En Bretagne, le permis à 150€ pour les jeunes exclus s'étend

Après les agences immobilières à vocation sociale, ce sont les auto-écoles sociales qui essaiment dans l’Ouest. En Bretagne, le département des Côtes d’Armor était le dernier à ne pas en proposer, là où une structure existe à Brest depuis 1984.

Une formation à très bas prix

La mission locale Ouest-Côtes d’Armor vient d’y remédier, et lance un programme d’accès au permis pour les jeunes exclus. Concrètement, ces auto-écoles proposent une formation à très bas prix pour le permis de conduire, "là où le coût moyen peut facilement atteindre 1500 euros dans une auto-école du secteur marchand", explique Alain Ernot, qui dirige la mission locale Ouest-Côtes d’Armor, à l’initiative du projet.

Ces jours-ci, deux agences viennent de voir le jour dans le département breton. Au total, une soixantaine de personnes doivent y recevoir une formation à la conduite durant la première année. Pour les destinataires du programme, le permis reviendra en moyenne à 150 euros par personne.

Public visé: jeunes de moins de 26 ans et RMistes

La mission locale vise ici un public "sans aucunes ressources", dont la moitié aura moins de 26 ans. Les autres bénéficiaires étant allocataires du RMI. Ce sont les travailleurs sociaux et la mission locale qui assurent la sélection. Les jeunes ne peuvent pas se présenter spontanément sans avoir été recommandés au préalable par les travailleurs sociaux.

Condition requise: avoir fait la preuve de leur motivation et lier l’obtention du permis à un projet professionnel. Car le but ici est bien la réinsertion. "En zone rurale, pas question de s’insérer si on n’a pas le permis. Les transports en commun ne sont pas assez performants pour permettre aux gens de chercher du travail et de l’assumer", explique Alain Ernot, de la mission locale.

L’articulation entre mobilité et réinsertion

Sociologue à l’université Rennes 2, Eric Le Breton montre bien la double peine à laquelle peut s’apparenter l’absence de mobilité pour des populations déjà précaires. Dans un contexte où le travail à temps plein aux heures de bureau n’est plus le modèle dominant, "les personnes à bas niveau de qualification n’ont accès qu’aux emplois dits "atypiques": contrats à durée déterminée, temps partiels non choisi, horaires décalés…", écrit ainsi l’universitaire qui rappelle que, sans mobilité, toute possibilité de travail se révèle souvent compromise.

Les pouvoirs publics commencent à prendre en compte l’articulation entre mobilité et réinsertion. A la FARE (la Fédération des associations de la route pour l’éducation), Catherine Lestre de Rey déclare avoir l’oreille du ministère des Transports. Mais la plupart des projets restent locaux et leur financement est "de plus en plus précaire".

Dans les Côtes d’Armor, département, région et ministère des Transports subventionnent la différence entre les 150 euros facturés et le prix de revient dans une auto-école commerciale classique. Pour les investissements de départ, deux fondations privées ont mis la main au portefeuille. Parfois, ce sont les missions locales qui pilotent elles-mêmes l’auto-école. Plus souvent, elles financent en fait le projet auprès d’une auto-école spécialisée.

Les auto-écoles sociales sont dans une logique d’employabilité

Aujourd’hui, les conseils généraux se montrent de plus en plus attentifs à la question de la mobilité. Car les auto-écoles sociales, dont la fédération date de 1988, changent peu à peu de braquet, passant dans une logique d’employabilité. "Initialement, elles étaient conçues comme un outil de prévention de la délinquance. On y a vite vu, aussi, un moyen de limiter les délits routiers chez une population qui les multipliait. Aujourd’hui, notre fédération compte 36 auto-écoles adhérentes, soit à peu près la moitié de ce qui existe, et elles sont de plus en plus nombreuses à mettre en avant l’insertion professionnelle", poursuit Catherine Lestre de Rey.

Dans les Côtes d’Armor, Alain Ernot ajoute même une vertu au permis à 150 euros: la lutte contre l’illettrisme et l’aide à l’apprentissage. "On ne leur offre pas seulement le permis, mais toute une remise à niveau qui doit les revaloriser socialement dans le regard que porte sur eux la société."

