VOS REACTIONS 19/07/2007 à 10h31

Haro sur les déchets et détritus du Tour


Excédé que je suis par les images qui passent en boucle sur nos écrans, je n’y tiens plus. A la veille du « Grenelle de l’environnement “ , à l’heure où ‘ la maison brûle’ , le spectacle proposé aux téléspectateurs à longueur de journée sur une chaîne publique me fait bondir.

Nos chers cyclistes professionnels jettent sans vergogne leurs détritus (bouteilles vides, emballages de barre énergétique, musettes…) dans le fossé d’un geste quasiment naturel, sans se soucier du lieu ‘ magnifique’ (dixit Gérard Holtz) qu’ils dégradent ainsi.

Bien sûr dans les zones où le public est le plus nombreux, les services publics effectuent un nettoyage (2 ou 3 jours de boulot pour un col réputé des Pyrénées), mais dans les descentes désertées, les talus abrupts, les sous-bois ou encore le long des grandes lignes droites, personne n’ira ramasser leur ‘ m…’ !

Quelques équipes et coureurs ont été sanctionnés pour ‘ ravitaillement dans les derniers 20 kilomètres’ . Comme justement relevé par Laurent Fignon, l’hydratation est indispensable aux sportifs pour rester en bonne santé, et je trouve complètement irresponsable que l’on interdise les ravitaillements, au moins en liquides, sur une course cycliste qui se déroule en plein mois de juillet, avec des arrivées en montagne où l’air est plus sec.

Ces amendes seraient beaucoup plus légitimes si elles sanctionnaient un non-respect de l’environnement. Bien sûr, ce n’est pas le Tour de France qui va polluer de façon irréversible la planète, mais à notre époque où l’image vaut plus qu’un long discours, avec des sportifs ‘ starisés’ (pendant un mois 24h/24), ces attitudes me paraissent hors du temps.

Il ne serait pas très difficile, il me semble, de mettre à disposition des cyclistes des motos-poubelles, ou à minima de leur imposer ‘ un jet de déchet’ dans les zones urbaines (où des services effectuent un nettoyage), de prévoir un ou deux kilomètres après la zone de ravitaillement une zone poubelle.

Des petites solutions simples pour inciter les cyclistes professionnels, et les autres, à jouer un rôle pour la sauvegarde de l’environnement. Un ultime message pour les spectateurs qui se rendent sur le passage des étapes : rapportez vos déchets, s’il vous plaît ! Surtout si votre point d’observation est en pleine nature, c’est une règle simple qui égaiera vos futurs séjours en montagne ou en campagne.

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  • Anonyme

    et que dire des inscriptions à la peinture , qui souillent les routes et les murs pour plusieurs années ( et qui ne sont bien sûr pas lues par leur destinataires supposés ) ?
    l’organisateur devrait assurer la remise en état du site après ces dégradations visuelles -

    • Anonyme

      Tout à fait d’accord pour supprimer les inscriptions inutiles à la peinture sur les routes du tour et sur les autres. Pourquoi ne pas utiliser les banderolles ?

    • Anonyme

      Tout àfait d’accord ; les organisateurs engrangent suffisamment d’argent pour payer une voiture « poubelle » qui suivrait la fameuse voiture balai qui elle est chargée de ramasser les coureurs qui n’arriveront pas dans le temps imparti... Mais une remarque : dans des lieux où ne passe pas le tour, l’auvergne par exemple où beaucoup de gens passent des vacances en admirant les paysages, les torrents, les montagnes... tout cela encore protégé semble-t-il du progrès plastique... on commence à voir les déchets de tous genres trainer au fil des chemins, sur le bord des torrents, en plein alpage. Et ce ne sont pas des coureurs cyclistes... ni des étrangers, mais le bon français qui estime qu’il n’a pas à respecter son pays... et( n’éduque pas ses enfants à ce respect... quand nous serons devenus un immense poubelle où sera-t-elle notre doulce France ? et combien de ses habitants se sentiront resposables de cette dégradation ? Que peut-on faire ? Comment faire comprendre aux vacanciers (et aux autres bien sûr mais les habitanats « locaux » eux sont plus respectueux du lieu où ils vivent) qu’ils sont responsables de l’environnement ? Suzb.

  • Anonyme

    C’est article nous a un petit air croquignolet auquel Rue89 ne nous avait pas habitué.

