Six licenciements en trois mois, une visite de la médecine du travail, une tentative de suicide dans les locaux la semaine dernière, une nouvelle formule qui ne provoque pas le frémissement des ventes attendu… Têtu, le mensuel des gays et des lesbiennes, va mal.
La plupart des licenciés étaient des figures » historiques » du journal, fondé en 1995 autour du mécène Pierre Bergé. Quatre autres personnes avaient déjà été renvoyées en 2006. Alerté par un lecteur, Rue89 a pu joindre ou rencontrer quatre des six derniers licenciés, qui souhaitent garder l'anonymat.
Ils dénoncent unanimement l'ambiance » délétère » qui règne dans le journal. En cause, selon eux : le directeur de la rédaction, Thomas Doustaly, dont le comportement est jugé » autocratique » , » injuste » , » autoritaire » , » humiliant » , » méprisant » , » irrationnel » . Le terme de » harcèlement moral » est lâché. Têtu » a connu le succès en grande partie grâce à Thomas Doustaly, c'est évident » , reconnaissent tous les licenciés. » Mais depuis le n°100, en 2005, c'est n'importe quoi. »
» On a été forts pour garder tout ça en famille. Maintenant, ça ne peut plus continuer. » Le » maintenant » fait allusion à la tentative de suicide d'un employé administratif, lundi 23 juillet, dans les locaux du magazine. Les secours sont intervenus devant une équipe catastrophée, et le salarié s'en est tiré. L'intéressé explique son geste par le comportement de son supérieur hiérarchique direct, mais pour les autres, le mal est là : » Quand il y a une ambiance délétère à la rédaction, ça se diffuse partout » , juge l'un d'eux. » A Têtu, les gens ne sont même plus conscients de la violence ambiante » , assène un autre. Pour Norbert Pochon, le directeur exécutif du journal, ce salarié était » loin de la crise » . » Je préfère une tentative ratée sur le lieu de travail à une tentative réussie sous le métro » , ajoute-t-il.
» Fortes disparités salariales »
Au début de l'année, un médecin et un psychologue du travail s'étaient rendus dans les locaux de Têtu, alertés par les témoignages concordants de salariés lors de visites de routine. » Depuis que Thomas est rentré, il y a toujours au moins une personne en arrêt maladie » , relate un des licenciés. Le directeur de la rédaction a connu des problèmes de santé, qui l'ont conduit à s'absenter pendant de longues périodes. Jusqu'à trois mois, l'hiver dernier. Ces problèmes sont justement la cause de son comportement irascible, selon les autres.
Thomas Doustaly répond point par point à ces accusations. » Tout cela m'afflige et me consterne » , dit-il. » Quand j'étais malade, certains (pas tous) étaient contents, ça leur a permis de créer des baronnies, des chapelles. Le jour de mon retour, le rédacteur en chef se met en arrêt pour dépression, suivi ensuite d'un adjoint. » Pour lui, il est clair que le rédacteur en chef » voulait (sa) place » . » On a trop bien payé des gens qui s'accrochaient à leur poste » , dit-il. Les ex-collaborateurs de Têtu parlent justement de » trop fortes disparités salariales » , de » petits salaires vraiement petits, de gros salaires vraiment gros » , en accusant Thomas Doustaly de » s'être augmenté » récemment pour parvenir à un salaire de » 12000€ bruts mensuels » . Le directeur de la rédaction conteste et produit sa fiche de paye : un salaire de 10000€ avec une prime de 1261,85€, soit… un peu plus de 11000€. Il montre aussi celle d'un journaliste en CDI depuis un mois : 2500€ bruts. Mais tous ne sont pas aussi bien lotis : les secrétaires de rédaction pigistes, par exemple, émargeraient à 80€ bruts par jour, selon plusieurs témoignages.
