Rue89 dévoile des aspects d'accords de défense liant la France à d'autres pays. Sarkozy va-t-il changer de politique africaine?
Ce fut le débat escamoté de la campagne présidentielle: qu’allait faire le nouvel élu en matière de politique africaine? L’observateur crut un instant que la candidate du Parti socialiste allait innover, en publiant son projet pour l’Afrique. Las, dès la publication de ce texte dans Témoignage chrétien, Ségolène Royal prit ses distances avec des propositions jugées trop audacieuses. Son équipe argua même que le texte publié dans l’hebdomadaire n’avait jamais reçu l’aval de la candidate! Argument démenti par la rédaction de l'hebdomadaire.
Quelques jours plus tard, alors qu'elle présentait son projet en matière de défense, les propositions de réformer les accords de défense et de soumettre la décision des opérations extérieures de l’armée au contrôle du Parlement avaient subitement disparu. Jamais, par la suite, Ségolène Royal n’expliqua cette volte-face aussi rapide que spectaculaire. Peut-être avait-elle compris qu’il est délicat d’ouvrir la boîte de Pandore africaine…
Quant à Nicolas Sarkozy, il se montra en la matière d’un conformisme étonnant pour un candidat censé incarner la rupture. Dans son discours de campagne sur la politique internationale, pas la moindre proposition de réforme sur la sphère africaine. Il y aurait pourtant matière à innover.
Des accords très secrets
Premier constat: la France maintient de nombreux accords de défense avec les pays du pré carré. Ces accords sont classés en différentes catégories, du simple échange de lettres à l’accord de défense secret, en passant par les différentes formes de convention technique, d’accord de coopération ou d’assistance militaire. En 2000, l’Assemblée nationale se penchait pour la première fois sur cette jungle juridique, aussi complexe qu’opaque.
Sept pays du "champ" maintenaient alors en vigueur le cadre juridique défini entre 1959 et 1961: accord spécial de défense avec le Cameroun, la Centrafrique, la Côte d’Ivoire (plus une convention relative au maintien de l’ordre), le Gabon (plus convention maintien de l’ordre), le Sénégal, le Tchad (convention spéciale de maintien de l’ordre, secrète) et le Togo (accord de défense, secret).
Que disent ces textes? Essentiellement deux choses: d’abord il s’agit, à l’époque des indépendances, de donner les moyens à ces nouveaux Etats de former une armée capable de résister aux pressions de la guerre froide. Effectifs, formation et fourniture d’armes: tout est prévu. L’autre volet, secret, consiste à maintenir le lien de sujétion entre l’ex-puissance coloniale et ses "amis" africains. Notamment en matière de "maintien de l’ordre".
Un espion et un juriste
Un ancien chef du service Afrique du Sdece, les services secrets extérieurs, l’a parfaitement résumé dans "'Ministre' de l'Afrique" (Seuil), ses Mémoires publiées en 2004: "Nos objectifs prioritaires, explique alors Maurice Robert, étaient par conséquent, d’une part, d’empêcher l’extension de la subversion et de la pénétration communistes, en particulier dans les pays d’Afrique noire française limitrophes de la Guinée: le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, d’autre part de veiller à ce que les Américains n’empiétassent pas, notamment au plan économique, sur notre zone d’influence."
Pour ce faire, cet excellent ami de Jacques Foccart, le Monsieur Afrique du général de Gaulle, invente une structure baptisée PLR, Poste de liaison et de renseignement, présente dans chacune des quatorze capitales du pré carré. Le PLR est un homme du Sdece, dont le rôle est à la fois de former les services secrets locaux et de surveiller les activités du Président local auquel il a accès 24h/24.
Cet espion est secondé par un autre conseiller occulte, lui aussi affecté directement auprès du président de la République "indépendante". Juriste de haut vol, souvent magistrat ou conseiller d’Etat, sa tâche est, en cas de crise, d’assister techniquement le pouvoir en matière de réforme constitutionnelle. Au besoin, il fait évoluer le système administratif pour écraser dans l’œuf toute velléité d’opposition politique un peu trop active. Les nombreuses réformes institutionnelles du Gabon ou du Sénégal, pour prendre deux exemples fort éloignés, en témoignent. Dans tous les cas, le droit est au service de la force.
Intervention à volonté
Revenons au maintien de l’ordre. Comme tous les observateurs du monde africain, le général de Gaulle considère que les anciennes colonies ne sont pas tout à fait mûres pour la démocratie. Le chef de l’Etat invente donc avec l’équipe Foccart un dispositif d’aide d’urgence, en cas de menace putschiste intempestive. C’est là l’essentiel des clauses secrètes des accords de défense: pouvoir, en toutes circonstances, sauver le Président adoubé par l’Elysée. Ce texte –fort simple– provient des archives de l’Ecole supérieure de guerre (ESG), tel qu’il était enseigné aux officiers stagiaires en 1967. Intitulé "Accords et conventions de maintien de l’ordre dans les Etats africains et malgaches", il détaille par le menu le processus d’intervention de l’armée française en cas de menace, intérieure ou extérieure.
Premier point: la France "peut" intervenir, mais n’a aucune obligation de le faire. C’est à la libre discrétion du président de la République française, seul décisionnaire sur ce sujet. La demande passe par l’ambassadeur de France. Deuxième point: c’est le "chef de l’Etat" africain qui formule sa demande "dans une situation particulièrement grave". Laquelle situation n’est pas plus détaillée: il n’est pas fait mention d’agression extérieure ou de menace quelconque. Les termes restent suffisamment vagues pour justifier toute demande.