Bouger pour s’en sortir, mobilité quotidienne et insertion sociale d’Eric Le Breton - éd. Armand Colin, collection « Sociétales » - 250p. - 25 € - 2005.


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Courageux anonyme
13H20 11/07/2007

La formation à la conduite devrait faire partie des programmes de l’éducation nationale. Aujourd’hui, savoir conduire est aussi important que de savoir rédiger une lettre. Les auto-écoles devraient être intégrées à un service public et la qualité de leur enseignement contrôlée par l’état.

Mais le problème c’est que l’état n’ose pas remettre en cause le très juteux business des auto-écoles.

Il y a encore peu (jusqu’à une décision du conseil détat en 2004), les préfectures n’étaient pas autorisées à communiquer le taux de réussite d’une auto-école donnée, ce qui limitait considérablement la possibilité de faire jouer une vraie concurrence.

En ce qui me concerne, durant ma formation, mon moniteur regardait le paysage sans rien me dire. Résultat : échec à l’examen car je n’étais pas capable de m’engager correctement dans un rond point. Jamais mon moniteur ne m’avait dit quoi que ce soit là dessus.
Sur 13 candidats ce jour là, un seul à eu son permis.

Dans la voiture nous ramenant sur Paris, le moniteur qui nous accompagnait nous a expliqué ce qu’on devait faire pour se réinscrire et reprendre des heures dans son auto école… Par ici les sous ! Evidement, changer d’auto-école, c’est si simple que tout le monde le fait. On est donc une clientelle captive.

Un système confiant la gestion de ce qui devrait être un service public à un secteur privé où ne peut pas s’exercer librement la concurrence, c’est aussi ça le libéralisme à la Française.

Le résultat se retrouve dans les stats du nombre de conducteurs sans permis. Beau résultat.

 
Courageux anonyme
18H49 11/07/2007

« savoir conduire est aussi important que de savoir rédiger une lettre » on rêve.
Et quand il faudra demander une quelconque indulgence à un juge et faire valoir ces droits en justice ? Là la lettre sera bien venue. Les réactions stupides qu’on lit c’est à mourir de rire.

« Il y a encore peu (jusqu’à une décision du conseil détat en 2004), les préfectures n’étaient pas autorisées à communiquer le taux de réussite d’une auto-école donnée, ce qui limitait considérablement la possibilité de faire jouer une vraie concurrence. »
La réussite à un examen tel que le permis de conduire ne dépend pas de l’auto-école mais des élèves. Une mule qui passe vingt fois l’examen vous plombe la meilleur des autos-écoles. D’autre part les auto-école n’ont pas d’obligation de réussite mais de moyen.

« Sur 13 candidats ce jour là, un seul à eu son permis. » mauvais chiffre 13 porte malheur.

 » Evidement, changer d’auto-école, c’est si simple que tout le monde le fait. On est donc une clientèle captive. »
Je l’ai fait donc c’est possible et simple.

« Le résultat se retrouve dans les stats du nombre de conducteurs sans permis. » n’est ce pas les suppressions de permis suite à des infractions au code de la route qui font monter les statistiques de conducteurs sans permis ?

Désolé pour cette analyse de texte un peu lourde mais vous êtes tellement à côté de la plaque.

 
Courageux anonyme
13H15 12/07/2007

Merci pour votre mépris et pour qualifier mes propos de stupides.
Je vais donc reformuler :

-« savoir conduire est aussi important que de savoir rédiger une lettre » : je maintiens. A l’exception des Français qui vivent dans les centres des grandes villes bien pourvus en transports publics, la possession d’un permis de conduire est un élément indispensable pour pour pouvoir faire des études ou décrocher un boulot, tout comme le fait de savoir rédiger une lettre de motivation (j’ai dit « aussi » important. Pas « plus » important. Dans certain cas, c’est une question de survie. De plus, la voiture reste (malheureusement) un des moyens de transports le moins cher. Elle sa possession conditionne l’accès à des tas de choses (vacances, culture) qui permettent aussi à l’individu de s’épanouir et de progresser dans la société.
La non-possession du permis est donc un facteur excluant très fort.
Mais peut être que les gens qui savent tout comme vous ont d’autres cordes à leur arc à faire valoir.