» Moi aussi, j'ai été harcelé »
» Je comprends les petits patrons de droite qui font trimer leurs salariés en les payant mal, car quand vous laissez les gens travailler à leur rythme en les payant bien, ils vous crachent à la figure. La plupart d'entre eux ne sont pas tout à fait indispensables à notre métier » , ajoute Thomas Doustaly. » Moi aussi, je considère que j'ai été harcelé moralement. Ils avaient un culte de la personnalité vis-à-vis de moi, et quand j'ai eu ces ennuis de santé, qui ne sont pas terminés, ils sont passés brusquement à une période de calcul, de peur pour leur job et l'avenir du journal. »
Les autres l'accusent aussi d'avoir mal accueilli l'élection de délégués du personnel (DP). » Les DP, ça a servi à ce que les gens se protègent d'éventuels licenciements, en détournant la fonction vers des ordres du jour délirants. Mais il y aura des élections en octobre, il y a des candidats. » Renseignements pris, la candidate du collège journalistes ne souhaite plus se présenter, puisque son alter ego chez les administratifs est l'auteur de la tentative évoquée plus haut.
Au fond, pour Thomas Doustaly, la crise qui a éclaté entre ces ex-amis qui sortaient ensemble » tous les week-ends » est due à une divergence sur la réponse à apporter à une question fondamentale : » Qu'est-ce qu'on a à dire dans les pages de Têtu, maintenant qu'on ne sera plus portés par des sujets comme le Pacs ? Ils n'avaient pas de réponse. Leur seule contribution, ça a été de négocier leur prime de départ. »
» C'est le début de la fin » , dit un des licenciés. Doustaly, lui, se dit » très raisonnablement optimiste » pour l'avenir du titre, qui aurait perdu 1,2 million d'euros en 2006 selon un des ex-salariés, et dont les ventes stagnent autour des 50000 exemplaires, malgré la nouvelle formule. Quant à Pierre Bergé, il répète qu'il ne fera pas » Têtu sans Thomas » . » J'attends les résultats de la nouvelle formule et de la nouvelle équipe que Thomas met en place » , dit l'actionnaire majoritaire, qui a » l'habitude de ne pas intervenir » dans les affaires de Têtu.





















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De fortdecafe
journaliste | 20H15 | 02/08/2007 |
c'est beau l'entreprise…courage, tenz bon
Rue89, si vous voulez creuser le sujet, allez regarder ce qui se passe dans la redaction (web) d'un grand hebdo de gauche…ca n'est pas à ce point là, mais c'est pas joli joli
à fortdecafe
De
20H35 | 02/08/2007 |
Vous parlez du Nouvel Obs ?
à fortdecafe
De
13H03 | 04/08/2007 |
COMMENT SE FAIT-IL QUE M. DOUSTALY PUISSE AGIR DE LA SORTE EN TOUTE IMPUNITÉ ! ! !
Pour lui, licencier 6 personnes et avoir au sein de son entreprise une tentative de suicide lui font dire qu'il se sent optinmiste pour l'avenir du magazine ! ! !
On nage en plein délire, non ?
Comment justifie t-il un tel salaire (11000 euros) et se permet-il de dire qu'au final c'est lui la victime et qu'il a été harcelé par des employés ?
CA SUFFIT LES PATRONS IRRESPONSABLES ET NAUSÉABONDS ! ! !
RÉAGISSONS ! ! !
à fortdecafe
De
19H53 | 05/08/2007 |
j'ai entendu aussi de cette rédac web de gauche… paraît que personne bronche…
De
14H46 | 08/08/2007 |
Non seulement personne ne bronche mais les plus zélés lui font de la leche. A un psycho qui interdit à ses employés de parler, voire de prendre des vacances ou d'être malade, même avec arret maladie. il est encensé par ses confrères pour ses soi disants talents de journaliste alors qu'il tyrannise (le mot est faible) son équipe de jeunots, qui de surcroit, fait un taf de merde, à savoir copier-coller des dépeches afp sans jamais signer de papier.
Pour info c'est bien du nouvelobs.com dont on parle
De
11H13 | 09/08/2007 |
Personne à rue89 ne vous parlera des problèmes au nouvel obs… car rue89 prépare un accord financier et éditorial avec ce journal. Rue89, la déontologie a géométrie variable…
De
20H43 | 02/08/2007 |
« les autres l'accusent aussi d'avoir mal accueilli […] le DP. »
mince alors, les DP sont mal accueillis chez Tétu.
De Charles Mouloud
Bras gauche de la Vénus de Millau | 20H57 | 02/08/2007 |
pauvre con !
