A débattre

Mazarine Pingeot pouvait-elle romancer l'affaire Courjault?

Les proches de cette mère qui a tué ses deux bébés lancent une pétition contre la sortie du roman de la fille de Mitterrand. A lire aussi : Le fait divers reste de la chair à fiction.

Mazarine Pingeot le 8 janvier 2006 à Jarnac (Regis Duvignau/Reuters)

Est-ce LA polémique de l'été ? En tout cas, le cas Courjault/Pingeot contient tous les ingrédients d’une affaire telle que les aime le milieu littéraire français. D’un côté, un fait divers étonnant qui a marqué l’été 2006 ; de l’autre un auteur en devenir qui a la particularité d’être la fille de François Mitterrand… et de publier fin août son troisième roman. Après un deuxième opus autobiographique – Bouche cousue » – jugé plutôt décevant par la critique, mais qui s’est vendu à 200000 exemplaires selon son éditeur.

Le Cimetière des poupées (éd. Julliard) risque d’abord de défrayer la chronique faits divers. En fin de semaine dernière, un petit groupe d’amis chinonais du couple Courjault adresse une pétition aux (rares) médias ayant annoncé la sortie de ce livre prévu pour être dans les librairies le 20 août. Pour l’instant, personne ne l’a lu, mais le texte de 150 pages s’inspire de l’histoire de cette femme qui a avoué le meurtre de ses deux bébés. Les deux corps des nourrissons ayant été découverts par son mari dans le congélateur de leur domicile à Séoul, en Corée, où ils étaient expatriés.

Pari risqué, pari réussi selon son éditeur

Sur le site des éditions Julliard, le contenu du roman » ne fait pas l’ombre d’un doute :

Comment elle, la mère dévouée, l'épouse aimante, pilier d’un couple admiré de tous, a-t-elle pu devenir cette impardonnable meurtrière ? Comment a-t-elle pu dissimuler sa grossesse aux yeux de tous, sans que personne ne s’en aperçoive jamais, durant neuf mois ? Quand la folie et le mensonge ont-ils commencé ?

Et de préciser le style retenu par l’auteur : une longue lettre adressée par ce monstre en puissance à son mari. Le service communication conclut sans ambages :

Pour son retour à la fiction, Mazarine Pingeot s’attaque avec audace à un sujet troublant. Pari risqué, pari réussi. Aujourd’hui jeune mère comblée, elle confirme un talent étonnant lui permettant de prêter sa voix à une infanticide. Explorant jusqu’au tréfonds les contradictions et les obsessions d’un personnage féminin aussi glacial que désespéré, Mazarine Pingeot écrit un texte bouleversant.

Tout est dit.

Une pétition réclame l’interdiction du livre

A Chinon, la nouvelle de cette publication a été très mal accueillie par les amis du couple Courjault, qui a beaucoup de soutiens en Indre-et-Loire. Quelques-uns ont décidé de lancer une pétition qui aurait déjà rassemblé 200 signatures, où ils réclament l’interdiction du livre.

Lorsque nous avons appris la sortie de ce livre, explique Marie-Françoise Canal dans la Nouvelle République du Centre-Ouest, nous avons été très choqués. D’abord parce que cela concerne des gens de chez nous. Ensuite parce que l’affaire n’est pas encore jugée. Mais surtout parce que les Courjault ont deux jeunes enfants. »

S’ils ne veulent pas obtenir l’interdiction définitive de l’ouvrage, les pétitionnaires souhaitent que la justice passe d'abord : Nous n’avons rien contre Mazarine Pingeot, précise Marie-Françoise Canal. Pourtant, je pense que cette petite a sans doute apprécié que les médias la laissent tranquille durant son enfance. Pourquoi ne fait-elle pas de même ? A Tours, l’avocat de Jean-Louis Courjault se montre très réservé sur cette initiative : On ne souhaite pas communiquer là-dessus, précise Marc Morin, un roman est un roman. On ne veut surtout pas se lancer dans une polémique et faire ainsi de la publicité à l’écrivain.

