Interview 11/08/2007 à 10h17

Hen Lasker, réalisatrice : l'amour au féminin dans l'armée israélienne

Anne Maniglier | photographe

Hen Lasker, réalisatrice, s'est engagée à dix-huit ans dans les unités d'élite de combattantes féminines israéliennes.

Pendant deux et demi, elle apprend la guerre, à tirer comme un soldat, à survivre dans le désert. Ces unités de combat la projettent de l'enfance à l'âge adulte, sans transition. Hen découvre qu'elle est amoureuse de sa commandante. Sa mère dira plus tard que l'armée lui a volé sa fille pour en faire une lesbienne.

À son retour dans le civil, Hen voyage et fait des études de cinéma, son premier film, « Summer seeds », relate cette période à l'armée, sa découverte de son homosexualité, son lavage de cerveau. « Summer seeds » n'est pas un documentaire israélien comme les autres, il est intime et tendre, avec une photographie très recherchée, et en apparence ce n'est pas un film politique. « Summer Seeds » était présenté au dernier festival de cinéma de Jérusalem où Rue89 a rencontré Hen Lasker.


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Pourquoi avoir fait ce film ? Pour parler de votre expérience à l'armée ou pour parler du fait que c'est à cette période que vous êtes tombée amoureuse d'une femme pour la première fois ?

Tout était important, et mélangé ; je suis tombée amoureuse d'une femme à l'armée parce que je me sentais plus à l'aise, et plus libre, cet endroit où tu es totalement à l'écart de la société, de ta famille, des amis, de toutes les normes et des lois.

A l'armée, je n'avais plus toutes les barrières, toutes ces normes et toutes ces limites sur les épaules, assez bizarrement d'ailleurs, car l'armée est un endroit où tu obéis à tous les ordres ; mais je me suis sentie plus libre. J'ai ressenti un changement dans ma « féminité », j'étais plus sûre de moi en tant que femme, je voulais m'affirmer. Tout cela était très intense.

C'est mon expérience personnelle qui a façonné mon point de vue sur l'armée. J'ai voulu parler de l'endroit, de la vie que nous menons là-bas, que les filles sont à un âge crucial, en fait une transition, et que l'armée les rend dures, enterre leurs rêves d'enfants. Je me suis dit qu'en revenant filmer je verrais les mêmes choses que j'ai ressenti à travers les yeux d'autres filles peut-être, et je voulais retrouver une histoire d'amour et la filmer.

Dans le documentaire, il y a des vies qui se croisent, Yarden, une nouvelle recrue, Smadar... Vous pensiez filmer une histoire d'amour entre deux filles et en fait, vous revivez une histoire d'amour...

Yarden a l'air d'avoir douze ans vraiment, c'est une enfant ; à l'armée c'est plus facile pour eux d'avoir des gens qui sont très jeunes dans la tête, ça leur permet de leur laver le cerveau plus vite. Yarden devient dur, elle doit tirer avec des armes qui sont plus lourdes qu'elle. Elle devient la répresensante du groupe du « quand tu veux, tu peux ! » Dans le film, elle devient la mascotte du groupe, parce qu'elle a une volonté de fer.

La manière dont je l'ai filmée était très particulière, je savais ce qu'elle endurait, j'ai montré cette rudesse, cette solitude, et surtout j'ai montré les méthodes employées par l'armée. Sa famille m'avait donné les autorisations pour la filmer, quand la mère de Yarden a vu le film, elle a éclaté en sanglot et Yarden aussi.

Ma relation avec la commandante Smadar dans le film, je ne l'avais pas vu comme cela, c'est en filmant, en la faisant parler, que nous nous sommes rapprochées. Je sais que cette relation que nous avons eue dans le film n'a pas été très bien acceptée ; mais je n'ai rien calculé. À l'armée, j'imagine que c'est pareil chez les hommes, il y a une tension sexuelle très forte, certains liens nous rapprochent. Je sais que certaines personnes ont pensé que je me suis servie de la camera pour la séduire, peut-être, je ne sais pas, ça c'est fait c'est tout.

