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Difficile de succéder à Chirac dans le coeur des Egyptiens

La presse égyptienne attendait Sarkozy au tournant. Son implication dans la libération des infirmières bulgares n’a pas rassuré ses détracteurs. "C’est le signe d’une nouvelle politique étrangère française, qui envisage plus d’implication dans les dossiers chauds (…) et imite la politique de Bush consistant à faire chanter les régimes de Moyen-Orient", écrit Jihad Aouda dans Al Masri Al Youm.

Des commentaires repris dans l’ensemble d’une presse qui titrait déjà au lendemain de l’élection : "Une grande défaite pour les musulmans de France" (Rose Al Youssef) ; "Festivités en Israël, craintes en Turquie" (Al Goumhouriya). Pas évident, en Egypte, de succéder à Chirac l’Arabe, surtout lorsqu’on est vu comme l’"ami d’Israël" (Al Akhbar).

Nicolas Sarkozy avait pourtant marqué des points en nommant des personnalités issues de l’immigration à ses côtés. Al Ahram Hebdo parlait alors des "Leçons du gouvernement français" et Al Masri Al Youm rassurait : "Les Arabes ne doivent pas s’inquiéter. Nos liens stratégiques avec la France ne vont pas changer."

Et la visite de Moubarak à Paris la semaine dernière a achevé de convaincre un partie la presse gouvernementale : "Une amitié sans discontinu" (Al Akhbar). Désormais, on a les yeux rivés sur le projet d’union méditerranéenne, approuvée mercredi par le "rais". Avec ce projet, Sarkozy veut "faire face à l’expansion de l’influence américaine en Afrique du Nord", estime Al Ahram, qui en profite pour filer la comparaison avec Napoléon. Tout en y voyant "un moyen d’exclure définitivement la Turquie de l’UE".


A lire :
Notre dossier sur Nicolas Sarkozy
vu par la presse internationale

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