(D'Anaheim, USA) L'Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense (Defence Advanced Research Projects Agency - DARPA) a bientôt cinquante ans d'existence, et a toutes les raisons de les célébrer. Si l'on en croit les prospectus distribués à l'entrée de la Conférence DARPATech qui se tenait récemment à Anaheim (Californie), les savants les plus radicaux et les plus avant-gardistes du Pentagone sont à l'origine de 52 des plus grandes innovations technologiques depuis 1958. A commencer par la version primitive de l'Internet.
Le gigantesque hall d'exposition au cœur de la conférence me rend pourtant confus. D'un côté, je ne peux pas m'empêcher de me sentir coupable d'être complice d'une offensive de relations publiques du gouvernement, alors que je me promène au milieu des derniers gadgets de technologie militaire. Et pourtant, en tant que journaliste, je ne suis pas vraiment le bienvenu. Le service de presse du DARPA n'autorise les visites de journalistes que deux heures par jour, pour prendre des notes et lorgner les engins. Et deux heures assez solitaires, car de nombreux exposants ont été mis en garde de ne pas parler aux médias : un simple coup d'œil à mon badge orange de journaliste, et ils me tournent le dos nerveusement.
Verrons-nous jamais ces technologies exotiques ?
Quelques représentants de sociétés sont plus bavards, mais certains des projets présentés sont si extravagants ou si hypothétiques qu'il n'y a pas grand chose à expliquer. Un des exposants présente un simple dessin d'artiste d'un robot chirurgical portable, baptisé le « trauma pod », susceptible d'accomplir des opérations complexes sur le champ de bataille. De l'autre côté du hall, on peut voir une maquette en plastique gris d'un curieux « heliavion » (« heliplane »), croisement d'hélicoptère et d'avion de combat, un équivalent militaire du « ligre » (lion-tigre). Mais verrons nous jamais en réalité ces technologies exotiques ? Dans quelques années ? Dans quelques décennies ?
Si quelques gadgets semblent trop avancés, d'autres ont un air résolument dépassé. Le système de « filet RPG » (« RPG Net ») est destiné à protéger les véhicules contre les tirs de roquettes RPG. Un filet est accroché au plafond, avec, au milieu, une roquette prise dans ses mailles, comme un vulgaire saumon… Selon la notice de la présentation, il s'agit d'utiliser la technique du filet contre les armes ennemies, en jouant sur le maillage et le diamètre des trous. Mais avons-nous réellement besoin de DARPA pour investir dans des filets high-tech ? Mieux que le traducteur automatique de Google…
Plus intéressant, il y a des mises à jour de projets présentés aux éditions précédentes de la foire. En 2004, DARPA avait présenté son « phraselator », un système qui permettait aux soldats d'hurler des ordres simples en langues étrangères. Désormais, le système permet une communication simple dans les deux directions. Le nouveau système permet ainsi une traduction simultanée en arabe et en farsi. J'ai assisté à une démonstration avec deux étudiants échangeant quelques phrases dans plusieurs langues. L'ordinateur transcrit la phrase, la traduit, et la renvoie en version sonore dans l'autre langue. Le système n'est pas parfait, mais il est meilleur qu'un traducteur automatique Google… Le système peut également fonctionner sur un réseau, ce qui signifie qu'on pourra peut-être le retrouver un jour sur notre téléphone portable.
Par ailleurs, les recherches avancent sur des prothèses contrôlées par le cerveau, déjà introduites (au moins conceptuellement) il y a deux ans. Sur un des stands, deux volontaires ayant perdu leurs bras, et un ancien combattant auquel il manque une main, en font la démonstration. Nous n'avons pas encore de bras bionique relié directement au cortex, mais une machine utilise les signaux électriques émis par les tissus musculaires restant pour activer un bras artificiel. Après un peu d'entraînement, l'ancien combattant pouvait ouvrir et fermer sa main mécanique simplement en imaginant le mouvement.