Yarden, jeune recrue, dans le film “Summer Seeds“ (DR)

D'un côté l'armée vous a donné des autorisations exceptionnelles pour filmer, probablement parce que vous avez été l'une des leurs ; En même temps, les activistes de gauche critiquent votre film, en disant que vous ne dénoncez rien, et ne montrez rien, que vous n'êtes absolument pas féministe… !

Oui, je sais, mais mon film est critique envers l'armée, il la critique différemment, il montre que l'armée utilise des méthodes d'aliénés et ne nous protége absolument pas des conséquences. Je n'avais pas envie d'envoyer à la figure des gens des choses toutes faites ; j'ai voulu filmer les faits, et utiliser mon expérience dans ces unités.

Je voulais retrouver une histoire d'amour, la filmer intimement ; j'ai filmé des jeunes filles qui traversent une épreuve très dure, qui veulent vivre comme des hommes, s'habiller comme des soldats, comme je l'ai voulu également. On ne peut pas toujours présenter les événements de la même façon, non ?

Le film a-t-il été pour vous une thérapie ?

Oui, complètement. Il m'a permis de clore cette période de ma vie comme étant très importante personnellement et cinématographiquement.

Fiche du film : « Zir'ei kayitz » , Israël 2007. 65mn

Réalisatrice : Hen Lasker

Production Edna Kowarsky, Elinor Kowarsky. Eden Productions, Tel-Aviv.

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  • asozial
    asozial
    bobo aus Berlin
    • Posté à 23h38 le 12/08/2007
    • Internaute
      bobo aus Berlin

    tous les commentaires sur israel ou la palestine laissent passer le premier : une attaque gratuite - et tellement ordinaire - contre les féministes ! un élément parmi d'autres de la révolution conservatrice que nous vivons actuellement, la répétition sempiternelle de ce genre d'attaques sans fondement est révélatrice de l'importance sans cesse renouvellée du combat et de la pensée féministes dont la société entière a besoin - pas seulement les femmes (nous avons le même genre de matraquage dans les commentaires sur d'autres articles associant athées et fanatiques, à coup sûr de la part de personne aux valeurs similaires...).

  • Anonyme

    Et les palestiniens dans tout ça, on en parle pas ?

    • Anonyme

      Pourquoi donc faudrait'il en parler ?

      Ils sont assez occupés en ce moment à s'entretuer !

      • Anonyme

        grâce à qui ?

        commentaire dégradant et qui n'a pas sa place ici

         
        • Anonyme

          « dégradant »...je rigole !

          pourquoi nier la réalité ? Vous croyez peut-être que les terroristes du hamas jouent à la marelle ?

          Oui le « romantisme » gaucho-franchouillard...c'est plutôt cela qui est dégradant cher ami !

          « qui n'a pas sa place ici » personnellement je suis pour la liberté d'expression ..pas vous ? ..cela va avec le reste !

        1 autres commentaires
    • Charles Mouloud
      Charles Mouloud
      Bras gauche de la Vénus de (...)
      • Posté à 18h56 le 11/08/2007
      • Internaute
        Bras gauche de la Vénus de (...)

      c'est vrai , çà !
      ni des bigorneaux anorexiques ,ni de la hausse du gaz , ni du temps pourri cet été ,
      qu'est ce qui foutent les journalistes de rue 89 ! ! !

  • Anonyme

    Et où et quand le film passe en France ?

  • puerta13
    • Posté à 18h09 le 11/08/2007

    Ca sent le soufre... Ca va encore ruer dans les brancards.

  • Anonyme

    C est bien la France, a nous souler avec tout ce que ce passe en Israël ou en Palestine... comme si cette région du monde avait plus d'importances que les autres.

    Vous passez un reportage sur Israël et des cornichons vont vous sortir : et les palestiniens ?

    Vous passez un reportage sur les palestiniens et d autres cornichons vont vous sortir : et les israéliens ?

    Et franchement ce film n a pas plus d intérêts qu'un autre film du genre sauf d être encore un sujet sur Israël et son armée … (le premier qui me traite d antisémite et de pros-palestiniens a mon pied au cul)

    bien a vous.

