Anne Nivat revient d'Irak. A Bagdad, en se détachant volontairement de l'actualité, elle a réussi à s'immiscer dans la vie quotidienne des Irakiens. Pour Rue89, elle revient sur sa conception du reportage. Et montre que travailler dans ce pays reste malgré tout possible pour un journaliste.
Anne Nivat n'en est pas à son premier conflit. De sa couverture de la guerre en Tchétchénie, entre 1999 et 2000, elle tire un livre, « Chienne de guerre », pour lequel elle reçoit le prix Albert Londres. En 2004, elle publie « Lendemains de guerre », récit de plusieurs mois passés en Afghanistan et en Irak. L'an dernier, elle écrit un livre sur l'islamisme dans ces deux pays et au Pakistan, « Islamistes, comment ils nous voient ».
Principe de base : la discrétion. Afin de minimiser les risques, elle se fond dans la population, ne dort jamais à l'hôtel, s'habille comme les femmes du pays, ne parle pas dans la rue. Et se fie à des contacts qu'elle entretient depuis plusieurs années. Surtout, elle revendique le « droit à la lenteur », à la différence de ses confrères « embarqués » :
Avant le départ, tout a été fait pour la dissuader, y compris au Quai d'Orsay. Arrivée sur place, les questions de sécurité sont une préoccupation permanente. Elle aurait ainsi aimé pénétrer dans le quartier d'Al-Dora, fief d'Al-Qaeda, mais a dû y renoncer. Trop dangereux. « Sur place, il faut se fier à son instinct et savoir être patient » :
Les reportages d'Anne Nivat racontent la vie quotidienne des habitants d'un pays en guerre. Ce qui rend ses contacts sur place fondamentaux. Une relation à double sens, explique-t-elle. « C'est parce qu'eux aussi me posent des questions, et que j'y réponds, qu'ils me font confiance » :
Le plus dur, dans ce type de reportages, n'est pas ce que l'on croit. C'est le retour. Abandonner ses interlocuteurs, sans savoir s'ils seront vivants la prochaine fois. Et se heurter à l'indifférence de beaucoup, y compris parfois de ses rédacteurs en chef :
Anne Nivat repartira. En Irak, et ailleurs. « Je n'ai pas de travail, résume-t-elle, j'ai une vie. Une vie d'éponge, qui absorbe tout ce qui passe, pour le restituer ensuite, pour vous le faire partager. »
Texte et vidéos : Ophélie Neiman


























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De Klaus
19H47 | 15/07/2007 |
Je retrouve (au moins) deux mots qui résument les problèmes :
- l'instinct, qui conduit à ne pas se rendre à un endroit ou à le quitter en temps voulu. Cet instinct est complèté par l'observation (et l'habitude) qui permet de déceler la moindre variation dans les regards, les gestes, les attitudes des autochtones, sortes de signaux d'alarme.
- l'indifférence, de beaucoup d'interlocuteurs quand on rentre. Elle est parfois doublée d'une sorte d'incrédulité.
Sur le fait de loger chez l'habitant, d'accord avec vous, c'est le meilleur endroit pour connaître et comprendre la vie locale et les sentiments.
Toutefois il faut le faire en étant sûr de ne pas nuire à la famille d'accueil : recevoir un étranger chez soi peut dans certains endroits attirer pas mal de soucis aux hébergeants.
De
20H43 | 17/07/2007 |
quelle formidable hypocrisie chers internautes, personne ou quasi n'a lu les reportages d'anne nivat (score mega nuls sur ce meme site) mais ah, tout le monde trouve formidable cette femme qui a le courage d'y aller…c'est l'odeur du sang qui t'attire ami internaute, rien de plus. l'image d'une femme qui affronte le danger et tout ca se drape dans des considerations ethiques…En realite tout le monde se fout de ce que raconte anne nivat, c'est le film que tu aimes hein internaute prude et assoiffe de sensations fortes..