  • Anonyme

    Du temps de Fausto Coppi, c’était plutôt une traînée de poudre...

  • Anonyme

    c’est la police qui devrait ramasser ces merdes pour savoir si il n’y a que de l’eau dedans ! ! !
    c’est la tournée des enfoirés qui nous est donnée chaque année en juillet ! ! !

    • francois345
      • Posté à 16h25 le 19/07/2007
      • Internaute 9781

      OK pour le « jet de déchet », mais alors j’aimerais que Gérard Holz serve de « borne témoin »...

      • Anonyme répond à francois345

        D’accord pour Holtz en borne-témoin, reste tout de même le problème de la vitesse du coureur au moment du jet :
        Rien qu’ un bidon vide dans sa gueule à mon Gérard, ça pourrait nous l’esquinter.
        Imaginons qu’après ça, il se mette à dire des choses sensées...

         
        • Anonyme

          Ca serait FOR MI DA BLE ! ! ! ! ! ! ! ! !

        1 autres commentaires
  • Anonyme

    MOI JE BALANCE REGULIEREMENT MES BOUTEILLES DE WHISKY PARTOUT ET PERSONNE NE ME DIT RIEN.

    MORALITE :

    BUVEZ DU WHISKY

  • Anonyme

    y a pas que le tour ! les hauts lieux fréquentés par les cyclistes du dimanche sont aussi polués. La route des grandes Alpes est jonchée de détritus, surtout d’emballages de barres énergétiques. Amis cyclos, remettez vos déchets dans vos poches !

  • Anonyme

    Les coureurs font ce que Mr Tout le monde fait à longueur d’année, j’ai observé les bords de route : bouteilles d’alcool en verre, canettes en verre ou alu, emballages mac Do, bouteilles en plastique, dont certaines remplies de pisse ! objets divers et variés, perdus ou balancés de la voiture, mon voisin qui travaille à la DDE dit que ce sont des tonnes d’ordures qui sont ramassées chaque année. On peut constater qu’en France les français en voiture boivent et pas que de l’eau.

    • Anonyme

      C’est vrai que les coureurs ne font pas différemment des autres en ce qui concerne les déchets du bord de route. Mais compte tenu de l’hypermédiatisation qui entoure le Tour, un peu de respect de l’environnement par quelques-uns pourrait peut-être inspirer les téléspectateurs pour leur prochaine virée en voiture ou en vélo ?
      C’est aussi un problème d’éducation. Mes parents m’ont constamment montré l’exemple en ne laissant jamais de déchets là où ils allaient se promener.
      Concernant ce que boivent les Français en voiture, par contre, il faut arrêter ce puritanisme sécuritaire. Ce n’est pas parce qu’on retrouve des bouteilles sur le bord de la route que les gens roulent tous bourrés ! ! On peut d’ailleurs très bien boire sans laisser le moindre détritus, alors n’inventons pas des relations de cause à effet là où il n’y en a pas.

  • Anonyme

    et pourtant ils ont les sous ?

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  • PlayPause
    • Posté à 18h05 le 23/07/2007
    • Internaute 11888

    C’est vrai, quoi... Entre les produits chimiques que ces messieurs rejettent dans la nature en pissant ou en transpirant, et les déchets décrits dans l’article, on va finir par croire que « vélo = pollution »... Le monde à l’envers...

  • Anonyme

    un tour salissant, évident ! pensez à tous ses véhicules qui suivent le tour, ou le précédent ! ! que dire de ses petits saucissons, ses sachet de bonbons, les sacs crédit lyonnais, les casquettes machins et les portes clefs trucs ! l’intérêt de certaines familles se porte sur les gadgets à ramasser le long de la route et peu importe qui passe en tête.... et n’oublions pas les hélicoptères ....allez ! elle est belle la France !
    olivier tantost ( l’anonymat tue)

  • jacoux
    • Posté à 21h23 le 01/08/2007
    • Internaute 12973

    à l’occasion nous avons organisé dans notre village un nettoyage des fossés, c’est inimaginable ce que l’on peut trouver, nos fossés sont de véritables dépotoir et je crois que le tour de France contribue à créer se manque de respect de la nature, il faudrait avoir le courage de prendre des mesures contraignantes mais je crois que personne n’aura ce courage.