Julliard défend le droit à la fiction de l’écrivain

Au service de presse de Julliard, on se contente d’un communiqué de presse policé, qui cherche à dégonfler la dispute : Des journalistes, pourtant informés du contraire par nos soins, ont cru pouvoir écrire qu’il s’agissait du drame qu’a vécu la famille Courjault. Les éditions Julliard affirment qu’il n’existe aucun lien d’aucune sorte entre le roman de Mazarine Pingeot et cette terrible affaire. » Une assertion qui semble un peu contredire le texte de présentation du roman.

Et l’éditeur de se justifier à l’avance du procès en vérité intenté par le clan Courjault : Mazarine Pingeot, comme tous les écrivains, a le droit de s’emparer d’un événement qui l’a particulièrement touchée et d’imaginer à travers une histoire totalement inventée et, en créant des personnages de pure fiction, de sonder les ressorts et les mystères de l’âme humaine. Fermez le ban.

Quant à l’auteur, elle est à l’étranger et injoignable » , répond l’attachée de presse. Jusqu’au prochain épisode. Comme le dit avec une certaine philosophie un confrère de la Nouvelle République du Centre-Ouest : Nous avons déconseillé aux amis des Courjault de lancer cette pétition, en leur expliquant que cela allait provoquer ce qu’ils veulent éviter : une polémique. Mais ils n’ont pas voulu nous écouter… Après la dépêche de l’AFP, TF1 a débarqué. Trop tard, la polémique de l’été est lancée.


A lire :
La chronique d'Hubert Artus. Les faits divers ont toujours servi de chair à fiction.


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Deborah
13H26 23/07/2007

Mazarine Pingeot, qui fut l’objet de l’auto censure des journalistes et d’une protection au plus haut de l’Etat, aux frais des contribuables, est l’héritière de celui qu’on alla jusqu’à surnommer « Dieu » : elle a donc tous les droits. Y compris d’évoquer une affaire dont la procédure est en cours et qui ne peut que faire souffrir un peu plus des gamins qui eux, ne sont pas protégés.

Bizarre cette totale indifférence aux régles et aux autres

 
haggis
16H22 23/07/2007

Elle n’a pas tous les droits, mais qui vous dit qu’elle evoque cette affaire en particulier ? le livre n’a pas été lu par les critique et dit s’en inspirer … malheureusement le cas Courjault n’est pas isolé et le déni de grossesse (qui va parfois jusqu’à tuer le bébé à sa naissance) est c’est un phénomène de plus en plus étudié. Pourquoi s’interdir d’en faire la trame d’un roman ? Peu de temps aprés cette affaire, il y en avait eu une autre en france, je ne me souvient plus des détails mais plusieurs nourrissons avaient aussi été tué par leur mère. Cette affaire aura eu au moins l’utilité de mettre en lumière la souffrance de ses mères , un roman peu aussi aider.

 
pikasso02
21H21 23/07/2007

L’écrivain a tous les droits! Celui notamment de dénoncer une société malade. Même dans les couples, chacun conserve ses pensées. La communion n’existe plus. Hommes et femmes sont paumés. Et si nous essayions de remonter le fil du courant pour savoir ou du moins comprendre pourquoi notre société en est arrivée à ce stade. Et c’est là, qu’interviennent les écrivains. Ceux qui, grâce à leur talent et d’autres avantages (Je vous ferai remarquer que ceux qui ont pu se faire entendre au 19ème siècle, peintres, musiciens ou écrivains, venaient de milieux aisés) s’expriment aujourd’hui, ne peuvent qu’être critiqués par le peuple, qui désolé de lui dire, mais est aveugle. Il ne s’intéresse qu’à la surface des choses avec les moyens qu’il possède. Mais c’est grâce à lui qu’éclatent les scandales! Les temps changent peut-être, mais pas ce comportement. Si Mazarine Pingeot a écrit un grand livre, pourquoi devrait-on nous interdire de le lire? Mazarine a droit à rue89 pour le scandale. Celui que je soulève avec le modèle de Picasso qui l’aurait influencé pour concevoir ses oeuvres, lui, restera aux oubliettes. Ceux qui trouvent, doivent aujourd’hui comme hier venir de milieux aisés ou reconnus. La vérité dérange! Puisse ce livre de Mazarine voir le jour, si son contenu, (pas le prétexte) mérite d’être dévoilé.

