TRIBUNE 18/07/2007 à 13h04

Loi sur la récidive : vous avez dit « dissuasion » ?


« Pourquoi, alors que la sécurité extérieure des Français est fondée sur la dissuasion, la sécurité intérieure en ferait-elle fi ? L’insécurité est pourtant entretenue par des malfaiteurs qui font à leurs compatriotes une sorte de guerre privée. »

De qui, ce plaidoyer pour les vertus dissuasives de l’alourdissement des peines, aussi convaincu que celui de notre garde des Sceaux en faveur de sa loi sur les peines planchers (Le Monde du 1er juin) ? L’orateur s’exprimait le 11 juin 1980. Il s’appelait Alain Peyrefitte, alors ministre de la Justice. Il défendait devant le Parlement son projet de loi dit « Sécurité et liberté “ , dont une partie était consacrée au durcissement des peines frappant les condamnés récidivistes. Il fallait, expliquait-il, en finir avec la ‘ justice loterie’ , celle qui prend en considération la ‘ psychologie du coupable’ , et restaurer un principe fondamental : ‘ Que le coupable paie à la société, quel qu’il soit.’

C’était il y a presque trente ans. Six ans après des révoltes qui avaient, de 1971 à 1974, secoué les prisons françaises et conduit le président de la République nouvellement élu, Valéry Giscard d’Estaing, à serrer la main d’un détenu. Six ans après la déclaration de ce même Président : la détention est la privation de la liberté d’aller et de venir et rien d’autre.

Cette déclaration illustre le questionnement alors naissant et aujourd’hui si prégnant sur la façon dont les droits des personnes détenues peuvent être reconnus et garantis, tout en brisant le rêve caressé depuis le XIXe siècle, et décrit au même moment par Michel Foucault dans ‘ Surveiller et punir’ , d’une prison qui, grâce à l’imposition d’une discipline spécifique, serait à même de redresser les délinquants. Cette critique a permis le développement de peines alternatives, qui à défaut d’endiguer une inflation carcérale due à l’allongement de la durée des peines, ont permis, entre 1980 et 2002, de restreindre les flux d’entrée en prison de ceux que l’on appelle couramment les petits délinquants.

Mais la droite ne s’est pas avouée vaincue. Dès la seconde moitié des années 70, elle a usé d’un triptyque politique qui nous est devenu familier : instrumentalisation médiatique de la délinquance, dénonciation du laxisme judiciaire comme cause du supposé chaos, proposition de restauration de l’ordre. Comment ? Précisément en renforçant une pénalité de dissuasion, c’est-à-dire une pénalité qui n’ignore rien des effets dévastateurs de l’enfermement, mais mise sur l’effet de prévention constitué par la certitude de sanctions plus lourdes. A la limite, que la prison soit un désastre va plutôt à l’appui de la démonstration, puisqu’il faut qu’elle fasse peur. Et si elle ne fait plus peur en tant que telle, par exemple aux personnes qui y ont déjà séjourné, il faut simplement allonger le temps de détention.

Dès ce moment, l’opposition à ces projets a été stigmatisée, pour reprendre une expression chère à notre nouveau Premier ministre, comme une faillite morale. Comme modèle pour les parlementaires soucieux de prouver leur enthousiasme pour le projet de Mme Dati, on citera M. Edouard Frédéric-Dupont, qui défendait ainsi le 12 juin 1980 la loi Sécurité et liberté à l’Assemblée nationale : ‘ Prenons garde : l’empire romain avait la puissance et la gloire. Pourtant, il s’est jeté aux pieds des Barbares. Votre projet place un stop sur le chemin de la décadence. Son vote doit marquer le premier sursaut d’une société qui refuse de mourir.’

Les amateurs de déclarations de ce genre trouveront leur bonheur dans les débats parlementaires des nombreux textes répressifs de la législature qui vient de s’achever. L’un des derniers, du 12 décembre 2005, se promettait déjà, par le durcissement des peines, de faire un sort… à la récidive. Pascal Clément, alors garde des Sceaux, expliquait au Sénat que ‘ la plus grande sévérité des sanctions’ avait ‘ pour objectif de parvenir à une meilleure dissuasion’ .

