
Trois juges français ont visiblement été espionnés par les services de renseignement militaires italiens (Sismi) entre 2001 et 2006, selon des documents saisis par la justice, et qui ont fait l'objet de fuites dans la presse italienne.
En août dernier, des juges avaient effectué une perquisition dans les locaux du Sismi, et découvert à cette occasion que le service avait espionné pendant des années des magistrats » porteurs de pensées et de stratégies déstabilisantes » . Il faut se souvenir du contexte : avant de perdre le pouvoir, le Premier ministre, Silvio Berlusconi, était en guerre contre les magistrats italiens, auxquels il prêtait publiquement des arrière-pensées politiques.
La semaine dernière, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) italien a publié certains documents saisis. Parmi eux figurent des fiches détaillées sur l'action de magistrats italiens et européens ou d'associations de magistrats européens telles que Medel.
Les noms, adresses, mails, numéros de téléphone de plus de 200 magistrats sont répertoriés dans les fiches. Trois magistrats français auraient ainsi été espionnés : Patrice de Charette (Medel), Emmanuel Barbe (magistrat de liaison à l'ambassade de Rome), et Anne Crenier, ancienne présidente du Syndicat de la magistrature en 1999-2000, mariée à Mario Vaudano, magistrat italien en poste à l'Olaf, organisme anti-fraude de l'Union.
Une note contiendrait l'analyse détaillée des messages électroniques échangés au sein du Medel, raconte le Syndicat de la magistrature, qui a co-fondé ce réseau européen. La note multiplie les » affirmations paranoïaques et délirantes » , et fait du Medel » le deus ex-machina d'un mouvement international de magistrats militants » qui, » dans un contexte de lutte contre l'empire occidental capitaliste » , n'hésiterait pas » à rechercher des alliances avec le monde islamique intégriste » … Le Syndicat de la magistrature demande aux autorités françaises, à commencer par Rachida Dati, garde des Sceaux, » de réagir avec la plus grande fermeté à cette tentative de déstabilisation » . Une enquête judiciaire est en cours à Rome.
Le Sismi n'en est pas à son premier coup tordu. Depuis quelques années, les controverses se multiplient autour du service. En 2005, il a été impliqué dans le scandale du » Nigergate » : il aurait participé à la fabrication d'un dossier bidon décrivant l'achat d'uranium du Niger par Saddam Hussein. Un an plus tard, la justice italienne lançait des perquisitions contre plusieurs responsables du Sismi, dans l'affaire de l'enlèvement de l'imam Hassan Mustafa Osama Nasr.




















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De
00H44 | 12/07/2007 |
juste pour dire que l'Office européen de lutte anti-fraude porte logiquement le doux prénom d'Olaf (et non Olfa)
De Pascal Riché (auteur) 7
Rue89 | 07H59 | 12/07/2007 |
Une simple cqouille : -)
à Pascal Riché
De
14H08 | 12/07/2007 |
Coquille ! Coquille ! C'est ce que vous dites mais l'oeuf dans cette histoire ? Et la poule ? Et le H5N1 ?
Facile de mettre tout sur le dos des coquilles, elles en ont marre les coquilles d'être toujours accusées. Et la présomption d'innocence alors ?
Délire
De spahi
07H25 | 12/07/2007 |
Ben oui, à quoi ça servirait des services de renseignements ?
à spahi
De
22H20 | 28/09/2007 |
Je ne pouvais imaginer meilleur commentaire. Ironique et juste à la fois. Bravo
De
09H15 | 12/07/2007 |
Il faut que la France tire les conqéquences de cet acte et déclare officiellement refuser dorénavant toute coopération de ses services de renseignements avec le SISMI !
Ca semble un minimum.
De plus, sur ce sujet, il ne faut pas qu'une réaction de Mme. DATI mais il faut que Mme ALLIOT-MARIE s'exprime. Ses services (RG, DST) travaillent avec le SISMI. On continue ?