La banalisation du robot
Je suis beaucoup moins enthousiaste face à l'incessant défilé de robots qui domine le hall. Est-ce moi, ou est-ce que les robots ont été quelque peu éculés ces dix dernières années ? Une bonne partie des ressources de DARPA va au développement de véhicules aériens sans pilote, ou terrestres à quatre pattes. Nous avons déjà des robots qui peuvent escalader des collines rocailleuses, contourner les obstacles, ou voir en 3D. Le « Stickybot », inspiré par les véritables lézards, peut grimper sur des surfaces plates comme des parois de verre, tandis que son cousin adhère aux surfaces de pierre ou de brique. Je suppose que c'est assez cool à observer, mais on a déjà vu tout ça. Et pourquoi avons-nous besoin de robots-lézards grimpant le long des parois quand nous avons les drônes ?
La locomotion animale inspire l'un de mes gadgets favoris : un incroyable « PowerSwim » (nage-énergie ? ). Accroché aux deux jambes du nageur, le système utilise une paire d'ailerons qui reproduisent les mouvements des mammifères marins. Les vidéos de présentation permettent de voir un système qui fonctionne comme une sorte de vélo marin : le nageur se propulse en faisant un mouvement au niveau du genoux. Coûtant moins de 500 dollars, ce système pourrait se retrouver très vite dans le circuit commercial.
J'étais si séduit par le PowerSwim que j'en ai presque raté le cyborg insecte caché dans un coin. La dernière invention du Département des technologies dégoûtantes de DARPA est le fruit de l'imagination du docteur Amit Lal, qui veut employer des insectes volant contrôlables pour des missions de surveillance. Pour l'instant, ses équipes ont réussi à implanter des électrodes dans des mites pendant la phase de crysalide, sans faire trop de dégâts aux tissus. Des démonstrations vidéo montrent que lorsque l'animal se développe, l'homme peut diriger la direction de ses battements d'ailes. Ils recherchent également un moyen d'utiliser le corps de l'animal –ses mouvements et son métabolisme– comme source d'énergie pour les équipements électroniques implantés. Les programmes de folie scientifique de DARPA sont dus à des hommes comme le docteur Lal, et sont financés par le gouvernement.
Traduit de l'anglais par Pierre Haski
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De
14H50 | 12/08/2007 |
nous avions déjà les abeilles pour la détection d'explosifs, maintenant nous serons scrutés par les mites !
De
17H30 | 12/08/2007 |
C'est notre garde-robe qui risque d'être « scrutée » puis « trouée ». La mite a toujours été une arme perforante. C'est son credo : it's its beat !
Je ne comprends pas la nuance donnée par le journaliste sur les « tissus » peu lésés. L'arme ne serait pas au point !
De
14H53 | 12/08/2007 |
dégoutant l'usage d'insectes transformés en machine. attendez qu'on fasse cela sur un chiot puis un humain. vous comprendrez l'horreur.
De pom7848
étudiant/chargé de cours | 22H12 | 12/08/2007 |
Hélas… Les premières armes anti-char étaient des chiens kamikases à qui l'ont apprenait à se faufiler sous les tanks pour les faire exploser. Et ne parlons pas des dauphins de combat soviétiques…
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 15H27 | 12/08/2007 |
Le Pentagone travaille aussi sur les techniques de cuisson… (VO - 1 min)
à kst
De AE35
16H52 | 12/08/2007 |
Lorsqu'on parle le Farsi, il n'est pas étonnant que l'on se fasse cuire sur pied !
à AE35
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 17H28 | 12/08/2007 |
Domestic purpose too…
à kst
De Ruevalparaiso
19H54 | 12/08/2007 |
l´un l´avale et rit l´autre l´imite et rend…
désolé
à kst
De janis06
from Nice | 19H37 | 12/08/2007 |
http://www.conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm
La lecture est un peu longue mais on a froid dans le dos quand on envisage les conséquences d'un tel projet. Pourquoi n'en parle-t-on pas ?
