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Disparition d'un journaliste à Tahiti: le juge veut clore l’enquête

Nouvel épisode du feuilleton JPK : selon une source proche du dossier, le juge d’instruction chargé de l’enquête sur la disparition, un soir de décembre 1997 en Polynésie française, de l’ancien journaliste Jean-Pascal Couraud -dit JPK - a signifié son intention de clôturer l’enquête, estimant que toutes les investigations avaient été réalisées.

Le parquet et la famille de JPK, à l’origine de la plainte contre X pour assassinat et complicité, déposée en décembre 2004, ont été informés lundi de l’avis de clôture. Selon la procédure, la famille dispose dorénavant de trois mois pour demander des investigations complémentaires, audition de nouveaux témoins ou vérification de certains points du dossier par exemple. Au terme de ces trois mois et en l'absence de toute mise en examen, le dossier pourrait bien se refermer sur une ordonnance de non-lieu.

En 2002, la famille doit faire son deuil sur la thèse du suicide

En 2002, un premier juge d’instruction, Jean-Bernard Taliercio, avait cessé d’enquêter faute d’éléments probants et la famille avait dû faire son deuil sur la thèse du suicide. Or, en 2004, un agent du Groupement d’intervention de la Polynésie (GIP), une force de sécurité mise en place par Gaston Flosse (UMP), a affirmé avoir assisté à l’enlèvement de l’ancien journaliste et avoir entendu certains de ses collègues se vanter de l’avoir tué.

A l’époque, JPK était un proche conseiller de Boris Léontieff, homme politique s’opposant à Gaston Flosse. Il s’appliquait notamment à dénoncer les malversations présumées de l’ancien homme tout-puissant de Polynésie. Une nouvelle plainte contre X, pour assassinat et complicité, avait été déposée dans la foulée des déclarations de l’agent du GIP, en parallèle d’investigations sur l’espionnage pratiqué. Aucune mise en examen n’a été effectuée durant les deux ans et demi d’instruction.

En 2005, création de la cellule spéciale Tahiti 987

Deux gendarmes, réunis au sein d’une cellule spéciale ayant pour nom de code Tahiti 987 » , ont pourtant travaillé à temps plein depuis début 2005. Ils ont procédé à des dizaines d’auditions. Placé en garde à vue les personnages centraux du dossier. Epluché les emplois du temps, mis des téléphones sur écoute, analysé des comptes bancaires, multiplié les vérifications. Sans, a priori, pouvoir affirmer que le proche de Boris Léontieff ait été assassiné par ce qui allait devenir par la suite le GIP , selon la thèse avancée par le comité de soutien.

Ce comité, fondé par la famille et des proches, assure depuis de longs mois détenir de nouveaux témoignages permettant d’affirmer que leur fils, frère ou copain a bien été assassiné. Ces témoins, entendus par le juge d’instruction, ont, selon une source proche du dossier, largement modéré leurs propos devant le magistrat.

Notre conviction n’a pas changé. Il semble évident que Jean-Pascal a été assassiné. Des témoignages continuent de nous parvenir. Des déclarations de personnes, ex-salariés du GIP, ayant entendu l’histoire de cet assassinat racontée de manière détaillée par les auteurs eux-mêmes, dans des circonstances diverses. Le problème, c’est que nous n’avons pas de preuve concrète , analyse Philippe Couraud, le frère de JPK, dans La Dépêche de Tahiti, le plus important quotidien de l’île.

Un des derniers actes de la procédure a été l’audition –à la demande de la famille– d’un avocat du barreau de Papeete, conseil de JPK au moment de sa disparition. Celui-ci avait recueilli, en 1997, des informations relatives à des traces, dans la comptabilité d’une entreprise polynésienne, de transferts financiers vers un compte bancaire ouvert au nom de Jacques Chirac au Japon » , selon la famille de JPK. Il avait rédigé une fiche sur cette affaire et Jean-Pascal Couraud disposait de ce document , affirme le comité, qui voit là une raison d’éliminer l’ancien journaliste des Nouvelles de Tahiti.

Les documents saisis dans le cadre de l’affaire Clearstream confirment que l’existence du compte japonais de Chirac était bien un dossier suivi de très près par la DGSE dès 1997 , rappellent les soutiens de la famille. Le comité a écrit récemment à la garde des Sceaux, Rachida Dati, pour lui indiquer le fort besoin de justice » dans cette affaire.