Troisième point: le commandement des troupes locales et l’usage du feu sont immédiatement transférés à l’officier français envoyé sur place. Ce dernier aspect est loin d’être anecdotique. Il permet de comprendre la plupart des dérapages ayant lieu en Afrique, du putsch de février 1964 au Gabon aux tirs aveugles dans la foule ivoirienne en novembre 2004, en passant par la féroce répression des émeutes de Port-Gentil (Gabon) en 1990. Ce texte encadre strictement ces opérations et il est très clair: les commandants français ont toute latitude pour "rétablir et maintenir l’ordre". Toutefois, il prévoit un garde-fou avec la référence à "l’autorité civile locale, seule habilitée à prescrire l’usage des armes".
Texte et gadgets
Les politiques français ignorent-ils ces dispositions? A lire les derniers souvenirs de Pierre Joxe, dans son "Pourquoi Mitterrand?" (éd. Philippe Rey), on pourrait le croire. L’ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur raconte une conversation avec le Président Mitterrand qui, en 1988, visiblement feint l’ignorance: "Je lui 'révélai', raconte Joxe, ce que j’avais appris sur les mesures spéciales organisées par notre détachement de l’armée de l’air, au Gabon, qui maintenait en veille, sur ordre, un équipage 24 heures sur 24, 365 jours par an, prêt à tout moment à exfiltrer Bongo en cas de besoin. Je lui évoquai encore quatre ou cinq histoires de ce genre, feignant de ne pas tout savoir et concluant que nous étions là dans le même rôle que la CIA en Amérique centrale auprès de tyrans comme Somoza." En somme, la France aurait joué en Afrique le rôle endossé par les Etats-Unis en Amérique du Sud… Drôle de comparaison.
Autre disposition –architecturale celle-ci– bâtie au moment des indépendances: il existe dans ces capitales un souterrain reliant la résidence du président de la République ou du Premier ministre à celle de l’ambassadeur de France. Au cas où, on ne sait jamais… Le Président ivoirien Laurent Gbagbo eut d’ailleurs, parmi ses mesures de représailles, le réflexe de boucher ledit souterrain pour manifester son désaccord avec la politique de Jacques Chirac. En tout cas, l’image de ce boyau invisible et clandestin résume à lui seul la nature des liens instaurés entre la France et ses anciennes colonies.
L’impossible réforme, à moins...
Est-il envisageable de réformer ce lourd dispositif juridique? Les débats les plus récents apportent sans aucun doute une réponse négative, à moins de bouleverser notre système de défense. Ainsi, lorsqu’il fut entendu par la commission sénatoriale chargée d’examiner les interventions extérieures de l’armée, le chef d’état-major des armées fut très affirmatif: "Il a précisé que dans tous les cas, notent les sénateurs relatant les propos d’Henri Bentegeat, la France conservait la possibilité d'apprécier, en fonction de la situation, si la demande éventuelle d'un Etat répond bien aux critères de mise en œuvre de l'accord. Il a estimé que la révision de ces accords de défense donnerait lieu à des débats complexes et comporterait sans doute plus d'inconvénients que d'avantages." Plus d’inconvénients… On aurait aimé savoir lesquels.
Le général Bentegeat avait partiellement répondu à cette interrogation en 2002, lors d’une autre audition devant l’Assemblée nationale, à propos de la situation en Côte d’Ivoire: "Personne n'imagine aujourd'hui une application des accords de défense en dehors des situations ne correspondant pas à une agression extérieure, disait-il, même si certains accords de défense passés par la France comportent des clauses secrètes prévoyant des cas d'intervention plus larges." En somme, au royaume du secret, seuls les initiés sont rois.
Des parlementaires engourdis par le discours des généraux
Pourtant, les parlementaires ont à plusieurs reprises manifesté leur volonté de reprendre la main sur les opérations africaines. Dès 2000, un rapport de l’Assemblée pointait la nécessité de mieux les contrôler. Même tonalité en 2006, au Sénat, où les rapporteurs soulignaient l’urgence de rénover un système de défense obsolète: "Une révision à terme est certainement souhaitable; elle supposerait cependant que des relais efficaces aient pu être mis en place pour assurer des garanties de sécurité régionale, ce qui n'est à l'évidence pas encore le cas." En somme, si le plat est toujours chaud, personne n’a envie de jouer les apprentis cuisiniers. L’occasion est pourtant belle de redorer le blason diplomatique du Parlement. Elle permettrait aussi de réaffirmer de manière forte la France des "droits de l’Homme" brandie par le Président français, le 6 mai, au soir de son élection. Nicolas Sarkozy escamotera-t-il ce débat comme il a délaissé le front de la sécurité intérieure ou reprendra-t-il le flambeau gaullo-mitterrandien?

Commentez les articles de Rue89 en vidéo avec votre webcam.



En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.
Parler des questions africaines c'est mettre le petit doigt dans l'engrenage. C'est révéler toutes les errances de la politique (pas seulement africaine d'ailleurs) de droite comme de gauche.
Aucun président de la république n'a eu le courage ou la folie de modifier les pratiques néo-coloniales de la 5ème république. Faire cela eu été premièrement admettre que la patrie des droits de l'homme n'était qu'une façade et que toute l'idéologie française issue de la révolution de 1789 n'était que balivernes et sornettes. Deuxièmement c'était perdre au moins pendant la guerre froide le fameux pré carré. Il faut se souvenir de ces mots prononcés à lassemblée nationale par M.Sauvagnargues alors ministre des affaires étrangères pendant la présidence de V. Giscard d'Estaing : "L'Afrique est le seul endroit du monde où la France peut encore influencer la politique avec ses propres moyens". Enlever le pré carré la France devenait qu'une puissance régionale européenne. Elle aurait laissé aux deux seules grandes puissances USA URSS le destin du monde du moins voulut-elle le faire croire. Il lui fallait continuer de croire qu'elle n'avait jamais cessée d'être un grand pays. L'illusion lyrique dissipée le voile déchirer de la grandeur passée laisse voir un bilan contrasté. Maintenant la France se trouvera de plus en plus confrontée à un choix cornélien. Choix qui ne sera pas entre un passé tumultueux peu avouable et le respect des droits de l'homme mais bel et bien entre charge financier d'une d'Afrique toujours plus pauvre et corrompue et le paiement de 2000 milliard de dette.