Les gadgets du Pentagone ne sont qu'une vitrine qui se veut respectable pour amuser le bon citoyen moyen.
La recherche militaire est dangereuse pour l'Humanité mais personne ne réagit.
POURQUOI ? ? ?
à janis06
De
15H31 | 13/08/2007 |
Je viens d'aller lire de quoi il en retourne de ce projet, sur le site : http://conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm
cela fait froid dans le dos ;
Ils sont complètements givrés, prendre le risque de nous faire cuire comme dans un micro-ondes… dingue !
à janis06
De
15H37 | 13/08/2007 |
Je viens d'aller lire de quoi il en retourne de ce projet, sur le site : http://conspiration.cc/sujets/arme/HAARP.htm
cela fait froid dans le dos ;
Ils sont complètements givrés, prendre le risque de nous faire cuire comme dans un micro-ondes… dingue !
à janis06
De griffaurel
13H40 | 14/08/2007 |
C'est du pipeau intégral !
Tout d'abord, la ionosphère ne reflète que les fréquence HF (Haute Fréquence type radio FM) et pas du tout les Micro-ondes. Si la ionosphère reflètait les micro-ondes, les récepteurs GPS ne recevraient jamais les informations en provenance des satellites. De plus, la ionosphère est incapable de concentrer les ondes. Elle les disperse. D'où la nécessité d'une forte puissance. Ce phenomène est utilisé par tous les radio-amateurs du monde depuis Marconi.
La puissance annoncée de l'antenne et d'1 Giga watt mais ça ne tient pas compte de la puissance réelle de l'installation 6 x 3600 cv = 28 MW seulement sans compter les pertes. La puissance annoncée est donc la puissance d'émission en pic. C'est comme pour les radars d'aviation. Leur puissance d'émission est de l'ordre d » 1 MW en pic mais ils n'ont jamais fait de mal à un pigeon. Pourtant, ils emettent eux en vrai micro-ondes entre 1 et 3 GHz.
Mon avis est que cette arme si c'en est une est peut-être suffisante pour brouiller toutes les communications radio HF d'un pays mais ne serait pas capable de cuire un poulet à 1 Km.
De
16H08 | 12/08/2007 |
Ce que j'aime bien dans cet article, c'est que le reporter ne se cache pas derrière une objectivité artificielle, il n'a pas la prétention d'être « transparent », à la manière de tout ce que l'on lit habituellement. Et malgré ça, il ne nous écrase pas sous sa perspective personnelle, autre travers que l'on retrouve dans des documents plus militants.
J'aimerais lire davantage d'articles de ce style quand le sujet s'y prête ; j'aimerais que les journalistes s'autorisent davantage à dire « je » lorsque cela permet de pondérer le propos. Expliciter sa subjectivité vaut toujours mieux que la suggérer involontairement !
De
16H45 | 12/08/2007 |
Est-ce vraiment là la pointe de leur technologie, je me souvient que lors de la premiere du golfe les télés du monde entier relayer les images des irakiens en train de tirés des salves de missiles dans la nuit, a l'epoque on nous disait que le but de la manoeuvre n'etait que d'impressionner l'ennemi. Ce n'est que vers les années 96-97 que les americains nous ont présentés leurs bombardiers furtifs ! ! ! !
De pom7848
étudiant/chargé de cours | 22H29 | 12/08/2007 |
>Ce n'est que vers les années 96-97 que les americains nous ont présentés leurs bombardiers furtifs ! ! ! !
Comme produit fini, exportable, etc, au salon du Bourget peut-être… Mais cette technologie a certainement du être présentée en tant que projet de recherche dans les années 70/80 à ce genre de salon qui est en fait une sorte de concours Lépine militaro-industriel mêlant étudiants et universitaires en quête de financement, industriels en quête d'idées ou de clients, militaires et stratèges, etc..