    • Anonyme

      ni pro ni anti, je trouve que votre message est plein de raison...

      le sujet me semble un peu égoïste et nombriliste (sans aucune malice de ma part) et pourrait s'apparenter à la dominante du cinéma français qui se prend la tête et bavarde pour ne parler que des petits malheurs personnels au milieu d'un océan de merde

      • Pierre Haski
        Pierre Haski
        Cofondateur Rue89
        • Posté à 19h51 le 11/08/2007
          éditeur
        • Journaliste
          Cofondateur

        Le sujet est à l'image d'une partie de la société israélienne, qui se pose les mêmes questions de mode de vie, de sexualité, de société que le reste du monde (occidental), en faisant abstraction du conflit israélo-palestinien. Ce n'est pas une découverte, et cet aspect de la société israélienne ne me semble pas inintéréssant.

         
        • Anonyme répond à Pierre Haski

          bien sûr ce n'est pas inintéressant. Ne serait-ce que pour nous rappeler que des gens peuvent très bien vivre à côté d'atrocités en prétendant par la suite n'être au courant de rien, cela s'est déjà vu.

        • Anonyme répond à Pierre Haski

          et alors les palestiniennes femmes , elles ne tombent pas amoureuses les unes des autres ?
          ras le bol de cette pensée unique lassante..

          • Anonyme

            Vous avez raison, mais les femmes palestiniennes lesbiennes ont intérêt à bien se cacher. Si elles sont surprises ensemble, elles risquent la lapidation.

          • Anonyme

            Non...

            Pourquoi « coller “ palestinien et israelien..ces deux societés n'ont rien à voir, culturellement, politiquement, écinomiquement, sociologiquement...artistiquement n'en parlons pas.. !

            Au dela du fait qu'Israel a des frontières avec les palestiniens.. ; c'est en gros tout ! non ?

            • Anonyme

              la Palestine n'a pas de frontières mais justement aimerait bien en avoir !
              vous semblez totalement ignorer l'imbrication des cultures (en ne voyant que le côté juif europe centrale alors que les sépharades existent ! ) et vous ignorez qu'un peu plus d'un million d'arabessont israéliens

              • Anonyme

                « l'imbrication des cultures “ ayant vécu à Jerushalem plusieurs années,non il n'y a pas d'imbrication..il peut y avoir une proximité économique mais rien ne rapproche, sinon vos fantasmes, la société israelienne et ce qui reste de la palestinienne.

            • FabiendeMénilmontant
              FabiendeMénilmontant
              journaleux - blogueur
              • Posté à 15h42 le 12/08/2007
              • Internaute
                journaleux - blogueur

              Plutôt que de ne parler que d'un côté et vouloir aire un truc sérieux, il y a bien plus culturel ici :
              Lien
              c'est marrant. dommage qu ça n'ait été diffusé qu'en pleine nuit en avril à la téloche, puis en juillet à La Villette.
              Tout le monde n'est pas soit noctambule soit parisien.
              Mais vraiment ça faisait chaud au cœur.

        8 autres commentaires
      • Anonyme

        Pourquoi parler de ce que n'est pas ce film ?

        Il me semble en effet qu'il s'agit d'un film et non d'un reportage. Amalgame.
        Un film ce ne peut pas être un sujet, ça ne peut pas parler de quelque chose. Ce ne peut pas non plus être du prêt-à-disserter. Et ça ne peut pas sauver le monde non plus.
        Il me semble que ça peut raconter des histoires, avec des tensions, des émotions, des sons, de la lumière, des voix...

  • Anonyme

    Israël est un beau pays, très courageux, qui se relève malgré toutes les attaques dont il fait l'objet, je suis française, de confession juive, j'aime Israël, et j'aime la France, ce n'est pas incompatible.

    • Anonyme

      les attaques dont il fait l'objet ? ? ?
      on prle bien du même pays là ?
      celui qui entretient les ghettos palestiniens ?

      • Anonyme

        Le hamas et la corruption !

