Crise financière: pas de panique!

Jeudi et Vendredi, les grandes banques centrales (Europe, Etats-Unis, Japon) ont injecté des milliards d’euro de liquidité dans le marché monétaire. Qu’est-ce que cela veut-dire? Sommes-nous au bord d’une crise financière de première grandeur, qui risque de plonger le monde dans la tourmente? Très probablement pas.

Depuis quelques mois, la grande correction du marché de l’immobilier américain est en cours. Dans l’euphorie d’une croissance qui aura duré 10 ans, les établissements financiers américains ont consenti des prêts immobiliers à des clients qui, d’habitude, sont considérés comme des "mauvais risques". Le prix des maisons s’est envolé au-delà du raisonnable alors que des milliers de ménage, ravis de pouvoir emprunter, s’engouffraient dans des achats qui, espéraient-ils, allaient les rendre riches.

Oui, mais voilà: quand les prix montent trop haut, ils doivent redescendre un jour. Et quand ils redescendent, ou même cessent de grimper, les ménages trop endettés et déçus de voir la bonne affaire s’évaporer, cessent de rembourser. Les établissements prêteurs saisissent les biens immobiliers pour les vendre aux enchères, ce qui pousse les prix à la baisse et enclenche une nouvelle vague de défauts de paiements. Et la roue tourne.
A chaque tour, les établissements prêteurs ne récupèrent qu’une partie de ce qu’ils ont prêté.

La normalisation tant attendue du marché de l’immobilier se devait de faire quelques dégâts. Quelques établissements spécialisés dans les prêts hypothécaires ont fait faillite, d’autres suivront. C’est normal et ce n’est pas vraiment grave. Même si les sommes en jeu sont considérables, ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan des marchés d’aujourd’hui. Le problème est ailleurs.

Du marché de l' immobilier au marché monétaire

Les établissements prêteurs savaient bien qu’ils prenaient des risques. Ils ont donc cédé leurs portefeuilles de prêts risqués à d’autres établissements financiers, qui les ont repassés à des collègues, qui ont fait de même encore et encore. Quand John Smith ne rembourse plus son prêt hypothécaire, c’est une banque française, japonaise ou australienne qui engrange une perte. Du coup, on ne sait plus qui aujourd’hui détient les créances sur les emprunteurs américains déçus. Des centaines d’établissements ont absorbé ces dettes, qui paraissaient bien juteuses mais sont aujourd’hui impayées.

Du coup, la scène se déplace sur le marché monétaire. C’est un gros marché qui rassemble les très gros professionnels de la finance, grandes banques et sociétés d’assurance. Ces pros se prêtent chaque jour les uns les autres de très grosses sommes. Ils le font d’ordinaire sans se poser de questions: ils se connaissent bien et se font une confiance absolue. Tout a changé ces jours-ci. Certains d’entre eux ont sans doute acquis un peu trop de ces dettes aujourd’hui en souffrance, mais personne ne sait qui est dans cette situation. Alors la confiance disparaît et, par prudence, plus personne de prête à personne.

Depuis le début de la semaine, le marché monétaire s’est gelé, par méfiance réciproque. Or c’est sur ce marché que comptent les grands établissements pour financer chaque jour leurs opérations. On risque donc de se retrouver dans une situation où il n’y aura plus de crédit bancaire, ni pour les entreprises, ni pour les particuliers, ni même pour les gouvernements. Et sans crédit, la mécanique économique se bloque, et ça peut être très grave.

Tout dépend des nerfs des banquiers centraux

Ce n’est pas parce que les financiers s'affolent un peu vite que nous devons, nous aussi, paniquer. Les pertes dues à la crise de l’immobilier aux Etats-Unis et ailleurs (là aussi, la contagion peut s’étendre) peuvent parfaitement être absorbées, d’autant qu’on vu venir la crise. Les établissements qui détiennent ces prêts hypothécaires risqués –les fameux "subprimes"– le savent et, pour la plupart d’entre eux, ont mis de l’argent de côté, en se gardant bien de le claironner. Le problème, c’est la méfiance qui s’est installée. Alors, très sagement, les grandes banques centrales interviennent. Elles prêtent aux établissements financiers l’argent qu’ils ne trouvent plus sur le marché monétaire, pour leur permettre de continuer à faire leur travail de distributeurs de prêts.

Combien de temps cette situation peut-elle durer ? Il va falloir des mois pour que le marché immobilier se stabilise et que les pertes des établissements exposés sortent du bois. On peut s’attendre à des faillites, dont certaines retentissantes, qui vont périodiquement secouer les marchés. Tant que ces accès de fièvre restent circonscrits aux marchés financiers, la croissance que nous connaissons devrait se poursuivre. Mais il y a des risques. D’abord, les banques centrales auront-elles les nerfs assez solides pour continuer à injecter de la liquidité comme elles viennent de le faire? En principe, elles ne devraient pas fléchir, mais certains analystes vont bientôt crier au loup et dénoncer ces interventions comme inflationnistes.