De PétaouSchnok
20H48 | 15/07/2007 |
Super interview et surtout un femme incroyable que je découvre. Peu de chance de la voir s'exprimer librement et à SON rythme sur les chaînes TV « traditionnelles », donc merci rue89
De
20H56 | 15/07/2007 |
Franchement, je vous admire, et en même temps je ne voudrais pas être votre mari…
A vous lire, je ne peux pas m'empêcher de penser à Daniel Pearl (j'ai lu le bouquin de sa femme et j'en ai pleuré) qui lui aussi travaillait pour rapprocher les peuples. Lui aussi cherchait à comprendre et à faire partager ce qu'il découvrait. Son humanisme ne lui a pas épargné une fin horrible.
Take care…
De
21H41 | 15/07/2007 |
bravo, et merci pour nous tous aussi !
De Vê
22H02 | 15/07/2007 |
C'est fait !
J'ai commandé « Chienne de guerre » à mon libraire préféré.
J'espère que votre reportage, s'il y en a un, sera diffusé, par les médias ordinaires mais omniprésents, ou d'autres plus alternatifs.
Encore Bravo !
De
23H25 | 15/07/2007 |
chapeau bas Madame Nivat !
une bien belle façon de faire du journalisme dont vous parlez avec force, conviction et ouverture.
si seulement les gens, pour de petits rien, cessaient d'avoir peur et s'ouvraient un peu au monde qui les entoure…
bonne continuation à vous, la journaliste d'immersion, et bons prochains voyages.
YK.
De
00H19 | 16/07/2007 |
Un seul mot me vient : Merci.
J'ai lu et écouté tout le reportage, c'est une belle leçon de courage et d'honnêteté.
Merci pour eux, merci pour nous.
Et à Rue89 pour ce reportage.
Bon courage pour vos prochains voyages.
De
02H14 | 16/07/2007 |
Bravo, pour ce courage exemplaire afin de restituer un quotidien de souffrance et pour informer de ce qui se passe réellement en Irak.
Des journalistes Comme Anne Nivat sont très rares et beaucoup de journalistes devraient prendre exemples sur elle..
Encore merci et félicitations
De
03H31 | 16/07/2007 |
En France, depuis de nombreuses années, il faut qu'un BHL ou qu'un Kouchner s'engagent pour que l'on parle des drames du monde qui nous entourent.
Il suffit aussi de regarder les grands JT français pour se rendre compte que la part consacrée aux guerres internationales ne cesse de fondre comme neige au soleil.
Ou alors pour qu'ils parlent du Darfour, il faut que les images nous montrent le formidable G. Clooney s'engageant pour ce conflit.
J'ai vraiment la désagréable impression que les conflits mondiaux ne sont plus traités que comme des faits divers qui n'intéressent les médias que s'ils peuvent y inclure du people, toujours + de people.
Richard Gere pour le Tibet, BHL pour l'ex-Yougoslavie, etc…………
J'adorais regarder Envoyé Spécial mais depuis quelques années, je n'y trouve plus mon compte….
Pratiquement plus de sujets sur l'international et quand j'en découvre un, je le trouve souvent assez douteux, parfois même tellement orienté que je n'arrive plus à leur faire confiance !
Des reporters envoyés en Corée du nord, en Iran ou ailleurs et qui ne floutent presque pas les rares courageux ou inconscients qui leur racontent leurs vies faites de privations ou de tortures.
Les paysages, les villages ou maisons et même les intérieurs sont souvent si faciles à resituer que les protagonistes naïfs et inconscients du danger d'avoir parlé ne doivent pas mettre longtemps à être démasqués par leur famille, voisins ou collègues de travail quand ces images passent sur TV5.
A France 2 et ailleurs, je les trouve bien légers pour assurer la sécurité de leurs sources et de leurs témoins, criminels même !
Ces témoins savent-ils toujours que ces images et commentaires pourront être vus dans leur pays dictatorial sur TV5 ?
Alors qu'il arrive même que leur voix ne soit même pas transformée pour ne pas être reconnaissable ?
A trop brouiller ces témoignages dangereux pour leurs auteurs, nos médias ont-il peur de faire fuir le télespectateur moyen ? Faire baisser l'audimat ?
Il ne faudra pas s'étonner si avec de telles méthodes de non-respect de leurs interlocuteurs, qui eux risquent leur peau à parler, si les journalistes français sont accueillis par des pierres.