A n'en pas douter la balance penchera à terme vers une révision des positions de la France en Afrique. Et cette révision pour déchirante qu'elle paresse pour quelques uns ne pourra se faire qu'au détriment des africains. Le bateau France croulant sous les dettes se délestera du poids devenu trop lourd des pays africains.
D'autres (USA Chine) se croyant plus malins prendront pour un temps encore la place laissée vide. Le sort des hommes de ce continent continuera d'être ce qu'il est aujourd'hui. La France forte de sa bonne conscience s'en relèvera et s'exonèrera de ses responsabilités bien contente de s'en tirer à si bon compte. Malheur aux pauvres comme aux vaincus.
HDG
Du cynisme en politique : C´était la théorie de Charles Hernu : "si nous ne le faisons pas nous mèmes, d´autres le feront"... c´est avec la phrase "on ne fait pas d´omelette sans casser des oeufs" les meilleurs moyens de justifier l´injustifiable...
mais il y a aussi dans l´histoire récente des politiques comme Jean pierre Cot, premier ministre de la coopération de François Mitterrand, qui ont essayé d´accorder leur action et leurs idées.
Ils n´est pas resté très longtemps à son poste ... Gageons que Kouchner durera beaucoup plus !
www.lyonenfrance.blogspot.com
Beaucoup de nos grands hommes(politiques)ont pour livre de chevet "Le prince" de Machiavel. Ce petit livre devrait être lu par tous les citoyens. Sa lecture est très édifiante sur la politiques et les politiciens.
HDG
Qu´en est t´il exactement ?
Les médias d´amérique latine annoncent en ce moment la mort d´Ingrid Betancourt ...
www.ruevalparaisoes.blogspot.com
Le cas d´Ingrid Betancourt me semble pas être du même type que celui des infirmières bulgares. Même si elle est aussi otage. Le preneur d'otage et ses motivations qui sont fondamentalement différents. On ne peut pas discuter de la même façon avec la Libye du colonel et les Farc. D'un côté il y a un état prit dans les relations internationales avec ce que cela comporte d'obligations et de l'autre des guérilléros, trafiquants de stup qui ne semblent pas disposés à négocier.
HDG
pour avoir vécu en Guinée dans les années 60, je pense qu'il faut cesser (la France) d'intervenir (donner de l'argent)entre autre pour la campagne électorale et il faut que les entreprises françaises reviennent mais sous d'autres formes. Je me souviens d'une plantation (vers Kindia) qui au départ du français n'a pas été reprise par un guinéen ils ont encore besoin d'être "guidés"
Je pense que de toutes façons la France devra abandonnées ses pratiques en Afrique. Elle ne devra plus baser ses relations avec les états Africains sur ce lien historique qui ne trompe plus personne. Abandonner le pré carré africain permettra de se concentrer sur d'autres problèmes. Les africains devront formuler leurs demandes plus clairement et les européens devront ne plus prendre les africains pour des gamins qu'il faut éduquer. Après cela rien n'interdira à la France d'aider ces pays. Cependant je crains que d'autres reprennent les mauvaises habitudes.
HDG
Oui, la France depuis la décolonisation a été le gendarme des ex-AEF/AOF. C'était prévu. Peut-être faut-il passer maintenant à une autre forme d'interventions, mais suggérer que tout ce qui a été fait l'a été de façon occulte n'est pas conforme à la réalité.
http://www.nouvellesociete.org/414.html
Pierre JC Allard
J'attends avec gourmandise la déclaration du Président. Va t-il nous annoncer enfin la rupture tant attendue avec le système qui sévit depuis trop d'années?
Et dans la foulée la dénonciation des traités "d'amitiés et de défense" et le rapatriement de nos soldats à l'intérieur de nos frontière d'où ils n'auraient jamais dûs sortir (sauf agression caractérisée)?
La fin des connivences coupables avec les dictateurs de tout poil et de la valse des valises diplomatiques pleines de fric?
En fait je n'y crois pas du tout. Le système arrose trop de monde et assoit trop de pouvoirs. Sarko fera comme ces prédécesseurs, des déclarations évasives sur l'amitié et le respect de nos engagements, puis il trouvera un Mr Afrique discret, efficace et proche de lui pour poursuivre notre mission civilisatrice tellement enrichissante pour les africains.
Eureka! Voilà enfin une mission digne des immenses qualités (c'est Sarko-média qui l'affirme en tout cas) de son épouse, et pour ça, elle n'a même pas besoin d'être élue.
Alain Renard
c est bien une question dérangeante ,bande de vilain !
j yai pensé avec le plan kouchner-lybie et le post de lot' jour sur le tram marseillais.
mais puike rien n empeche qu un truc soit secret,comment etre au courant...
ptain de serpent qui sssmort la queue.
ou alors des mec indépendants qu épluche tout ski entre et sort c est possib ?
Cher toktomi, pas facile de vous lire... c'est avec les oreilles qu'il faut le faire... un petit effort svp...
yes merci du rappel a l ordre des fois jme laisse aller...
