiment prise à la légère même malheureusement par nos propres collègues de l’école élémentaire. De plus aujourd’hui avec les nouveaux programmes datant de 2002 on veut que nous mettions le paquet sur le langage, je suis tout à fait d’accord mais on doit faire tout cela seul, avec une classe surchargée car ce n’est pas avec le groupe au complet mais avec de petits groupes que l’on peu progresser en langage mais de cela personne ne parle, de toute façon quand quelque chose ne fonctionne pas on finit toujours par culpabiliser une seule personne l’enseigannt même. Nous manquons cruellement de moyens humains et de postes d’enseigants, pas de petites mesures à la sauvette qui créent des postes de je ne sais quoi ce qu’il faut ce sont de vrais enseignants!
Mais en ce moment on est en train de nous lâcher nous enseignants en maternelle, attention!
ouais,
le tout est de faire !
le groupe gareauxcopainsdailleurs, l année prochaine tente un « travail » avec l’ecole g Brassens de laigneville : trois classes trois chansons, un spectacle en fin d’année et une répèt en milieu d’année !
on verra bien si aculturation il y a !
philippe tixier pour le groupe
blog : http://libre.gauchepopulaire.fr/index.php/category/poesie
Bonnes références à lire :
- Pour la réussite de tous les élèves (édit. la Documentation française - 2004)
- l’apprentissage de la lecture à l’école primaire (rapport 2005-123)par l’Observatoire National de la Lecture
- Décret relatif au socle commun de connaissances et de compétences (9 mai 2006)
et un excellent site :
- http://s.huet.free.fr/ (Evolution de 1880 à nos jours = CONSTERNANT !)
Que l’on mette le paquet sur le langage ou que l’on chante brassens, ce n’est pas ce qui est important. Ce qui est important c’est que les enseignants aient une marge de maneuvre suffisante pour faire ce qu’ils ont envie de faire. Ce qui reste l’exception à l’EN.
Mon expérience avec trois enfants, c’est que les enseignants ne sont ni mauvais, ni bêtes, ni feignants… simplement ils ont à 90% une conception de la relation à l’enfant et de la pédagogie qui n’est pas la mienne. C’est leur droit, mais c’est mon droit aussi de choisir mon école : pédagogie Freinet chaque fois que j’ai pu dans le primaire, puis écoles publiques et écoles privées au fil de la scolarité de mes enfants, en choisissant chaque fois le moindre mal.
Remarque :
il y a une chose que je ne comprends pas : les français sont attachés au choix de leur médecin (quelques visites par an, relation d’adulte à adulte) ;par contre, il faudrait faire confiance les yeux fermés à des enseignants uniquement parce qu’ils sont « du public », pour nos enfants, pendant six à sept heures par jour ?
« par contre, il faudrait faire confiance les yeux fermés à des enseignants uniquement parce qu’ils sont « du public », pour nos enfants, pendant six à sept heures par jour ? »
Si vous avez un autre système à proposer…
La suppression de la carte scolaire ? Laisser libre choix aux parents en ce qui concerne l’école, et même mieux encore les enseignants que doivent avoir leurs enfants ?
C’est sûr que ce serait l’idéal, sauf que…
Soit une ville comportant 3 écoles, 9 classes de CM1 ( 3 dans chaque école ),9 enseignants, et 225 élèves devant entrer au CM1 à la rentrée prochaine.
Admettons que tous les parents soient parfaitement renseignés, aient pu faire les comparaisons nécessaires entre les profs, leurs méthodes d’apprentissage, connaissent les statistiques de réussite des années passées.
Imaginons donc que tout le monde soit a peu près d’accord sur le classement suivant :
Ecole 1: jugée la meilleure, avec 1 excellent prof, 1 bon prof, 1 prof moyen
Ecole 2 : moyenne, 1 bon prof, 2 profs moyens
Ecole 3: mauvaise : 1 prof moyen, 2 mauvais profs.
Imaginons aussi que la distance ne soit pas un problème.
Puisque les parents décident de l’établissement et du prof pour leur enfant, on obtient quoi ?
Ecole 1 : 900 élèves dont 850 pour 1 seul prof.
Rien pour les autres.
Faisons un peu moins caricatural : tout le monde n’a pas la même conception de ce qu’est un bon prof, certains ne se renseignent pas ( et oui, les parents qui se foutent des études de leurs gosses pour ne pas dire de leurs gosses tout court ça existe aussi ), la distance joue un rôle…
On aurait quand même 80 à 100 demandes pour le meilleur prof, entre 30 et 50 pour les bons, 20-30 pour les moyens et une dizaine pour les mauvais.
Vous croyez que ça va marcher comme ça ?
Ah ben non, loi de l’offre et de la demande, le bon établissement, le bon prof va choisir lui-même les élèves qu’il souhaite.
