A la Une 08/08/2007 à 17h37

Hilberg, l'historien du génocide des juifs, raconté par son éditeur




Raul Hilberg (J. Sassier/Ed. Gallimard)

Eric Vigne était l'ami et l'éditeur français, chez Gallimard, du grand historien américain, mort samedi 4 août. Pour Rue89, il évoque celui qu'il décrit comme un « homme à la hauteur de son œuvre ».

Comment Raul Hilberg est-il devenu ce grand historien du génocide des juifs ?

Tout son parcours s'explique par son expérience de l'exil. Juif viennois, il quitte l'Autriche avec sa famille en 1938 en passant par La Rochelle, puis par Cuba. Il finit par entrer aux Etats-Unis, où il termine ses études. Il est alors envoyé sur le front européen comme interprète de l'armée américaine, puisqu'il est parfaitement germanophone. Il entre en Allemagne par le sud, où il découvre les camps de concentration. A Munich, il obtient de l'armée qu'elle conserve des caisses de papiers découvertes au siège du NSDAP local, que les soldats, rendus furieux par la découverte des camps, voulaient brûler. Plus tard, il travaillera sur ces archives qui vont aussi servir pour le procès de Nuremberg.

Quand il rentre aux Etats-Unis, il veut comprendre ce qui s'est passé. Il commence son travail de recherche en se focalisant sur les « trois pouvoirs » : la bureaucratie, le parti et l'armée. Toute sa vie sera dominée par ce besoin de comprendre, cette ambition d'approcher au plus près la réalité. Très vite, il a compris que la question du « pourquoi ? “ n'avait aucun sens, qu'il fallait basculer vers celle du ‘comment ? . C'est ainsi qu'il est arrivé à définir les cinq phases de tout processus génocidaire. Il hésitait entre génocide et holocauste, car il trouvait le terme génocide trop froid et trop juridique.

Comment était-il ?

Comme éditeur, c'est une des très rares fois où j'ai rencontré un homme à la hauteur de son œuvre. C'était un immense seigneur très modeste. Le personnage était d'une intensité immédiatement communicable, qui ne déviait pas de son sujet, parce que c'était une vraie passion. Il faut comprendre que ce qu'il avait construit comme objet n'existait pas dans les archives. Il a su lire dans les documents l'ensemble d'un processus. Il y avait donc un grand décalage entre l'immensité de son savoir et sa modestie. Par exemple, il est toujours resté fidèle à l'université de Burlington (il y est entré en 1956, ndlr), petite fac de province, dans le Vermont, avec des étudiants issus de milieux ruraux qu'en général il jugeait crasses.

Pourquoi a-t-il ajouté un chapitre sur le Rwanda dans la dernière édition de La Destruction des juifs d'Europe ?

A chaque nouvelle édition de sa thèse, il prenait soin de renouveler le texte (il y a 25% d'inédits dans la dernière version). Ce chapitre sur le Rwanda s'inscrit dans sa démonstration. Il voulait ainsi s'adresser aux tenants de la bataille du pourquoi ? . Avec ce nouveau génocide, où l'Europe n'a rien fait, arrêtons de dire que la connaissance historique permet d'agir. Appliquons-nous à cerner le comment ? .
Cette position n'a pas toujours été bien comprise. Par exemple, Hilberg était contre la restitution des biens juifs réclamés par certains groupes aux Etats-Unis, parce que, selon lui, cela pouvait faire le jeu du camp adverse, en minimisant le nombre de survivants. Je me souviens d'une soirée, au mémorial juif, à Paris, où le public était nombreux et l'atmosphère glaciale, notamment parce qu'il n'utilisait pas le terme de Shoah. Il avait aussi expliqué n'être plus convaincu qu'il faille l'enseigner, car aux Etats-Unis, des étudiants suivant ce type de cursus étaient incapables de savoir qui étaient les alliés des Américains. Il doutait vraiment de l'utilité de cours sur la Shoah.

Que pensait-il du roman de Jonathan Littell, Les Bienveillantes’ ?

