Je suis au RMI (387 euros par mois), je suis inscrit à l'ANPE (pas indemnisé), je suis handicapé à 50% (pas d'allocations). J'ai reçu une convocation à un » atelier ANPE » pour le 26 juillet à 15h30 à Armor formation, à Guingamp. Puis une deuxième, puis une troisième convocation ! ! !
Je m'y rends, le personnel semble débordé car il y a 5 ou 6 personnes en même temps. Un entretien d'un quart d'heure avec une jeune fille qui ignore tout de mon dossier, qui ressasse les mêmes questions que l'on me pose depuis que je suis au chômage : » Cherchez-vous un emploi ? —Oui. —Comment cherchez vous un emploi ? —Sur Internet, vu que dans l'ANPE, il n'y a plus que des terminaux informatiques et que j'en ai un chez moi ! —Voulez-vous une formation pour savoir chercher un emploi et faire un bon CV ? —Non merci Madame, j'ai 42 ans et je suis en train de monter ma boîte. » Bref, du classique comme à l'ANPE.
La jeune fille m'avoue » faire le tampon » entre l'ANPE et les gentils allocataires. Pourquoi ? Pas de réponse ! Et le 2 août au matin, je reçois une lettre comme quoi je ne me suis pas rendu à cette convocation ! Entre le jeudi soir 26 juillet et la date sur la lettre 31 juillet, le week-end est passé et l'ANPE avait déjà posé ma tête sur le billot de la radiation … Plus rapide que jamais !
J'ai téléphoné à mon ANPE et la standardiste, après une courte manip sur clavier, m'annonce que la procédure a été abandonnée… » Tiens tiens, c'est un peu bizarre, fais-je… —Oui oui, il y a quelques problèmes à l'ANPE » , me déclare-t-elle… Vu que l'ANPE ne m'a jamais envoyé d'offres d'emploi et qu'elle ne s'occupe de moi que pour savoir si je veux annuler mon inscription (car je suis au RMI), je la soupçonne de n'être plus qu'une instance de sanction… Le chômage baisse mais pas le nombre des chômeurs !


























51
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De
08H43 | 08/08/2007 |
Lien : http://mncp.mncp.free.fr/
De
22H10 | 08/08/2007 |
C'est dommage tout cela car la seule explication à ce courrier d'absence est que personne n'a saisi d'entretien PAE après votre passage et la « non saisi de l'entretien » génère automatiquement un courrier automatique d'absence.
C'est très con j'en conviens mais c'est la seule raison.
De Adarshini
Idéaliste | 17H51 | 09/08/2007 |
Bah oui, tu l'as dis : c'est très con ! mais efficace pour éclaircir les listes…
Moi aussi on a essayé de me radier, pour une absence à une convocation (oups pardon : entretien)… Mais bon, c'est « très con » : je n'ai jamais reçu cette convocation. Les seuls courriers qui se perdent sont ceux de l'ANPE.
Sur ma lettre de ex-future radiation, ils ont eu la gentillesse de m'expliquer qu'ils m'ont convoqué dans leur courrier du 14 pour un rendez-vous le 13 ! ! ! cherchez l'erreur…
De
08H48 | 08/08/2007 |
Lien : http://mncp.mncp.free.fr/
De compte supprimé 24
| 09H08 | 08/08/2007 |
Je n'arrive plus à compter les fois où l'incompétence, la méchanceté, la veulerie, le mensonge, la morgue, la connerie brute de décoffrage ; mais surtout la bureaucratisation extrême, ont été vues de mes yeux, vues, dans les locaux sinistres de l'ANPE du Lot, où je vis.
J'étais comme l'auteur de l'article : chômeur au long cours non indemnisé… depuis 1997.
Depuis février, j'ai renoncé.
Je suis un non-chômeur, désormais ; à part écorcher des poulets ou tondre des chats à pas tripette et trente huit bornes avec des horaires peu amènes et bigrement aménagés, ou proposer des stages de jargon bureaucrate à Ubuland, il n'avaient rien à me proposer pour le beurre sur la baguette.