La méthode changera peut-être, après tout, c'est "LA RUPTURE", mais bon qui croira que les compagnies françaises d'armement, de construction, de génie-civil, qui font en Afrique la majeure partie de leur Chiffre d'Affaires avec cette politique de néocolonialisme exacerbé.. qui croira, qu'elles vont plier bagage ?
Le COmmerce extérieur français a toujours été soutenu par le Ministère de la Guerre...
T. Rebecchi
http://aelor.over-blog.com
Je partage entièrement cet avis Mr Rebecchi, car une énorme infrastucture a été mis en place depuis les réseaux de Foccart, puis les amis de "tonton" et le facétieux "papa m'a dit"; ensuite personne n'a touché, a celà.
Juste une impulsion différente au nom de la rupture, certes, une mise à jour, car le "bougre" ne manque pas d'idées. Mais soyez certains que les intérêts de ses amis, Bolloré, Bouygues, combien d'autres seront préservés. Des études ont été faites, c'est immense.
Pétrole, eau, infrastutures routières,bois, café, uranium, armement, je ne vais pas faire un catalogue.
Celà mis à part Monsieur, votre blog est très instructif. temporairement courageux anonyme.
Merci à David Servenay de dévoiler enfin, par de plus en plus d'articles sur le sujet, les dessous de la politque Africaine de la France. J'en connaissait déja un rayon sur la question, ayant lu l'ensemble des publications de l'association Survie, mais il est important qu'un organe de presse comme Rue89 fasse également ce boulot d'information.
Sinon, à tous ceux qui considèrent que les ressortissant Africains qui échouent sur les côtes européennes n'ont rien à faire de ce côté ci de la méditerrannée, pensez vous qu'on puisse considérer comme indépendants des pays qui ne contrôlent ni leur monnaie (CFA, lié au franc puis à l'euro), ni leur budget, ni leur Armée ni leurs forces de maintient de l'ordre ?
Comme dirait une chanson d'un groupe populaire du moment, qui place dans la bouche d'un Africain ces mots : "Le français n'est pas une langue étrangère par chez nous !"
Donc, les pays du pré-carré ne sont rien d'autre que des TOM, certes un peu spéciaux, puisqu'on y pratique la torture, le massacre de civils, la corruption généralisée (encore que dans les DOM-TOM classique, déja...) et le pillage des ressources naturelles et qu'on n'y a laissé à l'abandon tous les services publics qui auraient pu permettre à la population de sortir de la misère. Mais bon, ce ne sont que des noirs après tout....
Bonne continuation à David.
Bravo, tout à fait d'accord.
Un petit lien pour ceux qui voudraient approfondir :
http://www.survie-france.org/
La Françafrique a de belles années devant elle...
Ce qui lie la France avec le Gabon ne se limite pas au pétrole.
Et les protections (techniques)accordées à certains chefs d'Etats n'ont rien de bizarres. En plus ce type de demande se fait très librement.
Il y a de nombreux accords mais qui arrangent tout le monde.
Je suis toujours exaspéré d'entendre que la France agit comme une puissance (toujours coloniale).
Jusqu'à preuve du contraire, pour ne parler que de Gabon la triste opposition des années 80 a rapidement été achetée à coup de places dans l'administration et de Pajero offertes par Bongo.
Les révolutions ont un prix, qui maintenant est décidé à le payer?
Pourriez vous SVP argumenter les points suivants :
1°) Les protections accordées à certains états n'ont rien de bizarre : que voulez vous dire ? Trouvez vous normal que l'armée de l'air Française bombarde la rébélion anti Deby au Tchad lorsqu'il est avéré que Deby est un dictateur sanguinaire ?
2°) Ce type de demande se fait très librement : c'est à dire ? pourriez vous expliciter ?
3°) Il y a de nombreux accords, mais qui arrangent tout le monde : comment ça tout le monde ? Pensez vous que la population congolaise martyrisée par Sassou N'Guesso est arrangée du fait de ne pouvoir rien faire contre son bourreau protégé par la France ? Pensez vous que la population Gabonaise s'arrange de vivre dans la misère alors que le PIB MOYEN du Gabon est de plusieurs milliers de dollards par ans ? Non, ces accords n'arrangent que ceux qui en profitent : les Bongo et Sassou là bas et les corrompus (voir affaire ELF) d'ici. Au final, ce sont les peuples qui trinquent !
4°) La triste opposition au Gabon est celle que le pouvoir veut bien voir exister. Il existe aussi bien au Gabon qu'au Cameroun ou au Congo une véritable opposition beaucoup moins triste que celle dont vous parlez. Elle est en prison et subit les tortures et les mauvais traitements des "bons amis de la France". Quand au fait que ces pays soient minés par la corruption, c'est une conséquence directe de la façon dont la France a choisit de gérer ses néocolonies. Mettez vous à la place d'un juge anticorruption Gabonais : combient de temps tiendriez vous avant de sombrer ou de démissionner ? Seule la France a les moyens de faire changer cela en cessant de soutenir les Bongos et compagnie. Mais évidement, comme Bongo ne se contente pas d'acheter son opposition, la pourriture a depuis longtemps gagné la classe politique française.
5°) Ceci m'amène à conclure sur votre dernier point : les révolutions ont un prix, qui est prêt à le payer ? On décide de payer le prix d'une révolution le jour où l'absence de révolution coûte plus cher que la révolution elle même. Et ça fait longtemps que c'est le cas :
-La poursuite de ces pratiques coûte en terme de sous-développement. Ok, un Français cynique pourrait dire qu'il s'en fout, mais c'est raisonner à courte vue car ce sont ces mêmes Français qui viennent ensuite pleurer à l'invasion le jour où les Africains essayent de suivre dans son exil la richesse qu'on leur vole.