  • Anonyme

    Je comprends pas pourquoi vous ramenez tout à Israel. C'est une histoire, peut etre à la con, j'en sais rien j'ai pas vu le film. C'est surtout l'histoire d'une découverte sexuelle dans un cadre spécial et un peu atypique, l'armée. Bref, un sujet qui intéressera sans doute peu de personnes mais bon, toujours est il que cette histoire arrive, pour les raisons politiques qu'on connait mais qui ne sont pas le sujet ici, en Israel. Point barre. Si certains veulent sincèrement « la paix », qu'ils commencent par péter un coup quand ils entendent le mot d » « Israel ». Cet article ne fait pas l'apologie de Tsahal à ce que je sache. Mais si vous ne voulez pas qu'on parle du tout d'Israel, alors dites le carrément et au moins les choses seront claires. Sinon parlez cinéma et arretez de tout ramener au conflit israélo arabe. Car ni la société israélienne ni les scoiétés arabes environnantes ne se réduisent à ce conflit.

    • Pierre Haski
      Pierre Haski
      Cofondateur Rue89
      • Posté à 01h04 le 12/08/2007
        éditeur
      • Journaliste
        Cofondateur

      Ce dernier commentaire me semble très censé. Il semble bien qu'il soit impossible de parler d'Israël, du Moyen Orient, du judaisme ou de l'islam sans déclencher une avalanche de réflexes pavloviens prévisibles. Je n'ai pas vu non plus ce film, mais la démarche de cette réalisatrice me semble intéressante à connaître, ne serait-ce que, parce que dans la grande histoire faite de guerres et de conflits, il y a aussi des petites histoires, humaines, et qu'on eut s'intéresser aux unes sans pour autant oublier l'autre.

  • Anonyme

    Je comprends pas pourquoi vous ramenez tout à Israel. C'est une histoire, peut etre à la con, j'en sais rien j'ai pas vu le film. C'est surtout l'histoire d'une découverte sexuelle dans un cadre spécial et un peu atypique, l'armée. Bref, un sujet qui intéressera sans doute peu de personnes mais bon, toujours est il que cette histoire arrive, pour les raisons politiques qu'on connait mais qui ne sont pas le sujet ici, en Israel. Point barre. Si certains veulent sincèrement « la paix », qu'ils commencent par péter un coup quand ils entendent le mot d » « Israel ». Cet article ne fait pas l'apologie de Tsahal à ce que je sache. Mais si vous ne voulez pas qu'on parle du tout d'Israel, alors dites le carrément et au moins les choses seront claires. Sinon parlez cinéma et arretez de tout ramener au conflit israélo arabe. Car ni la société israélienne ni les scoiétés arabes environnantes ne se réduisent à ce conflit.

  • Otto67
    • Posté à 02h33 le 12/08/2007

    Ils y a deux choses qui me choque d'abord des femmes armées de fusil mitrailleur, et apres l'homosexualité.
    Je précise quand meme que je prefere les voirs s'embrasser que de se tirer dessus.
    Autre décalage leur histoire d'amour a l'interieur de la guerre.
    Il y a plein de paradoxe.
    On dirait aussi qu'il n'y a plus de regle ni dans l'amour ni dans la guerre.
    Voila pourquoi je pense que le film peut etre interessant.
    C'est pas Fair Play de forcer l'adversaire a tirer sur des femmes.
    La guerre n'est jamais belle mais quand on y met des femmes et des enfants ca devient plus moche encore.

    • Anonyme répond à Otto67

      Vous vous bon pour Paris Hilton !

    • Anonyme répond à Otto67

      Les femmes et les enfants ont toujours fait partie de la guerre, notamment comme otages.
      Votre raisonnement consiste à dire que les femmes n'ont pas le droit de combattre, donc pas le droit de se défendre ? ? ?
      En tant que femme, je peux vous dire que je préfère tenir le fusil et mourir au combat plutôt qu'être la pauvre victime violée dans sa maison...
      Quant aux « règles “ dans l'amour et dans la guerre... il n'y en a jamais eu, sauf pour les pauvres hères au cerveau embrumé de religion. Même la chevalerie est un mythe, il n'y a qu'à voir le comportement des chevaliers pendant les croisades : des brutes épaisses assassins et pilleurs.
      Audrey - Pau 64

      • Otto67
        • Posté à 17h53 le 12/08/2007

        Bonjour Audrey
        Vous allez peut etre me trouver ringard mais pour moi les femmes donnent la vie et ne font pas la guerre c'est d'ailleurs tout a leur honneur.
        Je ne pense pas que le fait de voir des femmes armées sur les champs de batailles soit un progres.
        Pour ce qui est de la chevalerie je sais pas trop quoi en penser si ce n'est que les histoires de princesse et de chevalier plaisent aux enfants.