J'ai un collègue qui bosse sur des projets de robotique avec à l'esprit des applications civiles. Mais il est certains que la tentation est grande pour eux de présenter leurs bestioles qui rampent, sautent, grimpent, etc pour obtenir des financements pour leur recherche qui n'intéressent pas toujours grand nombre d'industriels. D'où la multiplication du nombre de robots en tout genre que l'auteur semble déplorer.
De lesailesbleues
artiste militant | 17H52 | 12/08/2007 |
je désirais simplement exprimer ma grande tristesse face à des hommes qui ne peuvent inventer que pour tuer … formidable ! Good guys !
J'ai la même tristesse pour ceux qui justifient l'armée par le progrès technique …
(soupir)
à lesailesbleues
De Trente.Nerfs
chercheur en Île de France | 18H26 | 12/08/2007 |
Ce ne serait pas un chouya manichéen comme vision ?
En quoi internet, les traducteurs automatiques ou les prothèses servent-ils à tuer ? Je ne dis pas que la DARPA est toute rose, loin s'en faut, mais heureusement l'ensemble de ses financements ne servent pas à faire des « machines à tuer ».
à Trente.Nerfs
De lesailesbleues
artiste militant | 08H21 | 13/08/2007 |
évidemment, ma remarque était générale : la DARPA est une entreprise qui pense pour la défense (donc l'armée) sans ordre militaire à transmettre aurait-il pensé à internet, sans soldat blessé aurait-il pensé au prothèse etc … Elle est là ma tristesse, c'est un progrès qui n'a vu le jour chez eux qu'avec la mort, la destruction.
Et ça n'a rien de manichéen, je n'ai désigné aucun méchant ni gentil ? ? ? j'ai simplement soulever qu'à mon avis on pouvait aussi bien avoir les mêmes progrès techniques pour la cohérence des peuples, le respect, l'entente, la paix etc …
à lesailesbleues
De pom7848
étudiant/chargé de cours | 10H24 | 13/08/2007 |
Bon je ne suis pas sûr que ça puisse vous redonner un brin d'optimisme mais bon en général (ou plutôt en temps de « paix ») ce n'est pas tout ce bazar technologique qui font le plus de morts. De vieilles kalachnikovs, des mines hors d'âge, de simples machettes peuvent provoquer des massacres inouïs…
D'après l'article et d'après ce que m'en dit mon collègue roboticien, on y trouve principalement les gadgets de surveillance ou de transport sans pilote, de protection et d'intervention médicale ainsi que les projets de moyen de défense incapacitant (ceux qui ne causent pas la mort ou la blessure physique). Le DARPA chapeaute beaucoup de projet de recherche
universitaire et ce ne sont pas dans les universités que ce fait vraiment la recherche sur les bombes et autres engins de mort.
Pour les machines à tuer, les trucs « classiques », ça se fait plutôt dans le grand secret des labos industriels et les engins ne sont présentés aux clients finaux que lorsqu'ils sont prêts à l'emploi, dans des salons comme celui d'Euro-Satory.
Bon, ça ne devrait pas vous passer tellement de beaume au coeur, mais je tenais à préciser que la colaboration recherche universitaire / militaire qui a apporté Internet entre autres choses, est quand même différente de a filière militaro-industrielle.
à lesailesbleues
De Seb_89
12H12 | 13/08/2007 |
Absolument d'accord. Mais visiblement il y a des personnes que cela amusent ce côté gadget de toutes ces armes. Il faudrait tout de même que ces même personnes aillent voir de leurs yeux, sentir avec leur nez et toucher avec leurs doigts les conséquences de l'UTILISATION de toutes ces machines. La mort n'a rien de gadget soyez-en sûr. Une personne avec le ventre déchiquetée n'est pas un spectacle qui met du baume au coeur. Promouvoir ce type de salons où l'on vante des armes qui tue mieux ou plus ou même plus affreusement (pourquoi pas ? ? C'est le business de machines qui donnent la mort que je sache) et tout simplement INDECENT.INHUMAIN.