-« les auto-école n’ont pas d’obligation de réussite mais de moyen » : et comment être certains que ces moyens sont mis à la disposition des élèves ? Le taux de réussite est une mesure (certes imparfaite) mais qui permet d’avoir une idée de cette mise à disposition des moyens, en acceptant l’hypothèse que la population des élèves est statistiquement suffisement diverse pour lisser la contribution des « mules » comme vous dites. Par ailleurs ce dernier argument n’est pas recevable. Une auto école dispense suffisement de formations par ans pour que la contribution d’une personne, même qui se réinscrit plusieurs fois (pas 20 fois dans l’année, c’est impossible d’un simple point de vue reglementaire) ne puisse pas faire varier ce taux de manière significative. En résumé, quand vous dites que le taux de réussite dépend des élèves et pas de l’auto-école, cela signifie nécessairement qu’une MARJEURE partie des élève est mauvaise. En gros que votre école est implanté dans un quartier peuplé de débiles mentaux. A quel genre de quartier pensez vous ? Ou peut être n’avez vous pas pensé du tout…. Passons sur cette grosse ânerie.

Effectivement, je le reconnais, le 13 porte malheur. Rien que le fait de l’écrire fait dire des conneries.

Quand au fait de changer d’auto-école, c’est d’une part compliqué par le fait que les formations sont en général des forfaits, et d’autre part que cela peut occasionner des transferts de dossier qui peuvent occasionner des frais.

Quand aux conducteurs sans permis, ils sont très nombreux à ne l’avoir jamais eu. Ces personnes ne sont donc pas concernées par les suppressions.

Descendez un peu de vos certitudes et argumentez un peu plus. Ca « allègera » vos analyses de texte.

 
Courageux anonyme
13H33 12/07/2007

Tu as raison : ça devrait être non pas gratuit mais nationalisé ! C’est une honte ! Un scandale !

 
Courageux anonyme
14H12 12/07/2007

Après, gratuit ou non, c’est une autre histoire. Mais pourquoi ne pas appliquer la même règle que pour l’école ?

 
Courageux anonyme
19H24 11/07/2007

il y a longtemps maintenant que les enseignants de la conduite ont acquis la certitude et militent pour que les formations automobile et deux roues soient commencer à l’ecole …. pour preuve de ces convictions, d’où vient le fait que le BSR (brevet sécurité routière) indispensable pour conduire les 2 roues contienne une première partie (ASSR) qui DOIT etre effectué en classe de 5 eme …

Le ministère s’occupe déjà largement des formations auto écoles … à savoir les moniteurs doivent faire suivre le programme national de formation à chaque élève, meme programme devant etre connu des nouveaux moniteurs passant leur examen d’accession à la profession, les moniteurs et écoles de conduite sont régulièrement controlées par les memes « experts » qui prennent les décisions d’obtention ou de non obtention aux examens de permis de conduire des candidats (dont vous avez fait partie).

en ce qui vous concerne, si le moniteur prenait la liberté de regarder le paysage pendant votre formation, c’est surement parce que vous ne conduisiez pas si mal … non ?

« par ici les sous » …j’en doute ! etant donné les problemes d’obtention de place aux examens par etablissement, il n’est pas de bon augure pour une ecole de conduite de faire en sorte que ses élèves soient ajournés aux examens, mais plutot le contraire.

il est plus que souhaitable que l’on puisse faire jouer la concurence (mais il ne faut pas tomber dans le piège du moins cher) c’est ce qui permet d’avoir son permis de conduire à une juste valeur (qui correspond à ses capacités et non au chiffre d’affaire d’une entreprise.

Mon avis quant aux resultats des stats de conduite sans permis … et la Répression ? le permis à points ? vous en faites quoi ?
Il m’est difficile de croire que ces stats soient le resultat d’un monitorat admirant les paysages ou d’une institution régissant son chiffre d’affaire aux detriments des seuls capables de les faire durer dans la profession (le bouche à oreille fonctionne très vite et très bien entre élèves et familles)

 
Courageux anonyme
13H30 12/07/2007

Le taux de réussite moyens aux examens du permis de conduire en France est seulement de 50%.

