Pour un type qui a la réputation d'être plutôt dilettante sur le plan intellectuel, George W. Bush a toujours fait montre d'un intérêt surprenant pour l'Histoire –même si la façon dont il le fait est souvent très politique.
Bush a comparé la » guerre contre le terrorisme » à la guerre froide, l'occupation de l'Irak à celle de l'Allemagne ; il a entériné la théorie du » coup de poignard dans le dos » au sujet de la défaite américaine au Vietnam, et s'est imaginé lui-même en réincarnation d'Harry Truman, inflexible dans la poursuite de nobles buts alors même qu'il était traîné dans la boue, accusé d'être le plus mauvais Président de tous les temps.
Après tous ces signes d'intérêt pour le passé, l'étude de l'Histoire par Bush a récemment pris un tour plus philosophique, du moins selon ses critères personnels.
Au lieu de se contenter de retenir deux-trois analogies pour égayer ses dîners en ville, Bush apparaît désormais comme un penseur réfléchi, limite romantique, plongé dans les prochaines grandes orientations de l'Histoire. A en croire une série d'articles récents, depuis quelque temps il fait venir des universitaires à la Maison Blanche, épluche les chroniques des guerres passées et épilogue sur sa propre place dans l'Histoire avec un grand H.
» Que peut apporter l'Histoire à un Président qui doit faire face comme moi à de si grands défis ? » , demande Bush aux historiens lors de séances en petit comité, selon le reporter du Washington Post Peter Baker. » Comment l'Histoire jugera-t-elle ce que nous avons fait ? »
Les hommes politiques aiment l'Histoire
D'une certaine façon, il n'y a rien de très extraordinaire à cela. Durant son mandat, Bush a précisé qu'il aimait l'Histoire, comme au fond bien des hommes politiques. D'autres présidents, eux aussi, ont fait en leur temps dépêcher auprès d'eux des experts afin d'en extirper les lumières sur telle ou telle crise –Jimmy Carter avait appelé Christopher Lasch, auteur de » La Culture du narcissisme » , pour décrypter une ère en plein malaise, et George Bush père avait hébergé le biographe de Théodore Roosevelt, David McCullough, pour qu'il lui livre les secrets du succès de son héros.
Et pour ce qui est de la postérité de son action présidentielle, quel homme d'Etat ne s'est pas posé la question ? Quand on veut être charitable, on appelle ça avoir » une vraie vision » . Ce qui est nouveau et un peu bizarre chez Bush et sa récente toquade pour l'Histoire, c'est qu'elle ne semble pas provenir d'un désir de servir ses prises de décision, même pas dans une optique de simple communication politique.
Les analyses des historiens, après tout, ne peuvent avoir que peu d'utilité pratique de nos jours. Un historien ne peut pas prédire avec plus d'autorité qu'un autre observateur informé si le fondamentalisme jihadiste va tout emporter ou s'amoindrir comme peau de chagrin, ou si une démocratie sociale et économique va finalement s'implanter en Irak.
Y a-t-il des parallèles entre les guerres d'Algérie et d'Irak ?
Et s'il n'y a bien sûr aucun mal à demander à un expert comme Alistair Horne, auteur de » Une Guerre féroce pour la paix : Algérie 1954-1962 » , de dresser les parallèles entre la guerre en Irak et les efforts de la France pour se débarrasser du terrorisme en Algérie, il faut noter que ce genre de comparaison ne permet que rarement de parvenir à des recommandations politiques claires.
Sans compter que les historiens appelés à donner leur avis le font généralement à travers le prisme de leurs propres préjugés. Ainsi, dans un article pour le Telegraph, Horne a-t-il attribué les mésaventures de Bush en Irak a sa décision de » prêter trop d'attention aux avis du lobby sioniste » …
Mais, si on laisse de côté la question de savoir si les historiens sont ou pas de bons conseillers politiques, on peut douter du fait que Bush prenne en compte leur avis de toute façon.
Je tiens à rendre hommage à Bush : ses incursions métaphysiques sont la preuve patente d'un esprit qui cherche. Mais qui peut vraiment croire que cette espèce de séminaire intellectuel permanent va le conduire à revoir les objectifs qu'il s'est fixé ?
L'homme qui ricanait contre le » révisionnisme historique » concernant l'invasion en Irak a-t-il vraiment développé soudain une humilité suffisante pour pouvoir tirer les enseignements du passé ? Comme l'écrivait feu David Halberstam dans une diatribe posthume publiée dans Vanity Fair, les références multiples du Président à l'Histoire frappent de nombreuses personnes par leur manque de sincérité, puisque qu'il semble toujours préférer agir d'abord et chercher une justification intellectuelle à ses actes plus tard.
Qui plus est, comme Halberstam l'a judicieusement remarqué, » ceux qui connaissent bien l'Histoire ont tendance à être plus prudents que les autres. Il est bien rare qu'ils s'y réfèrent sans retenue et avec un tel aplomb » . Bush, que ces articles récents décrivent invariablement comme isolé, contemplatif, et fataliste, se complaît dans le rôle qu'il s'est attribué de représentant solitaire du destin.
Qui a raison ? Bush… ou Tolstoï ?
Revenant récemment dans le New York Times sur le soudain penchant de Bush pour l'Histoire, David Brooks a rappelé le vieux débat (quelque peu dépassé aujourd'hui) sur qui des » grands hommes » (selon Thomas Carlyle) ou des » grandes forces » (selon Tolstoï) forgent l'Histoire. Bush, écrit Brooks, voit l'Histoire comme » le club de ceux qui ont le pouvoir » et qui, par leurs actions, » ont le pouvoir de faire changer les gens » .
La vision opposée prétend, selon Brooks, que » c'est par leur vécu, depuis l'intérieur et par effet de chaos, que des millions de gens façonnent la destinée des nations –du bas vers le haut » .