 
pikasso02
21H03 24/07/2007

Cher courageux anonyme, car je doute fort que vous vous appeliez Jean Dupont, écrivez d’abord des livres de qualité comme Mazarine Pingeot et vous pourrez écrire un livre sur tous mes secrets, les beaux et les moches, qu’apparemment vous préfèrez. Je ne vois pas pourquoi. Je crois que vous avez mal lu mon message. Votre « chiche » final sonne mal. (Changez de nom si vous vous décidez à écrire! Jean Dupont! Non! ça ne marchera pas! Merci de vous intéresser à moi. Vous me réclamiez mon adresse. Je vous la donne:http://pikasso02.skyblog.com/ . Vous voulez des secrets! Je vous en offre gratis! A vous de choisir les plus moches! Bon courage! Anonyme vous l’êtes, mais courageux, j’en suis moins sûr!

 
ART MONIKA
20H30 23/07/2007

Faire à Mazarine Pingeot le procès qu’on aurait dû intenter à son père n’est pas très équitable. On n’est pas responsable d’être la fille de quiconque, ni d’avoir été une petite fille cachée aux frais de la république.Elle aurait sans doute préféré vivre autrement.
Une romancière a-t-elle le droit d’écrire une fiction sur un infanticide? Oui, bien-sûr. S’il s’agit d’une fiction, elle s’inspire comme tout roman d’un fait frappant. Celui-ci en est un. Je ne me souviens déjà plus du nom de la personne qui est la « vraie » infanticide, dont l’affaire sera jugée par les tribunaux. Mais il est certain que cette triste histoire mérite de susciter des réflexions sur la condition humaine… et inhumaine.
Je comprends mal la « pétition » des proches de la personne: ce sont eux qui nous obligent à associer le roman à paraître et les « vraies » personnes. Le lien, qui aurait pu rester « léger », devient aujourd’hui puissant.

 
manju35
21H06 23/07/2007

La pétition est une idée maladroite,mais dire qu’elle nous oblige à un retour au réel,l »absurde me chatouille brusquement le cervelet;
Et quand à la légéreté évanouie du lien ;dont nous devons faire deuil face à la puissance du réel de cette famille:certes !!, »qu’ils ne nous fassent pas chier avec leur souffrance mal organisée,nous voulons juste disserter en paix;sur le denni de grossesse,le désir d’enfant et ses turpitudes,l’isolement d’une femme en Asie délaissée par un mari autiste,les differents systèmes de congélation,la chaîne du froid(TF1),les loyautés visibles et invisibles,le lien entre nourriture et amour maternel,de cette femme aux seins glacés stalagtisant ses lactations……….. »
Merde les empêcheurs de la pensée vaporeuse,ils ne se contentent pas de congeler chez les Courjeaut,v’là qu’ils pétitionnent………

 
manju35
14H36 24/07/2007

Baliverne…
Le seul livre qui m’interesserai de la part de Margarine Peugeot,c’est sa propre enfance.
Son regard de gosse sur l’environnement qu’elle cotoyait dans les années 80.Là ,elle a matière à faire un vrai livre à elle et qui aurait beaucoup d’échos ….
En a -t-elle les capacités????

Pour l’affaire Courgeot,le débat doit devancer le roman,la justice doit prendre son temps dans cette affaire,en s’entourant des meilleurs spécialistes possible,pour expliquer le processus fatal ….C’est une affaire extraordinaire,mais qui se décline (sous d’autres contextes)tous les jours en France.
Peut-être que Mazarine fut une enfant « congelé »de la république;une distraction à Mitterrand: lui imposant un DENNI d’être ,elle devait mentir,se taire devant ses copines,ne pas voir ses frères…
Pingeot-Courgeot ,Motus ou tu finis chez Findus.