-Le coût est aussi la dégradation de nos propres institutions démocratiques, de plus en plus pourries par la corruption générée par les pactoles prélevés en Afrique. Et oui, c'est le problème de la corruption, elle n'a pas vocation à se cantonner dans une zone géographique. Pour vivre, elle a besoin de Paradis Fiscaux et de tuyauterie à pognon sale (Clearstream). Ces cancers de l'économie légale contaminent le reste de l'économie, favorisent l'évasion fiscale et mettent par terre l'ensemble des systèmes sociaux de nos sociétés patiement mis en place depuis 150 ans. Là encore, certains Français cyniques votant pour un certain bord n'en ont rien à pêter des institutions démocratiques (L'Afrique est le terrain de jeu de nombreux cadres de l'extrême droite Française alors, "la démocratie"... c'est pas leur truc). Savez vous que les "ingénieurs" des principales fraudes électorales françaises (affaire des faux électeurs) conseillaient également les dictateurs Africains aux moments de leurs réélections ? Il n'y a pas de barrière hermétique entre ces situations, ce qui marche là est aussitôt importé ici. Quand à nos systèmes sociaux... moins il y en a, mieux certains se portent...
Tout ceci pour démontrer que ceux qui continuent à défendre ce système au nom de l'intérêt de la France dans le jeu cynique de la RealPolitik sont avant tout la pour défendre leur intérêt. Ce sont les loups qui gèrent le poulailler Français qui demandent à ce qu'on continue à les laisser faire leur petit business avec les renards (Bongo, Sassou et cie) qui saignent le poulailler Africain.
Et nous nous sommes les poules qui acquiècent gentillement à ce manège en tremblant de peur à l'idée que notre poulailler périclite devant la menace des poules Africaines.
La seule différence est qu'on ne nous demande que de pondre des oeufs alors que les poules Africaines sont élevées pour la chair...
Alors, cher ancien, si vous souhaitez voir continuer tout cela, libre à vous, peut être y avez vous un intérêt. Moi pas !
Bien vu et analysé !!
Ne manquez pas le reportage vu sur FR3 12h30 sur la rencontre Sarkozy-Kadhafi. Les images sont édifiantes.
1°)Arrivée à Tripoli - accueil d'un ministre libyen
2°)long plan sur la limousine qui roule(à travers pelouse)jusqu'à la tente, entourée d'une horde de types courant à côté
3°) rencontre avec Kadhafi (en rock-star) redevenu fréquentable..
4°) vue générale sous la tente
5°) long plan sur Kouchner signant un accord sur plusieurs points dont le nucléaire !
13h France 2 : 1°)Tour de France 10 mn, 2°)ours dans les pyrénées, 3°)incendies, 4°)car polonais, 5°)VOYAGE SARKO. En commentaire : "NS informe qu'il n'y a aucun lien avec la libération des infirmières".
"Kadhafi en rock-Sar"
bien vu !
de plus en plus frippé, malgé son lifting, il me fait penser à Keith Richards dans Pirates des Caraibes 3 !
Vous savez que Kadhafi a été l'un des principaux suporters (via Campaoré, du Burkina et avec la bénédiction Française) de.................................
CHARLES TAYLOR !!!
Alors, la chemise de Kouchner à Tripoli, c'était manches courtes ou manches longues ?
Ca fait quoi, Bernard, d'enrichir aussi subtilement son carnet d'adresses ?
pour info, il existe de fait un accord de défense avec le Centrafrique... mais en théorie il n'en n'existe pas!! Aucun document n'a jamais été signé!! (cf FX Verschave - Noir Silence, 2000). Assez amusant quand même.
Le problème de ces accords, ce n'est pas tant ses accords en eux-mêmes. C'est plutôt l'oppacité de la décision de les mettre en application: cela relève de l'Elysée seul, sans aucun contrôle parlementaire.
pour info, il existe de fait un accord de défense avec le Centrafrique... mais en théorie il n'en n'existe pas!! Aucun document n'a jamais été signé!! (cf FX Verschave - Noir Silence, 2000). Assez amusant quand même.
Le problème de ces accords, ce n'est pas tant ses accords en eux-mêmes. C'est plutôt l'oppacité de la décision de les mettre en application: cela relève de l'Elysée seul, sans aucun contrôle parlementaire.
Au détour du web, j'ai appris l'existence de la cellule françafrique , un collectif de citoyens français qui demande une politique de la France en Afrique plus responsable et plus transparente.
Ils ont l'air d'organiser des coups médiatiques pour dénoncer la Françafrique.
Ils ont trois revendications dont la suppression des accords secrets de défense
si cela vous interesse, voila leur site un peu "amateur"
http://www.cellulefrancafrique.org
en tout cas bravo pour votre article très instructif !
Et oui les français se comportait à l'époque comme des... nazis !
Mais l'apprender aujourd'hui est absolument risible quand on voit la politique française depuis tant d'année à l'égard des dictateurs africains... moi qui n'ai pas connu giscard je connais l'histoire des diamants alors tout ce qui est relaté ici est pour moi une confirmation que les français se comporte toujours comme des nazis... qui a abattu l'avion du président rwandais qui enclencha l'un des plus affreux génocie ? regardez du côté des services secrets français... et on veut juger ensuite les coupables en France ?
C'est nous qu'on devrait juger pour tout ce qu'on a fait subir à ce continent et pour tout ce qui a encore cours aujourd'hui...