Ils se tromperont, ce qui ne signifie pas qu’ils ne seront pas entendus. Et puis, surtout, il y a les ménages et les entreprises. Si ces nouvelles un peu ésotériques les troublent, ils pourraient bien se mettre à épargner plus, ce qui casserait la croissance et ferait repartir le chômage à la hausse. Ce serait vraiment triste.

Charles Wyplosz est professeur à l'Institut universitaire de Hautes études internationales. (Genève). Lire sa bio.


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Courageux anonyme
20H32 10/08/2007

Top cet article....

Pour une fois j'ai tout compris à de la finance !

 
Courageux anonyme
22H38 10/08/2007

Enfin un article tres clair sur un sujet difficile!

 
Claude PELLETIER | Retraité dans son jardin
16H14 11/08/2007

Moi aussi j'aime bien cet article. Il est clair, l'auteur est pédagogue et paraît bougrement compétent. On en lit parfois de semblables dans les tribunes "Rebonds" de Libé. Je suis accroo. L'ennui c'est que deux heures après j'ai tout oublié. J'avais aimé le démontage de la construction Légo fait par un spécialiste mais je suis terriblement empêtré avec les pièces du mécano démonté !

Alors je me dit que je suis con. Et ma femme le confirme mais qu'est-ce qu'elle y connaît ? Je vous l' demande.

Dites docteur c'est grave ? Et si notre Président, …… il poursuivait sa politique d'ouverture et recrute M. Alzheimer ou M. Parkinson ?

 
Courageux anonyme
11H03 12/08/2007

C'est pour tout le monde (ou presque) pareil mon pote.

La meilleur technique c'est de lire l'article deux fois, de le réécrire, d'en parler avec des gens, de se faire un avis dessus, de le faire vivre quoi!!

Sans quoi, pauvres mortels à QI moyens, on est condamné à être des poissons rouges tournant sans cesse dans leur aquarium (mémoire du poisson rouge = 3 sec je crois).

Un p'ti effort mon pote.

 
Courageux anonyme
11H45 11/08/2007

MOI AUSSI

 
Courageux anonyme
12H13 11/08/2007

peut-être, mais cet article n'aborde pas le problème qui risque de rendre caduques toutes les options dont dispose le système monétaire, à savoir la menace chinoise d'utiliser "l'option nucléaire" de vendre ses dollars si les usa s'obstinaient à envisager des sanctions pour non-réévaluation du yuan.
drôle qu'aucun média français n'ai traduit l'article qui suit et qui a provoqué des remous dans la sphère financière ?

http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?xml=/money/2007/08/09/cnfxne...

 
Courageux anonyme
15H15 11/08/2007

Les Américains achètent les produits chinois avec l'argent des bons du Trésor que les Chinois achètent.
Si les Chinois n'achêtent plus de bons, les Américains voient le dollar chuter et ne peuvent plus acheter chinois qui ne vendant plus ne peut plus acheter de bons => Chine et USA en récession => dégats planétaires avec hausse du chômage généralisé.

 
Courageux anonyme
16H46 11/08/2007

Kim Lê Evian - Genève
Suis d'accord avec vous. D'abord toutes les banques et tous les financiers ont intérêt à dire ne vous affolez pas. ça fait plusieurs années qu'on est sur une bulle mais alors la multiplication des stock options, des hedge funds des derives bonjour les dégâts, mon ex fait du day-trading, et je lis le MONDE DIPLO seul journal indépendant qui souligne les interdépendances comme vous.

 
Courageux anonyme
14H42 11/08/2007

bonjour a ttes et a tous,dites moi ,a quand la chute des prix de l immobilier en france et si ,il peut en y avoir une ?
merci a ceux qui peuvent me repondre