Je ne connais pas le travail d'Anne Nivat mais ce qu'elle en dit me met l'eau à la bouche, alors Rue 89, qu'attendez-vous pour nous en montrer + ?
De
21H25 | 16/07/2007 |
Oui je voudrais également ajouter ma voix à ceux et celles qui veulent d'une information qui ne soit pas édulcorée
Je ne regarde plus la tele je ne lis presque plus de journaux parce que je m'apercois que nous finissons tous par être manipules par une information digeste
Comme c'est dit un peu plus haut il y a des guerres à la mode et des desastres à la mode
Je voudrais dire profondement merci à toutes ces personnes qui, avec toute l'honnetete possible, rapportent les faits, même les moins glorieux pour nous, au prix de leur vie
De lasage66
07H32 | 16/07/2007 |
Chapeau à Anne Nivat et son équipe pour ces reportages qui nous font voir les gens en Irak comme des êtres humains qui essayent de « vivre » dans un monde en guerre et non pas comme des êtres anonymes. Tout d'abord ce qui me frappe de ses reportages sont ses qualités humaines d'écoute et d'intérêt vis à vis de ses interlocuteurs. Elle s'intéresse vraiment à ces gens et nous montre leur vie quotidienne. Dans son reportage apparait son respect des autres. Et ce qui me parait d'autant plus remarquable c'est sa volonté de faire un reportage différent, qui ne se base pas sur le nombre de morts ananymes du jour, sinon sur les vivants et qui nous font voir les habitants de Bagdad comme des humains avec leurs préoccupations quotidiennes, différentes ou semblables aux nôtres.
merci
De
07H38 | 16/07/2007 |
Anne Nivat, Anna Politkovskaïa, Florence Aubenas…elles ont (et on eu) faim d'une information digne de ce nom, elles placent le journalisme à la dimension d'une oeuvre, d'un art, d'un geste nécessaire, et elle le porte à la hauteur de leur vie et de la vie de ceux qu'elles côtoient et de ceux qui vont les lire. Elles touchent en informant. Véritablement elles touchent au point sans doute de renverser des parcours de personnes ? C'est simple, haut et juste. Par leurs informations elles transforment. C'est ce qu'on attend tous non ? Mais comme c'est ce qui a déserté le plus les métiers, la politique, et les destins individuels, leur héroïsme nous parait tour de force et pittoresque, (jusqu'à lui souhaiter d'autres bons voyages (qu'elle nous rapporte le grand frisson…). Je ne sais pas si je peux souhaiter bon voyage à quelqu'un qui va se trouver dans le volcan là où la mort guette le risque. Je peux juste essayer de protéger cette pensée, et prendre ma part de ce qu'elles m'apprennent : une pensée qui devrait nous être plus permanente, voir quotidienne à nous aussi, avec nos savoirs et nos expériences et nos évènements : un héroïsme (qui n'en est pas un ! ) à portée d'oeil et de main là où on est pour ne pas céder à la banalisation et aux illusions…Mais ré-apprendre à entendre, à être dans la vraie curiosité, à poser les questions, à aller y voir de près, à agir, à être fidéle à un « exister avec », combattre, et faire du meilleur.
De toktomi
, les "abderhamane, martin, david" ... | 07H53 | 16/07/2007 |
anne t aurais dû rester au chaud làbas ici ça commence a ressembler au vietnam pour les médias ; ).
ton instinct te sauveras ptet dans cette jungle…
bon zapping de neurones.et bienvenue chez nous : )
Sinon ça frémis au pakistan en smoment,parait k ya plein de démocrates ossi.
De histoiresdasie
08H29 | 16/07/2007 |
Chère Anne.