De
13H31 | 03/08/2007 |
pas que chez Tétu …
ah ces DP… toujours à se croire le centre du monde : )
De
20H48 | 02/08/2007 |
à force de dire que Sarkozy est assez bien, voire sexy et de nager dans le talc tous les jours à plein tubes, certains chefs de têtu ont perdu le sens des réalités et ont viré très à droite sur les méthodes au moins…
De kangourou
17H16 | 03/08/2007 |
Ils avianet déjà perdu la tête. Trouver Sarko sexy, c'est du masochisme. Non, tous les gays (les lesbiennes n'étant pas réellement concernées par le sex-appeal du petit dhomme)ne rêvent pas de passer une nuit avec Sarko. Ou alors, dans une backroom, avec des glory holes et des masques de cuir - et encore, faudrait-il qu'il soit BM. Mais je m'égare…
De
16H15 | 07/08/2007 |
Têtu n'a jamais écrit que Sarkozy était sexy, ni même beau. L'édito auquel vous faites (sans doute) référence date de mars 2007, n°120. Sous le titre « On a gagné », il disait que Sarkozy avait beaucoup avancé sur la reconnaissance des couples. Ce qui n'est certes pas malin, mais pas pareil que de dire qu'il serait « sexy » (ou alors, dites-moi où Têtu aurait écrit ça).
L'édito disait aussi : « Le clivage est fort entre le PS et l'UMP, mais il ne se fait pas sur l'homophobie imaginaire du ministre de l'Intérieur, à laquelle personne ne peut raisonnablement croire. »
De
20H47 | 02/08/2007 |
C est quoi cet article pourri ? le journaliste est copain avec un salrié et règle des comptes perso publiquement ?
C'est complètement naze cet article, on s'en fout. On ne parle jamais des salariés fonctionnarisés qui sont enquistés dans leur job.
De Pierre Dupont
21H47 | 02/08/2007 |
Peut être que la famille du jeune qui a tenté de se suicider dans les locaux du magazine ne trouve pas l'article naze…
On en est là… Banalité de l'horreur !
De
22H06 | 02/08/2007 |
on écrit enkysté
la violence de ton commentaire est inouie
je te souhaite qu'elle ne se retourne pas contre toi un jour
De kangourou
17H13 | 03/08/2007 |
C'est bien l'impression que ça donne… Comment dire tout le mal qu'on pense de quelqu'un sans apporter de preuves réellement convaicantes : salissons, salissons, il en restera toujours quelque chose. Et puis, Il n'y a pas de fumée sans feu, c'est bien connu ! Et Puis, pensez-donc, une tentative de suicide : ça doit être fondé et légitime tout ça. Les disparité salariales, l'autoritarisme, le harcèlement : voilà des thèmes très à la mode.
Pour en venir au fond (si fond il y a), il me semble que le droit du travail français (oui, celui qui gêne tant l'UMP) permet de régler toutes ces questions douloureuses. En outre, côté Têtu lui-même, peut-être que les gays et lesbiennes veulent - enfin - un magazine intéressant, et qu'il serait bon de les entendre et de ne pas mettre en avant toutes ces querelles internes réelles ou supposées.
à kangourou
De
15H06 | 06/08/2007 |
C'est sûr que vu la ligne éditoriale de Têtu, centrée exclusivement sur le Marais, les fringues hors de prix et le cul, c'est de qualité et donc des ventes du journal qu'il convient de parler avant tout pour jusitifier la crise actuelle. Que le petit chef fasse le petit chef, rien de nouveau sous le soleil. Dommage, la qualité de ses éditos est plutôt bonne mais ne colle pas avec le reste du magazine. Un ex-lecteur du Mme Figaro des pédés.
De
19H00 | 09/08/2007 |
Qualité des éditos ? C'est une plaisanterie ? Doustaly n'arrête pas de se tromper, il avait par exemple parier Lang contre Delanoe pour les municipales (comme Bergé), pour les présidentielles rebelotte… il se trompe toujours et ne comprend plus rien aux pédés ! Comme Act Up… Sans les millions de Berge (qui dicte la ligne tout de même et contrôle le contenu (article critique sur Trenet censuré parmi les exemples)Têtu n'existreait plus depuis longtemps. C'est effectivement un exemple de presse chien de garde à la botte d'un financier… et oui chez les pédés c'est comme ailleurs !