 
18H00 11/08/2007

Oui il est bien. Par contre je me permets de préciser que la France est dans une situation inédite. Et que ce à quoi nous assistons n'est pas si courant dans l'histoire économique mondiale. De nombreux auteurs s'accordent pour dire qu'il s'agit d'un Crack-up Boom - et nous ne savons pas bien à l'heure actuelle quel en sera le dénouement. Je rappelle que la dernière fois que la BCE a du intervenir pour préter des fonds c'était au lendemain du 11/09 -- la siutation actuelle n'est donc pas anecdotique.
Ensuite j'ai lu que le "subprime" circulait à nouveau dans la bouche tous... J'ai envie d'ajouter carry "trade". Qu'est-ce que le carry trade ? Une technique hypersophistiquée qui permet à partir d'algorithme tordus de filtrer des fonds dans la bulle de liquité mondiale ? C'est un peu ça mais en beaucoup moins compliqué : il s'agit de faire un emprun en chine ou les taux d'intérêt sont proches de 0 ou de 1% et d'investir la somme sur des bonds de trésor US pendant le temps qu'il faudra.. et pendant que ces bonds tiendront le coup... effectivement la période que nous traversons à un peu contrarier le manège -- impossible de rembourser l'emprunt et d'empocher la différence lorsqu'on a un dollar qui touche des plus-bas historique (23 ans avec la livre) et qui -- finissons-en n'attire plus foule. Alors "Subprime" oui : on a taxé les petits payeurs pour grossir la bulle... oui on a bien profité des produits dérivés qui ne reposent sur aucun bien ni service... oui on arrive à des niveaux de monnaie scripturale parfaitement déconnectés de la réalité : tenez-vous bien : à ma connaissance 6,7 du PIB MONDIAL serait du vent... mais du vent convertible en Or par exemple, en matières premières, en obligations, etc... et voilà qu'on construit des logements de luxe de plus en plus cher, ce qui réhausse le prix des quatiers... effet de contagions sur les logements des classes moyennes... plus personnes n'épargne aux Etats-Unis alors pensez-vous... il n'y a cas allumer la télé, composer le xxx-xxx-xxx et contracter un crédit. Dans certaines régions des US tellement apauvrit par la crise du logement, on vous offrait une piscine pour tout contrat passé... Quand Wall Street éternue, la Bourse de Paris s'enrhume... alors on s'en remettra, certes. Mais un Crack-up Boom ou boom d'inflation -- n'a jamais touché que les hedge funds... Alors les plus riches vont sortir du marchés, acheter des chateaux, des logements, des oeuvres d'art, de l'or ou de matières premières en attendant la fin du déluge... et ça recommencera.

Pour finir je me demande encore pourquoi l'homme est-il si malin pour utiliser les masses dans un objectif de profit, de propriété...etc -- bien qu'on observe bien que ça ne tourne pas rond -- et qu'il est si faible lorsqu'il s'agit d'organiser une entente polico-économico-idéo-religieuse (excusez du peu) mondiale. Je finis sur cette note utopique-idéaliste parce que j'y ai droit, et que je ne pense pas être le seul à me dire que j'y contribuerais.

Enfin une dernière idée un peu à l'écart du débat : les medias utilisent de plus en plus les sondages pour connaitre le désir de leur cible : n'hésitez pas à être nombreux à y répondre, et à réclamer de la qualité (culture, ateliers politique, débats, et réflexions de fonds sur nos dirigeants et leur champ d'action...etc) Utilisons la machine telle qu'elle est, au niveau de la multitude.

merci,

L.A.F

 
Courageux anonyme
19H42 11/08/2007

Bravo Mr Wyplosz,

La crise, quelle crise? une crise de nerfs des banquiers centraux! Voilà ce que nous risquons. nous n'en attendions pas moins d'un des économistes de la pensée unique, zélateur appliqué de la mondialisation heureuse.

Surprenant tout de même vous l'admirateur du marché, que vous trouviez normal l'intervention des banques centrales pour sauver les institutions financières et les bourses et les rentiers qui si elles étaient livrées au marché connaîtraient la déroute, la faillite.

Ce même Mr Wyplosz s'oppose à toute intervention de l'état et des banques centrales pour relancer l'économie ou lutter contre le chômage. Où est la contradiction?

Il n' y en a pas les rentiers, les financiers méritent que les banques centrales, les pouvoirs publics viennent corriger les défauts et erreurs du marché, les ratés du marché, pas les chômeurs, s'il n' y avait pas de chômage, il y aurait risque d'inflation n'est ce pas? que deviendraient le rendement du capital, la bourse? les pauvres rentiers actionnaires?

Bonsoir Mr Wyplosz,un peu de modestie dans vos analyses et prophéties serainet la moibndre des choses.

Jean Bachèlerie

 
Courageux anonyme
19H55 11/08/2007

Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on vienne aider des banques qui pendant 10 ans s'en sont mis plein les fouilles ( tant que ça marchait, les "subprime", ça leur rapportait bonbon non ?).

Pauvres rentiers ! Obligés de racheter de la pierre maintenant qu'elle va baisser.
Ha, heureusement qu'ils vont pouvoir transmettre avec encore moins de droits de succession leur "maigre" patrimoine à la génération suivante de rentiers.

Et comme disait Piccoli je crois, dans "le Sucre", et c'est vous, c'est vous qui paierez .

 
Courageux anonyme
07H32 12/08/2007

ah quand meme!!