Sans prendre parti, Brooks extrapole : » Si la théorie de l'Histoire selon Bush est exacte, un bon plan de sécurité doit résoudre les problèmes de violence, et les bons choix politiques doivent conduire à la stabilité. Mais si c'est Tolstoï qui a raison, alors l'avenir de l'Irak reste hors de portée de tous les sommets internationaux, des grilles de lecture politiques traditionnelles et de l'entendement de quelque chef d'Etat que ce soit. »
Mais l'approche de Brooks sur la théorie de l'Histoire bushienne est trop simple. Certes, le Président estime que les chefs d'Etat détiennent chacun une clef de la diplomatie, mais ses vues sur l'Histoire –surtout quand il passe en mode » philo » – laissent penser en réalité qu'il croit en une sorte de déterminisme, en l'inéluctabilité de courants profonds et invisibles. Le biais c'est que ces forces telluriques auxquelles Bush croit n'ont rien à voir avec les mouvements sociaux auxquels Tolstoï fait référence.
Elles sont, au contraire, une émanation spirituelle –l'effet d'une volonté divine. » Bush est convaincu que l'Histoire va dans le sens de la démocratie, écrit Brooks, ou plutôt, comme il l'a dit, « je crois que la liberté pour tous est un don [du Seigneur] tout-puissant. Et je vais vous dire, c'est un principe dont personne ne pourra me convaincre qu'il n'existe pas'. »
Voilà qui, bien plus que les interrogations éperdues d'un étudiant candide, ressemble fort aux certitudes arrogantes du Bush que nous connaissons. Cela va dans le sens d'innombrables remarques faites par Bush par ailleurs sur la victoire contre le terrorisme, » dessein » de sa Présidence.
Et cela témoigne d'une vision de l'Histoire qui, quoique passée de mode depuis quelques décennies, a eu jadis un écho quasi universel. Avant les Lumières et le recours à la science et la raison dans l'explication historique, la plupart des sociétés croyaient en effet que le déroulement des choses suivait une voie divine.
Encore au XIXe siècle, certaines chroniques d'Amérique étaient émaillées de références à la sainte Providence. La conquête de l'Ouest, l'avènement de la démocratie et l'avènement des Etats-Unis comme une grande nation étaient censés être le fruit d'une bénédiction divine.
» Une Providence omnisciente, dont la volonté dépasse celle des hommes et réduit leurs plans à néant, explique le courage des Américains » , lit-on ainsi dans un passage du classique » Histoire de l'émergence, du progrès et de la fin de la révolution américaine » (1805) de Mercy Otis Warren, » et a été la cause d'événements qui semblaient très défavorables en leur temps mais qui avaient pour but l'indépendance et la paix. » Cette théorie de l'Histoire basée sur la foi ressemble à celle de Bush.
Dans son article dans Vanity Fair, Halberstam interprétait le récent discours historique de Bush comme un mystérieux revirement, vu son inclination précédente à citer » l'instinct et la foi religieuse » comme bases de sa prise de décision. Si Bush voit vraiment dans l'Histoire un plan divin, alors la contradiction disparaît.
L'art de ne pas avoir l'air Français…
Mais peut-être y a-t-il une façon plus charitable de qualifier l'interprétation bushienne de l'Histoire : Bush est peut-être hégélien (Scott McLemee, dans » Inside Higher Ed » , a présenté le premier une étonnante lecture hégélienne de Bush). Comme Carlyle, qui était influencé par ses travaux, Hegel avait une fascination pour les héros qui se dressent contre le cours des événements.
Après avoir vu Napoléon se lancer dans la bataille pour défaire les armées de la monarchie prussienne à Iéna en 1806, Hegel a, dans une description célèbre, qualifié l'empereur d' » âme du monde [assise] sur un cheval » –un homme exceptionnel influençant le cours de l'Histoire. Mais Hegel pensait aussi que la bataille d'Iéna représentait, comme le disait Francis Fukuyama dans un essai fameux en 1989, » la fin de l'Histoire » . Histoire qui, selon Hegel, aurait une logique interne, une téléologie, avec l'avènement de la liberté comme but suprême.
Pour Hegel, les grands hommes comme Napoléon ne deviennent pas empereurs de l'Europe par hasard : ils sont mus par un esprit intérieur qui sert les objectifs de la destinée historique. Je doute fort que beaucoup d'Américains voient en Bush une personnalité d'envergure mondiale, possédée par l'esprit de l'Histoire.
En revanche, j'imagine assez bien le Président se visualiser de la sorte. Les » Leçons sur la philosophie de l'Histoire » de Hegel ont peu de chance de traîner sur la table de nuit de Bush en compagnie des trois biographies de George Washington qu'il affirme avoir englouties, et il est peu probable que Bush laisse tomber ses comparaisons sur Truman et se mette à parler de Napoléon à la place.
Mais c'est seulement parce que, après son allusion à Camus l'été dernier, et, depuis peu, son côté » latin lover, amant terrible de la philo » , il ne voudrait surtout pas que les gens s'imaginent qu'il puisse être Français.
Traduction : Catherine Segal.
En partenariat avec
Précision 10/8/07 12h00 : correction de la traduction d'un titre de Hegel. Merci à emzc qui nous l'a signalé.




















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De Ehim
ehim.over-blog.com | 09H43 | 10/08/2007 |
Arriver à croire que Bush puisse avoir le sens de l'Histoire, c'est comme croire que Walt Disney avait un dessein prophétique et que son oeuvre est assimilable à la Bible.