Hilberg ne lisait pas et ne parlait pas le français. Il ne l'a donc pas lu. Mais les deux hommes se sont rencontrés en novembre 2006, ici à Paris. Ils ont d'abord déjeuné ensemble, seuls, dans les salons de Gallimard, puis ils avaient fait une émission de radio sur France Inter. Il y a eu un véritable échange entre eux. Hilberg avait le goût de parler de la dimension littéraire de l'œuvre. Il estimait que la tendance au romanesque pouvait amorcer des déformations historiques délicates. Il avait déjà soulevé ce problème avec le témoignage d'un rescapé publié d'abord en yiddish, puis dans une deuxième version américaine avec beaucoup plus de pathos. Avec sa parfaite connaissance des archives, Hilberg avait rectifié.

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  • 55 réactions
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  • Anonyme

    Je crois savoir que Hilberg n'avait pas une opinion très haute de Hannah Arendt. Cette dernière n'avait guère encouragé la publication de ses premières études et ensuite a « pillé » les recherches de Hilberg les utilisant pour des raisonnements et une vision du génocide très éloignés de Hilberg.

    • kst
      kst
      keep-smiling-through.typepad.com
      • Posté à 12h47 le 09/08/2007
      • Internaute
        keep-smiling-through.typepad.com

      « Qui de nous veille de cet étrange observatoire, pour nous avertir de la venue des nouveaux bourreaux ? Ont-ils vraiment un autre visage que le nôtre ? Quelque part parmi nous il reste des kapos chanceux, des chefs récupérés, des dénonciateurs inconnus … Il y a tous ceux qui n'y croyaient pas, ou seulement de temps en temps. Il y a nous qui regardons sincèrement ces ruines comme si le vieux monstre concentrationnaire était mort sous les décombres, qui feignons de reprendre espoir devant cette image qui s'éloigne, comme si on guérissait de la peste concentrationnaire, nous qui feignons de croire que tout cela est d'un seul temps et d'un seul pays, et qui ne pensons pas à regarder autour de nous, et qui n'entendons pas qu'on crie sans fin. »

      (in : « Lien » d'Alain Resnais (1955, 31 min) - Texte de Jean Cayrol dit par Michel Bouquet)

       
      • Anonyme répond à kst

        Bonjour,
        Dans ce context et avec les moyens qui sont les vôtres pouvez-vous faire entendre le cri des chiliens étouffé le 11 Septembre 1973 ?

      1 autres commentaires
    • compte supprimé 13
      • Posté à 12h15 le 09/08/2007

      du TRES grand n'importe quoi !

    • Anonyme

      En tant qu'admirateur d'Hanna Arendt votre commentaire me secoue et me cobfirme que malheureusement les héros absolus sont très, très rares.
      Je pense néanmoins qu'il faut plus que jamais lire aussi Hannah Arendt, notament son dernier livre la vie de la pensée...

  • Deborah
    • Posté à 11h20 le 09/08/2007

    Cette « banalité du mal » est devenue une véritable tarte à la crème qui ne veut plus rien dire. Qui se souvient - sait - que c'est le sous-titre de « Eichmann à Jérusalem - rapport sur la banalité du mal » d'Hannah Arendt ?
    Mon point de vue de rescapée ? Le mal est absolu. Il n'y a pas à le qualifier.
    Mais l'humanité, elle, est banale.

    Raul Hillberg a fait un travail aussi gigantesque que précieux. On aimerait
    que ce travail serve à quelque chose ; à empêcher d'autres crimes, qui pour n'être pas identiques à ce que fut l'extermination des Juifs (sans oublier les tziganes et les exactions contre les « sous races ») - n'en sont pas moins des crimes. Je crains malheureusement qu'on ait l'outil, grâce à Hillberg et aux archives - mais qu'on ne s'en serve pas.

    • Anonyme répond à Deborah

      Lisez le dernier livre d'Hannah Arendt « La vie de la pensée » vous sortira de la tarte à al crème...
      Amicalement votre.