 
Courageux anonyme
15H39 12/08/2007

Bravo
La bourse a toujours servi a ce que les riches plument les autres. Le palais brognard est aussi absurde qu' une église, une mosquée une synagogue.
Seul le socialisme peut dépasser la capitalisme, et abolir la bourse.
Les sociaux démocrates allemands ont éliminné les révolutionaires, on a eu le nazisme.
Les socialistes français sont prets à assoir les retraites sur la bourse, comme ils l' ont imposé dans les années 2000 au CREF, une caisse volontaire de retraite mutualiste pour fonctionnaires.
Cordialement
Dominique

 
Courageux anonyme
02H31 14/08/2007

c'est bien d'avoir compris, mais maintenant il faut savoir les montants des milliards d'encours; (us$ ou euros, peu importe quoique l'euro serait + touche,cf injections BCE)
sans chiffrages, la theorie est belle, mais avec les chiffrages on saurait mieux si on va dans le mur.
et pour savoir, ne comptez pas sur les banques, ou autres assureurs: pour 2 raisons:
1/ elles gerent assez mal, donc elles ne savent pas exactement, ds 1 1er temps.
2/ ds 1 2eme temps, le mot d'ordre est; "restons secret, c'est le sens de notre metier".

mais par contre on peut savoir aux states exactement le montant des credits pourris; sur ce sujet je renvoie a yahoo.com finances du 12 juillet 07.
a vous de comprendre......

 
Courageux anonyme
18H19 15/08/2007
 
Courageux anonyme
16H10 17/08/2007

Top ?
J'ai des doutes.
Cette foi en la nécessité de la croissance me semble bien suspecte.

 
Courageux anonyme
21H01 10/08/2007

dans cette fable ou l'on s'aperçoit que la moralité est la suivante:
a tondre trop facilement le mouton le loup risque de perdre aussi quelques poils.

 
cmoi69 (non vérifié)
21H02 10/08/2007

Je reprend ce mot. qui est pas de moi..
"les bénéfices sont privatisés et les pertes nationalisées"

Est ce vrai.. d'ou vient les pépétes servant à sauver les navires.. ??

Cette article se veut rassurant, il doit probablement faire partie des mesures d'urgence dans ce cas de figure.. Eviter la panique à tout prix.

De toute façons, moi j'ai rien à perdre ! n'ayant que des Euros négatifs.

Alors ma foi.. si cela pouvait leur péter à la figure et que l'on revienne à des régles de vie financière saines et justes et surtout rationnelles.
Car dans ce systéme rien de rationnel,si ce n'est faire toujours plus de bénef sur les bénefs.

A faire du blé avec le malheur.. pas de bonheur.

L'oiseau de Mauvais Augure..

 
Courageux anonyme
22H48 10/08/2007

Tu sembles ne pas te préoccuper du pb uniquement parce que tu n'as "que des euros négatifs". Jolie formule d'ailleurs. Mais dans ce cas le pb te concerne directement. Si tu as des euros négatifs sur ton compte, cela signifie que tu dois payer des agios de découvert. Comme la crise semble s'installer sur les marchés monétaires (ceux des prets des banques entres elles) cela signifie que les taux courts termes entre banques vont monter. Et c'est sur ce taux que sont calculés tous les frais de découverts puisque le terme est le même (court terme).
Donc, tes euros négatifs vont de couter de plus en plus cher. Première raison pour ne pas te désintéresser du pb.

Ensuite, si les banques françaises ont récupéré des prêts immo. américains subprime et risquent des pertes dessus, elles devront nécessairement rééquilibrer leur bilan en augmentant la rentabilité d'opération plus classiques et proches de chez elles ; comme par exemple les frais sur le fonctionnement des comptes des particuliers. Seconde raison pour que tu ne te desinteresse pas du pb.

C'est un simple jeu de vase communiquant. Si le niveau baisse qq part, il faut bien en rajouter dans les tuyaux autre part pour garder ne niveau d'eau constant.

 
Le Yéti | yetiblog.org
00H02 11/08/2007

Belle logique dans la réponse tentant d'inclure les "euros négatifs" dans la tourmente. Mais la logique ne tient pas puisque des euros déjà négatifs ne pourront pas payer plus par définition.

Et c'est sans doute ce qui panique les banques. Notamment celles, aux USA, qui ont consenti des prêts à risques qui ne leur sont plus remboursés.

 
C. Creseveur | scénariste
12H06 11/08/2007

Malheusement si. Les euros négatifs payent, tout comme votre compte à découvert peut toujours être débité si votre banque ne s'y oppose pas.
Un Etat comme le Japon est par exemple endetté à la hauteur de 170% de son PIB annuel, soit près de deux fois la richesse qu'il créé dans l'année. Même chose pour les Etats Unis, qui financent leur dette en se reposant sur le reste du monde (dont 10% du total en Chine, et un peu moins au Japon).

Personne n'ayant intérêt à voir l'économie américaine s'effondrer, sous peine de s'effondrer soi-même dans un grand jeu de domino, tout le monde continue de la soutenir par vents et marée.
Du coup les américains ne cessent pas de vivre à crédit sur le dos de la planète.

