Rupert Murdoch a gagné: la famille Bancroft, propriétaire du groupe de presse Dow Jones incluant le prestigieux Wall Street Journal, a surmonté ses divisions et accepté l'offre de rachat de 5,6 milliards de dollars (4 milliards d'euros). Ainsi s'achève la saga d'une dynastie, entamée dans une aventure de presse il y a un siècle, et qui s'achève avec un gros chèque d'un baron de média controversé.

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les journalistes des Echos et de la Tribune vont-ils se mettre en grève ?
Le contexte est très différent, même si la coincidence de ces deux quotidiens économiques vendus en même temps est étonnante. Dans un cas, une famille qui détient le journal depuis 100 ans, de l'autre un groupe de presse qui l'avait justement racheté à la famille "historique" et veut s'en débarrasser. Dans les deux cas, des acheteurs contestés, et des journalistes inquiets. Mais difficile d'aller plus loin dans le parallèle, car Murdoch est un patron de presse aux méthodes contestées, alors que Arnaud est contesté à cause de ses autres intérêts industriels qui pourraient susciter des conflits d'intérêt. Bref, deux affaires qui se suivent mais sans lien direct.
Ces affaires ne seraient-elles pas plutôt parallèles, allant dans le même sens, celui du contrôle de l'information économique ....
Autre remarque, est-ce que la "coincidence" va servir à chaque fois que des questions se posent (cf Sarkozy vs Kadhafi)..
pensez-vous réellement que derrière son empire médiatique, M. Murdoch n'a aucun interêt direct ou indirect (des amis, des accords commerciaux) à ce que l'information économique diffusée par des médias reconnus pour leur indépendance, soit un peu plus partiale ?!!
Quand on voit l'interêt des groupes industriels pour les medias, M. Murdoch doit avoir beaucoup d'amis...
soit dit en passant les médias Murdoch sont les grands diffuseurs d'une francophobie au mieux larvée au pire affichée, qui fait des ravages depuis 5 ans.
Mais il est aussi vrai que les français ne sont pas leur seules cibles.
Il y a à craindre pour l'objectivité de la plus grande référence de la presse économique. Il y a malheureusement eu un précédent quand Rupert Murdoch a racheté le vénérable Times.
Mais là c'est plus grave. Qui nous dit que Murdoch n'utilisera pas le WSJ pour la défense de ses intérêts ?
Thomas GREDAT