Si vous pouviez éviter d'utiliser le terme de "nazi" n'importe comment, cela aiderait la discussion.
Néanmoins il est vrai que le rôle de la France dans le génocide rwandais est pour l'instant obscur et que l'on peut s'attendre à des révélations d'ici quelques temps. je crains pourtant qu'en terme de justice, rien ne sorte jamais vraiment du marigot, notamment quand des militaires agissent en service commandé.
Je n'aime pas non plus les comparaisons débiles.
Les faits sont assez graves pour essayer d'être un peu rigoureux.
Les nazis sont les nazis, le Hutu power est le Hutu power et les français sont les français et cela ne sert à rien d'utiliser un mot pour un autre.
Les juristes de cassent déja assez la tête comme ça pour définir proprement les notions de Génocide, de crime contre l'humanité, de crime de guerre. Le minimum, c'est d'apprendre à manier correctement ces définitions.
Ensuite, je suis Français et je n'aime pas qu'on me dise que je devrais être jugé pour quoi que ce soit liés à ces crimes. Ces crimes servent principalement des personnalités individuelles. Je n'en fais pas partie.
Certains crimes, comme l'esclavage, ont effectivement profité à l'ensemble de la collectivité métropolitaine et nous sommes donc d'une certaine manière des recelleurs, mais malgré nous dans la mesure ou personne ne nous a demandé notre avis. C'est alors l'état Français qui doit prendre en charge cette responsabilité collective, en apportant les réparations adéquates. Personnellement, je n'ai pas choisi d'être Français et je ne me sens pas coupable, même à titre collectif de l'être (il se trouve que ma mère est allemande, alors je cumule en plus). Cela ne me dispense pas d'être prêt à assumer l'héritage que m'ont laissé nos aïeux colonisateurs, dans la mesure où, en tant que Français, je continue par force à jouir de leur trésor de guerre, mais il ne faut pas tout mélanger.
C'est à mon avis cette attitude qui permet seule de sortir de la dialectique moisie entre "repentance nationale" et négation des crimes coloniaux.
Quand on cessera de dire aux Français d'aujourd'hui qu'ils SONT des criminels, ils accepteront peut être plus facilement qu'on parle de réparation des crimes du passé (et d'aujourd'hui, d'ailleurs).
Evidement, pour être cohérent en tant que citoyen vivant dans une démocratie, il faut absolument dénoncer les actes commis AUJOURD'HUI en notre nom et agir par tous les moyens démocratiques pour que nos représentants agissent en notre nom conformément à ce que nous attendons d'eux. La seule chose dont j'accepterais qu'on me tienne un jour comptable, c'est de n'avoir rien fait en tant que citoyen alors que j'en avais le pouvoir.
Je repense à l'argument des pourfendeurs de la repentance "on ne peut pas tenir un enfant pour responsable des crimes de ses parents". En effet.
Mais si un jour j'apprends que mon père à violé une femme, qu'elle en a eu un enfant, et que m'on père l'a exploité à son profit et au mien, alors, sans me sentir coupable du crime de mon père, je pense qu'il serait juste que je partage équitablement l'héritage avec mon "frère".
Vous avez raison !
Nous ne sommes coupable de rien, de vrais anges qui oeuvrent pour le bien de la planète.
Nous ne somme pas LE pays qui est intervenu en cote d'ivoire pour y protéger ses propres intérêt en expliquant à tous que c'était pour éviter arranger la situation !
Nous ne sommes pas des nazis car eux c'était à visage découvert qu'ils avançait alors que notre pays d'anciens collaborateurs, faut il encore et encore le rappeler, tire les ficelles dans l'ombre.
En aucun cas je ne vois dans la presse ou à la télé des citoyens français qui s'élèvent contre la politique française en Afrique, tout le monde ferme les yeux comme d'autres avant nous et à d'autres époques !
L'affaire Elf s'est jouée il y a tellement longtemps que aucun de nous n'est au courant ou était né à l'époque des faits. L'affaire du juge borel, couverte par la France la encore, s'est déroulé au siècle dernier elle aussi alors on a qu'a juste faire comme d'habitude : Allumons TF1 et buvons les paroles de JP Pernaud le roi des reporters !
Comme on dit si joliment en france : "Aux innocents les mains pleines".*
Puisque vous combattez ces pratiques faites vous entendre et montrez l'intérêt des français pour ce genre de questions et pour prouver que le peuple de ce pays qui a, on ne sait comment, inventé le concept de droits de l'homme ( seulement pour les Blancs peut être ).
D'ailleurs si je suis votre raisonnement pourquoi continuer à célébrer commémorer la shoa, je n'étais pas né et je n'ai rien à voir avec ces évênements !
Il faut arrêter aussi de jouer ceux qui n'ont rien à voir avec ces évênements car on ne leur a rien demandé... quel mode de pensé ridicule et démagogue que celui ci !
Les palestiniens n'ont rien à voir avec les décisions prises par leur gouvernements ou les terroristes et c'est pourtant le peulple dans son intégralité qui paie chaque jour !
un peu de bon sens et de réflexion voir de l'humanisme vous permetrait d'arrêter de vous voiler la face !
Je ne salue pas bien sûr un défenseur des négriers moderne... ah pardon vous n'étiez pas au courant, je l'oubliais !
Vous n'avez rien compris à ce que j'ai dit.
Je ne suis pas un pays, je suis une personne !
Je suis membre de l'association Survie depuis 1998. Cette association dénonce depuis plus de 20 ans les pratiques de la France en Afrique. Elle informe et beaucoup de ce que les gens décrivent aujourd'hui comme la Françafrique est apparu au grand jour pour la première fois sous l'impulsion de Survie.