L'économie américaine est une économie en carton, comme les maisons qu'elle construit. Je ne suis pas certain qu'il soit pertinent de continuer invariablement à lui avancer l'argent du carton.

 
23H51 11/08/2007

200% d'accord ! On est au coeur du problème.
L'explication financière est parfaite.
Mais pourquoi tout le monde se précipite pour prêter aux ricains pour qu'ils continuent à gaspiller l'eau, l'énergie, à polluer à tour de bras en disant au reste de la planète "on vous emmerde avec votre réchauffement, nous on s'en fout" ?
Ein ! Pourquoi ?
Parce que c'est la seule puissance militaire capable d'intervenir n'importe où sur la planète. A tort ou à raison (voir l'Irak)et surtout quand il y a du pétrole en jeu, d'accord, mais c'est comme ça.
C'est le seul gendarme quoi.
Donc si tout le monde prête aux USA sans être vraiment sûr d'être remboursé, c'est tout bêtement à cause de la peur du gendarme.

 
11H11 13/08/2007

Non, la réponse est plus simple et pragmatique.
1 / Rôle macro-économique. Les banques ont un rôle de mutualisation des risques au niveau de la planète. Dès qu'une banque commerciale investi dans un type de risque ou s'en fait même une spécialité (stratégie de niche), elle revend une partie de son risque afin de ne pas être la seule à le supporter. Tout ensuite est affaire de proportion.
2 / Saine gestion. Elles banques commerciales pratiquent et doivent pratiquer le vieille adage bien terre à terre de pas tous les œufs dans le même panier ! Adage bien terre à terre qui nous vient de nos bons vieux paysants ayant les pieds sur terre et gardant à l'esprit une saine gestion de leur récolte. Qu'ils soient ingénieurs à Grenoble ou bon vieux paysant Breton.
3 / Structure de Bilan. Selon les législations (avec des variables locales), les banques commerciales sont plus ou moins obligées de respecter des règles strictes de division des risques. Tant au niveau de leur bilan comptable qu'au niveau du hors bilan dans la gestion de leurs engagements. (Cf. les travaux de Bâle I et Bâle II maintenant).
En ce qui concerne la France et les banques françaises ou étrangères exerçant une activité sur le territoire, les "recommandations" de Bâle sont de véritables obligations via des règlements européens.

Conclusion : nul aspect polique la dedans, mais uniquement des règles de fonctionnement logiques dûes au rôle économique attibuée aux agents financiers qui ont pour mission de gérer les moyens de paiement, distribuer le crédit et mutualiser les risques (gestion des engagements).

 
00H20 13/08/2007

D'accord avec vous Monsieur CRESEVEUR.
La planète TERRE est dans l'obligation de soutenir l'économie américaine (ce qui est un véritable scandale)et payons (en partie) pour eux, leurs maisons en carton. Quand tout explosera dans quelques temps peut être d'autres comprendrons que cette démocratie américaine était elle-aussi en carton.

 
Courageux anonyme
05H50 12/08/2007

si ce n'est pas avec vos euros négatifs que la banque va se rembourser il y a d'autres moyens saisie immobilière, saisie mobilière, et enfin plus intéressant saisie sur salaire. Donc à moins d'être sdf faites gaffe .

 
Courageux anonyme
23H57 10/08/2007

Autre petit aspect oublié les répercutions sur le budget des états. Et oui moins de bénéfices = moins d'impôts (sur les sociétés) et comme les dépenses de l'état sont toujours aussi importantes quelqu'un va devoir payer. Ce manque de rentrées plus les cadeaux du président qui va payer l'addition ? Les euros négatifs ou positifs par l'impôt sur le revenu des personnes physique - IRPP et par la TVA

 
Courageux anonyme
12H02 11/08/2007

Déjà la crise ne concerne que les banques donc c'est une goutte d'eau dans les recettes de l'Etat. Et puis c'est une crise strictement financière qui n'affecte pas les revenus des entreprises qui eux proviennent des ventes de biens ou de services. Elle n'affecte que les marchés bancaires et financiers, vous ne risquez pas d'en voir les effets à moins que vous possédiez des actions.
N'oublions pas que les valeurs boursières des entreprises sont extrêmement surévaluées du fait de la spéculation à outrance en l'absence de tout contrôle. Une chute de la bourse et son retour à un niveau plus raisonnable ne peut être que salutaire selon moi.

 
Courageux anonyme
05H43 12/08/2007

Désolé mais je persiste.
Si les banques font moins de bénéfices elles vont tenter de compenser les pertes d'un marché(USA) sur un autre marché et d'un produit sur d'autres produits.
Donc elles vont augmenter leurs prestations c-à-d les frais fi des entreprises et pas uniquement des particuliers. Ces frais financiers viennent en déduction de produits pour donner le résultat qui lui sera moindre = diminution des bénéfices et donc de l'IS. Avec une légère augmentation des rentrées de TVA sur les services bancaires.