Il y aurait matière à sourire de ces ministres qui font loi sur loi, toujours dans le même sens, toujours en annonçant qu’ils brisent les tabous, le politiquement correct et la pensée unique. Mais tout cela a des conséquences bien réelles, et durables comme le béton dont on fait les prisons neuves. Michel Foucault a bien décrit la quadrature du cercle carcéral : ‘ Je plains plus que je ne blâme l’administration pénitentiaire actuelle : on lui demande de ’réinsérer’ un détenu en le ’désinsérant par la prison’. La peine, expliquait-il, est toujours un peu un pari, un défi de l’institution judiciaire à l’institution pénitentiaire : pouvez-vous, en un temps donné et avec vos moyens, faire en sorte que le délinquant puisse se réengager dans la vie collective sans recourir à nouveau à l’illégalisme ?

Dans les instances de protection des droits de l’Homme, au Conseil de l’Europe, ou plus récemment dans l’Etude sur les alternatives à la détention de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, une réflexion s’est développée pour prendre acte de l’incapacité des grandes théories pénales à permettre l’insertion de personnes qui, dans leur grand majorité, partagent, avec les pensionnaires des centres d’hébergement et nombre des malades des hôpitaux psychiatriques, les traits de l’exclusion sociale : rupture familiale, échec scolaire, chômage, absence de logement, problèmes de drogues, etc.

Depuis des années, ces instances proposent le développement d’un ensemble de mesures soucieuses des droits des personnes autant que de la protection des victimes d’infractions et de la société dans son ensemble (médiation pénale, justice réparatrice, travail d’intérêt général, libération conditionnelle, etc.).

Les expériences menées, en France et à l’étranger, sont nombreuses, leurs résultats sur la récidive sont évalués positivement et leur mise en œuvre est possible. Il faudrait pour cela que l’Assemblée nationale montre qu’elle n’est plus peuplée des godillots d’il y a trente ans, et renonce à voter dans la précipitation une loi qui n’a d’autre justification que d’agiter encore le drapeau usé de la dissuasion.

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  • Anonyme

    Vous êtes binaire, attaquer la droite parce qu’elle est au pouvoir, ce n’est pas exonérer la gauche de ses erreurs.

    • Anonyme

      Si je comprends votre phrase, il me semble que toute critique devient impossible. Je me trompe ?
      Vous exprimez la binarité dont vous vous plaignez.
      Projection de votre inconscient. Vous cherchez à être dissuasif. Merveilleuse démonstration de la quasi inutilité de la dissuasion mal pensée.
      Pourquoi ne pas évaluer la qualité des arguments ?
      Dans tous les forums, on trouve au moins un lecteur pour dire ce genre de phrase et remonter même à Mitterrand quand ce n’est pas aux calendes grecques pour stopper toute analyse. Comme s’il fallait être autre chose qu’un cerveau pour critiquer.
      Cet article est documenté, donne de la profondeur, bravo et merci.

       
      • Anonyme

        eh bien moi je le trouve très, très mauvais cet article, et ce pour deux raisons. 1) la première, est qu’il fonce tête baissée pour se placer sur le terrain adverse. Mais à qui veut-on faire croire que l’enjeu était ici la délinquance, sa prévention, sa répression ? Quiconque s’intéresse de bonne foi à ces questions sait bien que la pire des solutions est celle qui consiste à transformer durablement en parias de la société, les récidivistes de la petite délinquance. Il va de soi que la clique actuellement au pouvoir ne procède ainsi, que pour flatter tout ce que le pays peut compter de plus rance. 1) la deuxième raison est que ce n’est pas au moment où une loi vient d’être votée, et par la majorité déterminée que l’on peut constater, qu’il faut s’amuser à mettre en avant, et par un article qui manque un peu de conviction, des... solutions alternatives. Ce qui est à l’ordre du jour est de combattre -hé oui ! - cette loi, ne fût-ce qu’en faisant valoir son inconstitutionnalité. Mais ce serait bien trop demander aux partis de gauche, où on pète de trouille, à la seule perspective de perdre les voix de l’ex-électorat lepéniste... A part çà rien à signaler.
        Luke