De Arnaud Aubron
Rue89 | 00H18 | 04/08/2007 |
Je peux vous assurer qu'Augustin ne règle absolument aucun compte puisque cette enquête a été lancée à partir d'e-mails reçus à la rédaction. Rue89 a contacté plusieurs membres et anciens membres de la rédaction de Têtu dont toutes les tendances s'exrpriment dans ce papier équilibré. Désolé qu'il ne vous ait pas plus mais je pense qu'il est tout à fait digne de figurer sur notre site.
à Arnaud Aubron
De
11H50 | 06/09/2007 |
En tout cas le salarié qui a fait sa tentative suicide à cause des humiliations subies de la part de son responsable direct a repris avec courage le boulot lundi dernier mais le courage ne suffit pas apparemment puisque ils ont déja décidés de le mettre sur la touche et de le licencier sans préavis au lieu de le soutenir au mieux.
De
21H48 | 02/08/2007 |
ET BIEN C EST PAS GAI DE TRAVAILLER DANS LA PRESSE
De
14H16 | 03/08/2007 |
C'est pas le pied non plus…
De
22H02 | 02/08/2007 |
et pourquoi partez-vous du principe que ce que disent les salariés est vraiment la vérité ? D'ailleurs est-ce que ça existe la « réalité » : )
la parole des salariés c'est comme la parole des enfants à Outreau ? ? pour avoir travaillé dans des rédactions pourries,ailleurs je précise, je suis prête à croire qu'une rédac peut se lever contre ses cadres uniquement par interet personnel et jouer le harcélement moral. Il suffit d'une ou deux personnes mal dans leur peau pour qu'une équipe parte en vrille, sous l'impulsion de personnes mal-intentionnées bien décidées à garder leur poste et à rien foutre…. j'ai vu ça bien des fois dans des rédacs dépendantes du service public …..
De
23H59 | 02/08/2007 |
Je peux t'assurer que là, ce n'est pas le cas ! ! ! ! ! ! ! !
De Bonobo35
05H56 | 03/08/2007 |
La perversité de votre post me glace d'effroi.
Subtile association entre une affaire de pédophilie et le malaise d'une rédaction d'un journal gai et lesbien.
Si la confusion mentale peut se soigner ,la bétise qui est la votre semble irréductible.
à Bonobo35
De
08H42 | 03/08/2007 |
À Bonobo 35
C'est vous seul qui faites le rapprochement sordide dont vous parlez, il ne s'agit que de rappeler qu'une nouvelle fois, on est bien rapide à ne croire que les accusateurs, sans donner l'occasion aux accusés de ce défendre. Votre commentaire est tout ce qu'il y a de plus ridicule, à force de voir le diable partout, on finit par ne plus le voir là où il est, Vous auriez dû le traiter d'Hitler, histoire d'ajouter encore un peu plus de bêtises à vos propos par des hurlements d'hystériques ridicule. Votre connerie me semble du domaine des causes perdues.
à Bonobo35
De
10H29 | 03/08/2007 |
Vous vous glacez d'effroi, alors même que vous faites tout seul association erronée et assez peu subtile.
Vous oubliez que l'affaire d'Outrault n'est pas, justement, cette affaire monstrueuse de pédophilie dont on nous a rebattu les oreilles, mais bien une affaire de manipulation et de dérapage dans la justice et les médias.
Quant à l'insulte à la fin du post… C'est courant sur internet, mais je n'ai jamais compris où ça mène, à part inspirer méfiance et discrédit envers la personne qui la pratique.
De
08H36 | 05/08/2007 |
suis ok avec vous
à Bonobo35
De
20H20 | 09/08/2007 |
les enfants d'Outreau avaient menti, alors que tout le monde sait que la vérité sort de la bouche des enfants…
donc, TOUT LE MONDE peut mentir, du patron au technicien de surface !
De kangourou
17H18 | 03/08/2007 |
C'est pas uen raison pour la dire n'importe comment. En outre, nous ne sommes pas à Outreau, et tout ne peut être de la faute de ce fort méchant homme que certains se plaisent à dénigrer.