On peut penser que la philosophie des Reagan, Bush, Blair et Sarkozy est plus prosaïquement inspirée par celle des marchands de tapis qu'on trouve dans tous les souks de la planète : pigeonner le gogo aussi longtemps que ça peut durer.
http://ehim.over-blog.com
à Ehim
De kst
keep-smiling-through.typepad.com | 12H17 | 10/08/2007 |
On peut revoir la charge féroce de Jon Stewart & Aasif Mandvi sur le caractère de plus en plus « déconnecté », pour ne pas dire déjanté, de l'administration Bush et de sa stratégie de communication :
« Bodhisattva » Bush : The Sound of One Car Bomb Exploding - The Daily Show - VO - 3 min
« What to you are contradictions are to this president the two sides of the same reality. »
Et aussi :
New Rules on France - Real Time with Bill Maher (HBO) - VOSTF - 4 min
« John Kerry ? Couldn't vote for him : he looked french !
Yes – opposed to the other guy who just looked stupid… »
à Ehim
De Daniel R
Visiteur d'entreprise | 18H44 | 11/08/2007 |
Vous êtes un peu dur pour les marchands de tapis.
Scoop rue89
Bush est un être fabriqué par le syndicat militaro-média-industriel dont le nom de code est FRANKESTEIN.
Ce malheureux assemblage artificiel de tout ce qu'il faut pour être élu.
Une gueule sympa sur laquelle est greffé le sourire énigmatique de celui qui à l'habitude de ne rien comprendre et qui s'en fout, un esprit vierge capable d'enregistrer et d'exécuter des ordres simples, une démarche souple, la poignée de main rapide et ferme etc..
Comme chez la 1ère créature de Frankestein, une lueur est apparue dans l'obscurité mentale de cet esprit simple. Il atteint déjà le niveau de maturité à partir duquel il prend conscience de son existence. Bientôt il va demander un miroir.
Dommage pour FRANKESTEIN, mais le monstre du professeur était plus réussi, lui a su disparaitre avant d'avoir fait trop de dégâts.
à Daniel R
De Ehim
ehim.over-blog.com | 23H20 | 11/08/2007 |
Les monstres d'aujourd'hui n'ont pas de pulsions suicidaires et les anarchistes ont remisé au placard leurs moyens radicaux d'élimination des ennemis du genre humain.
Il ne reste donc plus que Parkinson, Alzheimer, Kreutzfel-Jacob, et autres gâteries pour les neutraliser.
On s'en fout, on a le temps. Ca a déjà fait ses preuves avec Reagan et Thatcher. Sarko a déjà l'air bien entamé…
Hitler, Staline et Mao ont fini dans l'asile des aliénés de l'Histoire.
Il n'est pas permis à tout le monde d'être Louis XIV ou Napoléon 1er et d'en sortir indemne.
http://ehim.over-blog.com
De emzc
09H54 | 10/08/2007 |
Sans doute vaudrait-il mieux traduire « Lectures » dans « Lectures on philosophy of history » par « Leçons sur la philosophie de l'histoire ».
C'est effectivement amusant d'associer le président actuel à la pensée de Hegel, mais n'oublions pas que depuis longtemps, il existe des liens entre l'hégelianisme de droite et les gouvernements américains, particulièrement à l'époque de Bush père.
De
10H13 | 10/08/2007 |
L'histoire, encore un monstre froid pour justifier toutes les atrocités en les effaçant derrière un rideau pudique de décence intellectuelle.
De olposoch
10H47 | 10/08/2007 |
Voir G. Bush comme isolé dans sa pensée et ses décisions, n'est-ce pas oublier le rôle de Dick « made the decisions the président had to make » Cheney et Karl « we're an empire now, and when we act, we create our own reality » Rove…
De liberosocial
11H42 | 10/08/2007 |
Difficile à croire que Bush est un passionné d'Histoire, mais si il s'y intéresse vraiment, quelque soit la philosophie en laquelle il se trouvera une nouvelle foi, l'Histoire est en marche.
Pour moi, l'Histoire n'est ni le fait de grands Hommes ou le fait de forces menées par des millions.
Il m'apparaît qu'une classe dominante oriente l'Histoire et domine les hommes qui ont le pouvoir, ou bien entraîne les masses à faire l'Histoire.
exemple 1 :
la révolution Française : Une classe minoritaire de bourgeois a entrainé la foule toute entière, quelques centaines de parisiens ont pris la Bastille… Ce qui changea la France et marqua l'Histoire.
exemple 2 :
Le lobby du pétrôle et des armes a obtenu du président et du gouvernement américain une guerre en Irak
(je me permet de dire cela puisque cette guerre n'a pu être justifiée devant l'ONU).
exemple 3 :
De nombreux régimes totalitaires ont été le fait de classes minoritaires (des fois dominées par un seul Homme certes) qui ont convaincu à un moment ou un autre des nations toutes entières qu'un changement était nécessaire, et qui utilisent la terreur pour rester en place.