 

A lire :
A Tahiti, le compte japonais invoqué dans une sombre histoire

 


A lire :
La lettre du comité de soutien à Rachida Dati
Les proches de JPK interpellent la garde des Sceaux.

 


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aqualibre
12H37 19/07/2007

C’est là le problème de la prétendue de la liberté de la presse en France surtout depuis l’arrivée de Sarko, quant à la polynésie, territoire longtemps dominé par le RPCR (RPR de la région) Gaston Flosse a fait de nombreux coups dont la justice ne s’est jamais trop préoccupés (entre amis ne nous fachons pas)

 
Louis-Philippe Carrier
21H21 20/07/2007

RPCR c’était la Nouvelle Calédonie. L’UMP locale s’appelle le Tahoeraa Huiratiraa.

 
Arnaud Aubron | Rue89
13H09 20/07/2007

Cette affaire n’est pas récente et, sans vouloir trop m’avancer, il me semble que pas mal de nos collègues en ont parlé à un moment ou à un autre, sans toutefois suivre il est vrai les derniers développements.

 
Arnaud Aubron | Rue89
13H20 20/07/2007

Bonjour,

Juste une précision: les deux articles que nous avons publié sur ce sujet n’ont pas été écrits par le même auteur.
Le premier a été rédigé depuis Paris suite à des contacts téléphoniques sur place, le second directement depuis Tahiti. Quant aux nombreux développements passés sur cette affaire qui ne nous auraient pas intéressés, ils auraient été bien en peine de le faire puisque nous n’existons que depuis deux mois.
Enfin vous êtes bien évidemment le bienvenu pour nous faire part de vos lumières sur le sujet dans un article. Nous serions ravi que vous rétablissiez ce qui semb le être votre vérité qui nous aurait échappé.
Quant à vos conseils de prudence, il me semble que nous les appliquons à la lettre dans ce dossier comme dans tous les autres.

Amicalement,

Arnaud, webmaster

 
Le président de - la Polynésie...
06H53 21/07/2007

Messieurs Arnaud AUBRON, Jeff de MEABAN, Julien MALIEN, RAFATAHITI et autres chercheurs de la vérité,

Connaissez-vous le nom de l’avocat-que-tout-le-monde-ici-connait?

Si oui pourquoi l’occulter - « à la Régis HEMPEL » de Monsieur Denis ROBERT - pour le sortir du chapeau en fin de compte (japonais?)…

Pourquoi ne pas l’interviewer tout simplement sur CE sujet alors qu’il apparaît à visage découvert dans plusieurs émissions « nationales » sur d’autres sujets touchant au sénateur polynésien de la république française?

Je le connais personnellement et me ferai un plaisir de pouvoir l’aider à faire sortir la vérité en ce qui concerne le volet « FRANCS » des colonies françaises du Pacifique, à endosser des affirmations qu’il ne voudrait ou ne pourrait pas endosser à son compte le cas échéant vu notamment sa profession?

Ou alors, pourquoi ne pas m’interviewer SUR LES COMPTES, japonais, vanuatais ou autres? Mes explications sont-elles trop simples pour Rue89 et autres médias?

Quelle trouille fait que les Olivier TOSCER, VGE et autres Nouvel Obs censurent toute expression « XPF »?

Le truchement des blanchiments « dans l’intérêt de la république » n’ont-ils pas justifié jusqu’au « transfert » de Monsieur Dominique GALOUZEAU de VILLEPIN dans les eaux troubles-clearstreamiennes polynésiennes? Et le sénateur Gaston FLOSSE ne déraille-t-il pas pour çà depuis ces dernières heures, moins d’un mois après l’exhumation par Monsieur Gaston TONG SANG de (l’ex) « l’ordre » de TAHITInui que j’ai annihilé le 25 octobre 2004, suivi immédiatement par le décès de sa mère de ce dernier ?
(http://halte-au-complot-contre-villepin.over-blog.com/article-11289942.h… « … puisque c’est dans le cadre de son activité de ministre des Affaires étrangères qu’il a agit pour l’intérêt toujours de la République  ».)

Pourquoi tant de mots couverts sur ce site également? Qui a peur de qui?

La solution est pourtant simple, elle a pour nom « XPF » et ce n’est pas Monsieur Dominique STRAUSS-KAHN qui me contredira.

Ni Monsieur Denis ROBERT qui se tait sur ce sujet depuis bientôt 7 ans et alors même que notre rencontre du 15 décembre 2001 est en vidéo sur internet.
http://chez.mana.pf/hoffer.rene puis télécharger « discussion au café » (Format vidéo AVI) (pour les images ou seulement en MP3 pour le son uniquement.)