Il faisait froid à crever ce matin-là, et puis j'étais au chaud avec ma mie et un café. Je me suis remémoré la tronche de la guenon sentencieuse que m'avait dévolu l'Agence rien que pour moi. Et j'ai dit non, je reste ; j'en ferais un de moins, ça m'économisera du timbre et notre président sera content comme tout.
Finalement, six mois plus tard, je suis heureux : fini l'angoisse des matins blêmes et les sièges en mauvais plastique ; je ne suis plus un objet statistique. Je vis tout comme avant : je bricole et je mange grâce au système D, personne ne me fait plus chier, à la radio les collaborateurs jubilent en égrenant les chiffres de la réussite d'un pays où le chômage est en voie d'éradication. La vie est belle.
Et si vous insistez très fort, je vous conterais l'arnaque dont ma femme a été victime en commettant l'erreur de signer un Contrat d'Avenir.
cyp
à compte supprimé 24
De
15H09 | 08/08/2007 |
et alors, ce contrat d'« avenir » ?
De compte supprimé 24
| 17H18 | 08/08/2007 |
Alors voilà : Annie travaillé dix ans dans une école maternelle, et puis on s'est trouvés, elle m'a suivi jusque dans le Lot, on a eu des enfants ; elle s'en est occupée à plein temps en touchant les fameuses ASS (Allocations de Solidarité Sociale) depuis 1996, vu qu'il n'existe aucun statut pour les femmes au foyer… et puis l'ANPE a commencé à la harceler méchamment.
Là, pleine de bonne volonté et d'envie d'arrondir nos fins de mois, elle a suivi le conseil d'une amie, qui allait se faire embaucher dans une association en Contrat d'Avenir… et comme Annie faisait déjà du bénévolat dans notre asso à nous (on recycle des ordinos pour les écoles et les vieux ou les jeunes fauchés), et que l'ANPE nous faisait miroiter que les charges sociales ne seraient que d'environ 190 € par mois… on a sorti la calculette ; ça passait pilepoil dans le budget, et du coup Annie a signé.
Après, ce fut l'horreur : d'emblée le CNASEA, organisme payeur, s'est fait attendre presque trois mois, nous contraignant à emprunter de l'argent à des amis (nous en avons, heureusement), sinon attention les agios ; ensuite, au lieu des moins de 200 € annoncés, ce furent 459 € mensuels qu'il nous fallur débourser. Et, cerise sur le gâteau, nous apprenons que la célèbre « prime de retour à l'emploi » de 1000 € ne sera pas versée, pour des raisons parfaitement obscures.
Quatre mois plus tard, en mai, le compte en banque de notre association tire gravement la gueule et je téléphone à l'ANPE de Cahors, où je tombe sur un freluquet péteux qui me confirme, péremptoire, que nous avons droit à tout un tas d'exemptions et de primes diverses… tout en restant dans le vague. Je lui dis qu'il est trois heures et qu'à six, si je n'ai pas de réponse *chiffrée*, je licencie ma femme dès le lendemain matin. Il bredouille et raccroche, pour me rappeler dix minutes plus tard : non, nous n'avons droit à RIEN.
J'ai donc viré Annie.
Là, on est au mois d'août et je suis toujours en train de raquer ; le Conseil Général, qui nous avait octroyé une remise de charge de 69 € par mois n'a toujours pas donné signe de vie ; nous remboursons un trop-perçu qu'il nous a été extrêmement difficle de négocier avec l'URSSAF, échéancier obtenu à l'arraché ; traités comme des voleurs.
L'amie d'Annie est exactement dans la même situation. Elle se bouffe les doigts jusqu'aux coudes d'avoir eu la merveilleuse idée de nous conseiller ce Contrat d'Avenir.
Après cette fantastique leçon de dégueulasserie paperassière (parce que je ne vous ai pas entretenu de l'avalanche de formulaires abscons qu'il nous a fallu remplir pour toucher cette misère, il est bien entendu que nus n'avons plus ma moindre envie de jouer encore aux bons citoyens.