Dans les différentes conceptions de l'histoire, la fameuse « lutte des classes » de K. Marx me semble un bon compromis entre des grandes forces animées par des hommes et des hommes animés par de grandes forces. Avec, on pourrait penser, de grands Hommes qui ont de grands pouvoirs d'un côté, et de Grands hommes qui ont la masse pour les suivre …
Pour en revenir à W. Bush, il me semble que quoiqu'il puisse penser, la guerre en Irak est déjà engagée. Bien qu'il soit le président des USA, il ne peut plus rien y faire, trop tard, il est coincé, que ce soit dans son propre esprit ou par rapport à ce qu'il peut faire contre les Grands lobbys pro-guerre…
Bref, je me fou qu'il soit Hegelien ou pas, on verra ça après sa mort, puisqu'il n'a pas encore achevé son oeuvre (« malheureusement… » diront certains) et que l'Histoire ne dépend pas que de lui …
De
12H15 | 10/08/2007 |
De toute façon, l'Histoire, avec un grand H, n'a été écrite QUE par les vainqueurs….Je me souviens avoir lu un article dans un Pour La Science ( je ne me souviens plus du numéro) qui parlait des Gaulois. En introduction, ils soulignaient que l'histoire des Gaulois, telle qu'on nous l'avait enseignée, avait principalement comme références un livre que les romains avaient écrit (peut être Jules César) et qui décrivait les Gaulois comme barbares, incivilisés, etc…Mais après différentes découvertes archéologiques a travers l'europe de l'ouest, il s'est avéré que ces mêmes gaulois étaient beaucoup plus civilisés et socialement « avancés » que ne le disaient les Romains…
Bref, tout ca pour dire, que l'Histoire avec un grand H n'est pas une référence absolue et que suivant le camp dans lequel on se trouve (vainqueur/vaincu) l'Histoire varie… Alors pour moi, se préoccuper de la « trace » que l'on peut laisser dans l'Histoire relève plus de la « démagogie nombriliste » qu'autre chose. Mittérand le savait bien, avec ses chantiers « pharaoniques » (BN, la grande Arche, etc…). Et d'ailleurs, Napoléon n'a t'il pas été peint traversant les Alpes sur un magnifique cheval blanc, alors qu'en réalité, il les a traversé a dos d'âne ?
Voilà, c'était ma première petite contibution a ce site dont je suis devenu presque « accroc » car j'aime beaucoup lire des avis, surtout si ils sont contraires au mien, ce qui est parfois très instructif. Promis, je vais m'inscrire !
Kinos
De
22H06 | 10/08/2007 |
Le plus amusant est que Bush sera un vaincu de l'Histoire.
Thomas GREDAT
De
12H21 | 10/08/2007 |
Foutre ! Comme vous y allez, jeune homme ! Le peuple américain dans son ensemble ne se préoccupe absolument pas du sens de l'Histoire et la réduit selon une formule « heureuse » de Philippe Val aux dix derniers journaux télévisés de FoxNews.
Je suis sûr que si demain FoxNews annonce que des archéologues américains (il en existe d'excellents) ont découvert les squelettes de Mickey et Winnie, la grave question qu'ils se poseront sera de savoir si ces squelettes étaient dans une position « décente » et non pas dans une position équivoque (ou inappropriée, comme ils disent).
Merci quand même pour ce morceau d'humour swiftien ( involontaire ? ) de Slate. J'ai passé un bon moment.
J'attends avec impatience qu'on nous annonce demain que M. Bush convoque Harpo Marx pour lui commenter la « Onzième thèse sur Feuerbach ».
De xxx_xxx
12H37 | 10/08/2007 |
Bonne traduction, si ce n´est que si l´anglais utilise « based on », c´est une faute en francais : on ne dit pas « basé sur » mais « fondé sur » ; )
De
13H35 | 10/08/2007 |
la sainte trinité
ou la trilogie americaine
Saddam Hibulaire
Rapetou Iranien
Mickey Bush
De
13H55 | 10/08/2007 |
je crois qu'on ne peut malheuresement sans a priori, véritablement saisir un personnage aussi complexe et une civilisation qui l'est tout autant. Il est normal qu'un président cherche à donner un sens à son action à la fin de son mandat ? La vrai question est pour lui, n'est ce pas trop tard ?
Il appartient désormais au passé (à l'Histoire ? ).
De
14H42 | 10/08/2007 |
George W. Bush, un alien qui s'ignore.
De
15H18 | 10/08/2007 |
« Un historien ne peut pas prédire avec plus d'autorité qu'un autre observateur informé si le fondamentalisme jihadiste va tout emporter ou s'amoindrir comme peau de chagrin, ou si une démocratie sociale et économique va finalement s'implanter en Irak. »
Pas d'accord. Je pense notamment au travail de Marc Ferro, qui compare souvent la répétition de l'histoire.
Les « observateurs informés », aka les journalistes et les experts j'imagine, s'improvisent parfois historiens de comptoir.
Un vrai historien me semble beaucoup plus pertinent pour évaluer les incidences de décisions actuelles sur l'histoire, en regard de ce qui a déjà été fait, observé, étudié, pesé, dans le passé.
Vis-à-vis de l'Irak, le mot « croisade » était présent dans la première version du communiqué de l'époque, comme l'avait révélé Woodman dans son bouquin sur Bush. La vision binaire (le bien contre le mal, les cathos contre les musulmans) du monde qu'ont les faucons de la Maison Blanche, et qu'a suivi Bush, me semble à cent mille lieux de toute problématique historique, Hegelienne ou autre.
De
16H00 | 10/08/2007 |
Je trouve cet article navrant de partis pris inavoués -- je le préférerais à la rigueur polémique…
L'auteur de l'article commence : « Après tous ces signes d'intérêt pour le passé… » Pardonnez-moi mais je trouve que ça extrapole sévère pour quelques références envoyées qui ressemblent plus à quelques souvenirs de classe de collège que d'une connaissance nourrie par une passion profonde pour la Vérité.
Plus loin l'auteur mentionne « George Bush père » parmi les intellos de la famille -- ou bien ceux qui en ont connu… Mais si vous cherchez un intellectuel en Georges Bush, il faut le chercher un peu plus loin : (1796-1859), voilà l'original !
Le problème des gens qui ont le pouvoir, c'est qu'on ne les voit pas dans leur quotidien. On nous distille leur image, et le vide qu'il y a autour… Alors on construit autour du vide selon – finalement – les désirs de chacun… On finit par oublier l'évidence, on finit par oublier les mots qui blessent – on oublie tout…
Je poursuis…
« Je tiens à rendre hommage à Bush : ses incursions métaphysiques sont la preuve patente d'un esprit qui cherche »
Là je pense que notre auteur se lâche… peut-être que c'est là le problème… tous les historiens n'ont pas la chance de vivre des époques brillantes, et les présidents qui vont avec… alors on voit ce qu'on a envie de voir, malheureusement au détriment de l'objectivité et de l'éthique de la profession..