Bon, il existe des bonnes âmes, certes… Mais à votre avis dans la majorité des cas, ça va donner quoi ? Les 30 meilleurs élèves parmi les 100 demandes iront pour le bon prof ( qui du coup aura de meilleures statistiques, donc encore plus de demandes l’année suivante, et donc la possibilité de choisir encore plus facilement les meilleurs…)
Et votre gosse, qui n’est peut-être pas si brillant que ça… Ben il ira là où il restera de la place, et comme il aura eu les cours d’un mauvais prof, il ne pourra pas non plus progresser autant que d’autres, et il ira dans un mauvais CM2, un mauvais collège etc…
Moi, je suis pas contre un tel système, ouvertement élitiste, parce que j’ai les moyens de lui faire faire ce qu’il faut à la maison à mon gosse pour qu’il ait une vraie chance d’être sélectionné dans un tel système ( je ne le laisserai pas avoir une orthographe de gosse à 7 ans comme le disait plus haut un de mes ex-collègues. Non, il aura son Bescherelle, son Bled à la maison, il saura calculer, raisonner à 7 ans… quand les autres se feront miroiter une carrière d’écrivain à succès pour avoir écrit à 15 ans, sujet d’invention: ‘le tipe avec le flinke à tué l’aute gar avec un bal de gros kallibre 22 il avai trop fé kiffé aussi le gar. il a cherchez le traisor parsequil avé trop besin de tunes , il la tro niké grave. » et avoir obtenu 15/20, parce que d’une part il ne faut pas tenir compte de l’orthographe dans un sujet d’invention ( cela pourrait brimer l’imagination de ce pauvre enfant), qu’il ne faut pas tenir compte de la cohérence du propos ( si les surréalistes ont eu le droit de prendre des libertés avec les règles, pourquoi pas un gosse de 15 ans ? )
En attendant à LG, H4 ou Ginette les élèves font de vraies dissertations, de la géométrie (pas cette fumisterie actuelle des programmes de collège où la question la plus difficile qu’on puisse poser est : montrer que le triangle ABC, avec AB=3, AC=4, BC=5 est rectangle en A, sachant qu’on ne doit pas pénaliser si les mots « réciproque » et « Pythagore » n’apparaissent pas, je n’ose évoquer les QCM au bac S), des compositions d’Histoire ( et pas juste des questions débiles du genre qui est ce personnage, avec une reproduction de Napoléon au col du Grand-Saint-Bernard, on attend la photo de Laurie pour l’an prochain)
Mais bizarrement ces établissements ne prennent ni ne gardent n’importe qui en leur sein… Vous voulez généraliser ça ?
personnellement la question me passionne. j’ai 25 ans et je viens juste de sortir du système scolaire.
j’ai fait toute ma scolarité dans le public. j’ai été « sauvée » par une enseignante de CM1 et CM2 qui faisait réussir toute ses classes, d’année en année.
j’étais dyslexique, les autres maîtresses avait déclaré que j’étais « extrêmement limitée et que je ne ferai jamais d’études longues ». (j’ai fait une maîtrise de LEA mention bien et un DESS commerce international, j’ai trouvé un travail bien payé sans case chômage).
cette dame avait une méthode qui compile la plupart ce que vous avez dit plus haut:
le matin apprentissage systématique des bases de français et de math, et des méthodes de travail.
l’après midi, travail autonome des élèves supervisé par elle: création d’exposés pour l’histoire la bio et la géo, préparation de pièces de théâtre, lecture pour le plaisir, dessin.
je n’ai pas fait ni lu d’études sur le sujet. mais j’ai eu la chance de faire partie d’une expérience qui a marché (elle avait obtenu de faire ce qu’elle voulait vu ses résultats).
On peut étendre cette méthode à qui veut. elle marche. et dans mon petit village, on était l’école des HLM.
je pense aussi qu’elle saupoudrait son travail de beaucoup d’amour. pour son métier, pour les mômes, pour l’être humain en général.
c’est tout ce que je souhaite aux profs et élèves d’aujourd’hui. pouvoir vivre ce genre d’expérience.
Marthe
anonyme pas courageux du tout:
Vous avez vu travailler Lopez dans sa petite école auvergnate (film etre et avoir je crois)…..
Une petite idée rétrograde en passant:
restaurons l’esprit ,le talent, le dévouement inoui des merveilleux instituteurs (ils n’étaient pas professeurs des écoles) et profs des cours complémentaires et autres établissements d’après guerre qui ont sorti des générations de pauvres petits ruraux…dont j’ai fait partie
Merci mes chers « maitres d’école ».Ils ne frappaient pas, ils punissaient guère ils travaillaient dur, animaient le periscolaire, souvent administraient la commune ou le village…c’était plutot la semaine de 50 heures…
signé: un vieux réactionnaire
Ne pas oublier non plus que ces instits avaient l’une des meilleures payes du village, étaient respectés pour leur savoir…
Aujourd’hui on respecte Zidane pour ses coups de boules, son dopage et ses millions. On acclame l’inculture, on s’en réclame même.