Nous avons donc hissé le drapeau noir, où nous avons brodé avec amour une jolie tarte à la crème en guise de tête de mort…
à compte supprimé 24
De
18H40 | 08/08/2007 |
pas mal cette histoire ; Votre femme élève vos enfants en percevant l'ass parceque qu'il n'existe auncun statut. Alors l'ass donne un statut de demandeur d'emploi et non pas de mère au foyer. Pour cela la CAF verse des aides dites familliales.
Ensuite non content de vous dans un bel élan de générosité vous régulariser la situation de votre femme qui travaille bénévolement (enfin presque, à la charge du contribuable devrais je dire) dans votre association via un contrat d'avenir. Soit dit en passant ce genre de contrat est subventionné à 90 % par l'état… En plus vous voudriez que votre femme perçoivent la totalité de son ASS ainsi que la totalité de son salaire…
Dans d'autres circonstances, on appelle cela du vol !
De compte supprimé 24
| 20H52 | 08/08/2007 |
Environ 130 € par mois d'allocations familiales pour 2 enfants… ça fait pas lerche.
Les ASS et les allocations de chômage en général sont un droit et une assurance et, dans le cas de ma femme, elles ont été attribuées pour la bonne et simple raison qu'elle déménageait pour rejoindre son conjoint. Mais cela vous déplaît peut-être. Sinon, elle n'a pas que bossé une décennie : depuis l'âge de quinze ans elle s'est échinée pour des clopinettes à nettoyer les chiottes d'un nombre assez conséquent de cantoches.
Annie s'est littéralement défoncé la caisse pour notre association pendant des années ; ce n'est que chose normale de vouloir qu'elle soit enfin payée pour son boulot, non ?
Les ASS sont perçues pendant quelques mois à peine après le début du contrat, vous le savez bien. En réalité, son revenu n'a augmenté que d'environ 250 € par mois.
Une autre précision : notre assoce n'est pas du genre bidon : nous ne percevons *et ne sollicitons* aucune subvention ; nous avons distribué gratuitement une quarantaine de machines complètes et en excellent état à des établissement scolaires du canton, à des stagiaires fauchés (pléonasme) et à nombre de mamies super heureuses de pouvoir s'initier aux joies du pianotage.
Je vous invite à vérifier nos comptes, qui sont publics, comme ceux de toutes les associations, plutôt que de me sauter sur le râble sans savoir.
Quant à nous qualifier de voleurs, j'eusse aimé que vous ayez suffisamment de couilles pour l'oser dire publiquement à nos barons modernes qui pourtant nous dépassent largement en quantité de doublons détournés du trésor public. Sans parler même de la masse considérable des branleurs salariés, dnt vous ne dites mot. Et moi non plus : -)))
Cyprien Luraghi
Association Dard » Art
à Puy l'Évêque, Lot
à compte supprimé 24
De
22H14 | 08/08/2007 |
J'ai lu le post de ce courageux anonyme auquel vous avez fait l'insigne honneur de répondre. Insigne pour vous, indigne pour lui. Ses propos étaient tellement odieux et provocateurs que vous eussiez pu vous abstenir. Mais je comprends votre indignation. Moi-même ai failli servir à ce triste sire quelques épithètes bien senties dont j'ai le secret, et d'autres qui me viennent du capitaine Haddock.
Et puis, je me suis aperçu que cette personne n'avait agi que dans un but : faire son intéressante. Ce qui montre bien qu'elle ne l'est pas.
Vous vous êtes senti insulté, et je vous comprends. J'aurais ressenti la même chose à votre place. Mais en crachant sur vous, cette personne a craché contre le vent, et c'est maintenant elle qui est salie.
Elle n'a eu qu'un vote, et son post s'est refermé : juste récompense. C'est pour cela que je ne lui ai pas répondu.
Il n'en est pas de même pour vous, dont je salue le courage et la dignité, ainsi que celles de votre épouse. Je m'incline devant vous.
