Un petit vélo (gris) dans la tête des Parisiens
Pour le premier vrai week-end estival de cette année, Paris s’était mis en frais. Ciel infiniment bleu, plein soleil avec ce qu’il faut de brise pour respirer, presque plus de voitures.
N’aurait été un détail, le bonheur du piéton citadin aurait pu être parfait. Mais le détail est d’importance et gâche tout. 22 000 guimbardes grises, laides à faire pleurer de plaisir les derniers nostalgiques du Mur, caparaçonnées de métal des freins aux pédales, avec un guidon gros comme une boîte à outils, la vélibération est en route, tous phares allumés.
Haltères plus qu’alter si on osait le jeu de mots.
Alors oui, grand succès populaire, plus d’un million de locations déjà, certes certains néo-cyclistes pas très cools, voire arrogants, on pardonne, l’ivresse des débuts.
Mais dieu que ces bécanes polluent le paysage urbain, engrisaillent l’horizon et par leur uniformité inquiètent. A trop voir passer et repasser ces ferrailles sur roues, on se dit que boboland trouvera toujours manière de marquer la capitale de son empreinte.
Là comme ailleurs, la diversité, à vue de nez, n’est pour l’instant pas au rendez-vous. La vélib’ attitude tient plus du brainstormus interuptus que du projet de société. A tout prendre, mieux vaut s’offrir un tour de périph’, c’est plus coloré.
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Le piéton piétonnant avait déjà la joie de voir rouler de temps à autre sur le trottoir des scooters pressés.. Qu’on évite de jsutesse parce que eux, ils ne sont pas très concernés par les piétons.
Le voilà maintenant, ce piéton piétonnant, entouré de vélos pour lesquels ne comptent pas d’avantage le piéton, ni les feux rouges.
Comme ils sont silencieux,ces vélos, on ne les entend pas quand ils sont derrière le piéton qui va bientôt devoir être muni de rétrovbiseurs pour ne pas se retrouvver àl’hosto.
C’est sûrement très bien, le vélo à Paris, mais ça dépend pour qui.
Un grand merci, M. Delanoé.




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