  • Anonyme

    Les filles dans l'armée de Tsahal n'ont que deux (durs)mois d'entraînement - ensuite, elles sont secrétaires où ont des jobs ridicules - écrire que durant « deux ans et demi, elle a appris la guerre, à survivre dans le désert, à tirer comme un soldat », c'est de la pure foutaise, c'est nous prendre pour des idiots. Le pourcentage de celles qui montent de grade, qui sont au front etc est si minime qu'il est sans intérêt - En Israel, les femmes à l'armée, c'est de la déco, de la main d'oeuvre pas cher pour servir dans les cantines où dans les centaines de centrales téléphoniques - faire un film aussi futil, ça passe avec la mentalité jm'enfoutiste israélienne - passer deux ans et quatre mois à rien foutre, en uniforme et lunettes désign pour finalement accoucher d'un film sans intérêt, waou, ça vaut un reportage et big renommée.

    • Anonyme

      Salut, je suis assez d'accord avec toi, ça sent bon le bobo branché de Tel-Aviv et ses problèmes existentiels. Ceci étant je sais pas si t'as complètement raison pour les femmes dans l'armée. Il me semble qu'il existe des unités féminines combattantes même si elles sont extremement minoritaires. Pour répondre au post précédent, les femmes dans l'armée c'est essentiellement un service civil.

      • Anonyme

        exact.
        je ne comprends pas qu'on puisse parler « d'unité d'élite féminine » qui supposerait qu'elles sont destinées à des actions combattantes de première ligne. ce n'est pas le cas.
        Il serait intéressant de connaître le nom de cette fameuse unité d'élite.

      • Anonyme

        Le « service civil » dont tu parles, c'est justement un service en uniforme de main d'oeuvre bon marché au profit de l'armée, dont de l'Etat. Et oui, après les deux mois d'entrainement, on s'y emmerde en jupette de façon colossale, pour les hommes, ça donne un carnet militaire ouvrant par la suite une carrière dans le civil, pour les femmes, zéro, à part la frime de se balader dans le pays en uniforme.....où de s'engager ensuite comme fonctionnaire, secrétaire de général etc.
        Faire son service militaire par « patriotisme », c'est la pire des bêtises qu'un être humain puisse faire.
        En dehors de cela, balancer un film pour raconter que durant le service, on découvre ses penchants sexuels, ça me fait plutôt rire, pour ne pas à pleurer - interessant aurait été un documentaire sur la quasi totale corruption installée sous Sharon et ses effets actuels sur toute la société. Ca, ça aurait été d'un courage admirable. Etre lesbienne où homosexuel - ce n'est rien d'extraordnaire - pas même en Israel.

    • Anonyme

      Pas dutout, les filles peuvent etre en faction, aux checkpoint, ou si elles ont ete recues aux examens faire 3 ans comme infirmières (et envoyées sur le front comme au Liban ou dans les territoires) pas dutout des jobs de tout repos, contrairement à ce que vous dites. J'avais vu un film formidable sur 2 jeunes filles qui faisaient leur service à Jerusalem, c'etait bien loin du secretariat et des bureaux...

  • Anonyme

    je suis assez dubitatif aprés ces lectures de vos commentaires, ce film est il pro militaire ou est ce un film d'amour ?
    je suis ni militaire ni femme mais ce film m'attire

    • Anne Maniglier
      Anne Maniglier
      Auteur(e) de l'article photographe
      • Posté à 17h51 le 13/08/2007
      • Internaute
        photographe

      Ce film est un documentaire sur une jeune fille qui comme la plupart des jeunes filles israéliennes revent de porter son fusil à l'épaule, et merci oui ça parle bien d'amour.....et d'autres choses aussi.