Confraternellement,
Thomas GREDAT
à compte supprimé 24
De
15H42 | 16/08/2007 |
Bravo pour votre commentaire monsieur …
Vous êtes au chômage depuis 97 ? Mais dans quel secteur cherchez vous un emploi ? Je suis curieuse de le savoir … n'avez vous pas tenté de reconversion ?
Arrêtez de mettre votre malheur sur le dos des conseillers ANPE … certains sont très investis dans leur métier et seulement une minorité nuit à l'image de toute la profession ! ! !
C'est pareil pour les demandeurs d'emploi. Certains cherchent vraiment du travail et ceux qui profitent du système nuisent à l'image de tous les chômeurs !
Alors je suis sûre qu'il y a de très bons conseillers dans votre agence mais que votre perception d'homme aigri ne l'a pas admis !
Vous le dîtes vous même vous êtes très heureux avec « vos bricoles » et « votre système D » … alors si c'est un choix de vie ne venez pas critiquer les gens qui essaient de vous aider avec le peu de moyens qu'ils ont, car oui, ils n'ont que peu de moyens pour vous aider et doivent parfois user aussi du « système D » …
A bon entendeur !
De
16H03 | 16/08/2007 |
« Ne jugez pas, de peur d'être jugés » (Matthieu, VII,1).
A bon entendeur !
Thomas GREDAT
De compte supprimé 24
| 17H21 | 21/08/2007 |
Chère je-ne-sais-pas-comment-qualifier (sinon je me fais virer vite fait si je dis), j'étais accompagnateur de voyages au long cours dans l'Himalaya. J'ai des amibes dans le foie et le palu.
Je suis la joie de vire incarnée, et pas aigri du tout ; encore moins en colère.
Je suis aussi écrivain, dûment encarté à la SGDL, et bien évidemment, quand tu te pointes à l'ANPE avec un tel curriculum, inutile de te faire un dessin : le gars d'en face n'y pige que pouic ; d'ailleurs c'est assez rigolo et rien que ce spectacle te fait assez vite oublier le mal de cul des mauvais sièges.
Une reconversion à 50 balais, quelle blague !
Tu oublies un détail : j'ai beau parler quatre langues et réparer n'importe quel ordinateur quel que soit son état, je n'ai pas le moindre diplôme. Or dans notre pays, si t'en as pas, t'es mort.
Et puis arrête de m'engueuler : je ne t'ai pas coûté un sou.
Mais tu ne m'enlèveras pas le droit de vitupérer contre ce troupeau d'incompétents et de branleurs qui peuplent les bureaux, et qui eux coûtent bonbon : -)))
cyp luraghi
en ligne et à l'œil
De
09H30 | 08/08/2007 |
C'est la methode anglaise, virer les chomeurs des stats (là-bas il ont créé les travailleurs handicapés et basculé 1,3M de personnes), après on affiche un taux de chomage de 5%..
Tiens, 5%, j'ai entendu ça, récemment, en France….
De
10H10 | 08/08/2007 |
si c'était facile, la vie serait moins drôle…
Juste avant noël 2006, rien à crouter, pas de travail, pas d'argent,calme plat sur les interim, étant un des rares citoyens à ne pas avoir de « portable », je suis dans l'obligation de ramener ma fraise quotidiennement dans les agences, mais la,rien de rien, « zobi ! ».Une annonce dans un gratuit pour distribuer des annuaires « pages jaunes »,j'y vais, rempli un formulaire avant de bourrer ma voiture (vendue depuis), en tassant bien dans tout les coins,j'en entasse environ 350, sur Lyon, ils sont « hyper » épais, à grosso-modo 11cts d'euros l'unité, je me mets au travail, les meilleurs coins étant réservés aux « embauchés » ou « réguliers » de la boite, je me retrouve dans une zone pavillonnaire et aprés 12 heures, j'arrive enfin à vider mon véhicule.Le lendemain, je me pointe à l'aube, rebourre ma caisse au point qu'à la moindre bosse, voir irrégularité de la chaussée,elle fait des étincelles, dans l'obscurité on pourrait me prendre pour un feu d'artifice ambulant.De nouveau le même coin, si j'arrive à finir de tout distribuer, j'arriverai peut-être à me faire 60/70 euros net.Nous sommes le 24 décembre, à proximité des premières villas à livrer, manque de bol, une patrouille de police m'apperçois et me fait signe de m'arreter.