Vous avez une belle conception de journalisme humaniste et engagé ! Si le « macro-journalisme » permet de comprendre le contexte d'un conflit, votre méthode de travail nous aide à mieux saisir la réalité vécue et subie par les habitants, les grandes victimes…
De
12H10 | 16/07/2007 |
Si vous me permettez un brin de trivialté : c'est bon, c'est fin, ça se regarde sans faim…Pourvu que cette « race » de journaliste dure…
De alon.m
16H41 | 16/07/2007 |
Grace au temoignage d'Anne, elle nous rappelle la difficile vie des Chretiens au Moyen Orient, où ils sont obligés de fuire leurs maisons pour sauver leurs enfants…des situations similaires, se passent au Liban, Egypte…Le Pape, ne fait pas grand chose pour les aider mais prefere dire la messe en latin, drole de priorité.
à alon.m
De
22H27 | 16/07/2007 |
A Mr(Mme) alon.m Et vous grâce à votre contribution vous espérez quoi ? Nous épater par votre sens aigu d'analyste (sic) des problèmes du monde ; d'ailleurs vous êtes totalement hors sujet .
De
19H14 | 16/07/2007 |
un grand merci une fois encore à rue89 pour nous faire découvrir qu'il existe ces journalistes qui ne succombent pas aux sirènes du scoop et de l'instantanné mais qui veulent rapprcoher les gens, que parfois la guerre éloigne.
mais une remarque. je voudrais dire que pour parvenir à ce genre de résultat et pour parvenir à vivre de ce genre de papier, il vaut mieux ne pas être un pauvre pigiste… je suis journaliste, je vis au mexique et j'aimerais aussi pouvoir placer des reportages ou des articles de fond sur le quotidiens des gens d'ici. qu'on puisse comprendre comment on vit à l'autre bout du monde, comment ici aussi, la démocratie est un maquillage pour cacher la misère des indigènes et des indigents… malheureusement quand on a pas un nom, c'est difficile. au lieux de faire le métier que j'aime comme je le voudrais, je « place » des articles gratuitement où je le peux ou alors j'écris ce qu'on me demande pour pouvoir manger à la fin du mois. mais c'est vrai aussi que le mexique n'est pas en guerre, « officiellement » car dans beaucoup d'états du mexique, l'armée et les paramilitaires et autres groupes armés ou soutenus par les gouvernants mènent une guerre sale contre les indgènes, contre les pauvres, contre les paysans, contre les femmes, contre tous ceux et toutes celles qui sont en-dehors des normes… aujourd'hui même les zapatistes, qui pourtant à mon sens mènent un des combats les plus intelligents contre le néo-libéralisme et le capitalisme, n'intéressent plus personne. le mexique n'intéresse d'ailleurs pas beaucoup les journaux français. personne ne veux savoir qu'au mexique une nouvelle loi tétlévisuelle favorise encore les deux principales chaines privées (des sortes de tf1 en pire, si c'est possible ! )… on préfère parler de la fermeture par chavez d'une autre télé poubelle que du maintient et du renforcement de groupes qui enchainent les téléspactateurs à la propagande de l'état et du marché mexicain. la liberté d'expression semble n'être que la liberté de ceux qui parlent déjà. fermer une chaine comme chavez semble mettre en jeu la liberté de parole, mais renforcer le monopole de groupes privés n'est pas considérés par reporter sans frontières comme un danger de cette même liberté d'expression… mais c'est vrai que parfois celles et ceux qui font de la télé ou des médias alternatifs n'ont pas le statut de journaliste…
à la fin de la semaine vont commencer les deuxième rencontre des zapatistes et des peuples du monde… j'aimerais y aller et témoigner de ces échanges qui vont naître de ces rencontres entre dépossédés du nord et du sud. pourtant aucun journal n'est prêt à acheter un papier. alors je continue à donner mes papiers à des journaux alternatifs ou à écrire à quel point le mexique est un beau pays, pour pouvoir vivre… j'espère qu'un jour je pourrais moi aussi être fier du métier que j'exerce et cesser de voir en des consoeurs comme anne nirvat le rêve qui m'a donné envie de faire ce métier. tous ceux et toutes celles qui écrivent de la merde ne sont pas forcément fier de ce qu'ils font, mais il faut bien financer des projets différents.
stéphane r.
De ena22
23H53 | 16/07/2007 |
Et bien, parlez nous du Mexique (il y aura toujours ici quelqu'un qui voudra en parler aussi) !
Trouvez un « bon » sujet : un sujet qui parle à ceux qui ne savent rien du Mexique, et qui titille ceux qui en connaissent un rayon ! !