On peut toujours réver qu’un prof payé 1,3 fois le SMIC puisse changer ça, quant au dévouement inouï, je vous rassure il reste toujours plein de cons à l’EN qui continuent à se défoncer pour mieux s’entendre dire qu’ils sont des feignasses toujours en vacance ( bien qu’ils en aient moins que leurs illustres prédécesseurs qui n’avaient pourtant pas les mêmes conditions de travail )
J’échange 30 heures de présence devant les élèves de 1950 contre 10 d’aujourd’hui.
1950-1970 : Le gros du travail consistait chaque jour à… tourner la page du manuel de la veille et à passer à la suivante… Math, français, français math, un peu de sport -en ordre et sans bruit, attention-
Pas de projets d’école à pondre, pas d’illusion de 100% de bacheliers dans le pays, pas de PPRE et autres gadgets culpabilisants, pas d’informatique, de langue étrangère, bref : la paix, même avec 40 élèves par classe!
Et ces pédagogues sont partis en retraite à 55 ans maxi, frais comme des gardons!
Les élèves ne mouftaient pas ; s’ils se plaignaient d’une punition à leurs parents, ils s’en reprenaient une autre ; il y avait une saine émulation car la fonction d’ascenseur social de l’école était liée à la dose de travail fourni par l’élève -et non l’instit-
Enfin, seuls 40% des enfants poursuivaient au collège, les autres trouvaient du travail localement et n’étaient pas déconsidérés pour ça.
Conclusion: aucun rapport. Aujourd’hui, quand on est directeur non déchargé d’une petite école, on fait ses 35h en à peine 2 jours, on est stressé continuellement, on n’a jamais fini et ce n’est jamais parfait, bref, que les ministres fossoyeurs des retraites se rassurent: on ne coûtera pas cher en pension!
Bref, c’était mieux avant ! Quand les élèves devaient s’adapter à l’enseignement et pas l’inverse. Quand il était plus important d’être un bon élève que de se construire. Les choses évoluent : horreur !
Thomas GREDAT
C’était pas « mieux avant », la révolution hippie et 68arde a bien bousculé une quantité d’inepties et de préjugés qu’il fallait déboulonner.
Elle fut d’ailleurs le dernier sursaut à un moment où le pouvoir pouvait encore basculer, où un choix de société était encore possible avant que l’on ne s’engouffre dans l’ère d’un progrès de pacotille et du fric tout puissant et que le terrorisme occidental ne lance la planète droit dans le mur…
On a confondu la nécessaire critique d’une morale et d’une culture étriquée et partisanne avec l’absence de morale et de culture. Les théoriciens ont alors lancé l’aberration de « l’enfant au coeur du système » avec toute la chienlit qui a suivi : tout devait magiquement partir de l’enfant, refus de tout rapport de transmission… Il faut lire les rapports d’inspection des années 70-90 qui bousillèrent -ou retardairent- de nombreuses carrières…
La médiocrité télévisuelle aidant, on a créé des générations de beaufs avachis dans leur consommation et qui n’ont pour rêver que des modèles d’éructeurs de banalités pathétiques qui ne savent pas de quoi est composé un accord en guise d’atistes ou de sportifs à QI d’huîtres, à gourmette en or, voiture de luxe et pétasse assortie…
On se réveille un peu tardivement en se demandant pourquoi les mômes ne font plus l’effort d’entrer dans les incontournables de la littérature et en essayant de rétablir des « socles communs » indispensables. Ils ont devant les yeux des cons milliardaires qui leur ressassent qu’ils n’ont jamais appris une table de multiplication ou appris une règle d’orthographe!
On ne rentre pas dans la culture sans guide. Certes, c’est plus facile si le guide est passionné-passionnant, mais là, on touche au recrutement des pédagogues…
Je ne pensais pas lire toutes les interventions précédentes vu le sujet qui ressemble à une complainte annoncée.
Mais vous en parlez avec conviction.
J’aurais aimé ajouter que c’est donc bien du local (et donc de l’enseignant, de l’éducateur, des écoles elles-mêmes) que viendrait la solution (toujours à réinventer d’ailleurs).
L’EN en tant que globalité ne peut faire qu’une chose : gérer au mieux, impulser un mouvement, peut être un sens (je n’en suis pas persuadé d’ailleurs).
Mais l’essentiel est de léguer les mots pour dire les choses et cela ne se fera sans amour pour eux.
Excusez cette emphatique façon de voir les choses, mais celui qui sait nommer et à qui on a appris à aimer nommer ne peut que se socialiser et peut être sera capable de créer un nouveau discours, son propre discours.
Ch. Lacoste