A Débattre

J'ai lu la fin du dernier "Harry Potter". Est-ce mal?

Sortie d'Harry Potter à Berlin samedi soir (Hannibal Hanschke/Reuters)

Quand, cette semaine, quelques médias ont publié, avant l'heure, des comptes rendus de Harry Potter and the Deathly Hallows (en librairie depuis samedi), l'auteure J.K. Rowling a protesté, estimant que l'intrigue de son livre avait été indûment dévoilée.

Elle s'est déclarée choquée par le fait que des journaux américains aient décidé d'ignorer les souhaits de millions de lecteurs, en particulier d'enfants, qui veulent découvrir d'eux-mêmes, à leur rythme, la destination finale de Harry .

Rowling semble suggérer que la moitié du plaisir qu'on éprouve à lire un épais volume bourré de rebondissements est procuré par notre incertitude quant à sa fin. Mais tous les fans du jeune magicien ne prisent pas les plaisirs du suspense. Selon un pointage réalisé sur 500 enfants, à la sortie de la librairie Waterstone en Grande-Bretagne, un cinquième des fans de Harry Potter déclarent qu'ils sauteront directement à la fin du dernier livre de la série.

Comme n'importe quel amateur de Ian Fleming peut le certifier, le fait de savoir que 007 finira par s'échapper ne vous rend pas plus zen pour autant lorsqu'il est aux prises avec un calamar géant... Et pourtant, jeter un coup d'œil à la fin d'un livre est considéré comme de la triche, et comme une attitude contre-productive. Après tout, les auteurs passent des années à ciseler une histoire, se torturant les méninges pour déterminer quand et comment révéler, par exemple, que Voldemort est l'alter ego d'Harry. Si vous sautez des pages, vous contrecarrez leurs intentions et vous vous privez vous-même du plaisir maximal.

Si le fait de jeter un coup d'œil à la fin d'un livre donne l'impression d'une tricherie, cette attitude trahit-elle certains traits de caractère ? Un professeur de psychologie au Smith College, Phil Peake, explique que cela relève de la question plus générale du contrôle de ses impulsions. Et selon au moins une étude, les enfants qui ont du mal à attendre avant d'obtenir une récompense ont du souci à se faire. Au début des années 70, le professeur David Funder, de Harvard, et les professeurs Jeanne Block et Jack Bock, de Berkeley, ont entrepris une expérience sur 116 enfants de 4 ans. On leur a montré un paquet enveloppé, qu'ils ont eu le droit d'ouvrir après avoir complété un puzzle.

A chaque enfant, il a été attribué un nombre de points, fonction de divers critères : nombre de fois où l'enfant a mentionné le cadeau, temps mis pour le saisir après avoir terminé le puzzle, temps mis pour l'ouvrir... Quand des chercheurs indépendants ont interviewé les enfants, sept ans plus tard, ils ont établi des différences significatives de personnalité entre les enfants qui avaient été patients et les enfants qui avaient été impatients.

Les garçons qui avaient retardé la récompense étaient ouverts à la discussion, attentifs, capables de concentration » . Ceux qui ne l'avaient pas fait étaient irritables, agités, agressifs, et souvent sans grand self-control . De même, les filles qui avaient montré de la retenue dans le laboratoire semblaient intelligentes, inventives et compétentes , tandis que celles qui n'en avaient pas fait preuve étaient victimisées par d'autres enfants, susceptibles, boudeuses et pleurnichardes » ...

Il n'est donc pas absurde de se dire que, parmi les lecteurs d' Harry Potter , les curieux » et les patients peuvent représenter deux types de personnalité opposés. Peut-être que les lecteurs tenaces, qui lisent de la première à la dernière page, montreront plus tard de grandes qualités (auto-contrôle, compétence...). Et peut-être que les curieux pleurnicheront et bouderont, seront remuants et chercheront à réussir en prenant des raccourcis.