J'ai manifesté avec des miliers d'autre personnes au moment des procès intentés à François-Xavier Verschave par trois tyrans Africains. Effectivement nous n'étions que quelque miliers à se préoccuper de ce problème...
Pourtant, je maintiens mes propos. Fils d'une allemande et d'un français, JE ne suis pas plus responsable de la Shoa que de la bataille d'Alger ou des massacres de Madagascar. La "responsabilité" collective n'existe pas ! Seule existe la responsabilité individuelle. Un humain se juge sur ses choix et ces actes, pas sur ses origines. On ne met pas en prison le fils d'un assassin, aussi cruel soit-il.
ESSAYEZ DE BIEN COMPRENDRE CE QUE J'ECRIS : JE SUIS FAVORABLE A LA RECONNAISSANCE PAR LA FRANCE DES SES RESPONSABILITES ET A L'INDEMNISATION DES CRIMES COLONIAUX, SOUS UNE FORME ENCORE A DEFINIR. EST-CE CLAIR ? MAIS IL S'AGIT DE LA RESPONSABILITE D'UN ETAT CONSIDERE COMME PERSONNE MORALE. PAS DE LA RESPONSABILITE INDIVIDUELLE DE CHACUN DE CES CITOYENS !
J'écris gros parceque vous ne semblez pas lire les textes, mais les parcourir en diagonale sans réfléchir au sens de ce qui est écrit. Pardonnez moi, mais cela m'énerve de recevoir des leçons de quelqu'un qui lit sans lire et qui parle sans réflêchir. Je ne pense pas que la cause soit bien défendue par des gens qui s'y prennent comme vous, en invectivant à tord et à travers sans prendre la peine d'analyser ce qu'ils critiquent !
Ainsi, je considère qu'on jugera un citoyen donné sur sa capacité à ne pas accepter que n'importe quoi soit fait en son nom, en sa capacité à refuser d'être le complice d'un pouvoir ou le recelleur d'un pillage. C'est pour cela que je me sens concerné par ce que la france fait en Afrique et que je ne me reconnais pas dans votre accusation d'être un défenseur des négriers modernes. Vous faites quoi d'ailleurs, vous, dans votre vie, pour ne pas participer au business des négriers modernes ?
Refléchissez deux minutes à l'absurdité du concept de responsabilité collective : Albert Einstein peut il être considéré comme coresponsable de la Shoa sous prétexte qu'il était allemand ?
Vous avez raison !
Nous ne sommes coupable de rien, de vrais anges qui oeuvrent pour le bien de la planète.
Nous ne somme pas LE pays qui est intervenu en cote d'ivoire pour y protéger ses propres intérêt en expliquant à tous que c'était pour éviter arranger la situation !
Nous ne sommes pas des nazis car eux c'était à visage découvert qu'ils avançait alors que notre pays d'anciens collaborateurs, faut il encore et encore le rappeler, tire les ficelles dans l'ombre.
En aucun cas je ne vois dans la presse ou à la télé des citoyens français qui s'élèvent contre la politique française en Afrique, tout le monde ferme les yeux comme d'autres avant nous et à d'autres époques !
L'affaire Elf s'est jouée il y a tellement longtemps que aucun de nous n'est au courant ou était né à l'époque des faits. L'affaire du juge borel, couverte par la France la encore, s'est déroulé au siècle dernier elle aussi alors on a qu'a juste faire comme d'habitude : Allumons TF1 et buvons les paroles de JP Pernaud le roi des reporters !
Comme on dit si joliment en france : "Aux innocents les mains pleines".*
Puisque vous combattez ces pratiques faites vous entendre et montrez l'intérêt des français pour ce genre de questions et pour prouver que le peuple de ce pays qui a, on ne sait comment, inventé le concept de droits de l'homme ( seulement pour les Blancs peut être ).
D'ailleurs si je suis votre raisonnement pourquoi continuer à célébrer commémorer la shoa, je n'étais pas né et je n'ai rien à voir avec ces évênements !
Il faut arrêter aussi de jouer ceux qui n'ont rien à voir avec ces évênements car on ne leur a rien demandé... quel mode de pensé ridicule et démagogue que celui ci !
Les palestiniens n'ont rien à voir avec les décisions prises par leur gouvernements ou les terroristes et c'est pourtant le peulple dans son intégralité qui paie chaque jour !
un peu de bon sens et de réflexion voir de l'humanisme vous permetrait d'arrêter de vous voiler la face !
Je ne salue pas bien sûr un défenseur des négriers moderne... ah pardon vous n'étiez pas au courant, je l'oubliais !
Je serais ravie que Nicolas Sarkozy casse réellement le système mafieux et pourri de la Francafrique et s'attache à laisser les Africains appliquer eux-mêmes les principes des Droits de l'Homme et des Lumières sur leur territoire. Mais pour cela faudrait-il encore qu'ils soient en position d'égalité économique, ce qui n'est malheureusement pas encore le cas, loin s'en faut... et aussi qu'on leur laisse le temps de former de vraies élites qui ne soient pas des caricatures de la tribu des Babaoro'm et des M'Hatouvou de Tintin au Congo, sponsorisés, eux et leurs affiliés innombrables et maintenus au pouvoir par l'armée française.