Par contre dire que les théories de Bush ont un rapport certain avec les théories datant d'« Avant les Lumières » ; là je comprends mieux, je n'ai plus cette pénible impression de perte de repère…
Enfin « après son allusion à Camus », j'aimerais tant qu'on cesse de fonder des suppositions sur des « allusions » -- surtout en politique ou les mots sont devenus des rennes de l'opinion et les petits gestes des symboles à quoi l'on attribue toute vérité… Mais j'imagine que ce désir est vain… alors laissons verbiager… c'est après tout un droit inaliénable.
Comme dit, si Georges Bush était celui qu'il essaie -- à grand renfort guides de conscience de tout bord – d'être, cela ne fera aucun doute… Voilà mon avis.
Merci,
L.A.F
De
17H15 | 10/08/2007 |
Pardonnez moi, mais je pense que vous avez tort.
Il me semble - peut-etre me trompe-je - que l'auteur est loin d'etre un partisan de Bush. Je pense au contraire qu'il est democrate. Ce qui qqpart logique, puisque slate est un magazine a forte tendance democrate (meme si certains sont des faucons democrates pas tres « dans la norme » - ils ont hitchens dans leur equipe apres tout).
D'autres gens comme vous ont critique Greenberg pour chercher a trop intellectualiser (dans le sens comprendre, pas dans le sens « remarquer l'intelligence de ») la demarche de Bush. Mais, en depit de toute la haine que Bush peut generer (et dont, croyez moi, je suis le premier a participer), le reduire a un cow-boy qui veut plein de petrole est d'un simplisme qui ne peut satisfaire qu'une personne gavee par l'equivalent de gauche francaise de fox news (vision ultra-simpliste des problemes actuels, virulence un peu puerile) (je tiens a preciser que malgre ce que j'ecris, je suis de gauche. je pense simplement (et je deplore, vraiment) que fox news ressemble en france plus a un media de gauche qu'a un media de droite - qui eux depuis un bon moment sont plus dans une beatitude agacante qu'autre chose.. ce qui n'est pas le cas de fox, meme quand leur parti est au pouvoir.)
Quelque part, je ne doute pas que Bush essaye vraiment d'ameliorer la situation mondiale, ou d'apporter la democratie au moyen-orient (je ne dirais pas ca de Cheney). Mais je pense aussi que sa vision du monde est tellement deformee et infecte, et son intelligence politique trop faible (il n'est pas demeure comme les gens voudraient le faire croire, mais il est tres loin d'etre un genie egalement), que son plan etait vicie a la base, et catastrophique a l'arrivee.
Votre reaction est reflechie - mais quelque part je vous sens insatisfait par l'article pour la simple raison qu'il ne resume pas un copier-colle 50x « Bush est un singe debile, il est hors de controle, il est satan reincarne ». Je deteste Bush autant (plus ? ) que le Francais moyen, mais le niveau du debat a son sujet ici est un peu navrant.
PS : il est factuellement faux de dire que « Pardonnez-moi mais je trouve que ça extrapole sévère pour quelques références envoyées qui ressemblent plus à quelques souvenirs de classe de collège que d'une connaissance nourrie par une passion profonde pour la Vérité. »
Quelques series d'articles montrent qu'il semblerait veritablement concerne par le sens de son action.
Bon, maintenant, l'audience de Rue89 etant ce qu'elle est, je sais a quoi m'attendre : )
De
00H54 | 11/08/2007 |
Puisque vous semblez bien seul à tenir la hauteur dans les débats de Rue89… je vais essayer de rehausser mon discours dans des sphères plus appropriées à mon interlocuteur -- en espérant qu'il me fasse la bonté de s'y trouver lui-même.
« Je pense au contraire qu'il est démocrate. »
Je ne prétends pas le contraire, et si vous me le permettez, j'ajoute que c'était sous-entendu dans mon discours. -- « partis-pris inavoués » -- référence à une idéologie farouchement refoulée, et dont le discours conscient ahanne à cacher l'existence… Dès lors, le clivage démocrate- républicain est littéralement impertinent lorsqu'il s'agit de juger une politique (Voir la politique de Sarkozy actuelle). Vous n'êtes pas naïf du fait qu'il existe au US des conservateurs républicains opposés à l'impérialisme… Alors pourquoi pas un historien démocrate qui se sentirait une fibre d'hainamoration pour son président – par un jeu de miroir, puisqu'après tout lui aussi historien.
« le réduire a un cow-boy qui veut plein de pétrole est d'un simplisme qui ne peut satisfaire qu'une personne gavée par l'équivalent de gauche française de fox news »
Là-dessus, donc, je vous renvoie simplement aux faits. Et de vous rappeler aussi de vous intéresser au part de marché de l'armement qui se concentrent dans les portefeuilles de quelques familles et notamment de celle dont nous causons. Et qui manque dans le tableau que vous m'attribuez.
Parlons de faits : « la campagne contre l'Irak s'inscrivait dans une stratégie globale, imposée à Washington par une petite clique de nostalgiques de la guerre froide et fondée sur leur vision des intérêts stratégiques militaires, idéologiques et économiques des Etats-Unis » – je perroquete ici Klare.
Vous me faites un procès d'intention : je ne souhaite pas faire passer Bush pour un tueur assoiffé de pétrole – je dis qu'il a une politique psychotique et que son ego c'est l'empire. Ce qui me parait plus juste que de dire qu'un président si puissant qu'il soit ait pour ambition de « régler les problèmes de la planète »…
« je ne doute pas que Bush essaye vraiment d'améliorer la situation mondiale, ou d'apporter la démocratie au Moyen-Orient »
Permettez-toi pourtant de douter de sa philanthropique mission « d'amélioration globale » alors qu'au même moment je peux comprendre votre point de vue : malgré une politique manifestement basée sur des œillades aux populations les plus riches des US, ce sont les états les plus pauvres qui ont toujours votés le plus massivement Bush. (C'est un peu la même histoire que le démocrate qui hais-me le républicain).