Et enfin, il me semble qu'une réaction des syndicats de police ne serait pas de trop. Si le SISMI « travaille » sur des juges et des syndicats de juges, pourquoi ne le ferait-il pas sur des policiers ou des syndicats de policiers ?
Ce qui vient d'être mis à jour est extrémement grave
De
14H41 | 23/07/2007 |
La corruption judiciaire continue d'être un fléau dans le monde
Le nouveau rapport de Transparency International
Par Jaroslaw Anders
Rédacteur de l'USINFO
Washington - La corruption judiciaire non seulement prive les citoyens de leurs droits fondamentaux, mais aussi entrave le développement économique et parfois incite les personnes mécontentes à la violence, indique le « Rapport mondial sur la corruption 2007 : la corruption dans le système judiciaire » que la coalition mondiale de lutte contre la corruption Transparency International a rendu public à la fin du mois de mai.
Malgré les efforts de la communauté internationale, différentes formes de corruption judiciaire continuent d'être courantes dans divers pays du monde, soulignent les auteurs de ce rapport.
La présidente de Transparency International-USA, Mme Nancy Boswell, a déclaré le 6 juin à l'Institut Brookings de Washington : « Nous ne parlons pas seulement de pots-de-vin, mais de l'ingérence politique, de l'influence de l'argent, qui peuvent avoir un effet profond sur nous tous, en portant atteinte à la confiance que nous portons aux institutions publiques et à la capacité de celles-ci de fournir des prestations justes et impartiales. »
Selon le rapport, il existe une corrélation claire entre le degré élevé de corruption judiciaire et le faible degré de croissance économique. Ce n'est guère une surprise, étant donné qu'il est essentiel pour les investisseurs de savoir que les contrats seront honorés et que les litiges seront réglés équitablement.
Pour sa part, le président de l'Open Society Institute, M. Aryeh Neier, a déclaré également à l'Institut Brookings que la méfiance à l'égard de la justice était aussi l'un des facteurs qui poussaient les gens à régler leurs griefs au moyen de la force, ce qui entraînait des troubles sociaux et la violence. Son institut a pour vocation de promouvoir la gouvernance démocratique, le respect des droits de l'homme et les réformes dans les domaines économique, juridique et social.
D'après Transparency International, la majorité des personnes interrogées dans 7 des 8 pays africains qui ont fait l'objet d'un sondage ont déclaré que l'appareil judiciaire de leur pays était corrompu et un cinquième des personnes qui sont allés en justice ont admis avoir versé un pot-de-vin. Un autre aspect de la corruption judiciaire, à savoir l'influence politique sur l'appareil judiciaire, est particulièrement grave au Niger, au Nigeria, en Zambie et au Zimbabwe. En outre, le Kenya et le Lesotho sont des pays dont la population tolère le plus les diverses formes de corruption.
En Amérique latine, 80 % ou plus des Boliviens, des Mexicains, des Paraguayens et des Péruviens interrogés estiment que l'appareil judiciaire de leur pays est corrompu.
Dans de nombreux pays asiatiques à faible revenu, notamment le Bangladesh, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, le Népal, le Pakistan, les Philippines, la Thaïlande et le Vietnam, les crédits budgétaires destinés à la justice sont peu importants, ce qui encourage la corruption et porte atteinte à la primauté du droit.
En ce qui concerne l'Europe et l'Asie centrale, les auteurs du rapport font état de ce qu'ils considèrent comme une influence excessive du pouvoir exécutif sur la nomination des magistrats, notamment dans des pays tels que l'Azerbaïdjan, la Croatie et la Turquie. Ils indiquent également que la Russie et la Géorgie ont régressé quant à l'application des normes internationales en matière d'indépendance de la justice.
Pour ce qui est des États-Unis, ils citent un sondage effectué en 2004 selon lequel plus de 70 % des personnes interrogées estimaient que les contributions à la campagne électorale des magistrats dans les États fédérés où ceux-ci étaient élus avaient une influence sur leurs décisions judiciaires.