Jusque-là, j'ai seulement entendu une seule bonne raison de commencer un livre par la fin, dans un autre Harry célèbre. Dans Quand Harry rencontre Sally… , Harry déclare : Je lis toujours la dernière page en premier. Ainsi, si je meurs pendant la lecture, je sais comment cela finit. »

Photo : sortie d'Harry Potter à Berlin samedi soir (Hannibal Hanschke/Reuters)

 

En partenariat avec


En notant les commentaires pour leur pertinence, vous en facilitez la lecture. Les moins bien notés se replient d'eux-même mais peuvent s'ouvrir d'un clic. Pour pouvoir commenter et noter, merci de vous inscrire. Les commentaires sont fermés après sept jours. Pour en savoir plus, lire la charte des commentaires.

 
geubeul1 | edité sur fils2prof.over-blog.com
19H24 22/07/2007

Super ma fille attends la version française en octobre… Mais ,

sous couvert d’un article sur Harry,
on nous sert une dose de comportamentalisme et d’explication de la délinquance forcément… .
Vous avez votre carte à l’UMP ou bien vous prennez le the chez Mme Boutin …

 
juliettelucie | Agitée du bocal
13H03 22/07/2007

Sauter des pages, oui, mais sauter toutes les pages?
(Ceci dit, je vénère Daniel Pennac presqu’autant que JK Rowling et Jane Austen).

 
juliettelucie | Agitée du bocal
12H59 22/07/2007

Croyez-vous vraiment que des enfants (et adultes) capables de lire des livres de 600 pages (voir plus pour d’autres livres de la série) vont se contenter pour le reste de leur jours des titres du JT? Ou bien votre supériorité intellectuelle vous empêche-t-elle de croire qu’un livre lu par des millions de personnes soit bon?
Les seuls bon livres ne seraient-ils lus que par un cercle restreint de pseudo « penseurs » qui ont fait de la mastubation intellectuelle un art?
Je vous laisse retourner à la lecture du dernier BHL.

 
Prolo du livre
13H25 23/07/2007

Pour répondre à cette défense d‘« Harry Poppers », je ferais d’abord remarquer qu’il est très facile d’augmenter le nombre de page d’un livre :
1° réduire le miroir (l’emplacement du texte sur la feuille), ce qui réduit le nombre de caractère par page
2° Augmenter l’interlignage (essayez sur word…)
3° Augmenter la taille des caractères, et voilà comment on peut faire d’un livre de 250 pages, un livre de 600…
Ajouter à ça, le grammage du papier, l’épaisseur de la couverture, et d’une nouvelle, vous obtenez un dictionnaire.
Il faut bien que Gallimard rentre dans ses frais et justifie ses prix de vente (entre 26 et 30 euros, non ?)

« Les seuls bon livres ne seraient-ils lus que par un cercle restreint de pseudo « penseurs » qui ont fait de la masturbation intellectuelle un art? »
Certes, mais un « Harry Poppers » ne supporte pas une véritable critique littéraire : scénarios photocopiés reproduits plusieurs fois dans chaque tome, approche anglo-saxonne de l’éducation, etc.
Critique que BHL ne supporte pas non plus !

A lire : « Petit déjeuner chez tyrannie » & « La Littérature sans estomac » de Jourdes et Nolleau… Comment il est interdit de critiquer la production littéraire encensée & parisienne.

Harry Poppers, se présente comme une révolution de la littérature jeunesse, hors la véritable révolution n’est pas dans ce roman ; mais dans le fait d’avoir réussi à ré encourager les mômes à lire, et là, le bas blesse : merchandising forcené, campagnes publicitaires à outrance (on voit rarement autant de pub pour un bouquin), si la publicité pour le livre était autorisée à la télé, qu’y verrait-on ? Harry ! un ami qui ne veut pas tant de bien que ça… La littérature jeunesse a toujours existé (Defoe, Kipling, Barry, Pennac, Sempe & Goscinny,…), mais pourquoi faut-il un Harry pour que les enfants reviennent à la lecture, pourquoi l’avaient-ils déserté ? Peut être que ce sont les questions…

Harry Poppers parcequ’il me procure le même effet que le produit de sex shop homonyme : il saoule, fait tourner la tête, décontracte certains muscles, et pour finir, fait mal à la tête en redescente…

Je reste à dispo pour compléter la discussion.

 
babelito
14H57 23/07/2007

harry potter c’est la plus chouette histoire qu’on m’a raconté depuis bien longtemps.