Là où je suis bien d'accord avec vous, c'est qu'il essaie d'apporter la démocratie au Moyen-Orient – et encore quelle démocratie… la n'est pas la question-- mais c'est parce que ça fait parti des rénovations de bases de l'impérialisme… Alors ne sous-entendez pas qu'on apporte la démocratie comme on transmet la bonne parole, mais si cet exemple est l'exception qui confirme la règle ! Que voulez-vous… quand bien même vous auriez raison… la démocratie au Moyen-Orient dans des décennies… que diraient les livres d'Histoire dont s'abreuve Bush avant de roupiller ? Rien sur les F-15, Guantanamo, le bourbier irakien, les non-dits du 11/09… que sais-je…
« Apporter la démocratie »
Ne pouvons-nous pas centrer le débat sur autre chose ? Est-ce que cela ne dénote pas de l'incapacité – je l'espère provisoire—de l'être humain a imaginer… que l'autre n'a pas les même idéologie que lui ? Qui vous dit qu'ils en veulent de votre démocratie ? Est-ce que la notre est un exemple si éblouissant pour qu'on décide qu'elle doit être omnisciente et omnipotente ? Il est évident que cette conquête idéologique passera par des bains de sang.
Vous pourrez alors toujours dire que vous étiez de gauche…
« Je vous sens insatisfait par l'article pour la simple raison qu'il ne résume pas un copier colle 50x “Bush est un singe débile ”
Là encore, c'est votre désir qui parle.
“ Quelques séries d'articles montrent qu'il semblerait véritablement concerne par le sens de son action. ”
Pour ma part, je n'ai encore jamais lu d'oeuvre de G. Bush alors comme vous, j'emploierais le conditionnel : il paraîtrait que certains chanteurs fassent appel à des paroliers pour leur écrire de belles chansons…
De
06H34 | 11/08/2007 |
Bon. On n'est pas d'accord ; je vais essayer d'eclaircir mon point de vue. Mais, pour ecarter tout aggressivite voilee, je reponds sur votre premiere phrase - que je trouve gratuite, pour etre poli.. Ce n'est pas une pique tres subtile. Mais pour etre honnete, mon commentaire ne s'addressait pas forcement a vous. Vous aviez un commentaire interessant, j'ai repondu, et je me suis aussi ecarte du sujet. Enfin bref. Je ne suppose pas que mon debat est tres eleve, ni que ma reponse est intelligente ou quoi que ce soit, ou que je sois la seule personne capable de discuter sur rue89. J'ai peut etre tort sur tout, la n'est pas le probleme. Vous essayez de me faire sonnez comme un snob, ce que je ne suis pas, desole. Mais, le fait est que
a) il y a un nombre considerable de reactions _au vitriol_ sur rue89 (en descendant l'ascenceur un tout petit peu - regarder la reaction de otto nome). Je trouve ca un peu triste - ca noie les commentaire moderes dans un ocean de noms d'oiseaux.
b) des qu'un avis s'ecarte de « l'avis moyen », il a de fortes chances d'etre descendu.
Etre en desaccord avec a) releve (amha) de la simple mauvaise foi, et cela ne vaut probablement pas le coup d'une discussion si on n'est pas d'accord sur ce point. Donc mon « l'audience de rue89.. » voulait simplement dire : si qqun vote, ce sera pour me descendre. Non pas : personne ne pourra comprendre ce que je raconte (plus : ceux qui ne sont pas d'accord vont se jeter sur moi et me dechiqueter).
Bon, personne n'a vote sur nos posts, mais je suis pret a prendre le pari sur une decapitation assez nette.
Je pourrais vous montrer nombre, nombre de posts sur rue89 (pas les miens) qui ont l'air de faire l'effort de s'interesser au pdv oppose, qui n'utilisent pas de langage incendaire, et qui se font descendre pour la simple raison qu'ils ne rejoignent pas l'avis politiquement correct.
Je ne comprends pas tres bien votre reponse sur le cote democrate de Greenberg. Il existe plusieurs courants conservateurs chez les republicains, mais ils restent republicains. Ils peuvent voter contre bush (etant donne son impopularite), mais il ne faut pas trop s'attendre a ce qu'ils s'exastasient sur une mesure super democrate (disons, une reforme du systeme de sante). Pareil chez les democrates : ils restent democrates. Greenberg, lui, est contre la politique (enn tt cas etrangere) de Bush. Il s'interesse a la question des objectifs de Bush. C'est une question differente. Il y a une difference entre penser que Sarkozy fait de bonnes choses (ce que je ne crois pas), ou penser qu'il pense faire de bonnes choses (ce que je crois possible, voire probable).
Lisez par exemple les questions reponses de Greenberg a son article, ou ses autres articles : je ne vois pas ou vous voyez qu'il est fan de bush.
C'est un peu comme si on discutait le fait que Lenine voulait une societe egalitaire pour tous : j'imagine( ? ) que c'est ce qu'il voulait, mais ce n'est pas ce qu'il a obtenu, et au passage, il y a eu plein de catastrophes. Si on lisait qqpart que Lenine etait un psychopathe assoiffe de pouvoir qui voulait juste piquer le pouvoir et executer ceux qui n'etaient pas d'accord, ca serait un peu simpliste, non ?