 
14H07 23/07/2007

Surtout pour parler d’un fait divers en été!

 
manju35
13H17 23/07/2007

OK pour le roman……
Mais elle reverse,les droits d’auteur au trésor public……..pour rembourser les millions de francs(de l’époque); dont elle et sa mère sont redevable,pour avoir bénéficié gratis durant des années:d’un palais de la république, garde du corps,cuisiniers,femmes de chambre,chauffeur,carte bleue(hé oui,c’était cela aussi la gauche mitterrandienne)…….etc..
Sinon cet affaire est sordide,les corps ne sont pas encore froids… »glup’s »….que la pingeot,a déjà son nègre pour faire chauffer les rotatives…..
 …………..GLACANT………………………….

 
manju35
22H02 23/07/2007

pas sur qu’il fasse utiliser un autre mot.
Pour ma part ,si je ne l’utilide pas dans ce contexte précis,ce mot disparaitra de mon lexique personnel..

 
manju35
23H18 23/07/2007

« ….. »

Tu vois hors contexte ça s’inscrit pas

 
Liesel Schiffer | Ecrivain
13H39 23/07/2007

… et il y a eu en effet d’autres cas, outre le film de Tavernier, celui de Claire Denis, « J’ai pas sommeil », qui s’inspirait du « tueur de vieilles dames » des années 80. Et aussi,souvenez-vous, avec d’ailleurs, je crois, un procès à la clef la publication du livre d’Emmanuel Carrère, d’après l’histoire de Roman (ça ne s’invente pas!), ce mythomane qui s’était créé de toutes pièces une vie de médecin business man qui aurait été en contact avec Kouchner et consort et qui, finalement, passait ses journées dans sa voiture, empruntant de l’argent à ses proches pour entretenir sa famille. Famille qu’il a assassiné quand le pot aux roses a été découvert. Après le livre, deux films ont même été tournés sur le sujet et je crois que le coupable est encore en prison. Autant j’accorde peu de talent à Mazarine Pingeot dont le premier livre m’était tombé des mains, autant, je trouve injuste de lui reprocher de s’inspirer d’un fait-divers. La pétition, visant à épargner les enfants de la mère infanticide me semble absurde, ces enfants étant déjà, malheureusement exposés par toute l’affaire et leur vie sans doute bien bousculée définitivement.
Miss Pingeot exploite en effet à fond sa célébrité de « grande bâtarde de la République », mais il me semble que la presse et donc, le lectorat, la suit totalement, se pourléchant les babines au moindre détail. De même aujourd’hui le nombre incroyable de pages (même sur ce site, si je ne m’abuse, mais je ne me suis pas attardée) sur les amours, tumultueuses ou pas, du couple Sarkozy. Et tous les journaliste de souligner les déclatrations enfiévrées du président à son épouse le jour du 14 juillet. C’est ce qui s’appelle une com’ réussie et pourtant creuse ! Point de Vue Images du monde à des inquiétudes à se faire, la concurrence devient de plus en plus rude !

 
jehe
16H15 23/07/2007

Tout à fait d’accord avec Palatine, le romancier a toujours emprunté au réel. A l’écran comme au papier les auteurs s’inspirent de la vraie vie. Je pense que la vindicte qui vise miss Pingeot, n’est due qu’à son nom et ce même si elle avait écrit un livre sur le tour de france. Attendons avec impatience les réactions lorsque le projet d’un film se fera jour.

 
ragondine | ethnologue
14H24 23/07/2007

bien sur qu’elle en avait le droit , c’est une pratique tout à fait courante et reconnue de romancer des Faits divers. C’est quasiment faire oeuvre de science de démonter les ressorts de cette pathologie somme toute peu connue du public qu’est le déni de maternité. cela me parait au contraire très utile à tous de réfléchir à ce sujet.
Je rappellerai aux lecteurs hargneux qu’Anne Pingeot n’était pas entretenue mais dirigeait un grand Musée Parisien et que depuis le 20ème siècle tous les enfants sont légitimes Mazarine pas moins que les autres…

 
PlayPause
14H27 23/07/2007

Il ne faudrait pas mélanger ce que d’aucuns pensent de Mazarine (on aime ou on aime pas, elle a du talent ou pas..) et son intention littéraire. Même si le livre est raté (ce qui reste à prouver étant donné que personne qui laisse des commentaires ici ne l’a lu), c’est son droit le plus strict de s’inspirer d’un fait divers.