      1 autres commentaires
  • manu2005
    manu2005
    Afghanistan,Lybie, la france (...)
    • Posté à 17h09 le 18/07/2007
    • Internaute 1805
      Afghanistan,Lybie, la france (...)

    J’ai l’impression que ce texte dépasse quelque peu les clivages droite/gauche.
    Je n’ai, de mémoire, jamais entendu une proposition de la gauche à ce sujet (évidement, pas plus de la droite).
    Notre société et encore un peu trop judéo-chrétienne pour se défaire de la loi du talion si facilement.
    Il faudra sacrément évoluer pour voir nos avantages à moyen terme plutôt que notre vengeance à court terme.
    Ce qui est dommage, c’est que la politique se fait à court terme…

  • Anonyme

    Comme toujours tout le monde à raison .Mais pourquoi nos politiques ne lisent pas les forums et ne s’en inspirent pas ? Ils seraient peut-être un peu plus imaginatifs Pour le moment nous consommons du « réchauffé et du recuit“Pourtant tant de professionnels du monde pénal,psychiatrique social et autres gens de terrain ont des idées issues de leur savoir-faire et de leur vécu et ne sont pas entendus....

  • Anonyme

    Comment fonctionnent les autres pays d’Europe ? Et qu’en pense la Cour Européenne de Justice ?

  • Anonyme

    Depuis le temps que des Pierre Loutrel (Pierrot-le-Fou), des Emile Buisson ou des Jacques Mesrine prouvent, par leurs actions, que la répression seule n’est pas dissuasive, comment ses partisans peuvent-ils encore le croire ? Ou ils sont enragés, ou ils sont de mauvaise foi, ou les deux.
    Cette frénésie répressive procède d’une logique de domination, dans laquelle l’autre n’est pas perçu comme un être humain pensant et ressentant, mais comme une espèce de bête qu’il faut mater pour la remettre dans le droit chemin.
    Comment expliquer autrement cette obstination à nier l’évidence ?
    Il faut vraiment avoir un compte à régler pour agir ainsi. Un règlement de comptes qui ne nous concerne pas. Mais dont nous risquons de subir les conséquences.

    Thomas GREDAT

  • sinclair
    • Posté à 22h19 le 18/07/2007
    • Internaute 2580

    Dire que la crainte de la prison est disuasive est un non sens prouve par toute les experiences menees. La crainte du cancer empeche elle de fumer ?

    Dire que le role de la prison est de reinserer est un non sens et une hyprocrisie. Cela revient a sortir quelqu’un de l’eau pour lui apprendre a nager a pied sec sans moniteur.

    Sur l’experience de ceux qui l’ont observe, sachant que l’on fait dire n’importe quoi aux chiffres, on peu se mettre d’accord sur les chiffres brut. Si l’on fait abstraction de ce qui aurait pu etre fait utilement en amont, sur un nombre X de personnes incarceres la majorite ne recidivera pas, la partie qui recidive le fera plusieurs fois pour des faits de plus en plus graves et des temps de plus en plus long.

    Deuxieme constat un temps d’incarceration long
    entraine un taux de recidive eleve.

    En France les conditions de detentions sont telles qu’elles sont un facteur aggravant. L’inhumanite en cellule entraine l’inhumanite a la sortie

  • caro
    caro
    délinquante avérée
    • Posté à 22h34 le 18/07/2007
    • Internaute 6484
      délinquante avérée

    En admettant qu’une peine de prison soit « juste » (ce qui n’est pas vrai dans tous les cas) en réparation d’un délit ou d’un crime, l’enfermement seul ne sert à rien, s’il n’y a pas un travail fait sur le sens de la peine, et une préparation à la sortie (point de chute, boulot etc). Il faudrait donc envisager une véritable prévention de la récidive, mais ça coûte cher. Le gouvernement veut faire des économies de postes, mais en même temps, agrandit les prisons et augmente le personnel pénitentiaire. Cherchez l’erreur.