« pierre, 30 ans »

 
boboétie
15H09 23/07/2007

vraiment rien de valable à ajouter ! Un ban pour ce commentaire !

 
tal
16H41 23/07/2007

en préalable : déformer volontairement le nom du livre en question pour « marquer » le coup montre surtout le mépris.

pour la pagination : ce que vous dite est exacte sur le principe, mais ce n’est pas la réalité ici, comme vous le sauriez si vous en aviez ouvert un.

« Certes, mais un « Harry Poppers » ne supporte pas une véritable critique littéraire : scénarios photocopiés reproduits plusieurs fois dans chaque tome,  »

il faudrait approfondir un peu (c’est un peu court …) le livre n’est certainement pas hors critique, mais il mérite mieux que ça.

« approche anglo-saxonne de l’éducation, etc. »

O combien étonnant pour un livre qui se passe dans une école anglaise !

Vous l’avez lu ?

 
Prolo du livre
17H32 23/07/2007

« pour la pagination : ce que vous dite est exacte sur le principe, mais ce n’est pas la réalité ici, comme vous le sauriez si vous en aviez ouvert un. »

Alors pourquoi passent-ils de 600 pages en édition de librairie à 300 en poche ?

« il faudrait approfondir un peu (c’est un peu court …) le livre n’est certainement pas hors critique, mais il mérite mieux que ça. »

Il n’était pas dans mon propos de fournir une critique littéraire détaillée (ni la place, ni le temps, ni l’envie), un véritable travail intellectuel ne se fait pas « comme ça » au gré des post…

« approche anglo-saxonne de l’éducation, etc.
O combien étonnant pour un livre qui se passe dans une école anglaise ! »
Une philosophie de la réussite à la cendrillon et au mérite du seul contre tous, c’est un choix…

Et j’en ai, hélas, lu un, le premier, sur la pression d’une amie, et le fait de retrouver cinq fois le scénario « Harry va faire une betise, on lui interdit, il le fait quand même, et finalement ça arrange tout le monde » uniquement dans le premier tome, ne m’a pas poussé à continuer…

 
juliettelucie | Agitée du bocal
22H55 23/07/2007

« Alors pourquoi passent-ils de 600 pages en édition de librairie à 300 en poche ? »
Un au hasard:
Harry Potter et le prince de sang-mélé, broché: 714 pages. http://www.amazon.fr/Harry-Potter-Prince-sang-m%C3%AAl%C3%A9/dp/20705726…
poche: 746 pages. http://www.amazon.fr/Harry-Potter-Prince-Sang-M%C3%AAl%C3%A9/dp/20706124…
J’ai vérifié, ce n’est pas l’édition mal voyants en gros caractères.

Prenez au moins la peine de vérifier ce que vous dites avant de balancer des conneries.

« Et j’en ai, hélas, lu un, le premier, sur la pression d’une amie, et le fait de retrouver cinq fois le scénario « Harry va faire une betise, on lui interdit, il le fait quand même, et finalement ça arrange tout le monde » uniquement dans le premier tome, ne m’a pas poussé à continuer… »
Ce qui me confirme que vous n’avez pas la moindre idée de ce dont vous parlez. Prenez la peine d’avancer dans la série, vous découvrirez une histoire beaucoup plus complexe.

 
Prolo du livre
12H40 24/07/2007

Autant pour moi… Je me suis juste basé sur le « volume » des tomes (erreur…). Mais dans votre sens, alors, Gallimard fait donc bien payer ses « oeuvres » au « poids ». Puisque le poche compte plus de pages en réduisant les corps et réduisant les interlignes, c’est bien que l’édition de librairie (broché) est gonflée.