Le cas Despleschin / Denicourt à propos du film « Rois et reine » avait créé un semblant de polémique sur le même sujet, et le tribunal de grande instance de Paris avait simplement débouté l’actrice.

Est-ce que la famille descendante d’Oedipe a fait des procès à Sophocle pour s’être inspiré d’une anecdote humaine, tellement humaine qu’elle est devenue un mythe ?

 
sabaudia
19H58 23/07/2007

si elle avait une once du talent de ceux là ça se saurait !
que n’a-t-elle la classe et la discrétion de sa mère.

 
cyel
15H25 23/07/2007

je crois que la question est mal posée : un auteur a bien sûr le droit de s’emparer d’un fait divers, et beaucoup en ont fait leur miel. Emmanuel Carrère, par exemple, avec l’adversaire, et cela n’émut guère.
Ce qui m’étonne plus, c’est le parti-pris de la lettre adressée par la femme (l’enfanticide, donc) à son mari. Car, pour le coup, c’est bien sûr une des clefs de la RÉALITÉ que ce lien entre les deux adultes, et, si j’accepte l’idée de romancer un fait divers, je trouve douteux la manière, qui consiste(rait) ici à faire parler directement l’accusée (je ne sais si elle a été jugée), qui plus est s’adressant à son mari. Il y a là, je crois, abus littéraire dans le droit à l’appropriation, c’est une chose de faire parler un fait divers, c’en est une autre de faire parler les hommes et les femmes, avec ses mots propres.
Pour autant, elle avait le droit de le faire, nulle question pour moi de parler « d’interdiction », dieu merci nous n’en sommes pas encore là dans notre société… (Même si j’aurais bien aimé lire le livre sur Cécilia moi aussi…)

 
BATTANTE
16H50 24/07/2007

Cyel,
Je vous avais fait une longue réponse, mais curieusement… elle se retrouve en page 3, et non au-dessous de votre commentaire.
Vous dites que vous auriez bien aimé lire le livre sur Cécilia, alors je vous signalais que le roman de Valérie Domain (sur Cécilia) est toujours disponible. Il s’intitule « Entre le coeur et la raison ».
Comme Valérie Domain le dit elle-même, elle avait d’abord rédigé « un document dont tous les détails étaient authentiques et vérifiés ». Mais, suite à la convocation de son éditeur par Sarkozy, ce qu’elle qualifie de « circonstances indépendantes de notre volonté (qui) ont interrompu la parution », elle a été obligée de transformer son document en roman, en changeant les noms des personnages (Cécilia devient Célia).
L’intérêt de ce livre, c’est qu’il nous donne un éclairage intéressant sur Cécilia et sur la raison de son retour auprès de Sarko. Comment une mère poule pourrait-elle réagir face à la menace d’être privée de son fils si elle ne rentre pas au bercail ?

 
vacnor
15H32 23/07/2007

L’interêt d’un bête fait divers pour écrire un roman me posera toujours problème, où veut elle en venir ? Un livre ne doit il pas être plus qu’un simple article ? Mais ne jetons pas la pierre sur cette pauvre Mazarine, ne sait on jamais, peut être qu’une véritable investigation sociologique à été faite avant cet « oeuvre »…

 
Philippe Tixier | Citoyen
16H48 23/07/2007

oh là là
tout ça pour ça !
C’est bien parceque c’est elle !
je n’en dis pas plus car l’avis des proches me semble raisonnable. Il ne manquerait plus qu’une ramancière, un ra=oman influe sur la justice déjç trop humaine, tout ça pour un coup médiatique !