    Une véritable politique de prévention coûterait certainement moins cher, mais il faut bien faire plaisir à tous ceux qui ont voté pour une répression féroce, plus par trouille inculquée que par réflexion.

  • Anonyme

    « Le propre des peines de cette nature, dans lesquelles domine ce qui est impitoyable, c’est-à-dire ce qui est abrutissant, c’est de transformer peu à peu, par une sorte de transfiguration stupide, un homme en une bête fauve. Quelquefois en une bête féroce. »
    Victor Hugo, « Les Misérables ».
    Le vieux Totor a dit aussi : « Une école qui s’ouvre, c’est une prison qui se ferme ». Cette année, le gouvernement va supprimer 10.000 postes d’enseignants.

    Thomas GREDAT

    • Anonyme

      Excellent exemple... Mais Totor n’avait malheureuseement jamais envisagé de devoir calculer : « une école qui ferme, c’est combien de prisons à ouvrir ? ? ? »

      Otto Naumme

      • Anonyme

        C’était un optimiste, cher Otto (que je salue entre parenthèses) ! Son vaste génie pouvait l’envisager, non son coeur.
        Et je me dis qu’en ce moment, s’il voit ce que devient son pays, et il le voit, il doit lui prendre une furieuse envie de revenir à la tribune et de dénoncer la politique scélérate qui fait de notre pays un champ de bataille. Comme en ce jour de 1849 où il lança aux députés de droite : « Vous n’avez rien fait tant que vous n’avez rien fait contre la misère ! Vous avez fait des lois sur l’anarchie, faites des lois sur la misère ! » Phrases tristement d’actualité.
        Et aujourd’hui comme en 1849, ces gens le hueraient.

        Thomas GREDAT

         
        • Anonyme

          Bien le bonjour Thomas,
          oui, il serait hué, et certainement traité de « vieux sage » ou « d’intellectuel rance » par une certaine catégorie de la population qui peine à voir plus loin que son nombril...
          De toutes les manières, j’ai l’impression que nous régressons tellement vers le 19è siècle que l’on risque bientôt de voir apparaître un Louis XVIII. Argh !

          Otto Naumme

        1 autres commentaires
  • Servais-Jean
    • Posté à 01h52 le 19/07/2007
    • Internaute 4591
      43

    En un mot comme en cent cette loi est une vaste fumisterie destinée uniquement à montrer
    qu’Il fait ce qu’Il a dit.
    Cela fait plaisir au peuple.

    Vous l’avez voulu alors gardez le.

  • jm.levy
    • Posté à 07h43 le 19/07/2007
    • Internaute 9444

    J’apprécie cet article et son parti pris humaniste (pour de vrai, pas l’humanisme raffarien...).

    J’apprécie la dénonciation du mécanisme de conquête et de maintien au pouvoir, qui conduit les puissants à jetter en pature à la vindicte populaire les bouc émissaires récidiviste, sans prendre la peine d’avoir une vraie réflexion humaniste. Honte sur ces gens. On ne peut nier l’intelligence. Mais ça ne fait que souligner l’imensité de leur cinisme.

    Pour autant, toute société a besoin de mécanisme de protection face aux déviances. Celles-ci existent, il ne faut pas le nier.

    Face au simplisme décomplexé du candidat président, il y avait il me semble, un conception, certe à afiner et a développer, d’un « ordre juste » qui prenait en compte à la fois la prévention et la sanction. Le besoin d’ordre existe. Doit-il pour autant écraser les « déviants » ?