      Jean Talabard
      06-60-89-26-40

  • Anonyme

    Le génocide des algériens par les troupes françaises 45.000 dans l'est de l'Algérie en 1945 et 1.200.000 pendant la guerre. (par la torture, bombardement...) Le témoignage d'un ex soldat disait il n'y a pas si longtemps quand on liquider un algérien pour nous c'était rien puisque nous le considérions pas comme un être humain, nous n'avions pas de remords c'était un bougnoule quoi ! Pensons aux juifs et pensons aux algériens et il faut faire traduire les criminels avérés devant la justice. Il faut se l'avouer c'est « un crime contre l'humanité »

    • Anonyme

      n'importe quoi !

      comment qualifier le massacre des harkis par les Algériens ?

  • Anonyme

    Il y a une chose qui a tendance à m'agacer quand on parle des camps de concentration nazis : c'est que dans la plupart des articles de presse, on a trop souvent tendance à le réduire à l'holocauste ou à la Shoah, c'est à dire sa part religieuse liée à la communauté juive. Les juifs représentent certes une part importante des victimes, mais je trouve irrespectueux d'oublier les autres catégories de victimes du massacre : handicapés physiques et mentaux, homosexuels, dissidents politiques, communistes, pacifistes, témoins de Jéhovah et autres chrétiens s'opposant au nazisme, droits communs, Russes, Polonais et autres peuples slaves.

    • Anonyme

      je m'inscris en faux à vos assertions.

      Il est fort pratique d'employer le « neutre » ON. Qui est ce ON qui a trop souvent tendance ... ?

      En plus, dans cet article, il est question de Hilberg et de ses études sur le génocide des Juifs (6 millions de morts).

      Vous n'avez qu'à publier un article sur le génocide par les nazis d'une autre population dont vous ne parlez même pas, celle des Rroms. Vos exemples des autres victimes ne peuvent être assimilés à des génocides.

    • Anonyme

      Réponse à un Anonyme (pas très courageux)
      Ce qui ce qui m'agace, ce sont ces bonnes âmes qui n'aiment pas que l'on se focalise sur le génocide des Juifs qu'elles aimeraient bien minimiser. Evidemment qu'il y a eu d'autres victimes, mais des massacres ignobles de dissidents politiques ( dont beaucoup de résistants) de militaires, de pacifistes etc., comme des massacres de populations locales,cela est malheureusement assez commun dans de nombreux conflits.
      Le génocide, la mort programmée scientifique,planifiée, systématique de tout un peuple (hommes, femmes et enfants pendant plusieurs années), ne se comparent pas à d'autres crimes de guerre. L » exemple que vous auriez pu ajouter est celui des Tsiganes don le régime nazi avait également programmé l'élimination bien qu'avec moins de rage et « d'efficacité » que celle des Juifs. (Vous auriez pu aussi évoquer le génocide du Rwanda dont on ne parle pas assez peut-être parce que la France n'y est pas innocente.)
      Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas parler des résistants et des autres victimes du nazisme, mais cela doit se faire « en plus », pas à la place.
      Roger De Lathouwer

    • Hillel
      • Posté à 23h29 le 08/08/2007
      • Internaute

      Réponse à un Anonyme (pas très courageux)
      Ce qui ce qui m'agace, ce sont ces bonnes âmes qui n'aiment pas que l'on se focalise sur le génocide des Juifs qu'elles aimeraient bien minimiser. Evidemment qu'il y a eu d'autres victimes, mais des massacres ignobles de dissidents politiques ( dont beaucoup de résistants) de militaires, de pacifistes etc., comme des massacres de populations locales,cela est malheureusement assez commun dans de nombreux conflits.
      Le génocide, la mort programmée scientifique,planifiée, systématique de tout un peuple (hommes, femmes et enfants pendant plusieurs années), ne se comparent pas à d'autres crimes de guerre. L » exemple que vous auriez pu ajouter est celui des Tsiganes don le régime nazi avait également programmé l'élimination bien qu'avec moins de rage et « d'efficacité » que celle des Juifs. (Vous auriez pu aussi évoquer le génocide du Rwanda dont on ne parle pas assez peut-être parce que la France n'y est pas innocente.)
      Cela ne signifie pas qu'il ne faille pas parler des résistants et des autres victimes du nazisme, mais cela doit se faire « en plus », pas à la place.