 
Le Yéti | yetiblog.org
19H30 12/08/2007

Vous avez tout à fait raison de persister (mais signez au moins d'un pseudo, qu'on vous reconnaisse, qu'on se reconnaisse.) Je rajouterai ceci à ce que vous dites :

Que ceux qui cherchent à nous foutre la trouille en disant que tout le monde est menacé, euros négatifs compris, et qu'on est tous sur le même bateau, ne gaspillent plus inutilement leur énergie. Que ceux qui nous noient sous les explications techniques à n'en plus finir, remballent leur science. ON S'EN FOUT ! Il y a un moment qu'on l'attendait la grande dégringolade de ces requins mafieux de la finance.

Qu'on ne nous mette pas en avant les "petits" actionnaires qui risquent de tout perdre. ON S'EN FOUT AUSSI ! N'avaient qu'à pas jouer.

Je fais partie des quelques-uns qui pensent qu'on peut essayer de vivre, et bien, même avec peu. Ce n'est pas leur misérable déroute financière annoncée qui va nous empêcher de continuer.

 
Courageux anonyme
10H45 11/08/2007

Tu as tout à fait raison sur l'esentiel
Par contre ce que tu ne vois pas , c'est qu'on est tous embarqué sur le mème navire , que tu le veuille ou non, mème si tu n'as pas d'économies.
Si ta banque dépose le bilan , ta carte , bancaire, tes chèques ne marcheront plus , ni mème l'encaissement de tes revenus.
Par ailleurs la croissance donc l'emploi, donc les déficits vont en prendre un coup

 
21H13 10/08/2007

Merci pour ces quelques explications qui permettent de comprendre un peu mieux ce qui se trame...
Pas forcement vraiment rassurant mais ca permet de moins se sentir enfumer par des journalistes qui sortent des "crises des subprimes" sans savoir ce que ca veut dire.
Tout de meme, ca semble absude et un brun malsain de pousser les menages quasi non-solvables a la consommation de cette facon... Ca parait meme suscidaire...

 
Courageux anonyme
09H53 11/08/2007

On dit pas "un brun malsain", on dit "un blond malsain".

 
Courageux anonyme
12H42 11/08/2007

tout à fait d'accord.
On nous ventait il a y quelques mois une nouvelle réforme bancaire "le crédit hypotéquaire" Sarko je crois qui devait permettre de relancer la consommation.... en france puisque que c"était une formule qui marchait à merveille au US....

 
11H09 12/08/2007

La réforme ne porte pas sur le crédit hypothécaire qui existe depuis belle lurette (presque tous les prêts immo. aux particuliers sont des prêts hypothécaires), mais sur le crédit hypothécaire VIAGÉ ! Celui-ci permet aux personnes plus agées qui n'ont pas ou pu emprunter à un age où la fin des remboursements restaient antérieures à leur âge de retraite (environ 65 ans) de pouvoir emprunter et rembourser jusqu'à leur mort. Si le décès intervient avant le remboursement final de la dernière échéance, la banque se retrouve avec le bien immobilier par le biais de l'hypothèque, le vend, se rembourse du reste et donne l'excédent (si il y a excédent) qui tombe dans la dévolution de l'héritage.
Avantages : permet à des personnes agées d'emprunter pour devenir propriétaire de leur résidence principale. La personne décède PROPRIÉTAIRE (génial non ?)
Inconvénients : taux plus élevé par ce que risque plus élevé. Échéances pratiquement jusqu'à la fin de vie (coût du support sur petite retraite). Amoindrissement du patrimoine dévolu (la banque passe avant).