j'obtempère donne mes rares papiers qui révèlent une absence de contrôle technique et donc d'assurance, j'ai quand même le permis et la voiture n'est pas volée…La policière voit les annuaires dans la voiture,(impossible de faire autrement), me fais la morale sur mon inconscience me fait remarquer que malgré mon courage, l'amende sera forcément supérieure à mes gains.Et la miracle elle me souhaite joyeux noël, et me dis que c'est son cadeau, je peux repartir à ma charge de ne plus la croiser, car elle engage sa responsabilité, vous avez bien lu,pas de P.V. Preuve que les fonctionnaires peuvent faire preuve d'humanité au risque d'aller contre leur hiérarchie.Humanité et courage absent chez mes conseillers anpe, mais d'autres ont plus de chances,je ne généralise pas.
Effectivement il y a des milliers d'annonces et d'emplois disponibles mais sans la qualification requise vous n'y avez pas accés.Le problème quand vous acceptez n'importe quel travail, que vous faites uniquement de l'alimentaire c'est que vous aussi vous perdez votre courage et votre humanité, à force d'obéir à des « petits-chefs » qui vous donne des ordres et des taches à accomplir juste pour vous « tester », « vous mettre à l'épreuve », vous êtes contraint de cesser toutes reflexions au risque de vous suicider si vous ne le faites pas, alors vous obeissez en ayant pour seul objectif de nourrir les votres. Le seul inconvénient c'est qu'aprés quelques mois à ce régime, le jour ou vous allez à un entretien pour un poste à responsabilité, vous avez tellement été conditionné et formaté à obéir sous peine de crever de faim que vous en perdez tout naturel et spontanéité, souvent le poste vous échappe à l'avantage d'une personne qui a réussie à conserver sa dignité.Dur à croire, il faut être passé par la pour comprendre, mais c'est une expérience vécue et partagée,à force de baisser la tête pour sa survie, c'est plus dur de la relever pour vivre…Concernant les amis, c'est aussi systématique et dans la durée que vous les perdez, au départ ils vous invitent, que ce soit au restaurant, concert, cinéma, vacances… et aprés vous même sachant que vous ne pourrez en faire de même, que vous aurez du mal à leur rendre la monnaie de leur pièces, vous déclinez les solicitations, s'ensuit un éloignement naturel qui si il dure devient quotidien, votre vie s'arrête, pas la leur, eux continue de vivre de rencontrer des gens, de sortir, de voyager, moi je n'en ai plus les moyens.Ensuite, et pour finir il y a les maladies qui ne portent pas leurs noms, car honteuses, difficiles à assumer pour vous comme pour vos proches qui aimeraient conserver l'idéee que dans leurs vies tout va bien,et que la vie est belle alors autant s'écarter des gens qui dépriment, boivent, fument, deviennent aigris, amaigris,tristes, des gens qui vous rappelle que la vie n'est pas un long fleuve tranquille
De
08H15 | 11/08/2007 |
tout est dit….
devons-nous accepter d'en arriver là sans broncher ?
comme dit manu tchao, tous les jours il faut manger tous les jours…..
ce qui me dégoûte ce sont ces gros pédégés qui s'en mettent toujours et toujours plus dans les poches.
De françoise.V
p'tite lyonnaise | 12H31 | 08/08/2007 |
J'ai eu un temps un « conseiller » ANPE charmant mais désespéré de devoir recevoir obligatoirement chaque personne une fois par mois, qu'elle ait besoin d'aide ou pas, qu'elle soit soupçonnée ou non de profiter du système…
Changement de conseiller et de style : une harpie qui en guise de bonjour me demande très séchement pourquoi je suis inscrite puisque non indemnisée ! Elle sera obligée malgrès sa hargne d'accepter ma réponse : je peux éventuellement bénéficier de contrats aidés, sous réserve de temps d'inscription,justement !