    • caro
      caro
      délinquante avérée
      • Posté à 23h51 le 08/08/2007
      • Internaute
        délinquante avérée

      « petite » précision sur le sens des mots Holocauste et Shoah, trouvé après une courte recherche :

      - holocauste : dans la Bible, sacrifice religieux où la victime était détruite entièrement par le feu (« holocaust » en anglais). Ce mot a été fortement contesté en Europe : l'extermination des juifs n'est pas un sacrifice fait à Dieu.
      - shoah : en hébreu, catastrophe. On trouve aussi parfois d'autres orthographes : shoa, choa. Ce mot a été rendu célèvre par le titre du film de Claude Lanzmann « Shoah » et adopté majoritairement en France, par opposition au terme holocauste.

      Tous les Juifs génocidés n'étaient pas religieux ou croyants, il y avait même beaucoup d'athées. Ce n'est donc pas la « part religieuse » qui est visée, mais bien toute la population juive, tout comme la population tzigane.

    • Anonyme

      vous avez entièrement raison dans vos remarques, et ce n'est pas d'avoir oublié telle ou telle catégorie de personnes qui enlève de la justesse à votre remarque

    • Deborah
      • Posté à 12h38 le 09/08/2007

      Ce que vous appelez « Shoah » et moi « extermination » n'est pas une affaire « religieuse » et ne l'a jamais été dans le nazisme.
      Et il ne s'agit nullement d'oublier les crimes commis contre d'autres catégories de personnes. (homosexuels, opposants, communistes etc.)

      Il se trouve, seulement, que l'extermination des juifs a été une entreprise INDUSTRIELLE, utilisant des moyens industriels de mise à mort. Et à fait industriellement à peu près - si j'ose dire - six millions de morts.

  • Anonyme

    Si le massacre des algériens n'était pas un crime contre l'humanité alors comment devrait-on le qualifier ?

    • Anonyme

      Dommages collateraux.

    • Anonyme

      toutes les guerres sont des crimes contre l'humanité.

    • Anonyme

      Comme Sétif par exemple ? un massacre. Tu sais, c'est pas rien, un massacre.

  • Anonyme

    La guerre d'algérie était une guerre contre des civils car il n'y avait pas une armée contre une armée mais une armée française contre qques maquisards et contre une majorité de civils. Ce fut la boucherie. Même aujourd'hui on découvre encore des charniers l'onu devrait enquêter la dessus !

    • Anonyme

      envoyer des affirmations aussi vagues est d'une grande bêtise.
      citez des exemples précis ou taisez vous.

  • pierrejcallard
    pierrejcallard
    http://www.nouvellesociete.org
    • Posté à 02h59 le 09/08/2007
    • Internaute
      http://www.nouvellesociete.org

    Au Rwanda, on sait que le massacre a été une décision collective et a été appliquée spontanément pas des « volontaires ». La question concernant la Shoah à laquelle je crois qu'on a évité de donner une réponse précise, c'est : « Quel pourcentage de la population allemande était au courant du massacre et l'approuvait ? » La réponse est importante pour notre connaissance de la nature humaine.

    Lien

    Pierre JC Allard

    • babayaga
      • Posté à 09h08 le 09/08/2007

      je pense que toute la population était au courant des lois anti-juives prises bien avant le début de la guerre et elle n'a pas réagi (commerces juifs interdits, autodafés, interdiction de faire des études ou d'exercer professionnellement, spoliation des biens, etc), comme elle n'a pas réagi à la disparition des personnes handicapées, alors qu'elle était forcément au courant

      La nature humaine est ainsi faite, qu'elle a besoin de croire en des boucs émissaires et il est relativement facile de lui en fournir, et ça continue au XXIe qui fourmille d'exemples.

      • Deborah
        Deborah répond à babayaga
        • Posté à 15h18 le 09/08/2007

        Tous les gouvernements savaient : je n'en veux pour preuve que la conférence de l'homme de lettres et diplomate français Henry Bérenger, donnée dans le cadre des « Grandes conférences des Ambassadeurs » (18 nov. 1933) sous le titre « HItler et Israël - La guerre des races - »)

        Les missi dominici de Hitler, à commencer par Goebbels, exposaient clairement la quasi totalité des projets nazis.