Et les humains méritent mieux que cela il me semble.
De
18H15 | 12/08/2007 |
ho ! quelle belle invention la tapette pour combattre…
De AE35
18H19 | 12/08/2007 |
Et pendant ce temps là, ils ne sont même pas capable d'entretenir leurs ponts et chaussées !
Je sais, c'est un raccourci un peu rapide, mais je ne me peux m'empêcher de rapprocher les deux phénomènes. Que les finances soient inter-états (budget défense) ou au niveau de l'état seul (budget ponts & chaussées), l'ensemble du budget est un tout non extensible à l'infini. Donc toutes sommes consacréer à la recherche et au développement d'armes nouvelles est en moins pour un autre budget plus civil, voire civilisé !
à AE35
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 21H10 | 12/08/2007 |
De mauvaises langues prétendent en effet que l'effondrement du pont de Minneapolis n'est peut-être pas sans rapport avec la recherche militaire… (Source : AlterInfo.net)
NB : info non recoupée à ce stade (quoique partiellement relancée par un étonnant témoignage publié par le New York Times). A prendre donc avec toutes les réserves d'usage…
De
00H06 | 13/08/2007 |
nouveaux robots-option militarise
c'est apparu en mars 2006
La mule robotisée de Boston Dynamics
Le baudet robotisé, prenomé de BigDog, pèse 75 kg, fait 1 mètre de long et peut porter 54 kg de charges, grimper des pentes de 35° et se déplacer à 5,3 km/h ,au pas de marche d'un humain ! ! !
http://www.bostondynamics.com/
http://fr.gizmodo.com/2006/03/16/la_mule_robotisee_de_boston_dy.html
par contre le projet HAARP pourrait avoir d'autres finalités que celles déclarées officielement, à surveiller de tres pres l'evolution de ce projet
http://fr.wikipedia.org/wiki/HAARP
http://www.dailymotion.com/video/x1u66n_le-projet-haarp_events
De lesailesbleues
artiste militant | 08H27 | 13/08/2007 |
HAARP ? tiens ça me rappelle une conférence avec jean pierre Petit : on va bientôt parler ici de MHD et d'avion 10 fois supersonique …
De
08H49 | 13/08/2007 |
Je ne suis pas du tout sûr qu'il ait tout vu et certaines inventions, (filet protecteur, prothèses),datent de plusieurs années..Les « cerveaux malades » et la C.I.A. passent leur temps à chercher…..C'est terrifiant comme certains pays ont toujours plus de moyens financiers pour la guerre que pour la santé publique, l'éducation, le sport …Il est vrai que tuer des civils irakiens ça rapporte plus à la famille BUSH qu'une médaille olympique !
Et en FRANCE on parle d'un 2ème porte avions nucléaire : pour quoi faire ? La guerre à la Lybie….
De AE35
10H09 | 13/08/2007 |
Simplement pour corriger les erreurs du premier !
1 / Faire un pont d'une longueur suffisante pour y faire atterrir (je ne sais pas si le mot est juste) les avions qui y sont prévus (manque 3 à 4 m au premier).
2 / Y accrocher des hélices de propulsion qui tiennent et ne se décrochent pas en pleine mer comme sur le premier.
3 / Y installer l'électronique nécessaire pour qu'il puisse quitter un port de nuit (ce qui n'est pas le cas du premier).
4 / Pour qu'il puisse naviguer et quitter un port par mauvais temps et mauvaise mer (ce qui n'est pas le cas du premier).
5 / Par ce que son temps d'immobilisation est tellement important, que dans les faits, nous n'avons qu'un demi porte-avion en état de fonctionnement (nbr de jours en mer / 365). Il en faut donc un second pour en avoir au moins un entier.