 
Courageux anonyme
02H15 13/08/2007

Sarko proposait surtout le système de "hypothèque rechargeable". Exemple: imaginons que vous achetez une maison à 300 000E financée pour 2/3 à crédit (200000E de crédit donc). Au bout de quelques années vous avez remboursé la moitié (la chance...) et parallèlement la maison s'est enchérie à 400 000. Alors vous dites à votre banque que votre patrimoine est maintenant de 300 000 (=400000-100000 restants dus) ce qui peut vous servir pour reprendre un autre crédit plus gros et acheter une deuxième maison.
Ce système est pro-cyclique. Quand les prix de l'immobilier augmentent, les hypothèques "se rechargent" toutes seules et les gens peuvent emprunter de plus en plus, le font, achètent et alimentent ainsi l'inflation immobilière. En période de baisse des prix (comme depuis un an aux USA) c'est exactement l'inverse: plus personne ne peut emprunter ce qui accélère la baisse des prix. C'est l'une des facettes de la crise immobilière américaine (la crise des "subprimes" en est une autre).
Ce système existe aussi au Royaume Uni et est l'un des coupables des prix exhorbitants de l'immobilier ce ce pays.
En France nous avons de la chance. Non, nous n'éviterons pas la crise immobilière (car les prix y sont bien plus surévalués qu'aux USA actuellement). La chance - c'est que Sarko n'est pas devenu président il y a 3 ans. Aujourd'hui cet adorateur (plus ou moins secret) du système américain n'arrivera plus à faire passer une loi de rechargement hypothécaire. Avant la stagnation des prix immobiliers - il aurait pu, ce qui aurait eu pour effet d'accentuer le marasme.
Enfin, quand je dis qu'il n'arrivera pas, je croise quand même les doigts... s'il est prêt à dépenser 10Mds pour maintentir sous perfusion l'immobilier français encore quelques mois avec l'exhonération de l'impôt sur les intérêts des crédits...

 
Courageux anonyme
21H22 10/08/2007

D'accord avec Cmoi69 En ce moment je suis en euros négatifs chez ma banque donc no problem.
Prête pour le BIG BANG

 
Courageux anonyme
00H01 11/08/2007

Désolé pour vous mais vous avez une courte vue ou un manque de culture financière. C'est vous qui allez payer au bout du compte voir les posts plus haut

 
Le Yéti | yetiblog.org
00H03 11/08/2007

Je parierais que l'anonyme de 00h01 n'est pas euro négatif !

 
Courageux anonyme
01H55 11/08/2007

voir à 23h57

 
21H27 10/08/2007

Merci pour ces explications très claires.
"on peut s'attendre à des faillites retentissantes" écrivez-vous? Est ce que certaines banques peuvent faire faillite? Comment savoir quelles sont celles qui "ont les reins solides" ( sans faire 3615 Verif;-)?
Est-ce que concrètement l'épargne des particuliers est en danger ?

 
Courageux anonyme
22H59 10/08/2007

Non, les banques françaises, je dis bien françaises, ne peuvent faire faillite.
Il existe de te nombreux mécanismes en amont pour détecter le problème lorsqu'une banque se retrouve dans un situation qui pourrait la mener vers la faillite (si elle n'était pas une banque, mais une industrie ordinaire).
De plus, il existe en France - et cela n'existe qu'en France - ce qu'on nomme "la réputation de place". Lorsqu'une banque se retrouve en situation de faillite "virtuelle" ou proche de la faillite si rien n'était fait par ailleurs, alors le Ministre des Finances demande à une autre banque de la racheter, la banque, ses risques et ses clients. Ceci afin que les clients (ménages et épargnants) ne se trouvent pas lésés. Ce n'est pas qu'un pb d'éparge, il ne faut pas oublier que les banques gérent les moyens de paiement. Sans les banques, plus de transaction commerciale possible. Et ce serait tout le système économique qui en souffrirait.

Enfin, concernant l'épargne, il y a en Europe, et donc en France, le système de garantie des dépots. Je n'ai plus en tête les montants de garanties des dépôts mais il est très élevé, bien plus que la moyenne des soldes sur les comptes de dépôt à vue des ménages. Les comptes titres des particuliers sont aussi garantis - mais uniquement pour les particuliers.

Donc, rien à craindre, comme aux Etats-unis où les faillites des banques sont tout à fait possibles.
X

 
23H41 10/08/2007

Merci Mr or Mrs X

 
Le Yéti | yetiblog.org
08H01 11/08/2007

"Non, les banques françaises, je dis bien françaises, ne peuvent faire faillite."

On se rassure comme on peut. Cela me rappelle l'histoire du nuage de Tchernobyl qui s'arrêtait forcément à nos frontières.