Concernant Bush :
» » « le réduire a un cow-boy qui veut plein de pétrole est d'un simplisme qui ne peut satisfaire qu'une personne gavée par l'équivalent de gauche française de fox news »
Là-dessus, donc, je vous renvoie simplement aux faits. « »
Mais de quels faits parlez vous ? Klare est sympathique, mais ni lui ni moi n'avons la science infuse. Des tonnes de gens plus respectes que lui dans le milieu academique sont en desaccord. Cet image de cowboy, c'etait a mon avis essentiellement du marketing de la part de qqun qui ne vient meme pas vraiment du texas, et qui avait du sang aussi bleu que Kerry. Quand aux histoires de portefeuille (vous parlez de Carlyle ? ),
a) on ne peut pas tout savoir sur les intermediaires (ou en tt cas, supposer que l'on sait). J'ai achete du petrole chez Total sans etre un supporter officiel du regime dictatorial du Burma.
b) un porte-feuille ne veut pas dire grand chose. s'il voulait de la thune, aux USA, etnat donne sa famille, il avait de meilleurs moyens d'en faire. Enfin, j'imagine.
Sur sa mission d'amelioration globale, je crois que je suis d'accord avec vous. Je ne dis pas qu'il fait le moindre pas dans la bonne direction : je pense juste qu'il est convaincu de le faire -- comme vous dites, il y a plein de pauvres americains qui pensent que c'est en votant republicain qu'ils vont ameliorer leur situation.
Je ne pense pas non plus qu'on puisse apporter la democratie. Je pense qu'on peut encourager a la faire apparaitre, tout au plus. C'est deprimant, quelque part. j'ose esperer que nous avons tort.
» »
« Je vous sens insatisfait par l'article pour la simple raison qu'il ne résume pas un copier colle 50x “Bush est un singe débile ”
Là encore, c'est votre désir qui parle. “”
Desole. Mais cet avis est vraiment repandu, ce n'est pas un mauvais pari d'imaginer que c'etait le cas pour vous. Apres tout, je ne vois pas tres bien quelle epaisseur psychologique vous voulez bien accorder a ce cher dubya.
En fait, je ne suis pas sur de l'origine de notre desaccord (en dehors des intentions de Greenberg) : pensez vous que la demarche de Bush est honnete ? Je pense qu'elle l'est. Il espere vraiment laisser une trace dans l'histoire, etre un president qui aura sacrifie sa popularite (de son vivant) pour laisser une trace positive dans l'histoire. Il est vraiment en train de rencontrer des tonnes (il n'a vraiment que ca a faire, plus grand monde ne l'ecoute) de philosophes, historiens, etc.., y compris des gens qui ne l'aiment pas.
Bien evidemment, je parierais a 1000 contre 1 qu'il a tort, mais j'ai du mal a voir d'autres explications au fait qu'il se met la quasi totalite de son parti a dos. Il a vraiment l'air convaincu de prendre de bonnes decisions.
De
13H08 | 13/08/2007 |
« Si on lisait qqpart que Lenine etait un psychopathe assoiffe de pouvoir qui voulait juste piquer le pouvoir et executer ceux qui n'etaient pas d'accord, ca serait un peu simpliste, non ? »
Je ne sais pas si le qualificatif de psychopathe est le bon concernant Lenine, mais avec ses acolytes il a de facto confisque le pouvoir et elimine ceux qui n'etaient pas d'accord, i.e. quelques centaines de milliers de personnes…
De Droite Republicaine
Etudiant, NYC | 16H10 | 10/08/2007 |
J'ignore si George Bush est hegelien ou non, a vrai dire peu importe, mais c'est en tout cas un des rares dirigeants occidentaux a avoir totalement conscience des principaux enjeux internationaux : a savoir la guerre declaree par les fascistes islamistes aux democraties occidentales et aux musulmans moderes, laics et athes de la sphere musulmane.
Le combat est deja engage sur plusieurs fronts : offensive islamiste en Irak (et ce malgre l'excellent boulot des GI's la bas), en Israel (ou les Freres Musulmans sunnites du Hamas sont maintenant finances par le regime chiite iranien), en Egypte (ou Moubarak peine a endiguer la poussee islamiste) et bientot surement en Iran, qui depuis l'arrivee d'Ahmaninedjad au pouvoir, ne cesse de provoquer la communaute international (programme nucleaire, declarations belliqueuses envers Israel, conference de negationnistes) et finira un jour par le payer.
L'Europe, France et Allemagne en premiere ligne, se refugie derriere les enseignements qu'elle aurait soi-disant tires de l'Histoire et du terrible XXeme siecle pour adopter la politique de l'autruche et n'etre plus qu'un observateur, dont l'influence diminue chaque jour, des evenements mondiaux. Pas un acteur ni un initiateur.
à Droite Republicaine
De
16H51 | 10/08/2007 |
« J'ignore si George Bush est hegelien ou non… »
Moi j'aurais plutôt commencé ma campagne de désinformation par « J'ignore si Georges Bush connait Hegel… » ou par réduction « j'ignore Hegel »… je me serais sentis plus à l'aise pour poursuivre.
»…un des rares dirigeants occidentaux a avoir totalement conscience des principaux enjeux internationaux » C'est une blague ? Encore ? Avec l'article ci-dessus, ça fait deux dans la même page… c'est dûr ! D'une part Grand Bush n'est pas le seul à avoir « conscience des enjeux » -- il existe pléthore d'intellectuels et de dirigeants qui « connaissent » les enjeux… De plus vous semblez circoncire les « enjeux », à la montée de l'extrémisme islamique… (Je ne crois pas que ce soit le seul noyau névrotique mondial à nécessiter une prise de « conscience des enjeux »…)
« Ahmaninedjad … finira un jour par le payer. » Alors là je dis bravo : ça c'est une bonne preuve de connaissance des enjeux internationaux… Ne confondez pas les enjeux internationaux et la diplomatie, la croyance, et les idéologies. Bush n'a réglé aucun conflit (Afghanistan… Irak…) j'ajoute qu'il est stérile de vouloir détruire le symbole humain du mal, l'axe du mal… puisque pour rebondir sur Tolstoï et évoquer Reich, c'est la masse qui porte et crée par nécessité l'homme de l'inconscient du peuple -- et pas l'inverse… et encore moins le déterminisme !