2ème round : je recherche un travail à temps partiel, et en prime je refuse de lui expliquer pourquoi !
Et de 3 : je me permets d'avoir des exigences, à savoir que si j'accepte de ne pas adorer mon boulot, je ne souhaite pas faire n'importe quoi quand meme ! Elle me balance des annonce à tout hasard, du n'importe quoi, n'importe ou, n'importe quand ! Je commence à m'énerver, et lui signale sur un ton suave que si j'étais préte à accepter un boulot de m. dans des conditions de m., je trouverais sans aucun problème un boulot au noir !
Et de 4 : la dame exaspéré de ne pouvoir me radier ni me contraindre m'impose de passer pour 3 mois par une structure privée !
J'ai arrété de pointer, les contrats aidés n'en valant pas la peine.
Une radiation à l'actif de cette charmante personne, qui ne doit plus se sentir pisser depuis l'élection de Sarko !
De
13H56 | 08/08/2007 |
Marre de la bureaucratie !
Plutôt que d'engraisser un fonctionnaire qui cherche à forcer les chomeurs à faire un travail qui ne correspond ni à leurs qualifications ni à leurs envies, il ferait mieux de nous payer une rente de X € pendant 24 mois. Comme ca si on trouve du travail on cumule et tan mieux sinon tan pis pour nous mais de toutes facon on se fait radier alors…
Et au moins comme ca on économise les frais de fonctionnement de l'ANPE !
De
15H09 | 08/08/2007 |
il fut un temps ( 30 ans et un peu plus )où les conseillers ANPE n'étaient pas mieux : de formation tourisme et compagnie aérienne,lorsque je cherchais un premier emploi à 20 ans, on me répondit qu'il n'y avait aucun avenir là-dedans et que je ferais mieux « de devenir dactylo »….
suite à quoi je fis une carrière de 20 ans dans l'aérien et de 5 ans dans le tourisme, en partie à mon compte… Dans un 2e temps et suite à un déménagement dans une autre province, je cherchais à nouveau du travail. on me proposa une sorte de bilan de compétences pour « voir si on pouvait me recycler » ( sic)…résultat : on me vit en ambulancière, moi qui déteste les hôpitaux, tout ce qui a trait aux malades et aux maladies…je fis donc comme d'habitude et trouvais par moi-même ! personne de l'ANPE ne me proposa ce poste que je trouvai sur … www.anpe.fr
cherchez l'erreur… Au lieu de fustiger les chercheurs d'emploi, de faire sortir les r-mistes des stats et de proposer tout et n'importe quoi de préférence en inadéquation avec votre formation, et si l'on formait les conseillers ANPE ? ? ?
Et si on les obligeait à aller voir la réalité du terrain ? Et si on n'embauchait à l'ANPE que des personnes ayant travaillé dans le privé et anciens chercheurs d'emploi ? Afin de « coller » avec la vraie vie ? ? ? ?
De
18H48 | 08/08/2007 |
manque de bol pour vous avant de travailler à l'anpe j'ai bossé dans le privé et j'ai été au chomage. D'ailleurs dans mes moments sombres je désespère de savoir que quand je cotisais cela servait à une minorité de profiteurs.