Les auteurs du rapport soulignent que la corruption judiciaire et la corruption politique tendent à se renforcer mutuellement. Il est peu probable qu'un appareil judiciaire corrompu sanctionne des personnes qui offrent des pots-de-vin aux hommes politiques ou qui les menacent. Il s'ensuit que les « candidats honnêtes et libres » ne peuvent pas souvent être élus ou réussir dans la vie politique.
Toutefois, un professeur de droit de l'université de Yale, qui est aussi l'un des auteurs du rapport, Mme Susan Rose-Ackerman, a fait remarquer que l'indépendance de la justice n'était pas suffisante pour garantir son impartialité. « Il est certainement possible, a-t-elle dit, d'avoir des magistrats indépendants qui agissent en toute impunité, qui sont paresseux et corrompus, mais aussi qui sont tout à fait indépendants : ils peuvent faire ce qu'ils veulent parce que personne ne peut exercer de contrôle sur eux. »
Les auteurs du rapport préconisent un équilibre délicat entre l'indépendance judiciaire et la responsabilité. D'une part, les mécanismes constitutionnels et juridiques doivent protéger les magistrats de pressions politiques ; d'autre part, les magistrats ne doivent pas pouvoir s'abriter derrière des dispositions dépassées en matière d'immunité, des lois draconiennes en matière d'outrage à magistrat ou des notions de collégialité.
(Les articles du « Washington File » sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
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* Démocratie et droits de l'homme
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De
10H38 | 12/07/2007 |
ok
De
11H30 | 12/07/2007 |
C'est l'arroseur arrosé. Ca arrive ; la prochaine fois ce seront des magistrats espagnols espionnés par la France. Et zou…
De
11H59 | 12/07/2007 |
Qui surveille ceux qui nous surveillent ?
Réponse = personne , et c'est bien ca le probleme .
De Luke
13H57 | 12/07/2007 |
Cet article m'a un peu étonné. J'étais persuadé que c'était la France elle-même, qui transmettait aux services secrets étrangers, les informations sur ses propres « mal pensants ».
De
14H19 | 12/07/2007 |
D'abord que les services de renseignements italiens espionnent tout azimuts c'est normal puisque c'est leur travail. Qu'ils dépensent en pure perte l'argent du contribuable italien c'est le problème de ce contribuable.
Mais ce qui m'inquiète davantage c'est que les services de contre-espionnage français n'ont pas vu le coup. Et là c'est nos impôts qui servent à rien et qui sont dépensés en pure perte. Outre ce problème fiscal, on peut à juste droit se poser la question de l'efficacité de notre défense.
HDG
De
15H03 | 12/07/2007 |
Tiens les services secrets italiens travaillent au blac pour sarco. Quel monde amusant ! ! ! ! !
De
15H10 | 12/07/2007 |
La france est vraiment devenu un un pays nul ou il ne se passe rien. d'habitude, on trouve les services secrets dans les couloires du gouvernement ou des entreprises stratégiques, des endroits ou l'on bosse sur des projets futures. C'est tellemnt difficile d'en trouver en france que les SS italiens ont preferé allez au seul endroit ou ils aurait été sur de trouver des gens au boulot en france, les palais de justice.le seul truc qui marche presque en trois huit chez nous.
De
09H00 | 13/07/2007 |
Ils auraient trouvé une nouvelle recette de pates ? ? ?
De
09H25 | 13/07/2007 |
On ne peut s'empêcher de penser à la guerre secrète anti-gauche mener par les agences américaines en Europe. Sont-elles une fois de plus derrière ce scandale ?
La paranoïa de Berlusconi est doublée d'une schizophrénie : Il sait bien au fond quel homme il est vraiment, ce qu'il a fait et d'où viennent ses financements.
De
16H09 | 16/07/2007 |
c est ca la france selon sarko…