 
Courageux anonyme
08H34 11/08/2007

Non, il ne s'agit pas de la méthode Coué et cela n'a rien à voir avec nos frontières étanches à la radio-activité (quel beau pays que la France qu'en même...).
1/ La solidarité de place est inscrite dans l'article 52 de la loi du 24 janvier 1984. Depuis, elle a été réformée car réorganisée pour être incluse dans le Code Monétaire & Financier le 15/06/1999 puisque le code devait être publié pour le 31/12/1999 avec l'arrivée de l'Euro comme monnaie nationale. Donc à ce jour il ne s'agit plus d'un seul article de loi, mais d'un ensemble de procédures inscrit de l'article L. 312-4 à l'article L. 312-18 du Code Monétaire & Financier.
2/ La protection des ménages, clients et épargnants est inscrite dans l'article L. 511-43 du même Code Monétaire & Financier. Le montant (merci de vos questions, j'ai du me replongé dans mes textes, codes, lois et décret) est fixé à aujourd'hui à 70.000 EUR par déposant (particulier). Je pense que c'est largement au dessus de votre propre solde ;-)
Quant à ceux qui ont plus de 70.000 e en liquidités sur leur compte à vue, c'est leur problème et on va pas pleurer sur leur sort (enfin, c'est mon avis).
3/ Responsabilité de l'État. L'État, à traver la Commission Bancaire, a, de fait, une responsabilité sur le contrôle et la solvabilité des établissements de crédit exerçant en France. Le principe de responsabilité en déficience de sa mission de contrôle prudentiel a été reconnu par le Conseil d'État. Mais il faut pour cela une faute lourde (Arrêté en assemblée pleinnière du Conseil d'État du 30 novembre 2001). Depuis cette date, on roupille un peu moins lors des réunions de la Commission Bancaire ;-)
4/ Fond de garanties des dépôts (lié à mon point n°3). Ce fond est autonome, perçoit les cotisations obligatoires des établissements de crédit et gère de façon autonome les sommes pour garantir les dépôts. Article L. 312-4 du Code Monétaire & Financier. Il n'a de compte à rendre qu'au Ministre chargé de l'Économie. Cela garanti le fait que les sommes sont gérées en dehors des banques elles-mêmes qui ne peuvent profiter de cette épargne forcée gratuite et disponible.
Sauf en ce qui concerne les banques mutualistes qui s'organisent et gérent elles-mêmes leur propre solidarité. Ce qui à l'international leur donne une très bonne note car consolide leurs bilans.
5/ Au dessus du fond de garanties des dépôts, existe encore un autre fond de garantie prévu à l'article L. 322-1. Celui-ci est prévu pour les sommes qui ne sont pas garanties par l'article L.312-4. La loi ne codifie que son existance, mais contrairement au premier fond de garantie des dépôts dont le fonctionnement est codifié par la loi, celui-ci, plus souple car en deça des 70.000 e par déposant, laisse son fonctionnement à l'initiative de la Commission Bancaire. Mais il existe !
Voilà, en espérant vous avoir rassuré sur vos avoirs.

 
Courageux anonyme
10H08 11/08/2007

3/ Responsabilité de l'État. L'État, à traver la Commission Bancaire, a, de fait, une responsabilité sur le contrôle et la solvabilité des établissements de crédit exerçant en France

De mémoire , qui a été reconnu coupable dans l'affaire du crédit Lyonnais et qui 'in fine' a banqué les 100 milliards de francs :
L'Etat c'est à dire vous et moi !!!!!

 
10H54 11/08/2007

Regarde les dates que je donne, et rappelle toi que l'Affaire (en fait, les affaires) du Crédit Lyonnais sont antérieures.
De plus, le fait que l'État ait été reconnu coupable ne fait que confirmer ce que je dis.
Mais pour une partie importante de la dette couverte par l'état dans l'affaire Crédit Lyonnais, il ne faut pas oublier qu'une partie représente l'amande exhorbitante infligée par l'état de Californie à la fois au Crédit Lyonnais et à l'état français qui a négocié, plus l'amande personnel de François Pinault, ami personnel du Président de la République.
Il ne s'agit donc pas à proprement parler de la situation bilantielle de la banque avant les événements.
Chose qui n'était donc pas, par définition, détectable par la Commission Bancaire de l'époque aux pouvoirs et au fonctionnement moins claires.

Bref, les affaires du Crédit Lyonnais échapent à toute analyse purement économique et juridique (dans le sens droit monétaire) et donc "logique" car repose uniquement sur des perceptions et négociation politique.
Même si au départ, la faute était réelle (rachat illégale d'une assurance américaine par une filliale d'une banque française créé ex-nihilo), la banque française, et par là-même l'état et La France, a payer par excès d'arrogance de vouloir réussir aux US là où les banques et cie d'assurances locales avaient elles-mêmes échouées !

 
Courageux anonyme
00H26 18/08/2007

En effet car la reprise de l'assurance a été une réussite d'un point de vue financier. Au lieu de faillite attendue la société a été remise sur pied. Beaucoup d'américains lui doivent beaucoup. Il se trouve seulement que cela ne respectaient pas les "règles". Quand une action volontaire a des effets aussi bénéfiques il est très choquant d'être pénalisé pour cela.

 
11H17 11/08/2007

Je me souviens du tollé soulevé par Edith Cresson disant: "la bourse? rien à cirer". Et pourtant... les boursicoteurs sont des joueurs, et rien d'autre. Pourquoi ne se préoccupe-t-on pas autant des gens qui perdent leur argent au casino? Quant à invoquer tous les articles de lois sensées protéger les joueurs en bourse, laissez moi rire! (voir mon surnom)

 
Le Yéti | yetiblog.org
13H19 11/08/2007

Un autre avis éclairé, tout à fait différent dans le lien ci-dessous :

«Un risque de contagion réel et profond»