Trouvez un bon titre (qui fera hurler certains : « ahhh l'escroquerie ! »), qui donne envie de vous lire.
Bref, faites votre boulot de journaliste…
Essayer de vous vendre à qui (pour l'instant), ne peut pas vous payer, puisque vous savez le faire ! (essayez Rue89)
Ecrivez, informez, intéressez nous, faites votre boulot ! Faites aussi celui qui vous fait vivre sans trop tricher…
De toktomi
, les "abderhamane, martin, david" ... | 00H41 | 17/07/2007 |
t es ouf le mexik c est plein de chiapatistes,dis + rien ça va ramener les zapateros spanofone sur ru89 on ssentira + en france
De
20H18 | 16/07/2007 |
bravo, édifiant et rassurant, en un sens, de rencontrer des gens comme anne nivat.
De Bonobo35
20H41 | 16/07/2007 |
Merçi pour votre engagement professionnel au service du témoignage.
Je tiens à vous faire part de mon respect et vous dire combien la presse a besoin, car ,elle en manque cruellement ,de journalistes courageux et investis .
J'admire votre courage et votre détermination.
Prenez soin de vous .
Salutations riveraines.
De
21H49 | 16/07/2007 |
merci , Madame la JOURNALISTE
De
23H03 | 16/07/2007 |
C'est génial de découvrir des gens comme elle. C'est grâce à des gens comme elle que l'on garde la foi en l'homme. Faites attention à vous, merde ! c'est si rare…
De toktomi
, les "abderhamane, martin, david" ... | 23H19 | 16/07/2007 |
on va ptet arreter sinon elle va nous faire une série de boukins genre « talon de fer » : )))
(l » était journaleux Orwell ? )
De Fouine
00H33 | 17/07/2007 |
Madame NIVAT,
votre démarche est exemplaire.
C'est le journalisme que nous attendons.
Toutes nos félicitations.
De
17H42 | 17/07/2007 |
bonjour anne Nivat,
Respect ! Comme l'on dit ici…Et ailleurs
ce qui me touche c'est le respect que vous avez pour les gens chez qui vous allez non seulement pour ceux qui vous abritent (Aux questions desquels vous répondez)mais pour l'ensemble de la population irakienne ,attitude que vous qualifiez de discrète…Vous,vous n'êtes pas en terrain conquis
Respect aussi pour le lecteur pour l'auditeur de vos textes et qui apparaît notamment lors de la 4ème question quand vous dites revenir pour « partager » l'information…Ce concept ou cette notion de partage devrait être entendu par bien des journalistes …même ceux de rue 89
Respect pour votre famille car exprimer ainsi vos principes …de précaution et d'attitude donne du SENS à une démarche que vos proches peuvent avoir du mal à accepter ou à aimer
jcjd.jcjd@gmail.com
De NicolasB
Lycéen à Paris | 02H26 | 18/07/2007 |
Anne Nivat est une femme remarquable. Prendre le risque de s'aventurer dans un pays type en pleine guerre demande un courage incroyable. Anne Nivat est une journaliste, mais complètement différente à la plupart. Sa facon de faire ses reportages est de devenir une fausse citoyenne en vivant avec la communauté concernée sans dévoiler sa vraie identité dans la rue par exemple. C'est donc un travail qui réduit le risque d'être pris en otage, ou bien d'avoir des problèmes avec des groupes terroristes. C'est refaire le concept de reportage/journalisme dans les pays dangereux.
De
18H04 | 19/07/2007 |
Chère Madame Nivat je vous connais depuis longtemps,l'époque ou pour le journal Libération vous étiez la seule journaliste occidentale encore en poste à Grozny dévastée par l'armée russe.J'avais déjà beaucoup d'admiration pour vous,mais là,aprés votre témoignage sur la situation en Irak,je suis complètement boulversé.C'est grace à des gens comme vous que j'ai toujours confiance dans le journalisme et dans la presse.La qualité de votre travail prouve la perte énorme pour le journal Libération de votre départ ainsi que celui de quelques uns de vos compagnons.Merci encore et RESPECT…