 
Hervé Grasser | Etudiant à Strasbourg
17H06 23/07/2007

Interdire ce livre serait extrêmement grave et nous rappellerait les plus sombres périodes de notre histoire, de la monarchie à l’occupation. Pour certains, il est possible que cette initiative de l’ auteure n’ apparaisse pas d’ un très bon gout, mais il serait inacceptable de censurer un ROMAN.

 
manju35
00H24 24/07/2007

Entièrement d’accord avec toi….
Mais pour la peste brune,t’as du boulot dans ta p’tite ferme.
Au pays de la saucisse,vous avez du mal à digérer les merguez.
De la bretagne,bon courage.
ETRE pour la défense des COUCOUS….oui
Mais du COUSCOUS-aussi-ce.

 
Arnaud Aubron | Rue89
00H41 24/07/2007

Il y a effectivement beaucoup d’autres choses importantes qui sont également traitées sur Rue89, comme les trois articles que nous avons publiés ce week-end sur le Rwanda, ou l’article sur le dossier sur les « rénovateurs » du PS. Mais pourquoi faudrait-il à tout prix occulter cette information-ci pour s’intéresser à la seule « vraie » information? Et selon quels critères?

 
cincinatus 48
18H15 23/07/2007

Oui , elle et tous ceux que la pâte humaine interesse !Seule limite respecter la présomption d’innocence de la mise en examen .Pour le reste ,c’est le respect de la liberté d’expression et de création (article 10 CESDH).
Quant à la qualité littéraire , c’est au public de faire le tri:il s’en charge !
Je n’ai pas de sympathie particuliére pour l’auteur, ne l’ayant jamais lu .Son pére avait du talent et du style : ce n’est ni contagieux ,ni héréditaire.En tout cas c’était un homme de culture , on ne peut pas en dire autant de ceux qui lui ont succédé dans ce poste…

 
manju35
19H00 23/07/2007

Sur pièce:comme à la boucherie…
« -vous me remettrez bien un bout d’épaule!Elle est si tendre…. »

 
Arnaud Aubron | Rue89
00H44 24/07/2007

A notre connaissance, elle n’était pas en ligne lundi.

 
kangourou
18H42 24/07/2007

T’as pas autre chose à faire que de signer n’importe quoi ?

 
manju35
19H04 23/07/2007

MOI,sans aucun doute,je la soutiens!
pas spécialement pour la pétition,mais pour son humanité.

 
manju35
19H33 23/07/2007

Bien sûr,sans hésiter une seule seconde…
Je ne suis ni flic,ni juge….
Mon taf est d’attenuer les souffrances….
En prison ,il y a ,des médecins,des infirmiers,;les taulards(ardes)ont droit à des soins somatiques et psychologiques attentifs,comme l’enfant maltraité,la personne en fin de vie….

 
manju35
23H42 23/07/2007

Ces gens?
BEN heu…les Courjo ,les Court-Jus(pas les Tire-Jus ,ce sont des mollards-secs et on préfère les huitres bien fraîche,limite-congélo),les Cour-Ja..succé-ptibles de nous rejoindre à l’IGLOO(« c’est le p’tit nom de baptême que l’on a donné à not’permanence »)ce soir,on partage un vacherin.
Tu vois que des Courts du ciboulot,rejoins nous cher parent.

 
kangourou
19H10 23/07/2007

Mais interdisons donc !
Quels que soient les talents de Mazarine, quel que soit l’intérêt du sujet, pourquoi interdire cet ouvrage ? Pour interdire encore et toujours ? Interdire, surveiller, responsabiliser, etc : c’est un brin (mais alors un bon brin) nauséabond. Savez-vous que rien n’oblige à lire un livre, à voir un film ou découvrir une exposition qui n’intéresse pas ? Mais c’est vrai, j’oubliais, il faut toujours avoir un avis sur tout et s’insurger sans voir plus loin que le bout de son tout petit (mais alors tout petit) nez…

 
manju35
21H16 23/07/2007

Les plus gands assassins,ont depuis toujours, eu un « fan-club ».Il est même très fréquent qu’ils reçoivent des demandes en mariage.
Ils fascinent,ils interrogent nos limites,nos tabous…….