        Donc la diplomatie mondiale, donc les gouvernements savaient.

        Question : Pourquoi ont-ils massivement fermé les yeux ?

        Question subsidiaire : A quand un historien pour raconter l'histoire de la diplomatie internationale des années 20 aux années 45 ?

        Et enfin, la complicité, ça se condamne comment ?

        NB : en 1936 Stephen Lux, journaliste allemand juif s'est suicidé en pleine séance de la Socité des Nations. Pour protester justement contre ce qui se passait en Allemagne. Avec le résultat que l'on sait. Qui vous en a jamais parlé ?

    • Anonyme répond à pierrejcallard

      monsieur Allard, même les juifs savaient ce qui se passait. Il suffit de lire certains ouvrages concernant les réunions de Eichmann avec les dirigeants de la communauté juive de Hongrie ou de Tchécoslovaquie.
      souvenez-vous dans le procès Eichmann* que des témoins accusent les Jüdenräten d'avoir envoyé à la mort leurs corréligionnaires pour se protéger eux-mêmes.
      ____
      * si vous n'avez pas le procès, regardez le film « le spécialiste » (Sivan/Brauman)

      • Deborah
        • Posté à 15h22 le 09/08/2007

        Ceux qui derrière leurs ordinateurs aujourd'hui lancent des accusations contre les Juifs qui « savaient » devraient commencer par savoir, eux, de quoi ils parlent. Les Juifs ne savaient pas qu'ils étaient destinés à être gazés. Même si une longue tradition antisémite les avaient quelque peu habitués à la haine des autres.

        D'autre part, les Juifs, eux, n'avaient ni armée ni armes. Et ils étaient assiégés partout par on sait quelle armée et quelles administrations.

        Quels qu'aient pu être les torts, nul n'est parfait, des responsables juifs, quel était leur degré de liberté d'action ? Ils n'en avaient pas. Excepté le suicide.
        De grâce, informez-vous ou taisez-vous

         
        • Anonyme répond à Deborah

          encore une fois : lisez Hilberg pour commencer.

          chapitre VI - la concentration.
          L'établissement des ghettos.

          Vous y lirez des choses précises sur Lodz, Varsovie... et sur des gens comme Rumkovski « le dictateur du ghetto » de Lodz.
          Et puis ne vous arrêtez pas à Hilberg, d'autres ont aussi écrit des thèses.
          Cela vous évitera de débiter des âneries apprises par le bouche à oreille et déformées.

          vous intervenez sur un domaine que vous ignorez totalement ! on se demande pourquoi intervenir...
          si vous considérez l'Histoire comme de l'a peu près c'est votre problème mais ne venez pas polluer

          • caro
            caro
            délinquante avérée
            • Posté à 21h03 le 09/08/2007
            • Internaute
              délinquante avérée

            « d'autres ont aussi écrit des thèses. »

            vous voulez sans doute parler de Rassinier ou Faurisson ou Garaudy ?

        3 autres commentaires
      • caro
        caro
        délinquante avérée
        • Posté à 15h15 le 09/08/2007
        • Internaute
          délinquante avérée

        « des témoins accusent les Jüdenräten d'avoir envoyé à la mort leurs corréligionnaires pour se protéger eux-mêmes »

        Votre formule est lapidaire et demanderait un peu plus d'explications, au lieu de faire passer les membres des judenräten pour des lâches.

        Les Judenrats étaient les conseils juifs DANS LES GHETTOS. Lire ce qu'en dit Wikipedia :

        « Les Judenrats (conseil juif en allemand), étaient des corps administratif formés dans les ghettos juifs, sous l'ordre des autorités nazies. Ils concernèrent les ghettos de Pologne puis ceux des pays soviétiques.