L'Europe « se refugie derrière les enseignements qu'elle aurait soi-disant tires de l'Histoire » Là je sèche… j'ai envie de sombrer dans l'alcool…
« n'être plus qu'un observateur, dont l'influence diminue chaque jour, des événements mondiaux. »
Les évènements mondiaux comme vous dites sont certes beaucoup plus propulsés par les Etats - Unis que par les Européens… certes. Mais le risque est que les Etats-Unis vivent dans une forme de psychose, où ils se créent leur propre réalité -- menée par des besoins primaires d'argent, de pétrole et de délire de grandeur… Les US sont les mieux habillés certes, mais ils ont le ventre vide… Des milliards de crédit, et un besoin immense d'énergie. Ca donne quoi quand on a un besoin supérieur à la demande ? D'une part le surpoids ! Mais aussi la dépendance. L'amérique de G.Bush est avant toute choses une adolescente boulimique accros à ses parents mais qui n'hésite pas devenir violente quand elle est en manque.
Alors ça créer des évènements mondiaux certes : une guerre peut rapporter du pétrole, coute au contribuable mais rapporte à celui qui a des actions dans l'armement… et ainsi de suite.
Vous défendez un homme, et non pas un héro. L'homme est faible et ne suffit pas à lui-même pour diriger ses semblables. Le héro lui, peut tout se permettre, mais il faudrait voir à ne pas confondre Hollywood et hollymood…
Merci,
L.A.F
à Droite Republicaine
De
17H02 | 10/08/2007 |
Haro sur les musulmans, Droite républicaine part en croisade. y'aurait pas 2 ou 3 trucs que l'occident chrétien aurait à se reprocher. Ah que j'aimerais avoir une vision aussi simpliste, c'est tellement plus facile…
De Droite Republicaine
Etudiant, NYC | 17H45 | 10/08/2007 |
Libre a toi deformer mes propos et d'amalgamer musulmans et islamistes. Quel toupet apres ca de m'accuser de « vision simpliste » !
Je precise pourtant bien dans mon premier paragraphe que les islamistes s'en prennent aux musulmans moderes, aux laiques et aux athes. Apparemment tu ne saisis pas tres bien la complexite de la situation, a savoir que les premieres victimes des islamistes ne sont pas les affreux occidentaux capitalo-imperialistes mais bel et bien les populations musulmanes !
Quant a l'« Occident Chretien », encore que l'expression Occident judeo-chretien me parait plus exacte, il n'est biensur pas exempt de critiques. Cela signifie-t-il pour autant que l'on doit fermer les yeux face a la montee du peril islamiste ?
à Droite Republicaine
De
18H41 | 10/08/2007 |
d'accord pour l'amalgame, c'est une maladresse révélatrice…
Et puisque toi tu saisis bien la complexité de la situation, tu as peut-être remarqué que le « péril islamiste » a pour l'instant beaucoup plus servi comme prétexte pour des guerres de prise de contrôle de régions stratégiques, des ressources pétrolières et gazières, et pour faire passer des lois liberticides.
Tu as peut-être aussi remarqué que les actions entreprises par ton pays d'adoption n'ont conduit qu'à renforcer le ressentiment des peuples de la région, et alimenté ces mouvements extrémistes.
La terreur islamiste est avant tout un formidable levier pour poursuivre un agenda beaucoup plus vaste…
à Droite Republicaine
De
17H35 | 10/08/2007 |
J'ai failli faire une réponse détaillée. Mais finalement, ça ne mérite qu'une seule phrase :
pauvre c…
Otto Naumme
De Droite Republicaine
Etudiant, NYC | 17H49 | 10/08/2007 |
« J'ai failli faire une réponse détaillée. »
Au lieu de ca tu as prefere m'insulter.
Chacun fait comme il peut apres tout.
Au plaisir de lire tes prochaines contributions !
à Droite Republicaine
De
18H46 | 10/08/2007 |
Le combat est déjà engagé ? ?
par qui ? ?
- en Irak ? ?
il me semble que les « Islamistes » n'étaient pas là du temps de Saddam.
- en Israel ? ?
là c'est plutot le Hamas qui résiste et non pas qui attaque.
- en Egypte ? ?
Moubarak, a peine dictateur, muselle les élections soi-disant « libres et démocratiques » et prépare sa dynastie à regner via son fils.
A mon avis et en jetant un coup d'oeil sur l'Histoire récente, les problémes ont commencé avec la création d'Israel.
Je ne serais pas étonné que si une main divine effaçait Israel, on verrait retomber le silence sur cette région, comme avant 1948.
De
16H28 | 10/08/2007 |
Quelle tristesse de voir ce personnage se perdre ainsi, lui qui raconte s'être trouvé, au fond du trou, après une cuite monumentale. Mais qu'apprenons nous de nouveau sur Bush ? Rien.
En revanche, on apprend qu'un historien américain, David Greenberg, continue à croire, en 2007, que le monde avant le siècle des lumières était une fosse dans laquelle les phoques les plus informes se tordaient sur des montagnes de fange.
Non. On n'a pas attendu les Lumières pour penser l'Histoire au-delà d'un principe divin qui ferait progresser l'homme vers la liberté, le bonheur ou la félicité.
Pourquoi le nier ? Et si c'est involontaire, quand cessera-t-on de l'ignorer ? La France n'est pas née avec Napoléon, l'Europe n'est pas née avec les Lumières, le monde ne finira pas avec Bush.