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
20H42 23/07/2007

je rève , ou bien , de posts ont disparus ?
Un bug ? des coupures ? si c’est le cas ,celà mérite qqs explications , non ?

 
puerta13
20H58 23/07/2007

Pauvre MAZARINE, il va t’arriver comme à SEGOLENE, le pilori t’attend.

Parce que tu es la fille de Tonton, tu ne peux avoir que des défauts.

La « petite France » se rue sur cette histoire pour se défouler. La plupart ne connaissent de tes talents d’écrivaine que quelques 4° de couv’ qu’ils ont lu au super marché.

Mais qu’importe… Ils ont tous bien appris l’air de la calomnie.

Au passage, ton bouquin va sûrement être le best de la rentrée et ce n’est que justice.

 
adaunis | Artiste....ailleurs....et ici bas...
21H18 23/07/2007

T’énerve pas Mouloud « oh!bras gauche de la velux du viaduc », nous sommes en période de restriction ;
Il faut maintenant que le site gagne son investiture de bon aloi, et qu’il se Druckérise tant soit peut, car des parts de marché sont peut-être en jeux.
Pardonnons mes fréres, Mazarine est elle aussi aux abonnés absents. Puerta saura garder la flamme , et Bonobo, et Toumick(enfin pardon quelque chose comme ça) et tant d’autres que j’oublie.
La rue 89 se carrièrise et se journalicon(mocréeation).Fatigué je vais me coucher,j’éteint la lumière et vais me chloroforendormir.

 
manju35
21H57 23/07/2007

Salope!!!la donise!  !  !
j’arrête aussi,tu m’as coiffé sur le poteau!
…..J’en reste au préliminaires
…..Ca sent doucement l’impasse
…..Ca se rue dans l’ facile à gémir
…..Je r’tourne au gros bouquin ,entrouvert, noirci d’encre magique..

 
manju35
23H56 23/07/2007

J’espère que j’ai l’droit d’la signer j’ferai une petite ditutcasse,une petite balafre qu’a d’la gueule.

 
Alain Colbert
23H38 23/07/2007

Pourquoi cette publicité gratuite à un roman qui n’aurait pas trouvé d’éditeur s’il avait été écrit par un(e) citoyen(ne) lambda ?
Que cette entreprise si valeureuse qu’est devenue Rue89 en quelques semaines laisse cette promotion bien « parisienne » à des médias « Paris-Match » pour qui la notoriété tient lieu de talent.

 
Arnaud Aubron | Rue89
00H50 24/07/2007

La question peut légitimement se poser sur la « publicité gratuite » mais, premièrement, elle n’a pas besoin de nous pour ça et, deuxièmement, si l’on suit ce raisonnement beaucoup de sujets deviendraient compliqués à traiter pour être sûrs de ne faire de « pub » à personne.
Soyez sûr que nous ne cherchons à faire la publicité, ou la contre-publicité, de personne. Nous avons simplement estimé que cette controverse était aussi le révélateur de questions de fond dans notre société, sur notre rapport aux faits-divers, au crime.

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
08H47 24/07/2007

mais ki ki va répondre pour les posts supprimés ?

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
11H47 24/07/2007

j’ai eu une réponse par mail de Mr Servenay.

 » vos posts ont été supprimés car ils présentaient un caractère insultant ou diffamatoire  »

Mon penchant naturel pour l’humour noir,ne m’incline toutefois pas à user de l’insulte ,et je ne vois rien de diffamatoire dans mes propos.

Tout au long de ce sujet , Mazarine Pingeot se fait copieusement insultée, celà semble accepté sans modération.Mais bon !

Mon humour grolandais et charlihebdo ne passes pas auprès de Mr Servenay .tant pis !

 » tout le monde n’a pas la chance de naître orphelin et de mourir veuf  » ma devise !

 
David Servenay | Rue89
23H05 24/07/2007

Lorsque vous citez un mail, faites-le intégralement:

« Si vos posts ont disparu, c’est qu’ils contenaient un propos
diffamatoire et/ou insultant.