Cela prouve qu’il y a un problème.

Quand au moniteur qui regarde le paysage, cela peut être aussi parcequ’il est mal payé et démotivé par son travail. Certaines auto-écoles sont avant tout des pièges à jeunes qui fonctionnent avec des prix d’appel très bas sur le forfait de base. Leur intérêt économique est de se ratrapper sur les leçons supplémentaires et aussi que les élèves se plantent.

Je ne parle pas de la petite auto-école familiale que tout le monde connais dans un petit patelin et qui a intérêt à jouir d’un bon bouche à oreille. Je parle d’auto-écoles plus grosses qui fonctionnent a coup de pub dans les journaux étudiants.

Quand au propos initial qui était celui de la mise en place d’un service public gratuit, il permettrait également d’apprendre le code de la route a tous, y compris ceux qui ne conduisent pas mai utilisent tout de même l’espace public pour circuler (piétons, cyclistes) et améliorer la sécurité routière. Qu’est-ce qui vous gêne dans cette idée ?

Quand au problème de l’obtention des places aux examens, il se pose de la même manière pour l’élève qui passe ou repasse son permis. La seule question est de savoir lequel des deux va rapporter le plus à l’auto-école. Au prix de l’heure de conduite supplémentaire hors forfait, on a un élément de réponse, surtout dans les écoles pratiquant du forfait à prix d’appel… Enfin, un élève déja fragilisé par un échec est assez facilement manipulable et n’hésitera pas, surtout s’il est menacé par le délai de fin de validité du code, à remettre la main au porte monnaie pour en finir. Un élève potentiel non encore inscrit est dans une démarche de recherche comparative entre les établissements et n’hésitera pas à faire jouer la concurrence. Bref, un tien vaut toujours mieux que deux tu l’auras.

 
Courageux anonyme
13H48 11/07/2007

même si c’était un service public je doute que le coût soit moindre pour le client (l’usager? l’élève?)
c’est donc une belle initiative qu’il faudrait reproduire ailleurs.
tout en attirant l’attention sur la pauvreté des transports en commun.

 
Courageux anonyme
13H49 11/07/2007

même si c’était un service public je doute que le coût soit moindre pour le client (l’usager? l’élève?)
c’est donc une belle initiative qu’il faudrait reproduire ailleurs.
tout en attirant l’attention sur la pauvreté des transports en commun.

 
Courageux anonyme
15H12 11/07/2007

Je ne critique pas l’initiative en question, bien au contraire. C’est une manière de commencer à arracher l’enseignement de la conduite au privé. C’est pour moi une première étape vers la « publicisation » de ce secteur. Notez qu’il y a encore quelques années, l’armée participait à ce service public au travers du permis acquis lors du service militaire.

En ce qui concernet le coût, je pense que la comparaison avec l’école est pertinente. L’école est gratuite pour les élèves et leurs familles, mais elle n’a pas un coût nul. Il est simplement financé par la société parcequ’elle a compris qu’un enfant qui va à l’école ne construit pas seulement son avenir à lui, mais celui de la société toute entière.

Il devrait en être de même pour la sécurité routière.
Ca fait des années qu’on voit des policiers bénévoles aller faire de la « sensibilisation » dans les écoles. Je les remercie, mais ça en dit long sur le chemin qui reste à parcourir.

Quand est-ce que l’état décidera de prendre ses responsabilités ?

Ah oui, évidement, il faudra peut être ambaucher des fonctionnaires pour ça. Et donc augmenter les impots. C’est tellement plus simple de laisser les familles payer directement cet argent (augmenté d’une bonne marge) à l’auto école. Ca permet aussi de se garder une petite clientelle électorale bien au chaud en cas de nécessité.

 
Courageux anonyme
15H01 11/07/2007

Bravo, même si je pense que c’est aussi commercial car l’argent mêne le monde c’est bien connu. Merci de penser à ceux qui galère et je sais de quoi je parle…Difficile de trouver du boulot quand vous n’avez pas de permis et difficile de passer le permis quand vous n’avez pas de boulot…Un serpent qui se mord la queue et cela peut durer longtemps…Il y a bien les banques qui vous propose le permis a 1€ par jour mais si vous avez 27 ans… Et Malheureusement je connais quelques personnes qui ont dû rouler sans permis pour bosser et pouvoir se le payer car pas de possibilité de subvention pour eux !!! Un comble !!!