Pour en revenir au fond de votre message. Si l'anpe diffuse ses offres sur Anpe.fr ce n'est pas pour la beauté du geste. mais pour que les demandeurs d'emplois les consultent et y répondent. 25% du temps de mes collègues (dans mon agence) en équipe pro se résume à aller dans les entreprises pour prendre de nouvelles offres ou inciter de nouveaux employeurs à utiliser nos services. On ne va donc pas dire que les offres sur le site de l'anpe tombe comme les anges du ciel ! ! ! ! Après il faut être franc et honnête, une majorité des demandeurs d'emplois n'ont pas besoin qu'on leur envoie par courrier une offre. ils sont capables seuld e consulter notre site et de savoir ce qu'ils leur convient. je préfère « perdre mon temps » à envoyer une offre ou conseiller un type qui a des difficultés (illetrisme, manque d'autnomie, etc) qu'un gars qui vient de s'inscrire et qui apparemment est autonome car il dispose d'internet chez lui…
De
22H13 | 08/08/2007 |
« Et si on les obligeait à aller voir la réalité du terrain ? Et si on n'embauchait à l'ANPE que des personnes ayant travaillé dans le privé et anciens chercheurs d'emploi ? Afin de “coller” avec la vraie vie ? ? ? ? »
C'est dommage que vous ignioriez que c'est le cas. perso j'ai 23 ans de privé, 2 ans de chomage, bac+2 et j'ai eu le concours en février 2006. Depuis plusieurs années les conseillers anpe ont tous déjà pas mal travaillé dans le privé et 99% d'entre eux ont connu le chomage. Je vous rappelle qu'il y a environ 2 concours par an, qu'il faut bac+2 pour tenter le concours (2 épreuves écrites et un oral), tentez votre chance et vous verrez comme une fois dedans, on s « aperçoit que ce que l'on en pensait est totalement faux.
De
08H26 | 20/08/2007 |
Pour info, l'ANPE ouvre des concours tous les ans, donc avis à tous les chômeurs ou ex salariés du privé qui le souhaitent ils sont les bienvenus .
D'ailleurs c'est déjà le cas de la plupart des agents qui y travaillent donc la vraie vie ils la connnaissent (ou l'ont connue pour les mauvaises langues : -))
De
17H20 | 08/08/2007 |
Allez comme d'habitude après un article sur l'ANPE, son flot de réactions épidermiques contre l'ANPE, ses incomptétents d'agents, tous nés fonctionnaires et qui ne rêvent que d'une chose, radier les demandeurs d'emploi pour avoir moins de travail, j en passe et des meilleures.
Franchement marre d'entendre toujours les même choses mais bon je peux aussi vous retourner pas mal de vécu par rapport aux demandeurs d'emploi tout aussi scandaleux que vos propos à vous tous réunis, ah oui je suis conseiller à l'ANPE :
- le mec qui a pas bossé depuis 10 ans, qu'on se tue à faire rentrer sur un contrat d'avenir (faut pas rever, aucun employeur digne de ce nom ne prend le risque d'employer qqun qui n a pas travaillé depuis 10 ans) dans une entreprise d'insertion et qui demissionne au bout de 15 jours parce que « vous comprenez, faut travailler un dimanche sur 4 »
- la meuf qui entrave rien au français alors qu'elle est en France depuis 20 ans, qu'on envoie 6 mois en formation de français, qui revient avec un plus ou moins bon niveau et 6 mois après, après de nombreux rappels à l'ordre pour qu'elle fasse le minimum de recherche par elle-même, n'a pas relevé une seule offre, a complètement perdu son français et vient avec un interprète… d'autres personnes attendent d'un autre côté pour une formation en français ! !
- Ah oui j'oubliais les excuses sorties pour ne pas venir à un entretien :
« Je pouvais pas venir , il pleuvait »
« Je n'ai pas pu me rendre au rendez vous, ma voiture était en panne » ( la personne habitait à même pas 1km de l'agence)
Etc. Oh et puis j en ai marre de me justifier, garder vos a priori sur l'ANPE et ses agents, je ne vous dirai même pas la proportion de gens venant du privé qui travaille à l'ANPE et qui sont surpris de la charge de travail d'un agent ni même qu'il y a 15% de CDD à l'Agence et le nombre d'agents qui étaient au chômage auparavant….
Une fois que vous aurez en face de vous des cabinets privés qui ne vous considéreront plus que comme une source de profit et non comme une personne à part entière, vous viendrez pleurer sur la tombe de l'ANPE !
De compte supprimé 24
| 17H54 | 08/08/2007 |
Ce ne sont pas des a priori, mais des a posteriori.
Vous nous jugez sur pied, comme du bétail. N'attendez rien de bon de notre part en retour : nous ne vous aimons pas du tout.