Mais rien ne vous interdit d’exprimer votre opinion de façon plus urbaine…

Cordialement,

David Servenay »

Et puis, si vous aimez l’humour, comme vous l’indiquez dans votre mail :

« mes post ont disparus !
bug ?
Effacés ?
pouvez vous me donner une explication?
Si ,je fais preuve d’humour noir , il n’y a dans mes propos ni
diffamation, ni insultes, j’avoue ne pas comprendre.
Amitiés riveraines .
Charles Mouloud »

N’oubliez pas que l’ironie est toujours une arme à double tranchant, qui peut faire mal. Je n’ai pas l’impression que Rue89 en manque (d’humour), en s’efforçant de conserver les commentaires dans des limites acceptables.

A bientôt.

 
manju35
12H10 24/07/2007

votre commentaire ; C’est 2 doigts dans l’Bulgare !
Du yaourt,de la perte blanche,logorhées de leucorhées.

 
BATTANTE
14H01 24/07/2007

En réponse à Cyel, je voudrais dire que je pense qu’un romancier doit être libre d’écrire et de publier, quel que soit le fait divers à l’origine de son inspiration, car les lecteurs sont libres d’acheter, ou non, le livre en question.
N’ayant pas lu ce livre de Mazarine Pingeot, je ne sais pas s’il suit de près l’affaire Courjault ou s’il s’en inspire, ce qui n’est pas du tout pareil.
En effet, si la base du livre est l’analyse psychologique d’une mère ayant congelé son bébé, c’est totalement différent de l’affaire Courjault où l’accusée a avoué avoir tué plusieurs autres de ses bébés avant de congeler les deux derniers.
Moi aussi, je ressentirais comme un malaise si Mazarine Pingeot parlait à la place de Madame Courjault, ce qui ne semble pas le cas, malgré ce que certains ont essayé de faire croire.
Enfin, comme vous dites que vous auriez bien aimé lire le livre sur Cécilia, je vous signale que vous pouvez encore acheter le roman de Valérie Domain (sur Cécilia), intitulé « Entre le coeur et la raison ». Je viens de vérifier sur le site de la Fnac : il est toujours disponible. A l’époque de sa parution, je l’avais acheté pour soutenir l’auteur victime de la censure de Sarkozy. En effet, Valérie Domain avait d’abord fait, comme elle l’écrit elle-même, « un document dont tous les détails étaient authentiques et vérifiés », document qu’elle a été obligée de transformer en roman, en changeant les noms des personnages. Mais même si Cécilia est devenus Célia dans le roman et si le petit Louis est devenu la petite Victoire, ce livre offre l’intérêt de nous faire comprendre pourquoi Cécilia est revenue auprès de Sarko. Insupportable, pour une mère poule, la menace d’être séparée de son petit dernier dont on lui dit qu’il sera élevé par l’une des maîtresses de son célèbre mari, si elle-même ne rentre pas au bercail…
Chaque fois que je vois Cécilia entourée de ses enfants, je pense à cela. Je n’ai pas été étonnée qu’elle n’aille pas voter au second tour.
Je ne suis pas une fan de Cécilia (et encore moins de Sarko, car j’ai voté pour Ségolène), mais je ne peux m’empêcher de penser à ce qu’elle doit assumer contre son gré, pour avoir son enfant auprès d’elle. Elle ne voulait absolument pas devenir épouse de chef d’Etat. Je me souviens qu’elle disait préférer porter des jeans que d’être obligée d’être en représentation permanente comme l’exige le rôle de Première dame de France. Ce rôle dont elle ne voulait pas, elle est obligée de le jouer. Quand on sait cela, on comprend mieux certaines de ses attitudes, certains de ses comportements…

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
21H26 24/07/2007

lapingeoter :sortir une mazarinade de son chapeau
courgeoler : enfermer ses enfants

 
Marie F
15H56 26/07/2007

Voir « Mazarine Pingeot et les faits divers » sur http://www.tourmentsdachab.com par Marie Ferran