Le dauphin blanc de Chine n'existe plus
En chinois, on l'appelait le « Baiji », ou « la divinité du Yangtsé ». Le dauphin blanc de rivière du Yangtsé, qui fut un temps l'effigie d'un timbre-poste chinois, n'a pas survécu à la pollution et au trafic fluvial.
Il n'existe désormais plus que trois espèces de dauphins d'eau douce réparties dans différents fleuves du monde : le Gange et le Brahmapoutre dans la péninsule indienne, le fleuve Amazone, où sa survie est la moins menacée, et le Rio de la Plata, entre l'Argentine et l'Uruguay. Avec le dauphin du Yangtsé, ils constituaient à eux seuls une famille de dauphins : les delphinoïdes.
Cela faisait plusieurs années que personne n'avait plus croisé de Baiji. La nouvelle a été rendue officielle après qu'une expédition, menée par des scientifiques de plusieurs nationalités, a cherché à localiser quelques survivants. En vain.
Gilles Bœuf est professeur à l'université Pierre et Marie Curie à Paris, et directeur d'une unité de recherche de modèles en biologie cellulaire et évolutive à Banyuls. Il a suivi de près la disparition progressive du mammifère marin. Il explique les capacités uniques de cet animal, doté du meilleur système sonar au monde, et l'incapacité des hommes à mettre en place une politique de préservation efficace :
Selon Gilles Bœuf, plusieurs facteurs ont contribué à l'extinction de l'espèce : par nature, un dauphin de rivière ne change pas de fleuve, même si celui-ci atteint un niveau de pollution mortel. Le développement de la Chine a des conséquences écologiques désastreuses, mais c'est l'activité humaine de façon plus générale qui menace tout l'écosystème :
Le dauphin blanc de Chine, dont on comptait 5000 individus il y a encore moins d'un siècle, est le premier grand animal à disparaître en cinquante ans, après le tigre de Tasmanie. Plus effrayant, il disparaît sur la terre une espèce vivante toutes les vingt minutes. La disparition du Baiji ne serait ainsi que le début d'une longue série :
Preuve que l'érosion de la biodiversité ne touche pas que les contrées lointaines : l'esturgeon de la Gironde. Cela fait près de dix ans que les scientifiques français n'ont plus trouvé de femelle de ce gros poisson :
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parce que tout le monde est d'accord pour que son voisin fasse les sacrifices sur son mode de vie ; sacrifices inévitables pour une amorçe d'inversion de la tendance.
tout le monde est d'accord pour son voisin, mais pas pour soit, pour soit toujours plus.
chinois, indiens, americains, français, tous pareils...
bien que les foyers de résistances soient plus forts en inde, bien que les chinois soient sans doute encore plus lobotomisé/brainwashed par leur système que les occidentaux (mais à voir quand même)
des mots sans actes n'ont aucune valeur.
gandhi avait dit « make happen in yourself the change you want to see happen in the society ».
Entendez.
vous n'êtes pas impuissant.




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