Irrespect contre morgue.
Je pourrais écrire des livres épais comme des bibles sur les placiers de l'ANPE.
Ils ne sont certes pas tout fichus comme vous : j'en ai rencontré un, à Cahors, ancien boss d'une agence parisienne, qui a foutu un souk pas possible en clouant le bec du blanc-bec toulousain venu nous faire la leçon, à neuf heures du mat » (la plupart des chômedus venaient de se taper quarante à soixante bornes pour ça)… et il y eut le regretté M. Gardes, qui est parti en retraite récemment, et qui n'avait pas la gueule dans sa poche. Ce n'était pas un collabo, lui.
De
18H56 | 08/08/2007 |
pareil… Franchement de temps en temps, dans quelques moments de déprime j'ai l'impression de faire face à des assistés éternellement mécontents. Pour 1 que je place, j'en ai 4 à 5 trouve le moyen de se griller.
Je me dis que le jour ou l'anpe aura disparu, certains regretteront ce temps béni où on leur laissait le choix. Ils disent qu'on les traite comme du bétail et sans respect. je ne me fais pas de soucis pour eux le jour où ils seront suivi par des gens qui n'auront qu'un impératif : la rentabilité.
De Adarshini
Idéaliste | 18H28 | 09/08/2007 |
Le choix ? Ca veut dire qu'il y a « l'embarras du choix » ? même les boulots supers pourris, horaires élastiques à mi-temps et mal payés trouvent plusieurs candidats dans ma région… : -/
Le rentabilité, elle est aussi dans la baisse miraculeuse des chiffres du chômage.
De
17H37 | 08/08/2007 |
Je suis moi-même un cadre de l'ANPE, je « passe » mon temps maintenant à pratiquement demander tous les jours à mes collaborateurs combien ont-ils fait de radiation aujourd'hui, commbien de formations « bidons » ont été accepté en nombre etc….toutes ces pressions sont faites sur ordre, nous ne sommes plus des prospecteurs placiers d'emploi mais des inquisiteurs….le coup des CV et démarches sur le site ANPE, les inscrits le manient très bien sans nous et ne trouvent pas ce qu'ils leur faut…..
Moi, je dis vivement la retraite, je perds mes moyens, j'essaye de rester humain….mais on nous impose maintenant de radier, radier,radier….il n'y a que ce mot qui compte…les malheureux qui sont encore inscrits, nos instances supérieures s'en moquent…..il n'y aura plus avant très longtemps de plan de lutte contre le chômage et la précarité…Dans mon secteur, je constate que des centaines de gens ne viennent plus nous voir malgrè leur perte d'emploi…il n'y croit plus et ils cachent comme ils peuvent leur misère…..
Je suis très déçu de cet ultra libéralismen, de cette crevasse géante de cassure sociale…
De compte supprimé 24
| 17H43 | 08/08/2007 |
Comment pouvez-vous encore vivre avec vous-même ?
N'avez-vous pas HONTE de collaborer ?
à compte supprimé 24
De
18H18 | 08/08/2007 |
toujours la posture du donneur de leçon qui pointe son vilain nez… le moralisateur n'est jamais loin ! comme si la question était celle de la responsabilité individuelle ! (ce qui permet d'ailleurs de ne pas poser la question de sa propre responsabilité, puisque je n'y suis pas ) Il faudrait demissionner hein ? Et après ? Et si on se posait plutôt la question de quoi faire et comment faire ENSEMBLE pour combattre la politique mise en oeuvre.C'est à dire quitter le poste (confortable) d'observateur pour devenir acteur… voire courageux !
à compte supprimé 24
De le fonctionnaire
18H34 | 08/08/2007 |
Si vous étiez à sa place que feriez vous avec les moyens qui lui sont donnés.
Vous démissionnerez vous ? j'en doute très très fort ! Lui aussi s'il ne fait pas exécuter les directives qu'il reçoit, il sera licencié car il n'est pas fonctionnaire contrairement à ce que vous laissez entendre.
je trouve bien qu'il dise ce qu'i vit tous les jours.