 
Courageux anonyme
18H25 11/07/2007

chouette!!!
Avec les économies chichon et pinard !!
Ils sont ronds les chapeaux bretons
Blague mise à part
C’est bien pour les bénéficiaires.

 
Courageux anonyme
18H37 11/07/2007

C’est sûr: c’est tout à fait le rôle de l’Etat de subventionner l’usage d’un mode de transport polluant et dangereux, plutôt que d’investir dans les transports en commun, et dans une politique d’urbanisme qui fasse que les gens ne vivent pas à des distances délirantes des centres-villes et du boulot, parce que c’est moins cher. Mais évidemment, une politique de maîtrise du foncier, ça demanderait un peu plus de courage politique que ce genre de démagogie stupide (le réchauffement climatique, la crise de l’énergie, déjà entendu parler?)…

 
Courageux anonyme
13H45 12/07/2007

Vous pensez que le fait d’empêcher les pauvres (souvent des exclus des zones rurales) d’accéder au permis de conduire est un facteur permettant d’agir efficacement contre la pollution et l’effet de serre ? Réflechissez deux minutes aux ordres de grandeur en jeu et à ce que vous pouvez espérer gagner en condamnant une partie de la population à une pauvreté extrème. Je pense personnellement que le combat contre l’effet de serre se joue ailleurs.

Le fait d’avoir son permis, même sans voiture, permet de se proposer plus facilement pour participer à un covoiturage. Ca permet aussi de faire en sorte que ce ne soit pas toujours le même qui conduit (et donc qui ne boit pas). Cela permet aussi d’obtenir plus facilement certains boulots, ce qui permet de vivre un peu mieux et peut être d’espérer se rapprocher d’un centre ville.

Par ailleurs, avoir son permis ne signifie pas forcément utiliser sa voiture. La formation pourrait par exemple inclure un module de sensibilisation aux transports alternatifs (vélo, interconnectivité vélo-transports, covoiturage, etc…).

 
Courageux anonyme
14H01 12/07/2007

Les jeunes qui ne peuvent pas avoir le permis n’hésitent pas à utiliser des scooters autrement plus dangereux (et aussi très poluants et émetteurs de GES, même si c’est moins qu’une voiture).

 
Courageux anonyme
14H06 12/07/2007

La voiture existe et l’enseigement de son utilisation est une nécessité. Vous pensez que c’est mieux pour l’environnement de laisser ce secteur au privé ? Je n’aime pas la guerre, mais je préfère une armée nationale qu’un marché de sociétés de mercenaires.

 
Courageux anonyme
19H51 11/07/2007

je suis toujours très surprise quel’on ne présente QUE la voiture comme réponse à la mobilité. Or la majorité des gens habitent à moins de 10 km de leur lieu de travail. Il serait donc à mon avis beaucop plus raisonnable de prôner l’utilisation du vélo, voire du cyclo. Parce que faire acheter à une personne à très faible revenu une voiture, c’est irresponsable tellement une voiture coûte cher. Et faire 15 à 20 km de vélo per jour pour aller travailer, je le fais, c’est tout à fait possible, même sous la pluie, et ca marche pour faire ses courses (avec un panier et des sacoches latérales). J’ai vécu comme ça à la campagne pendant 4 ans, et pas de souci. Pour info on compte 20 km de moyenne hors agglomération, et 15 km/h en ville.

Ceci dit finanicer le permis pour des jeunes sans ressources, c’st une bonne initiative.

mais je me souviens d’un reportage ou une femme gagnant moins de 700 e par mois en faisant des ménages ne pouvait pas payer l’entretien de sa voiture, or elle avait des petits trajets de l’ordre de 2 km entre chaque client. Et bien je trouve criminel de l’encourager à gerder sa voiture et de ne pas lui conseiller le vélo oula mobylette.