        Ils formaient le gouvernement des ghettos, et faisaient l'intermédiaire entre les nazis et la population. Ils étaient généralement composés des leaders des communautés juives. Ils étaient forcés par les nazis de fournir des juifs qui devaient servir d'esclave, et d'aider à la déportation des populations vers les camps d'extermination. »

        Si vous aviez été juif et aviez vécu à cette époque, vous ne savez pas ce que vous auriez fait (et ne dites surtout pas que vous n'auriez pas fait partie du Conseil, vous n'en savez fichtre rien). D'après ce que j'ai pu lire, les membres de ces Conseils ont essayé de sauver des Juifs plutôt que se sauver eux-mêmes. Nuance

         
        • Anonyme répond à caro

          vous n'avez donc pas lu autre chose que Wikipédia ?

          • caro
            caro
            délinquante avérée
            • Posté à 22h37 le 09/08/2007
            • Internaute
              délinquante avérée

            vous préférez l'encyclopédie multimedia de la Shoah ? Qu'à cela ne tienne :

            Lien

            • Anonyme répond à caro

              c'est sûr comme ouvrage contradictoire on ne peut rêver mieux ! ! !

        3 autres commentaires
  • Anonyme

    Ses livres démontrent des recherche minutieuses et s'ils laissent pantois, il reste la question du pourquoi la mort d'Hilberg est passée « inapercue » dans les médias.
    L'Holocauste restera toujours un thème : des peuples seront toujours massacrés selon les « nécessités » économiques et énergétiques du temps et pour se consacrer aux génocides, monter les religions les unes contre les autres, c'est la tactique générale que les peuples suivent aveuglement.
    Raoul Hilberg a quitté ce monde. Paix en son âme. Tout de même, j'aurai bien aimé qu'il nous dévoile son propre secret : Etait-il juif, oui ou non ? C'est très simple, si ses parents avaient payé un impôt religion à la communauté juive de Vienne, alors ils étaient considérés comme juifs par cette communauté. Sinon, à l'arrivée des Nazis, ses parents et lui furent juifs par les nazis, mais certes guère par la communauté juive. Si ceci paraît si compliqué, c'est parce que l'histoire de la Shoa a encore ses petits tabous.....

    • Anonyme

      est-ce que cette distinction était en cours dans les camps d'extermination ? les 6 M de morts avaient-ils tous acquitté leur dû à la communauté ?

      On peut très bien être « Juif », se sentir « Juif », sans être croyant et faire partie de la communauté juive. Parler de « secret » me semble déplacé et plutôt inquisitorial

    • Cheyenne
      Cheyenne
      Pieux (foi en l'athéisme)
      • Posté à 12h29 le 09/08/2007
      • Internaute
        Pieux (foi en l'athéisme)

      c'est n'importe quoi. Les non-pratiquants sont consideres comme juifs au meme titre que les pratiquants, je signale que la judeite se transmet par la mere, comme une nationalite par les parents.

      la seule difference entre la conception des instances religieuses et celle des nazis, c'est que ces derniers considerait comme juif quelqu'un avec 3 grands-parents juifs, peu importe le sexe (donc meme si la grand-mere maternelle ne l'etait pas).

      bon sinon j'ai lu des trucs pas possibles dans les posts du dessus, faut croire que y'a encore des tas de gens antisemites et que c'est mal parti pour s'arranger.

      quand on parle du genocide des juifs, d'entendre des gens la ramener avec les tziganes et les homos, c'est insupportable et aberrant. Quand a la personne qui parle de l'invention de Zyklon B, j'espere (pour elle) qu'on se rencontrera pas en vrai.

  • Anonyme

    Il serait utile en France également de prendre des distances avec la formule « enseigner la Shoah » qui a circulé ces dernières années dans l'enseignement secondaire et sur laquelle Georgres Binsoussan a fait des réserves dans son livre AUSCHWITZ EN HÉRITAGE ? éditions Mille et une nuits

  • Anonyme

    Erratum typographique : Georges BENSOUSSAN

  • Lulu7
    • Posté à 10h40 le 09/08/2007
    • Internaute

    L'émission de radio remarquable dont il est question dans l'article, c'était « la Bande à Bonnaud », que France Inter a déprogrammé à la rentrée... Pour entendre à nouveau des débats d'une telle qualité, il faut aller où ?

  • Anonyme

    il y a donc un antisémite inscrit sur Rue89 que de très nombreux commentaires sont maintenant fermés ?