« Et j’en ai, hélas, lu un, le premier, sur la pression d’une amie, et le fait de retrouver cinq fois le scénario « Harry va faire une bêtise, on lui interdit, il le fait quand même, et finalement ça arrange tout le monde » uniquement dans le premier tome, ne m’a pas poussé à continuer… »
« Ce qui me confirme que vous n’avez pas la moindre idée de ce dont vous parlez. Prenez la peine d’avancer dans la série, vous découvrirez une histoire beaucoup plus complexe. »
Histoire complexe ne signifie pas forcément scénario intéressant pour tout le monde.
Le droit de lire la fin ? Pourquoi me forcer ? Pour vous faire plaisir, et avoir le droit de critiquer l’ensemble ? Avoir le droit de ne pas aimer un livre, et de le dire, en est un autre… Je devrais me taper les 6/7 tomes pour savoir de quoi parler ? Vous seriez vous tapé l’intégral des articles de rue89 pour en parler ?

Mon propos dans mes différents posts était bien de dire qu’il était actuellement impossible de critiquer H.P. sans se faire allumer par ses fans. Et que cela faisait oublier d’autres problèmes, comme le recul des grands lecteurs, même si les ventes de livre continue d’augmenter… La standardisation des oeuvres littéraires, la « tête de gondolisation » des rayons des libraires, le besoin d’une médiatisation pour mettre en avant un ouvrage…
Et surtout l’impossibilité d’émettre des critiques à l’égard des best-sellers, comme la montré la relation de Pierre Jourde et Eric Nolleau face à Gallimard.
Et n’en déplaise aux fans de la première heure, la médiatisation d’H. Poppers a commencé dès la parution du premier tome anglais, avant sa parution française, du moins dans le cercle des libraires et des éditeurs.

 
Prolo du livre
12H42 26/07/2007

Comme je l’ai écrit c’est bien le contraire qui se passe…
Etes vous bien certain d’être lecteur ?

 
catherine de mercueil
08H13 22/07/2007

Pourquoi faut-il toujours qu’il y ait des rabat-joie ! Il n’y a pas que les enfants qui lisent les aventures du petit sorcier et qui lisent autre chose aussi mais surtout pas les titres du JT et de moins en moins les commentaires des courageux anonymes.

 
pikasso02
10H59 22/07/2007

Commencer par la fin ou le début, quelle importance! Si un livre se réduit à sa fin, c’est qu’il ne doit pas valoir grand chose! Ne croyez-vous pas, que l’important c’est que les enfants lisent, lisent et relisent encore! Harry Potter ou X. Lire, c’est toujours ça de gagné. Bon livre! Mauvais livre, quelle importance! L’important, c’est d’aimer lire et comprendre ce que nous lisons, Non?

 
juliettelucie | Agitée du bocal
13H06 22/07/2007

Attention, il y a peut-être quelques personnes sur ce site qui ne veulent pas connaître la fin! Laissez-leur le choix - et arrêtez-vous dans un librairie pour jeter un coup d’oeil si vous y tenez tant! ;-)

 
pikasso02
18H26 25/07/2007

ou cliquez pikasso02 sur Google. Sur mon blog, je suis sûr que vous ne connaissez pas cette fin. Merci de me dire si c’est pointu.

 
mickafrench | Ecossaise, mariée, ex-speakerine radio, ...
17H48 22/07/2007

« La prouesse eût été qu’il fût »… Aïe…
Avec ma sympathie,
Micka FRENCH
http://zorpia.com/frenchmicka

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
16H38 22/07/2007

Eh , l’Ano Lexique de 16h02 !!!

T’as lu Proust ? Tu t’es tapé tous les volumes ?
Arrètes ! Je me marre !

Comme la plupart des gens , tu as vaguement évoqué Proust au Lyçée ,t’as bouffé deux madeleines et Basta !!

Moi ausi  » longtemps je me suis couché de bonne heure … »
Depuis je me couche tard ,et çà va mieux , je peux lire !