 
11H21 12/07/2007

le velo pour aller au boulot oui si c’est à moins de 10 kilometres, pour les courses oui si vous êtes célibataire, mais si vous avez des gamins en bas age, il va vous falloir pas mal de paniers et de sacoches en plus pour faire vos courses, même chose pour aller quelque part. Donc encourager le vélo oui, mais pour pas mal de gens la voiture est une nécessité. Et puis faire du vélo ca reste dangereux, surtout aux heures de pointes pour aller bosser, et encore plus si vous avez vos enfants avec vous.
il y a en plus pas mal d’emplois où avoir son permis est une obligation.

 
Courageux anonyme
13H55 12/07/2007

Tout dépend de l’endroit où on habite. C’est une question d’équipement routier et de culture. Aux pays bas, ce genre de propos ferait sursauter n’importe qui.

Quand au danger du vélo aux heures de pointe, c’est une grosse idée recue. Par exemple, dans Paris où les voitures roulent très lentement pour cause d’embouteillage, les vitesses relatives sont très faibles et l’usage du vélo franchement sans danger. Il n’en va pas de même sur une départementale où les gens roulent à 90 km/h alors qu’il n’y a qu’une voie dans chaque sens.

Quand au fait de charger ses enfants sur un vélo et de faire les courses, je l’ai fait et ça marche sans problème. Je suis même partit en vacances à vélo avec mes enfants.

Enfin, l’usage du vélo pour faire ses courses évite les problèmes de stationnement et permet de faire de plus petites courses plus souvent. Fini la corvée des courses du mois au Carrouf à 15 bornes. On peut faire du shopping local très très facilement. On gagne beaucoup de temps et d’énergie. Le vélo permet également bien plus facilement de faire la tournée école-crêche-boulangerie-conservatoire-cours de danse….. On gagne franchement beaucoup de temps. Evidement, ceci est moins vrai à la campagne.

Mais encore une fois, il ne faut pas confondre le fait d’avoir son permis et celui d’utiliser une voiture. Un permis « permet » de pouvoir conduire si c’est necessaire. Ca veut pas forcément dire devenir un adepte du tout bagnole. Pourquoi vouloir restreindre la liberté des gens en entravant leur accès au savoir ? Personnellement, j’ai une voiture que je n’utilise que pour les longs trajets ou pour transporter du materiel lourd (ciment pour mes travaux de maison par exemple). tout le reste, je le fais à vélo. Mais je me vous mal trimbaler 300 kg de sable à vélo.

 
Courageux anonyme
14H11 12/07/2007

Donc pour vous, les riches peuvent rouler en voiture et les pauvre en mob ? Encore une fois, avoir le permis ne veut pas dire être encouragé à utiliser la voiture de manière inappropriée. Votre argument me fait penser à ceux qui proposent l’abstinence pour lutter contre le SIDA. Une bonne formation « transports » pourrait inclure aussi un cours où ou pourrait expliquer tout ce que vous avez décrit aux élèves (utilisation du vélo, usage sur vélo pliant pour les « commuters », ce qui permet de rejoindre facilement une gare ou un arrêt de bus un peu éloignée de chez soi).

 
caro | délinquante avérée
22H42 11/07/2007

Chez nous, en Isère, une initiative du même genre existe depuis longtemps. Cela s’appelle « aide à la mobilité »

- une formation de 6 mois à mi-temps pour les jeunes de - 26 ans, en grande difficulté scolaire, sans diplôme. Ils payent effectivement 150 € à l’entrée en formation et en ressortent normalement avec le permis (cours de code spéciaux, adaptés à leur niveau) une remise à niveau dans les matières générales et un projet professionnel. Formation payée par le Conseil Régional

- une aide du Conseil Général pour payer la conduite une fois que le jeune a réussi le code, si tant est qu’il puisse prouver que le permis est une nécessité pour son futur boulot : exigé par la profession ou à cause d’horaires décalés sans transports en communs.

Certains jeunes vont travailler en vélo ou en scooter, mais ils sont peu nombreux. Ils ont l’impression d’acquérir leur indépendance et de passer à la vie adulte avec permis et voiture… !

 
Courageux anonyme
13H57 12/07/2007

Et le scooter est responsable d’une mortalité éffarante !