    Beurk

    Faites donc attention, journalistes de Rue89, à ce que les antisémites ne viennent pas faire la loi ici. Ils ne votent pas sur l'intérêt d'un commentaire, mais d'après leur opinion de révisionniste.

    • manju35
      • Posté à 15h03 le 09/08/2007

      Effectivement : c'est au moins le quatrième article qui déclanchent,une poussée négationniste et antisémite(les 3 précédents : le Darfour,BHL et la condamnation à la peine de mort d'homosexuels en Iran).

      • Droite Republicaine
        Droite Republicaine répond à manju35
        Etudiant, NYC
        • Posté à 17h16 le 09/08/2007
        • Internaute
          Etudiant, NYC

        Pas etonnant vu qu'Internet est devenu le lieu de rencontre de toute la galaxie antisemite, negationniste et revisionniste.
        Il suffit de frequenter un peu les sites de la mouvance Dieudonne (Les Ogres, La Banlieue S'exprime) pour tres rapidement tomber sur des centaines de lignes de commentaires violemment antisemites, sous-couvert soit disant d'antisionisme.
        Personnelement je suis assez pessimiste sur la question, et je pense que sur Internet la liberte et l'absence de hierarchisation de l'information peuvent avoir des effets positifs (on y trouve autre chose que dans les Mass Medias) mais aussi des tonnes d'effets negatifs comme la diffusion croissante des delires antisemites, revisionnistes et negationnistes.
        A quand un article de Rue89 sur le cote sombre d'Internet, ce « vaste pele-mele jubilatoire » comme le decrivait Alain Finkiekkraut dans son essai L'Inquietante Extase ?

         
        • Anonyme répond à Droite Republicaine

          il semblerait que vous mettiez de côté les sites propagandistes du bord auquel vous appartenez..

          mais la vérité n'est pas à sens unique mon tout petit

          • Droite Republicaine
            Droite Republicaine
            Etudiant, NYC
            • Posté à 20h49 le 09/08/2007
            • Internaute
              Etudiant, NYC

            Quel interet de mentionner les sites d'extreme-droite ? Tout le monde s'attend a y trouver des contenus antisemites et c'est d'ailleurs le cas sur voxnr ou le site negationniste aaargh.

            Ce qui est nouveau par contre c'est l'antisemitisme dans lequel se vautre une partie de l'extreme-gauche, pretendument anti-raciste et pro-palestinienne.

            Et les sites que j'ai cites, issus de la mouvance Dieudonne, en sont tristement representatifs.

        • Anonyme répond à Droite Republicaine

          « Pas etonnant vu qu'Internet est devenu le lieu de rencontre de toute la galaxie antisemite, negationniste et revisionniste. »

          pas de Néocons, pas de racistes, pas d'anti arabes vous devez vous sentir bien seul !

          • Droite Republicaine
            Droite Republicaine
            Etudiant, NYC
            • Posté à 20h30 le 09/08/2007
            • Internaute
              Etudiant, NYC

            Les sites anti-arabes ont eu leur heure de gloire sur Internet avec l'episode LibertyWeb et la galaxie Sos-Racailles, rencontre improbable entre l'extreme-droite et certains milieus ultra-sionistes. (alliance qui a pris fin lors du second tour des elections de 2002)

            Aujourd'hui la plupart des sites issus de cette mouvance n'existent plus ou sont moribonds (Occidentalis, France-Echos, Liberty Vox), et tant mieux.

            Seulement aujourd'hui ce sont les sites antisemites d'extreme gauche, tels ceux que j'ai cites, qui prennent le relais et qui deversent jour apres jour des tonnes de propagande antisemite.

            Concernant les neo-conservateurs, que dans votre delire vous assimilez aux racistes, on peut encore trouver pas mal de sites interessants :
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        4 autres commentaires
  • Anonyme

    il sévit ici une bande qui monopolise la parole ^pour que soit respectée la bien-pensance.

    la plupart n'a pas lu (ni compris) le travail de Hilberg mais se permet de contester toute précision qui ne va pas dans le sens de leur étroitesse d'esprit.

    Le contraire de ce pourquoi se battat Hilberg !