On peut espérer, par exemple, que l'arrestion de Munyeshakya et Bucyibaruta et le refus de l'Ofpra vis-à-vis d'Agathe Habyarimana vont dans le sens d'un changement. Mais cela peut-être aussi une jolie vitrine sur un sujet par trop brûlant, pour détourner l'attention sur "le reste" (Côte d'Ivoire, Centrafrique, Tchad, Somalie, Gagon, Togo, en effet). Et quand on songe que NS voulait faire appel à Védrine comme ministre des Affaires étrangères, c'est plutôt glaçant et preuve d'une volonté de changement toute relative. (Il suffit de se repasser, le DVD du documentaire de Raphael Glucksmann, "Tuez-les tous ! Rwanda, histoire d'un génocide sans importance", et d'observer l'insupportable morgue froide dudit Védrine, égrener son catéchisme de Françafricain convaincu qui fait semblant de ne pas très bien parvenir à discerner qui est légitime ou pas parmi tous ces politiques africains (!). Sous entendu, ils tous pareils, ce qui n'est pas faux parmi les candidats choisis par la Françafrique, malheureusement ! ) Védrine semble d'ailleurs bénéficier d'une aura particulière, autant à droite qu'à gauche, parfaitement injustifiable.
A suivre donc de très près et sur le long terme, les tribulations du petits Nicolas en Afrique (l'ami de Khadafi !!!!)...
Pourquoi entretenir l'ignorance des uns et des autres ? tout simplement celui qui détient le savoir possède la force sous toutes ses formes et surtout dans ses plus extrêmes dérives....nous taxons les Américains, les Russes d'écraser, de bafouer les démocraties par toutes les méthodes (hier, encore avec le décret Buch autorisant même la torture...lire votre article)....La France veut redevenir une Nation colonisatrice et chasser de nouveau sur ses terres africaines....notre Président l'a très bien compris et avec sa politique sur les pays de la méditérranée, il veut assouvir son désir de pouvoir en vendant (dans tous les sens du terme)voir en imposant à tous ses idées comme le font les américains....et aussi les chinois et bien entendu les russes.....
Lire : "sponsorisés par l'Etat français et des partis politiques (...) et maintenus au pouvoir grâce à l'armée française.
Le simple nom de Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa me rapelle celui de Bokassa. Apparemment, la France s'inspire de l'Afrique !
Pfff c'est nul !
le même nom aurait tout aussi bien pu être porté par l'un des fusillés de l'Affiche Rouge. Et le votre est d'ailleurs tout à fait ridicule : "Courageux Anonyme !" Il faut le faire ! Vos parents ne vous ont pas gâté !
Oui la France peut s'inspirer de l'Afrique sur beaucoup de plans et heureusement plus intéressants que votre remarque idiote. La capacité des Africains à faire beaucoup avec peu pourrait par les temps qui courent très vite devenir une compétence de grande valeur.
A quand des consultants africains en frugalité et en lutte contre le gaspillage dans nos cabinets ministériels ? Ca nous ferait du bien.
vraiment, les choix de vos photos sont hyper-réalistes, maintenant faute de main d'oeuvre française, notre Président recrute directement son service d'ordre en Afrique et passe ses troupes en revue????Hortefeux, au secours, on se moque de nous...y a du flottement dans la gouverne...
: )))
bien observé la rupture tranquille ! couché horetefeux,sage.pas mordre mes grognards,parle z en aux inspecteurs du travail.
Bon, moi je veux bien mais cela fait la deuxième fois que je passe le concours interne pour accéder à l'école des gardiens de la paix, pourtant je suis pour la diversité mais qu'on ne me dise plus qu'il n'y a pas assez de place pour moi, petit secrétaire de campagne...moi aussi, je veux faire partie de la garde prétorienne, rien que pour l'uniforme, j'en ai besoin et en plus c'est pas plus compliqué que de mettre des tampons sur des formulaires de mairie....
c'est très bien réalisé et photographié d'une main experte et publié par des maîtres, bravo !
Ou quand la rupture c'est la continuité
http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=1364
insupportables, les images dans un même journal télévisé, des infirmières bulgares qui témoignent de leur torture et celles de sarkozy qui parade au nom de la France avec Khadafi!!!
i n s u p p o r t a b l e !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Et Chirac dénonçant une manipulation d'Amnesty International depuis le Togo quand un journaliste lui avait demandé ce qu'il pensait des dizaines (centaines ?) de cadavres retrouvés sur les plages peut avant les éléctions ayant reconduit son vieux pote Eyadema au pouvoir, cela ne vous avait pas fait sursauter ?
Mais peut être que ce genre de choses ne passaient pas à la télé à l'époque....
Comme quoi, vive la décomplexion !
Tellement insupportable qu´il faudra bien s´attendre à du ménage dans les équipes de journalistes facétieux... encore des petits malins qui profitent des vacances !
Je me rappelle toujours cette vanne tres drole de coluche en journaliste:
Dans les millieux concerné, on s'autorise a penser qu'un accord secret aurait peut etre été signé...
Je ne sais plus la formule exacte, mais c'est grandiose ;)
Et toujours d'actu en plus.
" Qui tient l'Afrique, tient l'Europe. " Lénine
On a fait la Françafrique aux dépends de l'U.R.S.S. et des U.S.A.
Demain, c'est la Religion qui fera l'Afrique (?)
VIVE LA FRANCE LIBRE dixit Charles d'Afrique!!! Tous cela ne va pas durer longtime.
Jacques Foccart et consorts, réveillez-vous !
Ben Laden est entrain de rafler la mise !
Habitué aux fastes du show-biz, le co-Prince d'Andorre n'a pas dû être trop dépaysé par la réception de MC. KHADAF.
Un moment d'anthologie dans la réal-politique.
L'Afrique est encore un domaine privilégié de la politique française, après de Gaulle, les réseaux Foccard, cela a continué avec tous les Présidents.
Cela ne changera pas avec le Nicolas !
Ca fera peut-être plus moderne !
http://nicoiscivique.blogspot.com/