  • Anonyme

    Bonjour,

    L'article ne nous dit pas si les enfants et les femmes palestiniennes victimes de l'armée d'occupation dans laquelle s'est volontairement engagée notre israëlienne, ont aussi droit à son amour.

    Je n'en suis pas si sûr. Quand traitera t-on une armée d'occupation comme il se doit, y compris dans la presse ?

    J'ai bon espoir.

    • Anonyme

      @ 12H42

      Certes vous avez le droit de fantasmer...mais la communauté internationale a choisi depuis longtemps entre un état démocratique devant subir le terrorisme et desormais une moitié de dictature islamiste (vous qui vous interressez aux enfant ..regardez les livres d'école des palestiniens ...sympathique n'est ce pas ? )..aprés avoir été une arfato-dictature-corromptue !

      « Quand traitera t-on une armée d'occupation » Si cela genère chez vous une excitation..ne vous genez pas..mais a vrai dire c'est assez accessoire ! Un peu de réalisme cher « revolutionnaire » !

      • Anonyme

        propagande comme d'habitude... les livres, un état démocratique qui se défend....

        mais oublions de dire qu'il assassine, emprisonne, affame, torture....

    • Anonyme

      Es-tu capables de lire un article et de le comprendre ?
      Il semblerait que non : il est question ici d'un film qui est présenté, donc venir faire dévier le sujet est complètement ridicule et nauséabond et ne fait strictement rien avancer si ce n'est montrer la médiocrité de certaines personnes comme toi qui plainent par lacheté un malin plaisir à détourner tout ce qui est culturel pour en faire de la politique.

  • camarade ma
    • Posté à 12h53 le 12/08/2007

    Comme dit plus haut,
    peut-on parler d'Israel sans parler du conflit israelo-palestinien,
    peut-on parler de la Chine sans parler des violations des droits de l'homme,
    peut-on parler de l'Afrique sans parler...
    peut- on parler des USA sans...
    Peut-on ...
    Que doit- être l'information, comment la voyez-vous, que voulez-vous savoir,
    Peut-on écrire un article sur le bonheur de vivre en Chine, d'être africain, américain, de ne rien faire, sans être obliger d'écrire dans le même article aussi sur la Palestine, du Colonialisme, de l'impérialisme, la torture, le chômage...

    Je ne sais pas, nous pouvons y réfléchir ensemble, journalistes et internautes, j'ai cru comprendre que cet espace nous était dédié.

    • Anonyme répond à camarade ma

      Mille félicités Camarade ma !
      si vous le permettez, à l'information j'ajouterais les oeuvres de fiction (c'est ce qui nous amène ici). Une oeuvre de fiction évolue dans un contexte, une époque. Le comportement des protagonistes est donc influencé par cet environnement.

      En nous éloignant volontairement des pays que vous citez pour ne pas attirer les « intégristes » de tous bords, parlons de l'Irlande. Tous les romans ou films qui se déroulent entre les années 70 et 2000 lâchent des informations (ou allusions plus ou moins claires et/ou nombreuses) sur les « affrontements » d'Irlande du Nord, quel que soit l'engagement de l'auteur dans un camp ou dans l'autre.
      On ne peut y échapper.

      L'information – à moins de donner la dépêche brute (et encore, avec beaucoup de prudence dans le choix des mots ! ) – ne peut être neutre. La plupart du lectorat attend de voir ses idées confortées.

      Alors à votre question « peut-on parler du bonheur de vivre en Chine » oui certainement mais à la manière de Qiu Xiaolong par exemple qui sait évoquer les traditions et la modernité, la pauvreté et les « monsieur Gros sous » modernes, des travailleurs et des nantis corrompus ou honnêtes du parti en place.
      Parce qu'un pays n'est pas tout noir ou tout blanc, comme les hommes qui le composent.
      K.

      ps : Impossible de répondre complètement en si peu de place !