 
dulconte | Conteur perdu à Buenos Aires
17H19 22/07/2007

Pourquoi toujours Proust? Comme si on devait absolument avoir lu Proust. J’ai essayé, à diverses reprises, cela à toujours été un echec.
J’aime Harry Potter, connaitre la fin m’indiffère totalement (connaitre la fin de l’Arnaque ne m’a jamais gêné pour adorer ce film). Oui c’est une énorme machine, mais le succès vient des lecteurs et non du montage d’un éditeur.
Je me souviens quand j’ai commencé à lire le seigneur des anneaux quand j’avais 12, 13 ans, le mépris de beaucoup de monde pour ce roman. On revoit la même chose ici avec Harry Potter. Ecrire du fantastique est semble-t’il une tare en France.
Sans le seigneur des anneaux je ne me serai peut-être jamais mis à lire, perdant des livres qui me fascine, comme le « confeso que ha vivido » de Neruda, les villes invisibles de Calvino, l’Aleph de Borges, le voyage en Orient de Hesse et j’en oublie des centaines que je n’aurai jamais ouvert si un prof de français un peu excentrique ne nous avait pas fait lire en 5ème Salammbô, les mémoires d’Adrien et le seigneur des anneaux.
Que sortent tous les ans des Harry Potter et que des milliers de personnes se mettent à lire grace à ces livres me semble parfait.
Et qu’on arrête de nous brouter avec Proust qui est hautement illisible. J’ai quand même réussit à lire Ulysse de Joyce, alors que de tous mes essais de Proust ne reste qu’un profond ennuie.

 
tal
18H57 22/07/2007

Je suis bien d’accord, j’aime Harry Potter, et Tolkien, … mais aussi Proust, qui m’a énormément plu. (par contre, je n’ai pas réussi à atteindre la page 10 d’Ulysse ;-) )

 
juliettelucie | Agitée du bocal
17H39 22/07/2007

Le premier Harry Potter a tout d’abord été édité à 1000 exemplaires. Le succès a été dû aux lecteurs - certes repris ensuite par une bonne machine médiatique - qui ont trouvé cette histoire passionante et ont fait marché le bouche à oreille.
Arrêtez de voir de l’ultra-libéralisme partout, des fois, il y a juste une bonne histoire sans métaphore pour nous entuber derrière.
Si vous n’aimez pas le livre, c’est votre droit. Mais pas la peine de le dénigrer pour autant, chacun ses goût.

 
puerta13
19H13 22/07/2007

C’est qui HARRY PROSPER…?

Non mais sans blague, tous les gagas qui ont campé devant les librairies pendant plusieurs jours, sont-ils toujours en liberté ?

Dans l’affirmative, Mèfi ! y a du pet !

Nous avons à faire à de dangereux psychopathes.

S’agissant des adultes qui obligent leurs rejetons à lire 600 pages de conneries parfaitement indigestes.

Et tous ça pourquoi ? Je vous le demande…

Pour faire joli pendant les conversations de speudos intellectuels de broussaille.

— Une lichette de thé, Dear ?
— Vous en étes une autre…
— Avez-vous lu le dernier H.P. ?
— Comment donc, ma petite fille de 5 ans, l’a lu en une nuit.
— Fichtre ! votre enfant est précoce, feint de s’enthousiasmer la gazelle qui pensait à cet instant à un éjaculateur du même nom.

La bobo(y)sation des cerveaux. O MISERE !

 
Valdo Lydeker
19H55 22/07/2007

Autant le phénomène marketing et médiatique est exaspérant, autant les histoires du petit sorcier renouent
avec une veine dans laquelle il faut bien reconnaitre que les Anglais ont un talent fou: la littérature enfantine, voire pré ado.. (Barrie (peter pan) , Stevenson)
rappelons nous que l’Ile au trésor en son temps était un peu méprisé comme roman d’aventures, alors qu’Henry James, le Proust américain pour résumer grossièrement, l’admirait beaucoup!
Sauf à détester la fiction et le fantastique, cela n’a rien de honteux. et c’est vrai que cela peut ouvrir sur une littérature fantastique à l’écriture plus exigeante.
celà dit, moi même, exaspérée, par le buzz commercial je m’étais promis de ne pas y toucher… et tombant dessus accidentellement j’ai succombé!

Que ceux qui ne se sont jamis régalés enfants avec Enid Blyton me jettent la première pierre…

 
Charles Mouloud | Bras gauche de la Vénus de Millau
06H48 23/07/2007

Autres temps ,autres moeurs !

les ébats et les débats évoluent ,de la cour d’Henri III à celle d’Harry Potter !

Dans la première ,sautez les pages ,c’était plutôt mignon.

