Quand la police fonce, le piéton est en danger de mort
Je voudrais juste vous raconter l’accident dont j’ai été témoin ce matin (mardi 17 juillet) dans Paris et dont les images m’ont perturbé toute la journée :
Vers 8h30 en ce mardi matin je quitte en voiture mon domicile du Xe arrondissement et emprunte la rue Dieu (proche du canal Saint-Martin). Au bout de la rue j’entends une sirène de police et me fais la réflexion que, bien qu’alerté par le bruit, je n’arrive pas à repérer où peut bien être la voiture en question... Mais je sens qu’elle se rapproche.
Je tourne et m’engage dans la rue Yves Toudic. A quelques mètres de là, le feu à l’angle de la rue Yves Toudic et de la rue Léon Jouhaux passe au rouge. Je ralentis et vois alors la voiture à la sirène qui arrive derrière moi. Il s’agit d’une voiture de police banalisée sur le toit de laquelle un gyrophare bleu a été apposé. Elle roule assez vite, déboite, me double et passe, le feu étant toujours au rouge.
Au moment où elle passe le croisement, un véhicule qui remonte la rue Léon Jouhaux, et pour lequel le feu était vert, percute la voiture de police sur le coté droit au niveau de la portière passager. Sous l’effet du choc la voiture de police est projetée vers le trottoir et pivote sur elle même.
Presque aussitôt je vois s’extraire par la vitre de la portière passager de la voiture de police une jeune femme.
Mon feu passe au vert et je m’avance doucement pour continuer dans la rue Yves Toudic. Passant assez près des véhicules accidentés je constate que le choc a été assez violent et que les deux véhicules sont vraiment très endommagés (avant arraché et enfoncé pour le véhicule qui remontait la rue Léon Jouhaux, côté droit écrasé pour le véhicule de police). Mais finalement je me dis presque que ce n’est pas si grave et que ce n’est que de la « tôle foissée » .
Mais en dépassant les deux véhicules je vois le corps debout et inanimé d’une femme dont la tête était « encastrée » dans le pare-brise arrière d’un véhicule garé sur le coté gauche de la rue Yves Toudic après le croisement.
Là je comprends que cette malheureuse devait tranquillement marcher sur le trottoir au moment du choc et qu’elle a littéralement été projetée sur la voiture garée par le véhicule de police lorsqu’il est monté sur le trottoir.
Je trouve révoltant que l’on puisse perdre la vie un matin, ou être gravement blessé, alors que l’on marche tranquillement sur le trottoir parce qu’un policier, sous prétexte qu’il dispose d’un gyrophare et d’une sirène, se permet de griller un feu rouge. Le code de la route et la prudence doivent s’appliquer pour tous, et peut-être encore plus à ceux dont le métier est de faire respecter la loi !
- Note de Rue89 : Le piéton a été blessé. Le véhicule de police était occupé par deux adjoints de sécurité. Une procédure disciplinaire est d’ores et déjà engagée contre eux, a indiqué la préfecture. Ils se trouvaient en mission mais sans caractère d’urgence, a-t-elle précisé.
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Ca ne m’étonne pas, malheureusement...
Quand j’avais 15 ou 16 ans, je me trouvais au bord du trottoir à attendre que le feu passe au vert pour les piétons. C’est un grand axe (une nationale) qui passe en bas de chez moi.
A ce moment-là, un véhicule de police banalisé avec gyro bleu sur le toit a déboulé comme dans l’article au-dessus. Comme les voitures commençaient à s’arrêter au feu rouge(ce que j’attendais moi pour traverser), le conducteur du véhicule de police a décidé de monter sur le trottoir pour passer en force. Sans rire, le pneu avant droit est passé à 3 mm de mes pieds. J’aurais été un peu trop près du rebord, ou empressé de traverser. Bah je n’aurais plus de pieds...
Les policiers au volant sont des monstres d’égoisme exactement comme les autres chauffards. Seulement ont une certaine impunité. Si un policier passe par là et lit ceci, qu’il le sache bien. J’ai du respect pour sa profession mais pour la façon dont il l’exerce. A bon entendeur...




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