    • Anonyme répond à camarade ma

      Tout à fait d'accord avec toi. Mais contrairement à ce que tu écris, seul Israel a le droit à ce traitement. A t on déjà vu qqun critiquer un film sur un homo chinois au nom de la lutte pour le Tibet libre ?
      Quelqu'un nous a t il parlé de la guerre en Irak au moment de Brokeback Mountain ? Et la critique d'un film russe entrainerait elle 500 commentaires sur le Tchetchénie ?
      Bref, il n'y a qu'Israel dont on se doit à chaque fois de défendre l'évidence, le seul où sur un sujet aussi anodin, il faille encore entamer une énième discussion sur le terrorisme ou la colonisation. Bref, le seul sur lequel le moindre sujet doive déboucher sur une question existentielle. C'est une forme d'intimidation intellectuelle assez lamentable. Car nul doute que la prochaine fois cette journaliste réfléchira à 2fois avant de faire la critique d'un film israélien, et de se coltiner tous ces abrutis qui au lieu de discuter le film ou sa critique, balanceront leurs poncifs anti-israéliens.
      Et de fait cela interdit toute discussion dépassionnée sur ce pays (mais idem pour la Palestine) ou ses habitants

      • Anonyme

        Bonjour,

        Vous vous fourvoyez très cher. Ce film à pour particularité de mettre en secnène des MILITAIRES qui servent rappelons-le, dans une armée d'OCCUPATION. Ce n'est donc pas n'importe quelle actrice et encore moins n'importe quelle armée.

        Rien à voir avec les autre scénarii cités.
        Les commentaires n'auraient pas été d'une autre intensité si le film avait mis en scène un militaire américain servant en Irak ou un militaire du régime d'Aparheid servant dans un bidonville de SOWETO.

         
        • Anonyme

          Enfin le fait d'etre militaire est une toile de fond qui n'a rien à voir avec la politique. On aurait très bien pu avoir cette histoire ds l'armée française. Il n'y a rien de spécifiquement israélien ds cette histoire, sauf bien sur la probabilité élevée pr qu'elle arrive, en raison du nb de femmes faisant leur service militaire. De même, il n'est nul part question de terrorisme. Si vous connaissiez un peu la situation israélienne, vous sauriez que l'armée constitue avant tout une étape obligatoire de 2 à 3 ans pr tous ses citoyens, de gauche ou de droite, et que cette situation est antérieure et continuera après toute « occupation », et que la part de conscrits (et encore plus de conscrites) amenés à servir ds ces territoires est minime. Bref, le service militaire est avant tout une étape initiatique ds la vie de chaque israélien, et cette étape n'est en rien liée à une mystique nationaliste, mais juste au fait de devenir un adulte en accomplissant son devoir. Et quand on devient adulte, on prend aussi son identité, politique et sexuelle. C'est cela que le film est censé raconter, et ça s'arrete là. Occupation ou pas, cette femme aurait quand même été lesbienne : ))))

          • Anonyme

            Obligatoire pour tous, pourquoi raconter de telle ânerie, demandez donc à Perez président d'israël, s'il a fait ce devoir, et combien d'autre.

            C'est comme de parler de corruption chez les palestiniens, alors que dans le camps de l'occupant il y en a à tout les niveaux, surtout en politique.

            J'ai plutôt envie de vomir de toujours d'entendre rabâcher les mêmes stupidités et désinfos en permanence pour glorifier autant de gens anormaux

        • Anonyme

          « dans une armée d'OCCUPATION »

          Ha bon..ou cela ? Conception un peu dogmatique et simpliste non ?

          C'est vrai que le gentil hamas est un groupe de clowns venu distraire les enfants israeliens avec des gros petards... !

          Allons ne vous laissez pas allez un un espèce de romantisme gaucho-bobo..pour avoir bonne conscience !

          • puerta13
            • Posté à 21h44 le 12/08/2007

            Bien que le commentaire n'ait rien à voir avec le sujet et n'en déplaise à bon nombre :

            IL s'AGIT BIEN D'UNE ARMEE D'OCCUPATION !

            Il suffit de relire un peu l'histoire.

            • Anonyme répond à puerta13

              vous bavez de haine...mais bon c'est votre problème cher gaucho-frustré !

        5 autres commentaires
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