    • Anonyme répond à jm.levy

      Je crois que vous avez vu juste. Cette façon de désigner des coupables à la vindicte populaire est un moyen démagogique de provoquer l’adhésion, en réduisant le monde à un conflit manichéen, dans lequel il faut chosir son camp. Je dénonce un ennemi sur lequel j’attire la haine du bon peuple, qui se range ainsi à mes côtés. Le récidiviste, voilà l’ennemi ! Si l’on excepte, bien sûr, la racaille, l’assisté, le communautariste ou encore l’irresponsable, pour parler de mémoire. Ennemis dangereux, mais non réellement identifiés, réduits à un groupe qui menace la tranquillité des braves citoyens et la sécurité du pays.
      On désigne ces personnes comme on désignait autrefois les Juifs, les homosexuels ou les communistes.
      Moralité : pas de pitié pour les récidivistes ! Et merci à eux de servir de boucs-émissaires !

      Thomas GREDAT

  • Anonyme

    Monsieur Bérard a raison sur la grande partie de son discours. A un point près, à mon avis : je pense que la droite (certains de ses dirigeants tout principalement...) se moque éperdument de « dissuasion ». Seule chose qui lui importe, pour « répondre aux angoisses des braves gens », c’est de taper de plus en plus fort sur les têtes. Utiliser, user et abuser de la répression. Ce n’est pas pour rien qu’il y a ce flot de lois successives (et non appliquées, à cause de décrets qui tardent et de réglements qui se marchent sur les pieds...) qui durcit encore et toujours l’arsenal législatif.
    Comme aux USA, il n’est pas question de « faire peur aux méchants », mais de les embastiller. Si on pouvait jeter la clé après, ça serait encore mieux.
    Rappelons nous que si l’on faisait un sondage, plus de 60 % des français seraient pour la peine de mort... (à se dire qu’il ne faudrait pas laisser les gens voter... ; -)

    Otto Naumme

  • Anonyme

    L’ex taulard que je suis : 1972-2001 (plusieurs peines,cumul de 15 années effectuées + Q.H.S.) vous informe que les idoles dans les prisons ne sont plus monsieur Emile (Buisson), Mesrine, les Postiches, Sulak, etc., mais Ben Laden et consorts.

    Dans les maisons d’arrêt, ils ne lisent plus - pour ceux qui lisent - Boudard, Auguste le Breton, Simonin, mais le Coran.
    Ajoutez-y le Rap omniprésent.

    Ce n’est plus « ni Dieu ni maître “ ou ‘ pas vu pas pris, fais ton gourbi , mais ALLAH Akbar !’ et ‘ nique les keufs ! .

    Les maisons d’arrêt sont devenus - sauf en Corse et dans une partie de la Bretagne ( ?) - totalement... infréquentables.

    Depuis 2001, c’est encore pire à ce qu’il paraît.

    Ou sont nos apaches d’antan ?

    Ô frères humains...

    Aristide Bruant, réveille-toi, ils sont devenus fous !

    T. S.

    Sourire.

    • Anonyme

      Autrement dit : tout a bougé, rien n’a changé. Nouveaux héros, nouvelles croyances, mais toujours le même désespoir, toujours la même logique, le même refus d’une société dont on ne comprend pas les lois, parce qu’on ne les explique pas autrement que par : « Ne recommence jamais, canaille ! » La loi d’un côté, la délinquance de l’autre. Et l’éducation qui ne serait rien d’autre que du « laxisme ». Pas question de changer ce discours poudre-aux-yeux, dont ceux qui le tiennent ne sont eux-mêmes pas dupes.

      Thomas GREDAT

    • toktomi
      • Posté à 12h06 le 23/07/2007
      • Internaute 9821

      oups ,j oubliai le rap pro-barbu :

      Lien

      Par caro (demain délinquante ?) 18H26 20/07/2007
      > > > Sarkozy dit tout

      _Ferré c est un-slamable dans la banlieue chaude coranik ?

      _blasphème,lapidé ! non ,mieux, 20 jours d écoute nonstop d houphouet boigny.

      _stinumain,skour ,human-right-watch ! ! !