 
Chou marin | kiné
11H13 23/07/2007

Je dénote quelques réactions critiquant la présence d’une étude scientifique dans cet article. Il est vrai qu’en France il est difficile de ne pas trouver un sujet sur lequel les psys ne vont pas donner leur avis.
Je trouve ça cependant beaucoup moins gênant que ce que j’ai pu lire comme inepties à ce sujet lorsque c’était des psychanalystes qui s’exprimaient, du genre: le balai c’est un symbole phallique, Harry est un bisexuel refoulé, Voldemort est le symbole maternel etc…
Ces psys-là, ils feraient mieux d’en rester à la littérature cochonne plutot qu’à prétendre tout savoir. Ils nous lassent et nous apprennent rien.

- à choisir, je préfère donc ce « comportementalisme », car c’est à moi d’interprêter le résultat de leurs études comme je le sens!

Non à la pensé unique, vive la liberté!

 
Prolo du livre
13H56 23/07/2007

Ben oui, et surtout pour répondre au post précédent, on apprécie pas vraiment Harry Poppers pour des raisons qui sont objectives (du moins autant que celle de ceux qui apprécie)…
Le problème avec Poppers est que les lecteurs découvrent un genre qui existe depuis très longtemps et l’on sent qu’ils dénigrent les anciens, et masquent les nouveaux…
Une critique de Poppers est forcément celle d’un acariâtre littéraire masturbatif littérairement…
Hors il y’a de quoi construire une véritable critique littéraire (ce que beaucoup, surtout dans la presse s’interdisent, de peur de voir leurs services de presse de Gallimard supprimés ?).
Combien d’enfant iront voir plus loin que Poppers ?
Et combien liront autre chose que les éditions Soleil en BD (Lanfeust & coe.) ?

 
Prolo du livre
17H30 23/07/2007

« Une critique de Poppers est forcément celle d’un acariâtre littéraire masturbatif littérairement… »

Je caricaturais les objections faites par les fans à ceux qui n’adhèrent pas…

Quant à laisser les gens lire ce qu’ils veulent, il n’y a aucun problème, cependant les éditeurs et les libraires ne devraient pas (c’est un conseil) se contenter de poser des palettes à l’entrée de leur boutique… A eux de proposer… Et de par mon expérience de libraire, combien ai-je vu d’enfants refusant de lire autre chose ?

Pour le reste, voir mon premier post…

 
juliettelucie | Agitée du bocal
22H57 23/07/2007

De par mon expérience de biblothécaire bénévole à mes heures perdues, les enfants lisent bien d’autres choses…

 
Lyrarwenn | En formation Fleuriste
01H37 24/07/2007

« S’agissant des adultes qui obligent leurs rejetons à lire 600 pages de conneries parfaitement indigestes.

Et tous ça pourquoi ? Je vous le demande… »

Je n’ai pas commencé à lire Harry potter à cause des médias (ni de ma mère, c’est plutot elle qui l’a lu quand elle m’a vu devenir passionnée) mais parce que j’ai vu le premier tome à la bibliothèque… Je n’ai jamais réussi à le lâcher, et j’ai ensuite commencé à les lire en anglais. Combien de livres auront réussi à faire lire, et même dans une langue étrangère ??

Ne pas aimer, soit. Mais arrêtez de dénigrer ceux qui aiment. JKR a créé un univers riche, complet, avec une intrigue passionnante dès qu’on commence à vraiment rentrer dedans.

Je trouve ca dégueu de révéler des morceaux de la fin avant l’heure, surtout en france où, pour l’instant, il n’est sorti qu’en anglais (même si beaucoup le lisent en VO, certes). Celui qui décide de lire la fin avant a le droit, mais personne ne devrait s’accorder celui de la raconter si on ne lui a pas demandé avant.

Je l’ai lu d’un bout à l’autre sans même regarder le titre des chapitres pour être sûre de le savourer et de le découvrir. J’estime que c’est mon plus grand droit de lectrice, de vouloir découvrir par moi même. Surtout un livre qui clôt une saga qui dure depuis 10 ans.

Et pour ceux qui pensent que c’est de la merde… Allez voir la richesse de l’univers et des analyses qui en sont faites sur des forums, comme par exemple http://forum.lapensine.com !