Et les juges Jean-Marie d’HUY, Henri PONS, Renaud Van RUYMBEKE et autres qui n’osent pas (éventuellement dans le même intérêt « de la république » que DdV ?) m’entendre dans l’affaire « dénommée » CLEARSTREAM comme la présente Monsieur Jacques-CHIRAC dans PARIS MATCH n° 3034 du 12 au 18 juillet 2007 page 43.

Etc…

Avec Honneur

Le président de « LA POLYNESIE FRANCAISE »
Président des Françaises et des Français
René G. HOFFER

info@presidentdelapolynesiefrancaise-sic.org

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendi…

http://www.presidentdelapolynesiefrancaise-sic.org

http://chez.mana.pf/hoffer.rene

Blog: http://le-president-de-la-polyn.blogs.nouvelobs.com/

http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/032077.htm

http://www.euro-ombudsman.eu.int/decision/fr/020570.htm

http://www.youtube.com/watch?v=WzfQ1I0sQLM

 
patroc
16H05 19/07/2007

Une justice au service du pouvoir: Rien de neuf en fin de compte!…

 
JahRastafari
18H14 19/07/2007

De deux (voire trois) choses l’une, cher courageux anonyme du 19/07/2007 à 16h27, soit cette affaire est complètement fausse, et alors il n’y aurait aucune raison qu’elle soit couverte par des médias d’ampleur nationale. Soit elle comporte de nombreux éléments crédibles et/ou vérifiables, mais elle n’est pas forcément pertinente/importante, notamment vis-à-vis des autres évènements nationaux et internationaux à couvrir (il va sans dire que les choix des journalistes en termes de priorités en dit long), et dans ce cas il n’y a aucun intérêt à l’évoquer. Je doute, à cet égard, que l’on puisse qualifier une affaire de suicide/meurtre d’un journaliste enquêtant sur un possible transit de fonds d’origine douteuse et au bénéfice d’un ex président de la république, de peu importante.
Bref, après une petite recherche sur les 3 sites suivants : lemonde.fr, lefigaro.fr et liberation.fr et en tapant le nom de famille de notre infortuné défunt : 0 résultat(s) trouvé(s).

Il y avait donc une troisième option cachée (pas si cachée que ça d’ailleurs) : nos médias à couverture nationale sont la voix de leur maître.

Petite remarque en passant : vous, journalistes de Rue89, n’avez-vous pas appelé vos (ex?) petits copains de « libé » pour leur faire part de ce petit fait divers ?

Puis, petit ajout : il ne suffit pas qu’un fait/évènement soit tout juste évoqué : encore faut-il qu’il soit correctement traité ; mais aussi qu’en termes quantitatifs (nombre d’articles et/ou place « en une »), il reçoive la place qu’il mérite. Pour ce deuxième point, je vous renvoie à l’ouvrage de Noam Chomsky, intitulé « Manufacturing Consent » (en gros « la fabrique du consentement ») ou il montre clairement que sur une periode d’environ 10 ans, lorsque les 2 millions de mort du régime de Pol Pot « bénéficient » de 11000 articles rédigés par les cinq principaux journaux de l’époque , le massacre survenant au Timor Oriental dirigé par Suharto, lui même financé et soutenu par les Etats-Unis, et d’ampleur comparable, ne se contentera lui que d’environ 70 articles.

Voila Voila

 
Arnaud Aubron | Rue89
13H26 20/07/2007

Sans vouloir minimiser notre rôle, je ne crois pas que Libé ait besoin de nous pour connaître cette affaire. Le journal dispose d’ailleurs d’un excellent correspondant sur place qui connaît très bien les tenants et aboutissants de ce dossier, si tant est que quiconque puisse s’y retrouver.
S’il n’en a pas parlé récemment, c’est probablement parce que les derniers développements ne lui paraissaient pas majeurs ou que Libé n’avait pas la place, mais je ne crois pas qu’il y ait volonté de censure là-dedans.

 
Eric citoyen | "Casse ta tv" c'est ta seule chance !
21H17 19/07/2007

Bonjour à toutes et tous,

C’est un suicide la chose est entendu ! enfin !

C’est un suicide … le même que le juge BORREL !

La justice libre c’est la garantie d’une société démocratique.

La justice aux ordres c’est la caractéristique d’une dictature !

Luttons - résistons .

Eric bloggeur mulhousien citoyen résistant.

http://monmulhouse.canalblog.com/